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| Auteur : | Sujet: Prendre l'ascenseur avec le diable | Bas |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
Voilà une fic écrite en une après-midi pour un challenge sur un autre forum. Le thème était "coincé dans un ascenseur". L'action se situe vers la fin de la saison 1. Dîtes moi ce que vous en pensez !! Prendre l’ascenseur avec le diable Tous les jours, les mêmes gestes, les mêmes codes et les mêmes phrases pour rentrer dans ce bâtiment qui cache le plus terrible des monstres : le SD-6. Je m’approche de l’ascenseur qui doit me conduire dans les sous-sols, près de l’enfer, près du démon qui représente Arvin Sloane. Je souris à l’employé assis sur une chaise et je lui donne le code pour certifier mon appartenance à l’agence. Je plains cet homme : rester tous les jours assis sur sa petite chaise de bureau dans un ascenseur à toujours entendre la même phrase et toujours appuyer sur le même bouton, je le plains. Et dire qu’il pense travailler pour le gouvernement… J’en ai la nausée. Soudain, alors que l’ascenseur allait se refermer, une main bloque la porte et un individu rentre. Je pensais que c’était encore un petit jeune qui allait se faire rembarrer mais quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris que cet homme n’était qu’autre que Sloane, mon pire ennemi, celui que je rêvais de tuer chaque nuit… Sl : Prenez votre pose Tom. T : Merci M. Sloane. Le jeune homme quitte sa chaise et part rapidement, trop pressé de se dégourdir les jambes, me laissant seul avec ce démon. L’ascenseur commence sa lente descente, beaucoup trop lente à mon goût. Je suis seul dans un ascenseur sans surveillance avec Arvin Sloane. L’occasion est trop belle ! J’enfonce mes ongles dans mes paumes pour éviter de me jeter sur son cou et le tuer lentement en le regardant dans les yeux. Ce silence m’insupporte, je n’en peux plus, il faut que je trouve quelque chose à dire avant de craquer ! S : Je ne pensais pas que vous preniez le même ascenseur que les employés. Il me sourit en me lançant un regard chaleureux. Ce que j’aimerais lui crever les yeux ! Sl : non en effet, je ne prends pas le même chemin que vous. Mais de temps à autre, j’aime me mettre dans la peau d’un de mes agents. Je ne devrais pas, cela me rend nostalgique et c’est mauvais pour mon image de directeur. Mais avec vous, Sydney, c’est différent… S : Nostalgique vous dîtes ? Je ne veux pas parler avec lui, j’aurai mieux fait de ne rien dire ! Mais sinon, il aurait continuer sur son refrain paternel et presque touchant me disant que je suis presque comme sa fille. Et là, je crois que je n’aurai pas pu me retenir de vomir sur ses belles chaussures vernies. Allez, Syd, sourit, tu es un bon agent. Sl : oui, nostalgique. Etre un agent de terrain me manque parfois… J’ai été longtemps sur le terrain vous savez ? Quand j’étais un jeune agent, plein de fougue et d’ambition, vous imaginez bien. Alors pour ça, en effet, j’imagine bien ! J’ai l’image de Sloane agissant contre la CIA au tout début de l’Alliance, je l’imagine en mission, sans pitié, tuant des innocents… plus j’imagine, plus je vois des choses effroyables, inimaginables. Mon esprit est plein de ressources pour recréer monstruosité de Sloane. Mais je ne laisse rien paraître sur mon visage, un simple petit sourire condescend et il n’y voit que du feu. Sl : vous savez Sydney, je vous envie parfois quand vous partez en mission. L’adrénaline, le stress… ça va vous paraître étrange, mais ça me manque. Ba écoute, je peux très bien me céder ma place, ça m’évitera de devoir te tuer moi-même ! Je me demande si cet ascenseur arrivera un jour. Sl : je suis toujours fasciné par nos nouvelles recrues. Elles sont si innocentes… Quel pervers !! Faîtes que cet ascenseur arrive, vite ! Sl : Elles ne savent rien de ce qui les attendent. C’est toujours la même chose, après la première mission, ils sont toujours excités mais quelque chose s’est brisée. Une sorte de baptême du feu qui ne laisse personne indifférent... mais quand on voit tout ce le bien que cela procure, tous les ennemis de l’Etat éliminés, tout le mal éviter, l’engouement revient. Nous y voilà, la minute patriotique de Sloane, j’en pleurerais presque… Sl : mais il y a d’autres jours où je regrette d’être entrer dans le monde de l’espionnage. Cela m’arrive dès que je vois Emilie. J’aimerai parfois avoir son innocence, ne rien connaître de ce monde de brute, de trahisons, de mensonges… Mener une vie calme et paisible avec la femme que l’on aime et pourquoi pas des enfants. Je n’y crois pas mes oreilles : Sloane aurait-il des sentiments ? Son ton est différent, c’est comme s’il se parlait à lui-même, qu’il n’avait plus conscience de ma présence. Je ne sais que penser. Est-ce que je dois le croire ? Il est capable des pires mensonges et il a une maîtrise totale de ses émotions mais l’homme qui se tient devant moi ne ressemble pas à Arvin Sloane, directeur d’une organisation terroriste. Non, il ressemble plus à un homme que le regret commence à ronger. Syd, est-ce que tu t’entends penser ?? Sloane et regret dans la même phrase ? Tu rêves ma belle ! Sl : ne rien savoir de ce monde, ça doit faire un bien fou. Ne pas avoir toutes ces obligations, ces responsabilités. Je mens à ma femme, n’est-ce pas horrible ? S : mais mentir est sans doute le meilleur moyen de la protéger. Alors toi, t’en loupe pas une ! Est-ce que j’aurais pu éviter d’ouvrir ma bouche ?! C’était vraiment pas le moment d’aborder le sujet ! Sl : Je sais que vous êtes un peu dans le même situation que moi Sydney. C’est à cause des innocentes victimes comme Danny ou Emilie que je regrette d’être entrer dans ce monde. Au nom de Danny, je lève la tête et plante mon regard dans le sien. Il est vague, comme perdu dans une contemplation intérieure, comme si Sloane regardait ses actions et en était dégoûté. Sl : je suis désolé d’avoir évoqué Danny, je sais que c’est un sujet délicat, excusez-moi. Ai-je bien entendu ? Sloane s’excuse ? On dirait même qu’il s’excuse de son meurtre !! Je n’y crois pas, il bluff, il ne peut faire que ça ! Pourtant, il a l’air si sincère… depuis presque un an que j’ai découvert sa véritable identité, je suis passée maître en l’art d’analyser les mensonges de Sloane et pourtant aujourd’hui, je ne l’ai jamais vu comme ça... Soudain, les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur la pièce blanche d’identification. Le changement est radical, c’est comme si Sloane se réveillait : il redevient en un quart de seconde le directeur du SD-6 avec son éternel mensonge collé sur la figure. Sl : bien, je vous vois en briefing Sydney. S : Au revoir M. Sloane. C’est tout ce que je peux dire. Finalement, je suis heureuse d’avoir pris l’ascenseur avec Sloane aujourd’hui. Aurais-je découvert que cet homme cruel avait sa part d’humanité lui aussi ? | |||
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