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| Auteur : | Sujet: Certaines familles ont pour but d'avarier et de rendre infirmes | Bas |
| Jacques |
Certaines familles ont pour but d'avarier et de rendre infirmes tout ou partie de leurs membres, le plus souvent les enfants. Les différents types en sont très inégalement étudiés par les cliniciens, en raison de biais sociaux, de biais politiques, de biais doctrinaires, et enfin de biais d'adressage. Les familles à interactions schizophréniques, qui à force de brouiller et de dénier chaque position de chacun, produisent des schizophrènes, parfois dès l'enfance, mais le plus souvent à l'impossible passage au statut d'adulte, sont actuellement les plus riches en études. Un pionnier fut Theodore Lidz, qui a publié "Le schizophrène et sa famille" en 1973 (1972 en revue), Navarin Editeur. Il mit en évidence que les relations maritales sont sévèrement perturbées et en conflit camouflé, et en dégagea deux types principaux, selon le mode de conflit, et selon leurs résultats : Les familles biaisées (produisent de préférence des garçons schizophrènes), et les familles schismatiques (produisent de préférence des filles schizophrènes). Plus tôt encore, en 1966, Murray Bowen mit en évidence une masse indifférenciée de l'Ego familial, état global de dépendance qui dénie l'individualité de chacun, les besoins particuliers et les demandes individuelles de chacun. Dans le contexte bien particulier de l'Italie, avec un héritage de traditions rurales de familles très soudées et de traditions fermées, les "écoles" de thérapie familiale milanaises et romaines, ont mis en évidence des jeux de "pat" (aux échecs, quand le roi ne peut plus bouger sans être pris, la partie est nulle, sans vainqueur) dans les familles qui produisent un enfant ou un adolescent schizophrène : ne jamais pouvoir gagner la lutte pour le pouvoir, mais faire juste le mouvement qui annule la victoire de l'autre. Le désastre est total quand un des parents recrute un des enfants dans une coalition transgénérationnelle contre l'autre parent. Moins fréquents sont les recrutements par un grand-parent, contre un parent ou les deux parents. L'enfant s'engage dans ce pacte dans l'espoir qu'on fasse attention à lui, et est invariablement trahi : il n'était qu'un instrument dans la guerre familiale sans fin. Très différentes, et très peu étudiées jusque récemment, sont les familles organisées pour produire des dépressifs majeurs, et moins grave, des disthymiques. D'ailleurs l'industrie pharmaceutique est très opposée à ce qu'on mette en évidence les procédés de fabrication des dépressifs : en effet, elle fait des bénéfices fabuleux sur le marché des antidépresseurs ; ses lobbies sont assez puissants pour que la nosographie psychiatrique soit de plus en plus dominée par son marketing : reçoit telle étiquette psychiatrique qui réagit à telle molécule, qu'elle fabrique. Les carrières de beaucoup de chercheurs dépendent des financements accordés par l'industrie pharmaceutique au mieux de ses intérêts. Les auteurs à consulter sont Campo et Linares. Selon leur description, là, le couple marital est relativement uni. Au sens de "uni contre" : il ne laisse jamais de place aux besoins affectifs de l'enfant. L'enfant est de trop, il est rejeté en marge, et est dressé à être constamment dévoué au parent le plus demandant, ou à sa fratrie. Il se dévoue sans compter, dans l'espoir que sa demande d'amour parental sera satisfaite un jour. Dans l'intervalle qui le sépare de cette lointaine et mythique résurrection des morts, il bute sur une obstruction systématique à tout ce qui est expression de ses besoins, de son ressenti, de ses perceptions. C'est donc pour le restant de ses jours une bonne poire facile à exploiter. Y compris dans son ménage... Il attend toujours que Saint-Nicolas le sorte du saloir où il est coupé en morceaux, pour la consommation. En mettant les choses au pire - et on a parfois l'occasion de constater ce pire de visu - les parents de futur dépressif majeur vont chercher à l'extérieur les alliances tortionnaires dont ils ont besoin pour mieux abattre tel ou tel de leurs enfants. Enfoncer l'un des leurs les protège contre leurs propres perceptions d'humiliations passées et non digérées. C'est ainsi qu'on voit des mères recruter leur gendre pour mieux abattre leur fille, respectivement leur bru pour abattre leur fils. La tradition culturelle de la perversité se transmet ainsi vers la belle-famille, faute d'avoir réussi à s'incarner dans la descendance directe. Une technique utilisée par ces tortionnaires dépressiogènes est commune à la fabrication des futurs schizophrènes, et fut décrite par l'équipe de fait qu'on a baptisée après coup comme Ecole de Palo Alto : La double contrainte, technique permettant de reprocher à son enfant (son frère ou son conjoint) tout et le contraire de tout simultanément, en lui donnant simultanément l'ordre et le contre-ordre. Dans le genre "Tu devrais m'aimer spontanément !", ou "Tu devrais avoir exécuté mes ordres avant que j'ai trouvé mes mots pour les énoncer !", ou la séquence répétitive : interdiction de faire, puis reproches d'avoir respecté l'interdiction de faire (et je ne vous raconte pas comment le patrimoine peut se ruiner au fil des années, tandis que la matriarque absolue répète "Ne t'occupe pas de cette terrasse ni de cette clôture ! Tout est sous contrôle ! J'ai toutes les solutions ! J'ai des alliés à mon service, qui sont très bien contrairement à toi !", qu'elle répète et interdit de faire tandis qu'elle ne fait pas, et en dilapide les moyens...). Dans tous les cas, l'usage de la double contrainte trahit la haine à l'égard de l'existence même de son enfant (ou frère, ou conjoint, celui qui subit la double contrainte), la volonté d'annihiler son psychisme et de ruiner son appétit de vivre. Un mode courant de double contrainte consiste à obliger à croire à du discours bienveillant et apparemment irréprochable, tandis que les actes réels sont systématiquement sadiques et destructeurs. L'épisode dépressif majeur survient quand cet enfant dressé à toujours donner sans recevoir, et sans jamais avoir le droit d'exister pour lui-même, prend conscience, non, prend pré-conscience que cet amour parental qu'il a acheté toute sa vie au prix d'un dévouement incessant, il ne l'obtiendra jamais. Un dépressif majeur reste généralement en couple stable. Il/elle a tellement d'attentes affectives à combler, et il/elle est tellement rempli(e) d'espoirs ! Les thérapeutes qui traitent la famille entière remarquent bientôt que l'interaction maritale et familiale est sur le mode complémentaire. Le conjoint joue le rôle du personnage fort, qui "n'a pas de problèmes", et qui s'assure constamment que le dépressif reste bien tout au fond de sa position basse, si chouette à exploiter. Dès que le dépressif sort de son gouffre de désespoir au long cours, et commence à s'affirmer, à exprimer ses besoins propres, la réaction devient violente pour le disqualifier et le faire replonger... Voir par exemple les tirs d'invectives et de malédictions de Madame Mère et de Madame Soeur, quand je leur demande de mettre fin à leur complaisance envers la criminalité organisée, fil http://www.forumsospapa.org/phpBB2/viewtopic.php?t=804 (topic disparu depuis). Nouvelle adresse : [url]Nouvelle adresse : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Fam_Lavau/Mettre_fin_a_la_complaisance_envers_la_criminalite_organisee.htm[/url] J'ai énuméré là deux types de familles stables, au dysfonctionnement stable, et qui toutes deux produisent des dysfonctionnements hypofrontaux sur leur descendance. L'enfant sans espoir et sans avenir renonce à développer normalement son cortex frontal, et s'en tient à la survie à brève échéance, sans possibilité d'organiser son avenir. Dans la littérature psychiatrique et encore plus dans la littérature de neurosciences, neuro-endocrinologie et psychopharmacologie, ces deux groupes d'affections hypofrontales sont colossalement sur-représentées. En effet, ce sont des gens très faciles à capturer, à enfermer, et à passer dans le scanner. Enfin, du moins tant qu'il n'ont encore réussi encore aucun suicide, car ils fournissent le gros du contingent des suicides. Avec des parents chaotiques, le développement du bébé est perturbé beaucoup plus tôt, et le produit est généralement des personnalités "borderline", ou en français "état-limite" (pas vraiment psychotique). Plusieurs cas de ce genre ont été décrits au fil des mois sur ces deux forums (Paternet et SOS_Papa_et_maman), par exemple par "Musique" au fil http://www.forumsospapa.org/phpBB2/viewtopic.php?t=786 (topic disparu depuis). Les études cliniques sont de volume modeste. La littérature neurologique brille par son absence. Mais des borderline, les éducateurs spécialisés en ont beaucoup sur les bras... Ce sont des gens dont les bases mêmes du psychisme humain, n'ont jamais pu s'établir. Ils sont astables. Leur vie sexuelle est un vagabondage, et comme parents, ils sont chaotiques à leur tour, irresponsables et infantiles à vie. Donnent aussi lieu à des divorces fort pénibles, et interminablement conflictuels, les personnalités hystériques, ou plus généralement dit, histrioniques. L'hystérique est perpétuellement en insécurité envers son identité sexuée, et sous la pression "il faut que je sois hyperséduisante pour garder papa sous mon charme, et le garder pour moi toute seule". La variante masculine existe aussi, moins fréquente, et moins fréquemment dans la variante d'hypersexualité extériorisée, plus souvent dans la variante de séduction par le sadisme, c'est à dire la variante de l'histrionique pervers. L'hystérique cherche constamment à vous réduire à votre seul sexe, et ne sait rien d'autre de vous. Statistiquement, ce sont de grandes pourvoyeuses du syndrome d'aliénation parentale : ne pouvant plus vous tenir par les couilles, il faut qu'elles se saisissent des enfants, pour avoir encore et toujours quelqu'un à instrumentaliser. Elles changent donc de variante stratégique, versant du côté sadisme et perversité. La variante masculine était très présente à l'émission "Ça se discute" du 25 mai 2005, par ses effets : l'aliénation parentale des enfants. L'hystérie est généralement considérée comme une névrose, et non comme une psychose. Là encore, désertion des neurosciences, absentes de leur poste. Par ailleurs, l'hystérie, l'histrionisme en général, appartient au groupe de psychopathologies dont les symptômes sont extrêmement sociaux et culturels, constamment calculés et négociés avec les partenaires, intervenants, psychiatres, copines, presse, idéologies du jour, religions, etc. Nous constatons ainsi qu'aussi bien le dépressif que l'histrionique, aussi bien sous la variante hystérique que sous la variante perverse sont tous trois façonnés par un racket parental : - le futur histrionique pervers est pris dans le racket parental "Si tu ne m'aides pas à maltraiter l'autre, je te maltraiterai à ton tour !". - La future hystérique est prise dans le racket parental "Prouve-moi que je demeure sexuellement hyperséduisant, en cherchant constamment à me séduire !". - Le futur dépressif majeur est pris sous le racket parental "Sois constamment à mon service et attentif à mes besoins, renonce à tous tes besoins, renonce à développer une personnalité complète, et peut-être un jour je ferai attention à toi !". La gravité du marché de dupes imposé à l'enfant peut se mesurer aux taux de suicides. Le taux de suicides imposé aux dépressifs majeurs est comparable aux taux observés chez les schizophrènes, et chez les transsexuels. Avec son génie publicitaire des slogans simplistes pour grand public, le gourou Arthur Janov avait écrit que pour produire un paranoïaque, il faut et il suffit de le persécuter durant l'enfance. Etant été marié pendant trente-quatre ans et demi à une paranoïaque, j'ai dû en apprendre bien davantage, et que ce n'est pas si simple... Les détails sur mon site. Les paranoïaques et les pervers narcissiques - ces experts du harcèlement moral décrit par Marie-France Irigoyen - sont des psychotiques hyperfrontaux, qui ne décompensent presque jamais avant l'approche de la mort. Ils se maintiennent en hypervigilance, toujours à combiner des plans pour nuire, pour accaparer encore plus de biens, encore plus de pouvoir. Ils ne se laissent pratiquement jamais capturer. Par conséquent, le DSM ne consacre que 4 pages à la paranoïa, et ne soupçonne absolument rien des pervers narcissiques, ni des avaricieux. Zéro études de neurosciences sur ces psychotiques-là. Zéro ! Les pervers narcissiques sont toujours d'excellents tacticiens du pouvoir. Ceux-là commencent l'aliénation parentale de vos enfants plusieurs années avant la séparation du couple. Ils ont besoin des enfants comme engins pour vous nuire, du début à la fin de l'année. Là encore, le plus gros des dégâts de ce conflit conjugal permanent (jusqu'à destruction ou élimination du bouc émissaire), est produit sur les enfants, dont le psychisme est sévèrement endommagé. Hélène Palma (cliquez dessus et vous accéderez à tous les écrits publics et fanatiques de l'assaillante en question) et Martin Dufresne, deux idéologues particulièrement fanatiques de la guerre sexiste dont vous verrez des écrits publics à l'adresse http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0 , sont des exemples publics particulièrement éloquents, de ces endommagements psychiques. Dans ce genre de paranoïa par délégation, l'enfant apprend à s'identifier constamment à l'agresseur, et à agresser préventivement, de peur de se trouver dans la situation du parent vaincu. L'enfant ainsi recruté comme maltraiteur du parent le moins dangereux, le plus inoffensif - par exemple parce qu'il est dans un schéma de vie de dépressif - récolte les bénéfices suivants : - il reçoit des récompenses matérielles, des parts de butin, - il bénéficie de coalitions du parent aliéneur contre ses camarades et contre ses professeurs. - il prend l'habitude d'être en position haute, et de vaincre facilement son prochain, - il apprend à reconnaître les boucs émissaires faciles, sur qui il pourra à son tour pratiquer les pires harcèlements. En contrepartie, il paie le prix suivant : - Il ne peut compter sur personne, ni sur le parent chef de harcèlement, dont il connaît la fourberie et le narcissisme égocentrique, ni sur le parent harcelé, dont il redoute des représailles bien méritées. - Il ignore tout de la "position dépressive" (au sens de Winnicott : reconnaître qu'on n'est pas tout-puissant), que l'on ferait mieux de rebaptiser en "phase de désillusion", et ne dispose d'aucune de ses ressources ; sa créativité en est amputée d'autant. Il demeure sinon à vie, du moins au long cours, dans l'illusion infantile de toute-puissance. - Puisque ce sont ses enseignants qui ont tous les torts et tous les défauts, pas de raison de s'amender, il suffit d'accuser, puis de frauder... Il s'entraîne à vivre dans la supercherie, puis dans l'anxiété d'être démasqué. - Sa représentation des sentiments et du psychisme de l'autre est calquée sur celle du parent harceleur, donc inapte à toutes autres interactions humaines. Notamment inapte à fonder plus tard une famille épanouie, totalement inapte à rendre un conjoint heureux et épanoui. Quiconque connaît les féministes victimaires qui nous entourent et qui nous accablent de leurs calomnies industrialisées, peut constater qu'elles appartiennent le plus souvent à ce groupe d'ex-enfants aliénés parentaux, qui ont appris à être malfaiteurs à vie, incapables d'accéder à résipiscence. On n'y rencontre qu'une minorité ténue d'authentiques maltraitées, qui aient des justifications authentiques à leur paranoïa collectivisée en Sororité. Ces psychotiques en collectivité adaptent constamment leurs symptômes en fonction des retours sociaux. Celui qui miserait sur l'industrie pharmaceutique pour apporter la moindre solution, et négligerait l'investigation psychosociale, et les moyens d'interventions politiques et juridiques serait condamné à l'impuissance totale. C'est d'abord la guerre sexiste qu'il faut mettre hors la loi, et faire appliquer les lois. Actuellement, la puissance politique et économique de ce parti de la guerre sexiste repose largement sur les corruptions en sa faveur, qui rendent nulles de nombreuses parties du Nouveau Code Pénal, assurent l'impunité de ses campagnes de calomnies de l'autre sexe. Par exemple l'article 441-7 et l'article 227-5 NCP sont lettres mortes. Les pervers narcissiques et de nombreux paranoïaques sont d'excellents tacticiens du pouvoir. L'amok a régressé sensiblement en Malaisie, à partir du moment où les britanniques ont pendu sans circonstances atténuantes, les meurtriers qui se justifiaient d'une crise d'amok. Quand la guerre sexiste sera hors la loi et réprimée, et non plus encouragée, ses crimes régresseront enfin. Pour le moment, cette criminalité organisée détient une large part de l'appareil judiciaire, qui est sa forteresse, pour longtemps encore. Il manque à ce panorama des familles en maladie mentale familiale, les familles d'anorexiques. Et pourtant cette aliénation est parentale aussi, mais elle n'est pas dirigée contre l'autre parent, uniquement contre l'épanouissement du corps sexué de la jeune fille (très rarement du jeune homme). Comme dans la dépression, l'enfant se fait l'instrument de la sentence de mort partielle qui pèse sur lui, de la part de la parenté. Le pourcentage d'issues fatales dans l'anorexie mentale reste élevé. L'entourage et les professeurs du lycée ou du collège, n'ont rien vu venir, éblouis par la perfection scolaire fanatique de l'anorexique. Conclusion : En l'absence de toute déontologie en matière familiale, et en l'absence de tout recours accessibles aux enfants maltraités, et parfois sous couvert d'idéologies sadiques, ont pu prospérer plusieurs façons d'avarier et de mutiler ses propres enfants, et/ou d'autres membres de sa propre famille. Ces façons de racketter ses propres enfants au profit de son propre aveuglement à sa propre biographie peuvent être classées ainsi : L'exploiter comme engin de guerre contre un de ses parents, voire contre les deux. L'enfoncer pour se prouver qu'on le domine et qu'on triomphe. Lui imposer une hypersexualisation précoce, pour se prouver qu'on est hyperséduisant sexuellement. L'utiliser comme aide-bourreau, lui enseigner à se conduire en truand et sadique en toutes circonstances. Lui interdire toute progression dans sa maturation sexuelle et territoriale, afin de se prouver qu'on reste le seul adulte sexuellement capable et territorial. L'étrangler sous des doubles contraintes, afin de pouvoir lui reprocher simultanément tout et le contraire de tout. Notamment l'obliger à croire à du discours bienveillant et apparemment irréprochable, tandis que les actes sont systématiquement sadiques et destructeurs. Lui interdire tout épanouissement corporel lors de l'adolescence, l'obliger à demeurer physiquement sous-sexué ou nihil-sexué (mode de genèse des anorexiques, et des puceaux à vie). Le mode de maltraitance d'enfants qui semble le plus grave parmi ceux qui sont courants, semble être d'être chaotique, de faire vivre le bébé puis l'enfant dans un chaos incompréhensible, où toute structuration et toute maturation sont impossibles. L'environnement social se révèle terriblement carencé et négligent pour protéger les enfants des carences et des rackets de leurs parents. On peut même avancer qu'il se montre complice des tortionnaires quand il redouble d'accusations et de disqualifications contre les victimes qui osent ouvrir la bouche et témoigner. Conclusion de la conclusion : C'est en présence de ces modes de maltraitance des descendants, et des complicités que ces maltraitances ont généralement trouvé à travers les instances théoriquement chargées de la santé publique, que nous avons été contraints d'élaborer un code déontologie familiale : http://deonto-famille.info/index.php?topic=7.0 http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=9 --Message edité par Jacques le 2010-06-30 03:51:21-- | |||
| La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il faut vérifier, par des expériences. |
| Jacques |
Dimanche matin, 17 avril 2005, nous avons subi une attaque de ******, résidant à ****** (******), alias "incognito", adresse mail (bidon ?) : *************. Il a mis ici trois messages orduriers, dans la même veine de ce qu'il met à http://www.forumsospapa.org/phpBB2/viewtopic.php?p=4498 (dont la plupart sous la signature "Jeanpapol") et sur http://www.paternet.net/salon/forum/viewtopic.php?t=2902 sous la signature "incognito". J'étudie la plainte auprès de son fournisseur d'accès. Pour le moment, j'ai mis les adhésions en confirmation manuelle. Cela va nous assurer quelques jours de tranquillité, le temps nécessaire pour que cet homme dangereux pour lui-même et pour les autres, notamment pour ses filles, soit hospitalisé. 15 h 20, le même dément, récidive sous le pseudo "incognito2", et il a été banni définitivement. Message édité par Saba le 17 avril 2005 : Compte tenu des lois françaises et européennes sur la confidentialité des données personnelles sur Internet ainsi que des Lois québécoises sur la protection des informations personnelles, j'ai jugé préférable de masquer les informations personelles. Edition finale. Ses récidives sont fort nombreuses à présent. Résumés et liens à : http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=97&Itemid=59 et http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=127&Itemid=64 --Message edité par Jacques le 2010-06-30 03:49:21-- | |||
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| Jacques |
Un mode de maltraitance très efficace au long cours, est de désarmer son fils ou sa fille dans la compétition sexuelle qu'il/elle devra affronter, et cela dès les jeux de préséance et de territoire à la Maternelle. Le chercheur en ethnopsychiatrie (et déjà en ethnologie générale, et même en éthologie animale) n'a encore rien fait, rien que du boulot de singe, tant qu'il n'a pas mis au clair les règles et valeurs pratiquées pour la compétition sexuelle dans la peuplade qu'il étudie. Le mode de compétion sexuelle oriente tout l'avenir d'une peuplade. Ainsi de nombreux cervidés du Quaternaire n'ont pas survécu longtemps : leurs très larges ramures en faisaient des proies idéales pour les carnassiers en milieu boisé. Oui, mais la sélection sexuelle sans pitié, poussait tellement aux plus larges ramures... On peut souvent en apprendre davantage auprès des humoristes, et des artistes en général, qu'auprès des scientifiques ayant académie sur rue : les premiers ont des audaces que les seconds hésitent souvent à prendre. Prenons le sketch de Sylvie Joly, "Catherine" : comment son personnage prend plaisir à écraser sa fille Delphine "... que peut- être, un jour, elle serait ravissante aussi !". Nombre de jeunes gens se marient pour échapper à la jalousie féroce du parent de même sexe, pour prouver à leur mère (pour choisir un sexe sur deux) que malgré la malédiction maternelle, si si, elles peuvent trouver un mâle et se reproduire. Remarquez, ce sont souvent là des unions peu heureuses et peu durables : le mari providentiel ainsi choisi comme substitut des fonctions maternelles, n'est guère connu pour lui-même, mais comme ustensile dans la compétition mère-fille. Plus de mère à vaincre, décédée, et pourquoi alors conserver un mari, un adulte étranger qui pourrait brider votre suprématie et votre toute-puissance ? Je me souviens de ce directeur commercial à l'écriture élégante, conciliant, conciliant, conciliant... Il vivait chez sa mère. Il était homosexuel, pour ne jamais mettre sa mère en compétition avec aucune autre femme... Ah ! Quel poète dira la jouissance obscène que peuvent trouver une mère, une directrice ou une monitrice de pension d'enfants, à dénigrer tout mâle faisant la cour à une femme ! Quel poète dira la jouissance obscène que leur procure l'émasculation psychique des petits garçons en culottes courtes ! Dans le genre, on nous faisait chanter : "Le roi Arthur avait trois fils, Quel supplice ! Mais c'était un excellent roi, Oui ma foi ! Par lui furent chassés, Oui chassés à coups de pieds, Pour n'avoir pas voulu chanter ! Pour n'avoir pas voulu chanter, ohé ! ..." Le plan média actuellement en oeuvre est sous-tendu par une idée-force : Qui détient les règles de la compétition sexuelle, détient toute la société et son évolution. Mais comme il est inavouable, il faut brouiller les pistes. A suivre. --Message edité par Jacques le 2006-11-01 12:38:35-- | |||
| La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il faut vérifier, par des expériences. |
| Jacques |
Les anciens de feu Rézoville se souviennent-ils de ce prédateur du net, manifestement incestué maternel, qui avait failli réussir à faire se défenestrer "Aurore", le 23 août 2002 ? A force que le Ixe/corbeau/Incognito/Charlot/Jeanpapol/D..H..T_J..n-P..l suive les mêmes traces, treize mois d'affilée, j'ai fini par dégager les traits du pervers histrionique. Cela m'a permis de mieux cartographier les trous aveugles des nosographies psychiatriques ayant pignon sur rue. L'article est encore en développement et retouches à http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=9 Titre : Des carrières de pervers histrioniques dans le crime organisé : Alie Boron, Jeanpapol, et les autres. --Message edité par Jacques le 2006-05-03 13:17:27-- | |||
| La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il faut vérifier, par des expériences. |
| Mylord |
Oui nous nous souvenons. http://forum.aceboard.net/29196-1755-13459-0-anciens-Rezoville-souviennent.htm |
| Jacques |
Difficile sans retourner chez le libraire ou à la B.U. de trouver des oeuvres de Paul Racamier, qui pourtant font date. Racamier est notamment le créateur de la notion de pervers narcissique. A défaut, ce qui suit est une note de lecture par Serge Lebovici : http://blogs.aol.fr/web330891200/lenfantderrirelavitre-linvisible/entries/605 Paul-Claude Racamier, L'inceste et l'incestuel Éditions du Collège. Paul-Claude Racamier propose l'étude d'une pathologie nouvelle, celle de l'incestuel qu'il définit à partir d'un climat, qui, dans la vie familiale individuelle et collective, crée l'empreinte de l'inceste, sans qu'en soient nécessairement accomplies les formes génitales. Dans son style imagé, il montre comment ce travail s'inscrit dans le développement de son oeuvre; il s'agit d'une pathologie que l'on peut mieux cerner, en se référant aux paradoxes de l'antoedipe. La pathologie incestuelle dépasse les conséquences de l'acte incestueux lui-même. La séduction pour la mère et le nourrisson est initiale et devrait conduire à la mise en circuit de l'oedipe. Mais ici chacun des partenaires tente d'exercer sa séduction, pour obtenir une relation exclusive, contre le tiers exclu, ce qui permet de comprendre comment se situe le fonctionnement primaire, tel qu'il fut décrit à partir des idées de Ferenczi. La persistance indéfinie d'une telle situation définit la pathologie de l'antoedipe, celle qui conduit à la non-séparation de la mère et du bébé par le père, pour permettre à la mère primaire de durer indéfiniment. Il n'y a pas ici de tabou de l'inceste qui ait organisé la castration infligée par le père. La place de chacun dans son sexe et sa génération n'est pas précisée, le Surmoi ne se construit pas, l'objet n'a pas d'autre origine que son investisseur. Il est fétiche et donc inamovible. Il est l'objet des objets et donc interdit de désir : sa valeur narcissique est primordiale. Finalement, l'incestuel échappe à toute tendresse, car le sentiment tendre est l'adversaire typique de l'incestualité. Ainsi P-C.Racamier va décrire les propriétés de l'incestuel qui sont après tout banales en apparence : jamais solitaire, l'incestuel n'est pas concret, il est toujours agi. L'inceste est par lui constamment mis en avant : il va le montrer, l'étaler et l'exhiber, il dissimule ainsi sa fonction profonde en un inviolable secret. "On vous le montre et vous le voyez sans le voir. Si vous voulez le voir vraiment, on vous le cache et même on se cache, jeu de cache-cache". Ainsi l'incestuel conduit-il à la mort, mais sans deuil de l'objet perdu d'où un noyau hermétique et narcissique. L'auteur ne nous fournira pas d'exemple clinique de cette pathologie dont le registre empiète à la fois sur le domaine de la psychose et celui de la perversion. Il s'agit toujours d'une pathologie familiale caractérisée par des constructions concernant les origines et la transmission des générations. Mais il y a toujours une rupture dans le fil rouge qui devrait nous amener jusqu'à l'originaire, d'où le démantèlement des liens et la constance du clivage. Cette pathologie est caractérisée aussi par la disqualification des fixations auto-érotiques, sur le plan rationnel par les erreurs affirmées du jugement, donc par la confusion entre système primaire et système secondaire de pensée : cette pathologie s'affirme, comme on peut le comprendre, dans le registre de la séduction narcissique. P-C.Racamier va cependant se référer à l'histoire incestuelle des liens entre Agrippine et Néron : leur histoire presque incestueuse est très incestuelle. Désespérée de voir son fils, Néron, s'écarter d'elle, Aggrippine n'avait qu'un recours, l'offrande incestueuse. Aggripine, à l'heure où Néron paraissait échauffé par le vin et la chair, s'offrit plusieurs fois à lui; elle-même en état d'ivresse, était joyeusement parée et prête à l'inceste. Elle dut payer de sa vie cette invitation qui permit enfin à Néron de la proclamer incestueuse et de se livrer à des relations non moins incestueuses avec une autre femme. P-C.Racamier nous dit être reconnaissant à Aggripine et à Néron, car leur histoire presque incestueuse et très incestuelle est devenue fameuse et éclaire ce qu'il veut nous faire comprendre. P-C.Racamier va quand même se laisser aller à évoquer une histoire clinique : "la nuit la plus longue". C'est l'histoire d'une femme dont le mari part souvent en voyage. Son père est un homme prestigieux et grand voyageur aussi. Une nuit, elle couche (en rêve?) avec un voyageur, un homme dont elle dira plus tard que c'était son mari ou son père. Mais la même nuit, son mari va rentrer et coucher avec elle. Qui est cet homme du rêve et est-il l'objet de l'inceste? Il n'y a pas d'inceste mais le fantasme incestuel est bien le fantasme d'avoir une grossesse... Enceinte de jumeaux dizygotes, elle pense que l'un des deux enfants est l'enfant du grand-père. Ses jumeaux présentent dès l'enfance des troubles graves, des terreurs nocturnes répétées avec discordance. Un des garçons raconte avoir été assailli par une bête énorme mais avoir réussi à l’étrangler : ce récit convaint la mère qu'un enfant si hardi ne peut être que l'enfant de son père. En fait, cet enfant est le produit du voeu incestueux de la mère, et présente aussi des accès mélancoliques : il va se tuer. P-C.Racamier conclut ce répertoire par cette observation (mais est-elle clinique?) de la manière suivante : "car c'est bien la puissance du fantasme -et non le fantasme maternel- qui est solution délirante à la génération suivante, telle qu'elle est exposée au long de cette histoire". Ce livre se termine par des remarques d'un ami qui a lu par derrière son dos ce qu'écrit P-C.Racamier. Il le félicite de n'avoir pas utilisé trop de néologismes... "il a parlé de l'oedipe et de ses territoires, de l'antoedipe et de ses sources, des issues narcissiques. "Ainsi pourrions-nous terminer cette brève note, avec "l'ami" de P-C.Racamier qui nous propose d'aller boire un bon vin psychique, un bon vin... Mais il est temps de se demander à quoi nous conduit cette descrïption du registre de l'incestualité : * à jeter sans doute un oeil plus approfondi dans le domaine de la pathologie limite, de même de la perversion et de la psychopathie ; * et du bénéfice que trouvent ces sujets à témoigner du malheur d'une famille entière. Ce domaine incestuel apparaît donc comme très vaste et compliqué de nombreuses affaires "cliniques" que nous ne connaissons qu'à travers des histoires, douloureuses pour le sujet et pour toute sa famille. En tout état de cause de tels sujets échapperaient peut-être à une lourde pathologie qu'il serait de surcroît possible de prédire : ce semble être le cas dans les consultations thérapeutiques réservées à certains bébés que nous recevons avec leurs parents qui semblent co-organiser avec leur enfant ce climat incestuel dont nous avons tenté de laisser ressentir ce que "font ensemble" ces triades mal triangulées. Que Paul-Claude Racamier soit en tout cas remercié, parce qu'il nous a montré que les cas de ces enfants relèvent plutôt du domaine de l'incestuel que de celui de l'incesté : il peut s'agir là d'une donnée importante pour encore mieux comprendre la nature du traumatisme dont sont victimes de tels enfants dont on dit que Freud a voulu nier qu'ils seraient les victimes d'adultes "abuseurs" et incestueux. C'est peut-être leur existence qui lui a permis d'éviter d'accuser des pères vraiment coupables et d'ainsi respecter les pères de la bourgeoisie viennoise, sans oublier son propre père dont il aurait voulu maintenir intacte la réputation, pourtant douteuse. C'est peut-être aussi ce climat trouble qui fait le succès de ceux qui, aux États-Unis, vont se "consacrer" à faire retrouver à leurs "patients" les souvenirs d'attentats sexuels dont ils auraient été victimes et aussi qui rend si difficile toute évaluation de l'évolution de ces "pervers sexuels" qui se conduisent si bien dans leur prison. Pr Serge Lebovici --Message edité par Jacques le 2006-04-18 17:09:24-- | |||
| La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il faut vérifier, par des expériences. |
| Jacques |
Hommage à Paul-Claude Racamier Déjà dans le numéro d'octobre (Carnet Psy, n°20), le Pr Serge Lebovici a rendu hommage à Paul-Claude Racamier, aussi bien en évoquant leur longue amitié qu'en retraçant le cheminement professionnel de Paul-Claude Racamier. Les 8 et 9 mars, le Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale a lui aussi rendu hommage à Paul-Claude Racamier, son cofondateur et président. Se sont joints à ces journées scientifiques des représentants de la SPP dont Paul-Claude Racamier fut le président pendant de nombreuses années, des membres et amis de la Société Lyonnaise de Psychanalyse, des collègues et amis du 13e, de l'hôpital de jour de la Velotte, de Suisse et d'Italie. Tous les intervenants de ce colloque nous ont fait partager l'intensité de leur amitié et de leur dette scientifique entre Paul-Claude Racamier. Très tôt, Paul-Claude Racamier s'est intéressé aux soins des patients schizophrènes et de leurs familles mettant l'accent sur le combat paradoxal du schizophrène dont le délire témoignerait d'une tentative pour continuer à exister. Clinique et théorie sont indissociables chez Paul-Claude Racamier, toute avancée théorique cherche à se concrétiser dans des aménagements/interventions /inventions institutionnels. Prémontrée, la maternalité, le rapprochement des enfants de leurs mères délirantes du post-partum, plus tard la descrïption de la relation incestuelle ira de pair avec la mise en place d'un dispositif anti-incestuel à l'hôpital de jour de la Velotte. Nous essayerons de citer très brièvement les principaux concepts de Paul-Claude Racamier, piliers autour desquels se sont organisées les réflexions et interventions de nos collègues au cours de ces journées, en esquissant aussi bien le versant normal que pathologique. * La séduction narcissique, mouvement d'unisson indispensable à l'établissement du lien entre la mère et son enfant, ou alors séduction narcissique nouée, fermée, où le sujet ne peut advenir, où le tiers est exclu. Cette forme de séduction pathologique se rencontre rarement sans la perversion narcissique dont les ravages dans la psyché de l'autre, enfant ou adulte, sont bien connus. La perversion narcissique se situerait au carrefour où se rejoignent les psychoses et les perversions. * L'antoedipe désigne pour Paul-Claude Racamier ce qui existe comme courant, position voire structure précédant et accompagnant l'avènement du complexe d'Oedipe. C'est ce qui est avant et ce qui est contre, ce qui sous sa forme furieuse empêche le deuil originaire et fige le sujet dans une relation de séduction narcissique aliénante et fait barrage aux forces innées de croissance et de maturation. L'antoedipe furieux attaque la psyché comme la construction des fantasmes originaires auxquels se substituent des fantasmes (-non-fantasmes) d'autoengendrement. L'antoedipe tempéré, au contraire, sert de socle, de terreau au complexe d'Oedipe, assurant l'indispensable assise narcissique au sujet qui, ainsi, pourra renoncer à ses fantasmes d'omnipotence infantile sans trop grand risque d'effondrement et garder du fantasme (-non-fantasme) d'autoengendrement cette familiarité avec le monde et le sentiment de bien-être que procure la pensée d'être pour quelque chose dans sa propre existence. En ce sens, le concept d'antoedipe nous semble souligner l'importance et le rôle organisateur du complexe d'Oedipe tout en permettant une approche originale et une compréhension peut-être un peu différente de ce que l'on appelle souvent des fantasmes archaïques. * Enfin, séduction narcissique et antoedipe furieux signent la présence de la relation incestuelle, faite d'agirs et de secrets; d'équivalents d'inceste les plus surprenants, cachés et difficilement atteignables pour le clinicien non averti. Dans ce type de relation la psyché et/ou le corps de l'autre sont investis de manière particulière, sous le règne de l'emprise. La clinique de l'incestuel nous amène à explorer aussi bien le domaine de l'intrapsychique que celui de l'interpsychique ce qui a amené certains collègues à parler d'une troisième topique, celle de l'interne, de l'externe et de l'intermédiaire. Ces journées scientifiques nous ont fait apprécier la richesse et la pertinence de son oeuvre mais ont montré aussi la multitude des voies de recherches ouvertes par lui et par ses collègues. Comment articuler plus finement les concepts forgés par Paul-Claude Racamier et la métapsychologie freudienne? Quelle place donner au concept d'Antoedipe dans le cadre de la cure analytique individuelle des patients névrosés? Comment comprendre plus précisément le concept de fantasme-non-fantasme, quels en sont les exemples cliniques ? Les concepts forgés par Paul-Claude Racamier à partir d'une clinique vivante et fine restent ouverts et c'est là peut-être un des lègues les plus précieux de Paul-Claude Racamier. Rien n'est clos dans sa pensée, tout y a une valeur esthétique et métaphorique qui permet d'entrer avec plaisir et intérêt dans son oeuvre, de la penser et d'en découvrir continuellement sa richesse et sa complexité. Henryk Rybak Gabrielle Rybak-Dietz http://www.carnetpsy.com/Archives/Colloques/Items/p41.htm | |||
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| Jacques |
La perversion du lien vue par des bouddhistes, à http://bouddhismes.info/13.html Comment un disciple vivrait-il une relation d’aide ou de guidance spirituelle qui se serait établie avec un moine, un autre disciple, ou un maître bouddhiste qui présenterait discrètement ce type de désordre psychologique à la limite de la psychose et de la perversion narcissique qu’est la perversion du lien ou violence perverse ? Mais qu’est ce qu’un pervers narcissique ? Selon Marie-France Hirigoyen : « Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes, qui trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu'ils ne ressentent pas et leurs contradictions internes qu'ils refusent de percevoir. Ils "ne font pas exprès" de faire mal, ils font mal parce qu'ils ne savent pas faire autrement pour exister. » Et qu’est-ce que la violence perverse : « La violence perverse, qu'on l'appelle harcèlement moral, harcèlement psychologique, cruauté mentale, méchanceté, maltraitance psychologique, mobbing , sous toutes ses formes, cette violence est une atteinte grave au respect de l'autre et à la dignité humaine. » Voici maintenant le courriel très attentif qui amène ce sujet au cœur du débat. Son auteur qui m’a conseillé sur ces sujets de la violence perverse est psychothérapeute et a beaucoup travaillé sur ce type de sujets. Il est souvent confronté à ce type de problème de la perversion du lien par exemple dans le cadre de violences familiales ou ailleurs, voici un large extrait de son message : " La vraie question de la dépendance se joue du coté de cette perversion narcissique. Les pervers de ce genre sont des prédateurs... On dit le pervers narcissique et son complice... Car la force de ses personnes c'est de faire de leur victime un complice pris dans le jeu de la séduction et qui ne sais pas très bien de quoi il retourne.... Au sortir d'une telle épreuve la blessure narcissique est si grande qu'elle conduit au rejet, à la dépression voire au meurtre ou au suicide.... La religion, quelle qu'elle soit est un lieu de prédilection pour ce genre de personnage, qui réussissent en général à atteindre un certain niveau de responsabilité pas forcément le plus haut car ils doivent garder une part d'ombre pour mieux agir, ils sont dans l'ombre du maître.... Mais il arrive que ce pervers soit le maître lui-même… » J’ai demandé à mon interlocuteur quelques lectures sur ces thèmes. Il m’a suggéré de partir du portail « poil de carotte » qui étudie attentivement ces problématiques dans lme cadre familial en particulier. Voici un premier texte suggéré par ses soins : http://a.pdc.free.fr/article.php3?id_article=9 Pour approfondir : l’œuvre de Paul-Claude Racamier qui a beaucoup travaillé sur ces questions http://www.carnetpsy.com/Archives/Colloques/Items/p41.htm Voici enfin la mise en garde trouvée sur le blog http://merteuil.skynetblogs.be/ consacré à ces questions d’un point de vue pratique et qui m’a également été suggéré comme une piste possible de réflexion : « Certaines personnes de par leur profession offrent une garantie de respectabilité. Il paraît difficile de ces conditions de douter de leur générosité et de leur altruisme. L'image que nous avons de ce genre de profession est celle de personnes ayant consacré, voire "sacrifié" leur vie aux autres. La logique est simple: par un raccourci, nous en venons à penser que ce sont des personnes "bien", et pas des manipulateurs. Pourtant, un nombre impressionnant de manipulateurs se cachent derrière ces statuts sociaux honorables. Quel meilleur statut que celui de: policier, prêtre [on peut ajouter ici : moine bouddhiste, lama ou maître d’une autre tradition du bouddhisme], psychologue, médecin, enseignant...Quelle meilleure couverture? Comme nous fonctionnons selon un schéma social bien établi, depuis l'enfance, l'automatisme faisant le reste, ces personnes nous surprennent en utilisant leur position de pouvoir, que nous respectons, et à qui nous accordons notre confiance. La plupart du temps, notre confiance est légitime, mais parfois, ces professions cachent des manipulateurs hors pair. Ces êtres-là abusent de leur pouvoir. Vous ne les décèlerez pas d'emblée. Un laps de temps est nécessaire pour confirmer les premiers soupçons....A vous d'être vigilant, de vous protéger, et d'exclure cette fausse idée que : "derrière une profession respectable se tient toujours un homme ou une femme respectable." » Les personnalités perverses narcissiques, voire exerçant des violences perverses sur autrui seraient aussi caractérisées par la manipulation. Selon le blog cité ci-dessus seuls 3% environ de la population présenteraient les caractéristiques du manipulateur, et ces 3% seraient répartis également entre hommes et femmes. La violence perverse Voici la page du site « Poil de carotte » consacrée à la présentation de la violence perverse http://a.pdc.free.fr/violenceperv.htm « La Violence Perverse mardi 19 octobre 2004 Qu’on l’appelle harcèlement moral, harcèlement psychologique, cruauté mentale, méchanceté, maltraitance psychologique, mobbing , la violence perverse, sous toutes ses formes, est une atteinte grave au respect de l’autre et à la dignité humaine. Le harcèlement dans la sphère privée Il existe plusieurs associations contre le harcèlement au travail. Mais qu’en est-il des victimes du harcèlement privé ? Paradoxalement, alors que la famille ou la personne avec qui l’on a un lien d’amour est censée nous aimer, nous réconforter, nous protéger, il arrive, qu’au contraire, l’on soit brimé, insulté, rabaissé. La personne profite de ce lien pour en retirer du pouvoir, de l’importance à nos dépens. Une attitude déstabilisante Très souvent les sentiments que l’on ressent ou le lien de dépendance qui nous lient à cette personne nous empêchent de comprendre, de prendre conscience, de réagir. Le pervers narcissique, sous des dehors souriants et une apparence aimante, arrive à détruire une personne par des paroles d’humiliation, des ambiguïtés, des mots qui tuent, des situations qui ont l’apparence de la normalité mais que l’on sent confusément illogiques sans vraiment savoir en quoi. Son attitude est déstabilisante car il n’y a pas franchement de la méchanceté : égoïsme et excuses s’alternent, méchanceté et embrassades se suivent si bien qu’on ne sait plus. Un accès de fureur ici, un regard angélique ou surpris tout de suite après. On vous fait un cadeau tout de suite après une crasse. Si vous restez dans le dépit, vous devenez le ou la rancunière. Si vous doutez, vous êtes parano. De toutes façons vous ne comprenez pas ! vous n’avez pas d’humour, vous n’êtes pas moderne, vous avez l’esprit mal tourné ! voire vous êtes le fou. Que se passe-t-il en vérité ? C’est l’ambiguïté qui vous met mal à l’aise et c’est elle qui permet à l’agresseur de nier : les choses sont toujours faites à la limite de la Loi, à la limite de l’insulte, à la limite de l’humour...Quelque chose lui permettra de s’en sortir si vous vous plaignez : on trouvera un ton gentil pour dire une crasse. Un mot d’amour dit sans amour, ou dans la même phrase deux affirmations contradictoires etc. Et puis, l’agresseur se présente toujours comme souffrant plus que vous. Ça pleure, ça se plaint, ça se lamente...ça vous vole la vedette quand vous avez envie de parler de vous. L’agresseur dit que lui-même souffre, et souvent, oui, ce sont des gens qui ont été démolis dans leur enfance ou détruits par la jalousie mal assumée par rapport à un frère ou une sœur. Même si cette personne souffre, elle fait preuve d’un manque de respect pour sa victime. Celle-ci n’est pas appréhendée en tant que personne libre. L’agresseur tente de lui imposer sa volonté par la force ou par les larmes, par la pitié, parfois par des cadeaux inappropriés ou impossible à rendre. Un préjugé : la fragilité de la victime La victime n’est pas quelqu’un de fragile, contrairement à ce que l’on croit : c’est quelqu’un de généreux, qui apporte chaleur et Amour. Quelqu’un qui aime et qui a du cœur. Toutes les victimes rencontrées sont des personnes qui ont du caractère, du tonus. En un mot : de l’énergie et c’est bien de cela qu’il s’agit : elle a été choisie pour ça ! Si la victime se sent épuisée, ce n’est pas dans sa nature, c’est seulement que le pervers ou la perverse qui l’a choisie arrive à lui aspirer son énergie. La difficulté, c’est que souvent la victime croit en l’Amour, à son pouvoir transformateur, guérisseur etc. Que de déception lorsque des années après, on se rend compte qu’on a jeté des perles au pourceau ! L’autre n’a pas changé ! il est, elle est insatiable. La plupart des victimes ont pensé que le problème venait d’elles, elles ont tenté de se " soigner ", elles n’ont pas été crues, ou le psy leur a demandé de se poser des questions sur ce qui, en elles, a provoqué cette relation. La force du pervers : un instinct très fort et troublant, certaines victimes sont effarées et il leur semble que leur agresseur a une sorte de clairvoyance démoniaque : si on tente de déjouer son attention, on a l’impression qu’il sait tout. Lorsqu’il sent que vous allez vous en aller, lorsqu’elle pressent que vous avez compris, la fureur redouble ! Heureusement, de plus en plus de psychologues se forment à cette forme toute spéciale d’agression. Le psychanalyste EIGUER raconte dans ses livres comment ses propres patientes sont arrivées à le déstabiliser alors qu’elles étaient venues soi-disant se soigner ! Le climat relationnel Cette violence perverse finit par dégrader considérablement le climat relationnel et l’image de soi. Elle crée des conditions relationnelles déplorables qui ont des conséquences désastreuses sur la santé psychique de la victime. Car la grande stratégie du pervers, c’est que chaque fait pris isolément peut passer pour une broutille et on peut même vous reprocher une mauvaise interprétation ou d’avoir l’esprit tordu. Le plus souvent c’est l’agresseur qui se pose en victime. La santé s’altère, on peut assister à une somatisation de la souffrance psychologique (asthme, obésité, eczéma, psoriasis) même lorsqu’on est adulte. A la longue ces attaques mettent en péril la santé physique et psychique de la victime. » Liens utiles sur ces sujets : http://a.pdc.free.fr/liens.php3 La difficulté d’obtenir des témoignages Comme me le disait le psychothérapeute qui m'a aidé à présenter ce sujet par ses conseils : "la plus grande difficulté est que l'on n'arrive pas à croire que cela existe, voire que c'est possible..." Ce thème est souvent traité désormais dans le cas de maltraitance familiale, c'est un sujet brûlant, pourquoi n'interrogerait-on pas aussi attentivement et normalement les pratiques au sein de groupes spirituels de ce point de vue ? La question sur les divinités courroucées n'est qu'une des options ici, et qui a été traités sur deux autres pages de ce site (ombres secrètes, mais aussi crimes rituels). Il y aussi le rapport au pouvoir en général dans le type d'institutions du bouddhisme où les amis spirituels disposent d'une certaine autorité sur leurs disciples... Mais peut-être l'ensemble est-il maladroitement présenté, c'est possible, probable, même. Le problème du vocabulaire se pose. Et aussi celui du paradigme. Plusieurs sujets aussi en un... Mais aura-t-on jamais LE vocabulaire pour en traiter ? Visiblement on touche à quelque chose de sensible. Quant à garder la pudeur, c'est une nécessité, les émotions s'élèvant asez fortement avec ce sujet. Des formes plus quotidiennes et peu spectaculaires de violence perverse, de perversion du lien existent-elles au sein du bouddhisme dans certaines de ses communautés ? Ce ne sera pas facile d'obtenir que les victimes s'expriment sur l'espace public des forums. Le silence parlera ici autant que les messages. Bien que nous recevions parfois des e mails personnels, il est plus rare que les intéressés aient le souhait d'exposer leurs souffrances. C'est une situation un peu comparable, dans un tout autre registre, à celle des internats catholiques dans les années soixante et soixante dix où se sont produits les affaires de pédophilie et d'abus sexuels (des violences perverses typiques). Il a fallu plusieurs décennies de plus pour que la parole se libère, avec quelques procès retentissants en Europe et en Amérique du Nord (USA et surtout Canada). Cela a marqué le déclin de ce type d'institution. Il se pourrait que les participants des forums Internet, de confessions bouddhistes, répugnent à exposer les blessures intimes, des atteintes à leur intégrité morale, et ces questions qui leurs sont relatives, tout comme le tabou était total dans le corps professoral des institutions de l'enseignement catholique privé et, partiel, chez les jeunes élèves victimes. Il s'agit à la fois d'une gêne, mais aussi d'un tabou au sens anthropologique. Les participants des forums préfèrent parler en public de vies antérieures, de vacuité et de nirvana. C'est plus agréable, plus convivial. Evoquer les abus, surtout ceux dont ils furent éventuellement victimes semble peu gratifiant. De plus le bouddhisme aujourd'hui dispose de sa propre industrie : centres du Dharma avec structures ad hoc, boutiques du Dharma proposant de coûteux et rémunérateurs articles de piété, système de congrégations religieuses suggérant aux adeptes les plus âgés la donation de leurs biens à la congrégation après leur décès. Parler des abus, de la violence et des personnes victimisées n'intéresse pas du tout on le comprendra une communauté plurielle qui chercherait avant tout à survivre sinon à se développer. Elle pourrait être tentée d'encourager le silence de chacun au nom du bouddhisme. Exposer les victimes serait pour beaucoup dans ces milieux comme se tirer une balle dans le pied. Il faudra cependant le faire, car sans cette transparence qui est dûe à tous, les générations qui viennent comprendront à demi-mot que se renouvèle la même chape de silence qui a précédé par exemple l'exposition des pratique secrètes par leurs jeunes victimes, puis le déclin rapide des internats de l'enseignement catholique. Si les adeptes, les sympathisants et les bénévoles du boudhisme continuent de laisser pourrir la situation, préférant la loi du silence à la vérité crue, il est possible que les abus, voire les violences, qui éclaboussent le monde du bouddhisme en Occident sonnent un jour le glas des centres du dharma et des activités qui leurs sont désormais liées. Car cette nébuleuse d'activités n'est basée que sur l'image avantageuse et la réputation en or de cette tradition bimillénaire du bouddha. Bien entendu nous n'espèrons pas que les marchands de zafu et de thèmes astrologiques dharma (proposés il y a quelques temps à 50 euros sur l'excellent forum, notre confrère annuaire du bouddhisme) nous donnent raison, car ils préfèrent - pour que leurs affaires continuent - le silence à la parole... Quelques mots du dalaï lama (qui nous parle ici du Tibet) et qui montre bien que cette position est partagée à sa manière, au sein même d'une de ces institutions par son plus éminent représentant : " Officials used it [dharma] for their lives, monks, nuns and lamas for their lives. Inside, in their inner world, they were like ordinary people, lusting and hating. So the dharma became a poison in this way. When there is too much focus on the Buddhist institution, and the country goes to waste, that's what it means when people say Buddhism ruined the country." (Entretien du Dalaï Lama avec Robert Thurman, Rolling Stone, May 24, 2001) En français : "Les officiels l'utilisaient [le dharma] pour gagner leur vie, les moines, les nonnes et les lamas pour gagner leur vie. A l'intérieur, dans leur monde intime, ils étaient comme des gens ordinaires, désirant avidement et haïssant. Ainsi le dharma était un poison de cette manière. Quand l'accent est trop mis sur l'institution bouddhiste, et que la nation va au désastre, c'est dans ce cas que les gens disent que le bouddhisme a ruiné leur pays." (Entretien du dalai lama avec Robert Thurman, Rolling Stone, May 24, 2001) --Message edité par Jacques le 2006-07-17 12:30:27-- | |||
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| Jacques |
Ces dames veulent tuer, mais n'en assumer aucune responsabilité ni conséquences. C'est comme les tueurs de l'OAS, résolus à abattre Charles de Gaulle : ils voulaient tuer, mais ne courir aucun risque eux-mêmes. C'est en bonne partie grâce à cette couardise de la part des tueurs et surtout de leur chef Bastien-Thiry, tout juste capable de lever son journal au carrefour, en large partie aussi par une sacrée baraka, que de Gaulle leur a finalement échappé. Les idéologues de la guerre sexiste veulent bien tuer de loin, et organiser l'idéologie du crime sexiste, mais ne jamais être connus comme tels, de la part des victimes passées, présentes ou futures. J'ai donc reçu l'intimidation suivante, en Hélène Palma dans le texte :
En conséquence, j'ai réuni quelques écrits publics de ces deux personnages à l'adresse http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0 Comme cela les lecteurs se feront leur opinion sur pièces. Ce n'est qu'un début, je joindrai bientôt leurs autres écrits publics, tous aussi terroristement corrects. --Message edité par Jacques le 2006-07-10 13:00:42-- | ||||
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| Jacques |
Suite des intimidations terroristement correctes, par Hélène Palma :
Wi wi wi wi, c'est ça... Il y a eu mort d'homme, obtenue par le gang à Hélène, dont elle donne les références plus haut : Un des calomniés d'Outreau, François Mourmand, s'est suicidé plusieurs années avant que les survivants soient acquittés. Le gang auquel appartient H.P. a fini par perdre ce procès dont elles ont dirigé toute l'idéologie plusieurs années à l'avance, par calomnie systématique et préventive de l'autre sexe. Et il y a eu bien d'autres morts obtenus en toute impunité, dont les média ne parlent jamais. Apparemment, ce qui l'intéresse, c'est de pouvoir continuer à déployer toutes ses ruses d'assassins sans couteau, sans que les prochaines victimes ne décèlent d'où partent les coups. L'extrême droite de Jean-Marie Le Pen avait utilisé la même stratégie, en commanditant la "thèse" de Faurisson. Puis JMLP de prétendre ensuite que "Les chambres à gaz n'ont jamais existé", et "Je constate que les historiens en débattent". Le but est le même, pouvoir reprendre les mêmes crimes dès le moment favorable, en bénéficiant à nouveau de l'effet de surprise, chez les victimes à trop courte mémoire. Nous avons regroupés quelques écrits publics de la dame en question à l'adresse : http://deonto-famille.info/index.php?topic=25.0 Les autres auteurs du même style sont exposés dans un musée des horreurs de la guerre sexiste, à http://deonto-famille.info/index.php?board=23.0 Ce n'est qu'un début... "Résipiscence" est une expression étrangère intraduisible en vaniteux comme en paranoïaque. --Message edité par Jacques le 2006-12-15 21:58:09-- | ||||
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| Jacques |
Tout pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument, écrivaient certains sur les murs en mai 1968. Le pouvoir absolu qu'on a sur l'enfant est lui aussi un délice qui prête à tant d'abus. Quelle est la secte ou autre pouvoir absolu, fascisme, nazisme, stalinisme (repris par W. Poutine depuis, lien http://www.esperanto-sat.info/article.php3?id_article=486 ), et autres religions, qui renoncerait à disposer du pouvoir discrétionnaire d'endoctriner les enfants ? Oh ! Quel poète dira la jouissance obscène du catéchiste ou de l'endoctrineur coranique, qui dispose sans compter de la naïveté et de la crédulité de tous ces enfants charmants ! L'enfant est une terre d'invasion libre et facile. Je suis vieux, mais je n'ai oublié aucune de mes crédulités envers ces mensonges qu'on raconte aux enfants pour se prouver qu'on est supérieurs. J'ai cru au père noël, au petit jésus, à des dizaines de fariboles : "Hein papa, que c'est dieu qui a créé tous les zècres ?". Je plaide coupable et demande l'indulgence du jury : j'avais quatre ans. Ça gobe n'importe quel mensonge, un enfant... C'est pressé d'emmagasiner un maximum de connaissances pour survivre comme orphelin. Critiquer ? trier ? On verra plus tard, le temps presse, et de toutes manières les structures nerveuses de l'enfant ne sont pas encore faites pour la réflexivité approfondie ni complexe : du pratique, et vite ! Nous avons perdu de vue combien de fois des communautés n'ont survécu que par les enfants orphelins, après décès de tous les adultes. Les linguistes ont été contraints d'élaborer cette hypothèse pour expliquer tant de créations de langues, avec seulement des liens de parenté très ténus : il s'agirait de langues nouvelles, inventées sur place dans le besoin, par une communauté d'enfants isolés, privés de la mémoire des adultes. A l'appui de cette hypothèse, cet enfant trouvé dans la jungle au Nigéria. Il avait douze ans, ses deux parents étaient morts. Il vivait sans secours du monde extérieur, faisant pousser seuls ses légumes, et ne soupçonnait même pas qu'il était un enfant, et avait droit à des secours et de la protection par des adultes. L'enfant est une terre d'invasion libre et facile, d'abord pour ses parents. J'ai 62 ans, et ma mère n'a toujours pas renoncé à ses invasions, notamment sonores, ni à ses tentatives de prises de pouvoir psychique et matériel. Guy Bedos a dû attendre le décès de sa terrible mère pour pouvoir publier ses Mémoires d'Outre-mère. Je prépare de même un Eloge d'une héroïque écouilleuse de fils, passons... Hervé Bazin n'attendit pas si longtemps pour publier "Vipère au poing" et "La mort du petit cheval". Quant à Jules Renard, lui aussi dut attendre d'être dégagé des griffes de celle qui le haïssait, pour publier "Poil de carotte". Quelques participantes de ce forum Synpoïesis pourraient ajouter quelques chapitres à ce livre, elles ont de la matière, elles aussi à titre personnel... Devons-nous nier l'ampleur et la réalité du problème, en alléguant que ce ne sont que des cas isolés, quelques rares brebis galeuses, qui ne devront aucun cas recueillir notre attention ? L'accumulation des dénis de réalité, voilà justement le signal qui me fait dresser l'oreille, qui me signale régulièrement que je suis tout près d'une grosse cache d'inavouables. Si ce ne sont que des cas isolés, alors pourquoi une telle campagne médiatique et judiciaire pour écarter les témoins gênants, liquider les quelques Justes encore survivants, qui pourraient faire encore obstacle à la gynarchie absolue et au matriarcat absolu ? Un père est un obstacle indispensable pour protéger l'enfant contre l'invasion maternelle permanente. Certes mon père avait des défauts majeurs, à commencer par sa longue et féroce jalousie fraternelle, qui dura si longtemps, jusque octobre 1960. Mais sans lui, ma mère aurait réussi à me maintenir à l'état de larve asservie, tout comme elle continue encore de tenter d'y parvenir. Des pères sont insuffisants, incapables, voire envahisseurs ou abuseurs, eux aussi. Beaucoup de pères ont été éliminés, car rebelles à l'esclavage gynarque. Nulle part d'assistance pour les aider à prendre la place où ils sont indispensables. Et pourtant tout s'apprend, cela aussi. Les concepteurs du plan d'extermination des juifs étaient peu nombreux à maîtriser tous les aspects de cette entreprise industrielle de la mort. Les autres ont eu des responsabilités parcellaires, selon les meilleures traditions de l'industrie taylorisée avec travailleurs en miettes. Le conducteur de trains de la mort n'était pas individuellement un assassin. Les cheminots qui entretenaient la voie, n'étaient pas individuellement des assassins, les maçons qui ont bâti les fours crématoires et les chambres à gaz, n'étaient pas individuellement des assassins. Etc. etc. Le génocide en cours dans nos pays développés et gavés, le génocide des pères, est lui aussi industrialisé, divisé en tâches parcellaires, où chaque agent est inconscient de l'insertion de sa tâche dans une entreprise criminelle qui dépasse son entendement. C'est surtout le premier génocide qui, en France, utilise aussi massivement l'appareil judiciaire pour parvenir à ses fins. Encore que sous Vichy, tant et tant de magistrats se sont révélés de dociles carriéristes sans scrupules... Le 16 février 1792, l'assemblée Constituante abolit les corporations. Le 14 juin la loi Le Chapelier poussa le verrou contre leur éventuelle reconstitution. Mais comment était arrivé ce régime étouffant des corporations, qui paralysa si longtemps la créativité artisanale et industrielle ? Par les tribunaux...
Par nos tribunaux, sous la direction des campagnes médiatiques sexistes, nos enfants sont privés de tout secours pour les protéger de l'invasion incestuelle, voire localement incestueuse, du matriarcat absolu. Des grands-parents sont lourdement sanctionnés pour avoir osé demander à voir leur petit-fils, maltraité par le nouveau compagnon de sa mère (pourvoyeur de sa drogue) : atteinte à l'image sainte de la Sainte Mère ! Ah ! Quel poète dira la jouissance obscène de la matriarque absolue, détentrice absolue du pouvoir absolu sur l'enfant ! Dans une large majorité des cas, la judiciarisation de la société ne correspond nullement à une avancée révolutionnaire, mais à un verrouillage de privilèges. L'unique exception dont j'aie connaissance est dans le domaine du droit du travail : il arrive que le salarié parvienne à faire valoir ses droits face à un abus patronal. La judiciarisation à outrance de la société américaine est une violente régression sociale, au profit d'une classe d'avocats de plus en plus nombreuse, puissante, et riche. Comme l'a déjà souligné Emmanuel Todd (discussion http://forum.aceboard.net/11070-1635-7175-0-Emmanuel-Todd-inondation-Louisiane.htm ), les USA regorgent en "conseillers fiscaux ou avocats spécialisés dans l'extorsion de fonds à l'échelle planétaire", mais se retrouvent dépourvus "de matériel, d'ingénieurs et de techniciens et d'un sentiment de solidarité collective", cela se vérifie cruellement lors de la dévastation de la Louisiane par l'ouragan Katrina. Quant à la judiciarisation de la société urbaine française au 13e siècle, ne pas trop se focaliser sur la balkanisation des techniques et de métiers - bien que cela aussi ait de l'importance. Regarder aussi que cela figeait les privilèges de l'artisan âgé, qui pouvait exploiter à blanc les apprentis et compagnons, pendant beaucoup d'années. Cela supprimait les possibilités de mobilité des compagnons entre les divers métiers : plus de transferts horizontaux de savoir-faire ! La judiciarisation à outrance des affaires familiales dans notre pays, permet elle aussi de figer, non pas un mais deux privilèges : 1° - les privilèges du monopole d'avocats, toujours plus nombreux, toujours plus prospère, toujours plus intouchable dans ses félonies et ses malversations, 2° - les privilèges familiaux du sexe féminin, qui bénéficie de toutes les campagnes de calomnies sexistes anti-mâles, et de l'inhibition terrifiée du plus grand nombre, ainsi que de l'inhibition des media, tous terrorisés à l'idée de quitter la grande vague du triomphe inéluctable du féminisme inégalitaire et totalitaire. --Message edité par Jacques le 2007-01-30 12:05:42-- | ||||
| La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il faut vérifier, par des expériences. |
| Jacques |
Par Maurice Hurni lui-même : http://www.mobbing-zentrale.ch/referat%20hurni-stoll.htm Centrale suisse contre le mobbing Relation perverse et mobbing Dres Maurice Hurni und Giovanna Stoll Psychiatres et psychothérapeutes FMH Cabinet médical : Rue Bellefontaine 2, CH-1003 Lausanne Je suis vaudois. Giovanna Stoll et moi sommes deux psychiatres, psychothérapeutes à Lausanne. Nous avons commencé par faire des traitements de sexologie et c’est dans ce cadre que nous nous sommes intéressés à la dynamique de couple. Nous avons travaillé ce sujet qui était très peu connu, ici, et même en Europe et en Amérique. Progressivement nous en sommes venus à nous intéresser à des thèmes tels que la violence dans le couple, du point de vue psychologique. Dans les années soixante sont apparues ce qu’on appelé les thérapies familiales, qui s’intéressent non pas seulement à un patient, mais qui prennent toute la famille en compte et voient le patient comme bouc émissaire de problèmes qui se situent ailleurs. Dans les années septante ont paru les travaux de Paul-Claude Racamier, un psychanalyste français qui s’est beaucoup intéressé à la dynamique familiale. Il en est venu à comprendre de plus en plus le thème de la violence dans la famille, c’est-à-dire à considérer le patient comme une victime de certaines forces adverses et de violences qui lui étaient faites au niveau psychologique et sexuel. Dans les années quatre-vingt, la violence commence à devenir un thème. On commence à parler de maltraitance, d’abus sexuel, d’inceste, d’abus narcissique. Giovanna Stoll et moi nous sommes beaucoup battus, à cette époque-là, pour défendre le concept de perversion narcissique. Beaucoup de gens avaient tendance à banaliser, à dire cela n’est pas grave, il ne faut pas être méchant avec eux. A cette époque, il y a eu très vite des dérapages : on a dit que c’était seulement les hommes qui étaient violents. On a trouvé des sortes de systèmes d’explication très simples, idéologiques. Finalement, dans les années nonante, cette violence commence à apparaître dans d’autres domaines que la famille et c’est alors que sont publiés les grands travaux sur le bizutage, qui est un problème de groupe : on prend un bouc émissaire et on s’acharne sur lui. Ensuite sont venus les travaux de Heinz Leymann, (Psychoterror), Forester, etc. et finalement de Marie-France Hirigoyen, avec le harcèlement moral. Tous ces auteurs ont ceci de commun qu’ils soulignent la gravité du problème. Ce sont des problèmes très graves qui se cristallisent sur un individu et qui finissent par le rendre fou, malade et qui peuvent le conduire au suicide. Dans ce domaine, on en est venu à penser qu’il fallait y avoir un recours à la loi pour sanctionner les personnes qui abusent de leur autorité, que ce soit le père, la mère, l’employeur. Cet appel à la loi, qui est souvent un appel véhément, très urgent, et un peu magique, est certainement justifié mais la loi ne peut pas résoudre à elle seule tous les problèmes de violence dans la famille et dans les entreprises. On aboutit à la descrïption de ces phénomènes avec des détails. On commence à savoir comment se passe le mobbing. On a passé de la violence physique à la violence psychologique. Et ce que je voudrais évoquer maintenant, ce sont les mécanismes psychologiques qui sont à la base du mobbing. Non pas les stratégies elles-mêmes, qui sont assez connues, maintenant, mais les moteurs qui animent ces violences, ces stratégies. On arrive en plein dans la perversion narcissique. La perversion narcissique, c’est le nom que le Paul-Claude Racamier a donné à cette pathologie parce qu’elle ressemble beaucoup à la perversion sexuelle, qu’elle a la même tendance à utiliser l’autre comme un objet à détruire, et cela avec jouissance. Mais au lieu de s’attaquer à la sexualité, ces pervers narcissiques s’attaquent à toute la personnalité de leur victime et principalement à ce qu’on appelle le narcissisme, c’est-à-dire l’estime de soi. Giovanna Stoll et moi avons poursuivi ces travaux, particulièrement dans la dynamique de couple où nous avons vu que, souvent, ces pervers narcissiques se choisissent mutuellement et entrent dans une sorte d’opposition ou d’affrontement qui peut être très cruel, chacun essayant d’exploiter ou d’attaquer l’autre. Ils sacrifient souvent les enfants. Nous allons passer en revue six thèmes qui caractérisent ce que nous avons trouvé dans ces familles perverses. Le premier thème : la terreur ou le terrorisme Tous les auteurs qui se sont intéressés à ces violences, notamment dans le domaine professionnel, sont parvenus à la conclusion suivante: il ne faut pas banaliser cette violence. Il faut au contraire percevoir à quel point cette violence est intense. Il faut voir qu’elle est une sorte de terrorisme qui s’attaque à l’essence de la personne et c’est seulement si on comprend cela qu’on comprend la facilité avec laquelle ces pervers arrivent à avoir, souvent, des positions dominantes dans la société, parce qu’ils terrorisent beaucoup de gens dans leur famille, autour d’eux et au travail. On comprend également qu’ils parviennent à des positions dominantes aussi dans des cercles politiques ou autres. Et tout cela de façon très cachée. Ce n’est pas un terrorisme violent, manifeste et démonstratif, c’est plutôt un terrorisme qui passe par des attitudes, des positions non verbales, des accords non verbaux, etc. et qui arrive à paralyser beaucoup de personnes. Et c’est seulement quand on comprend cette violence qu’on comprend également les effets dramatiques de cette violence sur les victimes, qui sont complètement démunies face à cette terreur. Et qui en arrivent parfois à des extrêmes. Cette violence a quelque chose de particulier, elle est aléatoire. C’est-à-dire qu’elle n’a pas une raison très claire. Tout le monde peut devenir violent si on lui marche sur le pied; on peut être furieux si on se sent blessé et on se défend. La violence dont on parle ici, c’est une violence gratuite. Une violence aléatoire. Par exemple, il y a avait une famille dont le père était alcoolique. Quand il rentrait, il réveillait toute la maison en hurlant. Il avait un fusil en mains et disait : « Maintenant, vous devez tous vous mettre sous la douche. » Les enfants devaient se mettre sous la douche froide. Il menaçait tout le monde avec son fusil. Dans une autre famille, une mère à chaque instant pouvait menaçer d’aller se suicider. « Si cela ne va pas, disait-elle, je me suicide. » Tout le monde, les enfants notamment, était dans une sorte de terreur. Le problème de la mort est lié au problème du terrorisme. On le retrouve sous toutes sortes de variantes. Si on fait un parallèle avec le mobbing, c’est l’idée de l’exclusion du groupe. C’est là-dessus que jouent beaucoup de menaces, de chantages : « Soit tu es avec nous et à ce moment-là tu survis, soit tu es exclus du groupe et tu meurs. » chez les Barbares et les Grecs, les condamnés à mort étaient bannis. Le bannissement, c’était la même chose que la condamnation à mort. Cela met en route des pulsions très profondes telles que l’appartenance à une meute, à un groupe d’animaux. Un animal isolé, rejeté, ne peut souvent pas survivre sans les autres: il meurt. Et c’est ce rejet fondamental qui plane dans certaines entreprises, où une sorte de terrorisme est exercé. Le deuxième thème : l’expulsion des conflits La vie est un long conflit, tout le monde l’a bien compris. Depuis la naissance, il y a des conflits partout, on doit se battre. Mais le pervers n’a pas les moyens d’assumer ses conflits, qui sont nobles, qui sont constitutifs de l’être humain. Il n’en a pas non plus l’envie, parce que cela le fait souffrir. Il dit : « Plutôt que moi, ce sont les autres qui vont souffrir. » A cet effet, il injecte le conflit chez les autres ou entre les autres. Il met le conflit dans le psychisme des autres. Par exemple, on voit, dans certaines familles, des parents qui injectent des deuils chez les enfants. « O mon chéri, comme tu es triste, tu es vraiment dépressif, il faut aller voir le psychiatre. » disent-ils. Cet enfant a le deuil du père ou de la mère comme un toxique en lui; il ne peut s'en débarrasser. Cette exportation est redoutable parce qu'elle tend à diffuser. Celui qui a reçu un conflit qui n’est pas le sien a un seul désir, c’est de le passer comme une patate chaude à quelqu’un d’autre. La dynamique, c’est celle de l’extension et de la diffusion de plus en plus loin. Cette dynamique fait que dans certaines entreprises, tout le monde se bagarre, mais on ne sait pas très bien pourquoi. Une équipe qui collaborait auparavant, tout à coup, a des conflits. Cela ne va plus. C’est cette expulsion qui se multiplie. Il faut bien comprendre qu’ici il y a une diffusion à d’autres personnes, un peu comme une explosion nucléaire. Le pervers se sentira d’autant plus tranquille qu’il y aura plus de monde qui va être contaminé. Un sentiment de sécurité va résulter pour le pervers, qui jouit d’une sorte d’immunité. On voit dans certaines familles des suicides, des toxicomanies, de l’anorexie, des accidents bizarres et les parents ne comprennent pas, ils vont très bien, ils partent aux Seychelles en vacances, ils profitent de la vie, et autour d’eux il y a beaucoup de catastrophes. Cette propension à exporter les conflits est importante aussi pour une autre idée, c’est que le pervers aime les conflits. Les personnes normales n’aiment pas se disputer. Le pervers a besoin des conflits pour vivre. Il ne peut pas s’en passer. Cela a été une grande découverte. Il faut comprendre cela pour essayer de résoudre le conflit de manière efficace. Le troisième thème : la déshumanisation On sait que, pour le pervers, l’autre est une sorte d’objet qu’il va utiliser pour lui sans aucune culpabilité. Il se sent un droit sur l’autre. Le fait que l’autre ne soit pas content ne change rien à cette sorte d’axiome. « C’est moi, dit le pervers, qui possède ton âme. Je sais mieux que toi qui tu es, comment tu dois te conduire, ce qui est bien pour toi, etc. » Et il va l’obtenir en attaquant le narcissisme de l’autre, c’est-à-dire son estime de soi, sa valeur. L’autre devient un objet. Ces objets sont interchangeables entre eux et tous sont dépendants du pervers. Le processus peut s’accompagner de désymbolisation. La dimension symbolique des rapports humains est une dimension que l’on ne réalise pas toujours mais qui est évidente pour tout le monde, qui est très importante. Tous nos actes, toutes nos personnes sont imbibés de cette dimension symbolique. Tous nos échanges sont des échanges symboliques. Le pervers n’a pas accès à cette dimension symbolique et va s’employer à rabaisser tous ces échanges, ou toutes ces identités à un niveau concret. Par exemple, une patiente qui avait eu un bébé avait dit, c’est trois kilos de viande. Cette désymbolisation de l’être humain peut être très subtile. Un petit enfant avait fait un batmann en pâte à modeler. Et le papa avait dit, mais non, ce n’est pas un batmann, c’est de la pâte à modeler. Le père avait cassé le jeu. Et l’enfant avait beaucoup pleuré. On retrouve quelque chose de cet ordre dans beaucoup d’attaques en cours dans le domaine de la médecine. Beaucoup de personnes nous appellent des fournisseurs de soins. C’est vraiment une vision épouvantable. Le patient est réduit à être un consommateur de soins. Nous avions autrefois un directeur de la santé publique du canton de Vaud qui disait « La santé n’a pas de prix, mais elle a un budget. » On parle de scientifiques comme de cerveaux. Les gens deviennent des exécutants d’une tâche. Ils sont interchangeables. Le savoir, la réflexion ne valent plus rien. Ce n’est pas banal. Si on étudie les dénominations des fonctions dans une entreprise, on s’aperçoit qu’il y a d’énormes changements de dénominations. Ces dénominations étaient claires, dans le temps. Aujourd’hui, elles ne le sont plus. Qu’est-ce qu’un chef de projet ? Le quatrième thème : l’attaque de la pensée C’est ce que Racamier a appelé avec un peu d’humour le décervelage. La littérature surréaliste avait inventé ce terme. Vous vous souvenez de la machine à décerveler d’Ubu Roi. Cette attaque à la pensée a été un registre auquel nous avons dû beaucoup nous intéresser dans les familles perverses. On s’est aperçu que la pensée est l’ennemie de la perversion. Le pervers ne supporte pas qu’il y ait réflexion, qu’il y ait une analyse, une pensée active et créative, qui, en général le menace. Le pervers est vide à l’intérieur et s’il y a quelqu’un qui dit « le roi est nu », il ne va plus y avoir cette possibilité de terroriser les autres. Il y a beaucoup de façons de paralyser la pensée des gens. Il y a toutes sortes de stratégies qui ont été très bien décrites, notamment par exploitation des émotions : on peut envahir une personne, soit avec des flatteries, soit avec des menaces, soit les deux, en alternant le chaud et le froid. Il y a une autre manœuvre possible, qui est le paradoxe. C’est deux injonctions contradictoires simultanées. Le paradoxe est utilisé autant dans les entreprises que dans les familles. Une femme dit à son mari « Sois spontané » ou « Sois autoritaire ». En fait, ce mari ne peut l’être, c’est l’inverse qui se produit. Il y a des paradoxes de tout genre. Ce sont des sortes de toxiques. Par exemple, dans le domaine de la santé, certains milieux veulent responsabiliser les patients. C’est un terme très répandu dans le canton de Vaud. En fait, c’est un paradoxe. On veut infantiliser les patients et éviter qu’ils aillent chez le médecin, parce que cela coûte trop cher. Il y a d’autres techniques d'attaque de la pensée, qui sont de rendre l’autre confus. Par exemple, dans certaines familles, la réalité n’est jamais attestée. Elle est toujours remise en question. Quelqu'un dit: "L'année dernière, nous sommes allés en vacances en Italie." L'un des parents dit: "Mais non, nous sommes allés en Autriche." On perd pied. On ne sait plus où on en est. Ce jeu avec la réalité devient terrible. J’avais une patiente qui prenait des notes, déjà toute petite, pour essayer de ne pas perdre pied. Sa mère disait « Mais non, je n’ai pas dit cela, tu inventes. » Ce sont des jeux terribles. Il y a aussi la technique du décervelage, appliquée surtout dans les entreprises, qui nous sont racontées par les patients. Ce décervelage est amené par une sorte de langage bizarre. On utilise des termes qui ne veulent rien dire. On parle de synergie, de traumatisation, on utilise d’autres termes ronflants, qui en réalité ne recouvrent rien du tout. Cela paralyse l’esprit, ce genre de slogans. Ce qui est préoccupant, c’est qu’en réalité on veut faire passer une chose pour une autre . On se sert de termes pour masquer un vide. Dans un article paru dans la NZZ, il était question d’une mise au concours d’un poste de professeur à Zurich. Le texte de l’annonce avait été vidé de tout le volet humaniste. L’auteur de l’article était scandalisé du discours de cette mise au concours: „ Die Stellenbeschreibung war nicht in einer Landessprache abgefasst, sondern in einem soziologisch-kommunikationswischenschaftlichen Kauderwelsch.“ L’auteur de l’article relevait que ce type de langage est destiné à masquer le démantèlement du secteur humaniste de l’institut en quête du professeur. « On ne veut plus ce volet, mais on fait semblant de le vouloir. » Le cinquième thème : l’attaque des liens On a vu que le conflit était expulsé sur des personnes avec la destruction de leur narcissisme. Il est aussi expulsé sur les rapports entre les gens. S’il y a un lien de collaboration, de collégialité, de fraternité, le pervers va s’acharner à le détruire. Par exemple, dans les familles, les parents se posent en personnes rares en disant « Essayez de vous battre pour avoir mon amour. Celui qui sera le plus gentil aura mon amour. » Dans certaines entreprises, on observe une démarche semblable : on dit aux employés : « Si vous voulez garder votre poste, vous devez me séduire et me montrer que vous êtes mieux que votre voisin. » Dans les entreprises, ce stratagème vise le maintien du poste. Dans les familles, on peut jouer des jeux semblables pour l’argent. La pièce de théâtre « La chatte sur le toit brûlant » de Tennesse Williams présente un exemple de terrorisme exercé par un membre de la famille pour de l’argent. On voit un grand-père pervers qui a deux enfants. Ces deux enfants et leurs conjoints se disputent pour avoir l’héritage du grand-père. Le grand-père manipule ses enfants. Il les dresse les uns contre les autres. Cela, c’est l’attaque des liens, mais c’est aussi, dans la ligne du décervelage, l’attaque des liens internes, parce qu’à l’intérieur de nous, nous avons toutes sortes de parties, de registres différents, de registres symboliques: la mémoire, les souvenirs, les affects, qui doivent être constamment reliés. Une attaque à ses liens rend la personne complètement confuse. Le sixième thème : le lien vertical ou le lien historique C’est le lien généalogique ou de la filiation. Le fait que nous ne soyons pas notre propre créateur, mais qu’il y ait eu une histoire avec des étapes, avec d’autres personnages qui ont joué des rôles, représente le lien généalogique. Ce lien va être attaqué par le pervers et contesté. Il dira que tout ce qui est passé ne vaut rien, qu’il faut réinventer. Nous en arrivons là à des slogans très sadistes et très dangereux sur la nouveauté, le futur, mais qui visent surtout à déstabiliser l’institution ou la famille ou la personne en la déracinant, en lui enlevant sa légitimité historique. Nous en arrivons à la perversion narcissique. C’était la découverte principale de Racamier. Il l’a appelée l’incestualité. Il y a parfois véritablement inceste, mais il y souvent surtout une grande promiscuité entre les générations, une grande érotisation des relations, une érotisation des enfants sur un niveau adulte, par exemple, pour des confidences sexuelles. Il n’y a aucune limite claire entre ce qui est de l’ordre des enfants et de l’ordre des adultes. Même géographiquement. Il n’y a pas de limite entre la chambre des parents et la chambre des enfants, entre la chambre des enfants et la salle de bains. Toutes les définitions sont brouillées. Le patient dit : « La salle de bain, c’est la bibliothèque. Et si les gens veulent me voir, ils viennent me voir pendant que je suis aux WC. » Ce sont des jeux qui sont joués avec les rôles, avec les identités, et aussi avec la hiérarchie et les autorités qui, ne sont plus des autorités clairement définies, qui éventuellement sanctionnent mais aussi réparent ou définissent. Cela donne lieu à une autorité diffuse, à une autorité terroriste, un peu comme Big Brother, qui surveille tout, éventuellement avec des caméras, et qui donne un grand pouvoir au Big Brother, ou à la Big Mother, parce que les mères sont très puissantes, dans ces familles. Nous voyons une certaine similitude avec certaines entreprises. Ce sont souvent des entreprises très séductrices. « Nous sommes tous des membres d’une même famille, nous allons nous entraîner ; moi je suis le coach, je ne suis pas le chef. » dit l’employeur. Il ne prend aucune responsabilité. Il se cache. Cette déresponsabilisation est très importante dans les familles incestuelles. Dans le sens qu’elle va jusqu’à dire que c’est l’enfant qui est venu. Ce n’est pas nous qui avons désiré l’enfant. On a retrouvé cette déresponsabilisation, cette inversion des rôles par exemple dans le canton de Vaud où, pour faire des économies dans le domaine de la santé, il y a une dizaine d’années, on a initié une opération qu’on a appelé l’opération Orchidée. Un consultant avait été mandaté. Il avait donné à tous les employés un questionnaire à remplir. L'une des questions à laquelle il fallait répondre était « Quelle est votre mission dans l’entreprise ? » C’est retourner les choses. Quelqu’un a répliqué : « C’est à vous de savoir quelle est ma mission. Vous m’avez engagé. » Il avait remis les choses en place. Certaines entreprises demandent à leurs employés : « Qu’est-ce que vous êtes capable d’apporter à notre institution ? » Nous en arrivons à l’extension de ces réflexions au domaine du travail. Il faut être prudent. Cette violence, parfois, on peut la transposer telle quelle de la famille à l’entreprise. Comme l’enfant victime dans la famille, on retrouve dans l’entreprise un employé victime dans le cadre de son institution, avec les mêmes pressions, les mêmes violences, le même acharnement sur lui. Mais parfois, c’est plus compliqué, c’est-à-dire que la victime devient elle-même partie prenante d’un système pervers : Elle est bien sûr victime, mais elle devient une victime très agissante. Elle se met à contribuer à entretenir cette violence perverse. Il faut être réaliste. Il y a certaines victimes qui abusent de leur statut de victime. Elles se sentent le droit à une réparation et ce sentiment les autorise selon elles à terroriser tout le monde. Elles disent: "J’ai droit à une réparation." Cela peut se produire également dans le monde du travail. Il faut essayer de comprendre quelle est la place de la victime dans cette dynamique générale. Voici une histoire qui illustre ce problème et qui montre notre manière de l'approcher. Quand des patients viennent nous consulter, nous voyons un reflet des conséquences du mobbing. Pour nous, il s’agit d’entendre cette souffrance et de pouvoir la situer dans un contexte psycho-social. C’est la première difficulté. La deuxième, c’est que souvent les patients évoquent les choses comme si c’était des banalités. Tout à coup, il y a une phrase qui surgit ou une situation qui est racontée, et à laquelle il faut être attentif. Le patient ne dramatise pas. Il ne voit pas l’importance de ce qu’il dit là. Un patient nous a dit : « Dans mon service, tout le monde bouffe des antidépresseurs » comme s’il disait « tout le monde va se promener à midi pour digérer. » C’est là qu’il faut être attentif. Petit à petit, ce patient a commencé à déceler qu’il était lui-même victime d’injonctions paradoxales. Il s’est aperçu qu’il avait à faire respecter des lois mais qu’en même temps on lui demandait de faire des exceptions en les prenant sur lui. Ainsi, il était constamment en position fragile. Il était en butte à des intimidations. Il s’est rendu compte également qu’il agissait de la même façon avec ses collaborateurs. En outre, il était aussi pris dans un conflit au niveau privé. La violence est apparue comme un problème. La personne était prisonnière à la fois d’un réseau de bureau et au niveau privé. C’est le dévoilement de la dynamique elle-même qui a amené le dégagement. Voici un exemple de système pervers pris dans l’actualité médicale. La révision de la LAMAL en cours devrait aboutir à l’idée que le généraliste va être un « gate keeper ». C’est l’idée que le patient doit passer par un généraliste pour aller voir, après, un spécialiste. Ce système a des qualités, mais aussi des effets assez pervers. Il est évident qu’il va y avoir un jeu de cache-cache. Le patient voudra avoir accès à des investigations, à des examens, à des opérations et le médecin, qui sera déguisé en agent d’assurance, essayera de dépister si le patient dit la vérité ou non ou s’il exagère. Le patient devra montrer qu’il a absolument besoin de scanner, etc. Voilà une façon de pervertir la relation entre médecin et malade. Il y a des essais encore plus pervers. On a proposé que le médecin soit rétribué avec une somme fixe à l’année, d’où il doit prélever l’argent pour payer les examens qu’il indique pour son patient. Ainsi, s’il veut envoyer un patient faire un scanner, c’est lui qui doit le payer. Vous voyez le dilemme du médecin, qui dit : « J’ai ma voiture à payer, mais en même temps j’ai un patient qui a peut-être besoin d’un scanner, qu’est-ce que je fais ? » Et vous voyez aussi le dilemme du patient, qui dit « Si je vais faire un scanner, je vais coûter à ce médecin, mais j’ai besoin de lui et il va peut-être, après, m’en vouloir. » C’est un système organisé de façon perverse. Ce système monte le patient contre le médecin et inversement. Nous en arrivons à la conclusion. Peut-on étendre ces réflexions sur le mobbing à des groupes, des hommes ou des femmes, des Noirs, des Juifs, à une nation entière, peut-être aux Suisses ? C’est une extension intéressante, à mon avis. Il peut y avoir aussi du sadisme collectif. Je pense au lynchage médiatique, par exemple. Les médias jouent un rôle très pernicieux de sadisme global. Nous n’avons pas examiné comment il faudrait lutter contre ce genre d’abus. Peut-être l’une des façons de le faire serait-elle de diminuer la charge, l’importance du travail, qui est devenu une sorte d’obligation existentielle. Cela n’a pas toujours été le cas. En conclusion, je vais citer Nietzsche : « Leur frénésie du travail – le vrai vice du nouveau monde – commence déjà à ensauvager par contagion la vieille Europe en lui décimant d’étrange sorte la pensée. On a maintenant honte du repos. On éprouverait presque un remords à méditer. » --Message edité par Jacques le 2007-01-20 18:49:20-- | |||
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