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| Auteur : | Sujet: L'après guerre. | Bas |
| Nadja Messages postés : 623 |
PROLOGUE A la fin de la sixième année, la bataille finale avait enfin eu lieu. Pendant tout l'été les menaces s'étaient faites plus provocantes, plus directes avant que ne se clôt définitivement le chapitre du terrifiant mage noir. L'Ordre du Phénix s'était considérablement réduit. Certains de ses membres étaient morts, d'autres restaient à Sainte Mangouste pour une durée indéterminée. Il en allait ainsi pour Harry Potter et Ron Weasley. Le Survivant et son meilleur ami n'avaient toujours pas pu sortir lorsque la rentrée se fit à Poudlard. Ils avaient combattu côté à côté avec Hermione Granger, après avoir été longuement entraînés par Dumbledore qui voulait former un trio de combat puissant. Ils ne s'étaient pas quittés de l'été, et lorsque vint la dernière bataille, ils étaient restés ensemble, dos à dos, se protégeant mutuellement. La Gazette du Sorcier avait raconté leurs exploits en long et en large. Les sorciers leur étaient particulièrement reconnaissant et regrettaient amèrement l'absence de Ron et Harry. Le combat avait eu lieu sur la pelouse entourant un vieux manoir. Grâce à Rogue, leur espion, l'Ordre du Phénix avait appris que Voldemort allait se lancer dans une revue de ses troupes avant d'attaquer le ministère. Ce manoir avait été choisi pour regrouper tous les Mangemorts. Saisissant cette aubaine, et pensant que Harry et ses amis étaient suffisamment prêts, Dumbledore avait décidé d'attaquer en premier. Pour la première fois, Rogue pu combattre dans son véritable camp. Le trio s'était lancé dans la bataille avec courage. Le père de Ron avait tenté de rester près d'eux le plus longtemps possible, mais il dut s'éloigner, entraîné par un Mangemort qu'il combattait. Harry avait tout fait pour s'approcher de Bellatrix qu'il voyait près du manoir. Mais ils avaient déjà beaucoup à faire en restant sur place. Puis, Voldemort lui-même était arrivé. Ron et Harry s'étaient aussitôt placés face à lui, tandis que Hermione surveillait leurs arrières en jetant des coups d'œils répétés par-dessus son épaule. Autour d'eux, les membres de l'Ordre pourchassaient leurs ennemis de toute leur puissance. Voldemort avait d'abord tenté de séparer les deux garçons, sentant bien qu'ensemble, leur force se décuplait. Puis abandonnant cette tentative, il leur avait parlé tout en leur jetant des sorts que les trois amis réussissaient à dévier. Ils n'arrivaient pas à attaquer, tout occupés qu'ils étaient à esquiver les mauvais coup du mage noir. De loin, Tonks avait vu la scène. Elle se battait contre Lucius Malfoy. Celui-ci gagnait la partie en l'assaillant de sorts torturant. Il voulait la faire souffrir avant de la tuer. Alors qu'il partait dans un grand éclat de rire en regardant l'auror ensanglantée à ses pieds, Tonks, dans un dernier effort, envoya toute la magie qui lui restait sur le buste du Mangemort. Il fut projeté en l'air, et atterrit à un mètre de Voldemort. Tonks se laissa aller à la mort, satisfaite. Tom Jedusor cessa aussitôt sa conversation avec le trio. Il regarda Lucius qui gémissait par terre. Tout se joua alors en une fraction de seconde. Ron et Harry lancèrent un expelliarmus coordonné et ce fut Hermione qui rattrapa la baguette du mage noir. Ensuite, très vite, ils lancèrent en même temps un sort anti-transplanage qui atteignit Voldemort avec force. Celui-ci les regarda étonné. Il semblait réfléchir très vite face à ces trois visages tendus de haine devant lui. Enfin, il se baissa lentement et ramassa deux gros cailloux. Les trois amis redressèrent aussitôt leur baguette sous son nez, prêts à tout. Sans quitter le trio des yeux, Voldemort se déplaça lentement vers Lucius Malfoy qui grognait encore dans un état inconscient. Il le regarda avec dédain et se pencha vers lui pour écraser les deux pierres sur son visage. - Ça, c'est pour ton fils ! s'écria-t-il alors que Malfoy rendait l'âme dans un râle. Harry ne laissa pas la surprise l'envahir. Il prit la baguette de Voldemort des mains de Hermione et c'est ainsi muni des deux baguettes jumelles qu'il lança l'avada kedavra fatal. Le mage noir s'effondra sur le corps déjà froid de Malfoy. Au même moment, les Mangemorts qui combattaient encore ressentirent une vive douleur dans leurs bras, à l'endroit de la marque. Certains en tombèrent, d'autres se laissèrent avoir par un sort de leur ennemi qui profitait de ce moment d'inattention. Aucun n'en ressorti vivant ou libre. Des cris de victoires s'échappèrent dans l'air qui sentait la mort, la peur et la douleur. Puis on entendis les pleurs de Madame Weasley penchée sur le corps défunt de Charlie. Monsieur Weasley aidait Rogue à maîtriser la douleur que lui procurait son bras marqué. Fred et George se soutenaient mutuellement pour se diriger vers leur mère. Maugrey Fol Œil portait Tonks dans ses bras. Bill restaient assis par terre, dans la boue et regardait d'un air hagard autour de lui. Il semblait blessé au bras. Le professeur McGonagall était agenouillée auprès de Hagrid qui ne parvenait pas à se relever, épuisé. D'autres marchaient autour des Mangemorts morts, entraînant les prisonniers, un demi-sourire aux lèvres. Harry, quant à lui, regardait toujours Voldemort, sans se réjouir. Il sentit quelqu'un s'écrouler prêt de lui. C'était Ron. De fatigue, le rouquin s'était laissé tomber à terre. Hermione poussa un petit cri et se pencha sur lui. Harry se pencha aussi mais pour s'allonger contre son ami. Fermant les yeux, il décida qu'il était bien là. Il murmura un faible merci à l'attention d'Hermione et ne se releva plus. --Message edité par nadja le 2005-09-01 12:40:06-- | |||
| *Le pardon est à la grandeur d'âme ce que la carpette en rafia des Cévennes est au tapis persan* Pierre Dac |
| Nadja Messages postés : 623 |
CHAPITRE 1 : à Sainte Mangouste. Hermione sortit de son cour d'arithmancie la première. Voilà à peine une semaine que la rentrée s'était faite et elle avait déjà du travail par-dessus la tête. Cette septième et dernière année s'annonçait vraiment difficile. Elle se dirigea à grands pas vers le bureau de Dumbledore. - Sorbet citron, lança-t-elle énervée à la statue de l'aigle. Les murs de pierres défilèrent devant ses yeux. L'escalier la mena tranquillement jusqu'à la porte du bureau. Elle frappa et entra sans plus de cérémonie. Le directeur était assis à son bureau et semblait visiblement l'attendre. - Ah, Miss Granger; lui dit-il. Je vous accompagne ? Hermione affirma d'un coup de tête et se dirigea vers la cheminée, sûre d'elle. Des flammes vertes l'accueillirent et elle disparue en criant "Sainte Mangouste". Le professeur Dumbledore la suivit ensuite. Il avait été très difficile à la jeune fille de devoir abandonner ses deux amis à l'hôpital pendant qu'elle revenait à Poudlard. C'est pourquoi le directeur avait accepté que chaque jour, à la fin de ses cours, elle utilise sa cheminée pour leur rendre visite. Parfois, il l'accompagnait. Hermione traversa le hall aux côtés du grand homme. Ces visites répétées avaient eu l'avantage de lui montrer à quel point le milieu hospitalier l'intéressait. Désormais, elle prévoyait de faire une formation de médico mage après ses ASPIC. Madame Pomfresh lui avait même assuré que si elle y parvenait à temps, elle lui cèderait volontiers sa place pour une retraite bien méritée. - Je vous laisse ici Miss Granger, lui dit Dumbledore alors qu'ils arrivaient dans un couloir. Je vais rendre visite à Hagrid puis je vous rejoindrai. Le directeur rentra dans une chambre tandis que la jeune fille poursuivait sa route jusqu'au bout du couloir. La chambre numéro 356. Elle rentra, et referma silencieusement la porte. La pièce était suffisamment grande pour contenir les deux lits où se trouvaient ses amis. Chacun était contre un mur différent, l'un en face de l'autre. Des fauteuils et une table occupaient le reste de la place. Une large fenêtre donnait sur la rue moldue, et à côté, une porte menait à une petite salle de bain. Dans un des deux lits, Ronald dormait. Ses cheveux roux lui retombaient autour du visage jusqu'aux épaules. Ses traits étaient tirés et sa bouche crispée. Qu'il dorme ou qu'il veille, la peur ne quittait plus son visage depuis la fin de la guerre ; depuis deux semaines. Dans l'autre lit, Harry était plongé dans un sommeil complet, vide. On ne voyait de lui qu'une main qui pendait hors des draps. Celui-ci se soulevait régulièrement sous l'effet de sa respiration. En les voyant si calme, Hermione compris qu'ils avaient bu une potion de sommeil magique sans rêve. Elle alla s'asseoir dans un des fauteuils et attendit. Au bout de quelques temps, un médico mage entra en la saluant. Il pris quelques mesures sur les deux garçons devant les yeux ébahis d'Hermione et repartis en disant qu'ils allaient bientôt se réveiller. En effet, une dizaine de minutes plus tard, Ron éternua un grand coup avant d'ouvrir les yeux. Il se frotta les joues pour bien se réveiller et tenta de se mettre assis dans son lit. - Attends, je vais t'aider, lui lança Hermione en s'approchant. - Mione! T'es là ! s'exclama le rouquin dans une joie sans sourire. C'est sympa de venir si souvent. La jeune fille l'aida à se caler contre son oreiller et lui sourit. - J'en ai autant besoin que vous tu sais. Vous me manquez terriblement. - T'en fais pas, on va bientôt sortir de là. On en a marre nous aussi. - Peut-être mais il faut vous reposer suffisamment, répondit Hermione d'un air sérieux. Pour l'instant je te rappelle que vous êtes encore incapable de marcher seuls. - Si. Ce matin, Harry a réussi à aller aux toilettes tout seul, répliqua Ron. - Oh quel exploit quand on sait qu'il n'y a que deux mètres et qu'il a du les faire à quatre pattes ! se moqua Hermione. - Non, non ! Debout ! insista Ron. A quatre pattes on y arrive déjà bien ! Les draps de l'autre lit remuèrent et une voix embrumée de sommeil en sortit. - Tu parles à qui Ron ? L'interpellé regarda Hermione et laissa glisser l'ombre d'un sourire sur ses lèvres. - Ben à Hermione tiens. Les draps se soulevèrent un peu plus et la tête hirsute de Harry apparu. - Hermione ! Salut, fit-il en inclinant la tête sur le côté ce qui eu pour effet de faire retomber sa masse de cheveux noirs devant ses yeux. Grognant, il passa sa main sur son crâne pour les remettre derrière. Hermione éclata de rire. - Il serait temps de vous couper les cheveux à tous les deux ! s'exclama-t-elle. - Certainement pas, intervint Ron. On a dit qu'on le ferait quand on pourra enfin sortir et te rejoindre à Poudlard. Harry secoua énergiquement la tête de haut en bas pour approuver son ami et ses cheveux retombèrent instantanément devant ses yeux ce qui augmenta d'intensité le rire d'Hermione. Une fois calmée, elle se dirigea vers la fenêtre et remonta le store. Harry s'était assis confortablement dans son lit. Il observait Ron d'une mine curieuse et amusée. Celui-ci avait tiré ses draps et commençait à sortir ses jambes du lit. - Ron, fais attention, lui dit Hermione en le voyant faire. Le rouquin haussa les épaules et posa ses pieds par terre en s'appuyant fortement sur son matelas. Puis, doucement, il suivit le contour du lit jusqu'à toucher le mur. Hermione s'approcha de lui mais il fit un geste de la main pour l'éloigner. Ce geste brusque fut de trop… Il perdit l'équilibre et lâcha le mur. Il s'écroula par terre en grognant. Hermione éclata à nouveau de rire et l'aida à se relever. Harry les regardait, attendri. La vie n'était pas si mal lorsque des amis vous entouraient toujours, pensait-il. Lorsque Ron fut de retour dans son lit, Hermione entreprit de leur raconter la vie à Poudlard. Elle donna des nouvelles de leurs camarades, résuma les cours principaux qu'ils avaient ratés, et en vint à parler de la coupe de Quiddich qui allait bientôt commencer. Ron et Harry ne purent s'empêcher de grimacer lorsqu'elle leur dit que c'était Dean qui avait été sélectionné comme attrapeur. Puis se fut au tour des garçons de lui annoncer les dernières nouvelles. - Devine qui est venu nous voir, disait Harry. - Ben je sais pas. Quelqu'un de l'Ordre? demanda Hermione. - On non, sûrement pas ! susurra Ron. - Alors quelqu'un du côté de Voldemort ? s'étonna la jeune fille. - Non plus ! Enfin d'après ce qu'a dit Dumbledore… ajouta Harry. Hermione les regarda en réfléchissant. - Ben dites-moi ! - Malfoy, lâcha Ron dans une moue dégouttée. - Malfoy ? - Lui-même. Un silence s'ensuivit. - Malfoy, vraiment ? redemanda Hermione. - Oui ! s'énerva Harry. Oui Malfoy est venu ici. Il était assis sur le même fauteuil que toi. - Qu'est-ce qu'il vous a dit? - Ben rien parce que figure toi qu'on dormait quand il est arrivé. C'est Harry qui s'est réveillé en premier et qui l'a vu. Il a décidé de faire semblant de continuer de dormir. Moi je l'ai pas vu. Il est reparti avant que je me réveille. - Pourquoi ne pas lui avoir parlé ? J'aurais aimé savoir pourquoi il est venu. Et ça aurait été l'occasion de l'interroger sur la raison de ce qu'a dit Voldemort quand il a… Elle s'arrêta devant le regard effaré d'Harry. Elle se retourna vers Ron qui affichait de nouveau un air apeuré. Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. - Oh, excuse moi Ron ! Ça m'a échappé ! La jeune fille quitta son fauteuil pour aller entourer Ron de ses bras. Chaque fois que l'on parlait de la guerre devant le rouquin, tout semblait s'effondrer autour de lui. Les souvenirs de cette triste période lui revenaient brutalement par flashs et l'émotion était trop forte pour qu'il puisse contenir ses pleurs. Harry, lui, avait réussi à mettre de côtés ses sentiments et il pouvait parler de la guerre d'un ton neutre. Mais tant qu'il n'aurait pas retrouvé toute sa magie et ses forces, il ne pourrait pas sortir de Sainte Mangouste. La porte de la chambre s'ouvrit et se referma sur Dumbledore. Hermione se détacha de Ron qui essuya ses larmes très vite. - Comment va Hagrid professeur ? demanda aussitôt Harry pour engager la conversation sur autre chose. - Oh très bien, très bien, répondit le directeur en s'asseyant dans un fauteuil. Il va bientôt sortir. Il m'a même dit qu'à partir de demain il pourrait se déplacer dans les couloirs. Il passera sûrement vous voir. Hermione et Harry eurent le bonheur de voir que cette nouvelle fit naître un sourire timide sur le visage de Ron. Hagrid avait subi de nombreux doloris et il avait été incapable de se déplacer jusqu'à maintenant. Le trio rapporta la nouvelle que Malfoy était passé. Le directeur pris une expression fâché lorsqu'il apprit que Harry avait fait semblant de dormir pour échapper à son ennemi. - Il n'est plus ce qu'il était, dit-il sur le ton du reproche. Je trouve ça très courageux de sa part d'être venu. S'il revient, parlez avec lui. - Que lui est-il arrivé, professeur ? demanda Hermione. - Ah ça… Je sais simplement que ses deux parents sont morts et qu'il a été recueilli par sa tante sorcière. Maintenant, ce qu'il se passe dans sa tête et son cœur, peut-être que lui-même ne le sait pas. Mais Miss Granger, vous devez reconnaître que depuis la rentrée vous n'avez pas eu d'ennui avec lui. Hermione sourit en acquiesçant. - C'est vrai. Il faut dire aussi que Crabbe, Goyle et beaucoup d'autres Serpentards ne sont plus là pour le faire à sa place. Harry eut un de ses sourires victorieux qu'il réservait aux grandes déclarations de ce genre. - Oh mais malgré les pertes subit par cette maison, je suis persuadé que dans les années à venir, de nombreux petits nouveaux de première année viendront renflouer les rangs, assura le directeur dans un sourire. Ron fit une grimace qui amusa beaucoup le vieil homme. Un peu plus tard, Hermione et Dumbledore repartirent à Poudlard laissant Ron et Harry en pleine conversation dans laquelle ils pronostiquaient avec engouement les futurs gagnants de la coupe de Quiddich. Les jours passèrent. L'amélioration de l'état tant mental que physique des deux garçons était indiscutable. Bientôt, ils purent se rendre à la salle de bain sans tomber et éviter ainsi les moqueries d'Hermione. Ils recevaient de nombreuses visites des Weasley, des professeurs de Poudlard – même Rogue était venu pour leur remettre un cour de potion à apprendre pour éviter trop de retard et que Ron avait négligemment oublié sous son lit – Hagrid aussi était venu avant de repartir à l'école. En revanche, Malfoy ne vint plus. Enfin, Ron et Harry purent repartir à Poudlard après trois semaines de repos complet. Ils furent dignement accueilli lorsqu'ils allèrent manger pour la première fois dans la grande salle. Les applaudissements résonnèrent longtemps sous le faux ciel étoilé. Hermione confia à Harry en rougissant qu'il en avait été de même pour elle lors de la cérémonie de répartition, deux semaines plus tôt. La vie pouvait reprendre son cours. --Message edité par nadja le 2005-09-01 12:43:22-- | |||
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| Dragoon Messages postés : 959 Désolée |
c'est bien écrit *_* |
| Nadja Messages postés : 623 |
C'est gentil ... Merci Dragoon. La suite arrive bientôt. | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
Personne n'est obligé cher Haris ! J'espère que ta force mentale te reviendra bientôt. | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
CHAPITRE 2 : de retour à Poudlard. - Non vraiment Harry il faut que tu y retournes ! - Dean ne s'est pas si mal débrouillé et il aurait peut-être attrapé le vif d'or si Malfoy n'avait pas cet éclair de feu ! - Pas si mal débrouillé ??? Il a lamentablement échoué oui ! Il contrôle tellement bien son balai qu'il est parti dans la mauvaise direction ! Même lui le reconnaît ! - Ron, laisse Harry tranquille. Ce n'est qu'un jeu après tout. Hermione pressa le bras du rouquin pour l'intimer au silence dans un sourire. Le trio se dirigeait vers les cachots pour un cours de potion. La veille avait eu lieu le deuxième match de Quiddich, Serpentard-Gryffondor, et les verts avaient remporté la victoire assez facilement. Ils rentrèrent dans la salle de classe et s'installèrent sur la table du fond. Lorsque les deux maisons se furent installées, Rogue commença son discours habituel. - Tout d'abord, je tiens à remercier Monsieur Dean pour sa grande incapacité au Quiddich, et à féliciter Monsieur Malfoy pour son adresse. Les Gryffondors lui lancèrent un regard noir tandis que les Serpentards acclamaient leur héros. Celui-ci semblait hésiter entre sourire franchement de fierté ou rougir de gêne. Il avait donc un petit sourire satisfait en coin et les joues légèrement rosées. Harry se surprit à lui trouver un air séduisant. Connaissant sa préférence pour les hommes plutôt que pour les filles, il détourna vite le regard avant de se laisser aller à penser trop de bêtises. Il n'avait aucune envie de fantasmer sur quiconque et encore moins sur Malfoy. A l'hôpital déjà, il avait dut se faire violence pour ne pas avouer à Ron qu'il le trouvait vraiment beau avec ses cheveux longs. Son ami l'aurait certainement regardé d'une façon différente après ça. De toute façon, ils s'étaient tous les deux coupés les cheveux en sortant. Le rouquin s'était fait une coupe assez courte, tandis que Harry avait souhaité gardé une certaine longueur. Sa cicatrice en devenait invisible, et cela lui convenait parfaitement. Rogue coupa ses rêveries en donnant les inscrïptions pour la potion du jour : le véritaserum. Potion célèbre et pratique pour laquelle de nombreuses lois avaient été écrites afin d'éviter des abus intempestifs. Le cour se passa bien jusqu'au moment où, bien sûr, le chaudron de Neville se mit à bouillonner étrangement. Rogue accouru alors et fit disparaître le précieux liquide avant que celui-ci ne soit éjecté à travers toute la salle. Quelques rires fusèrent alors que le professeur tentait de se contrôler. Peine perdue : il éclata sur le pauvre Neville recroquevillé derrière Seamus. - Je vais finir par croire que vous le faites exprès ! Personne ici n'a fait l'imbécile erreur de verser les gouttes de venin de vipères avant d'avoir ajouté les racines de Camomille ! Je comprends que votre cerveau ne soit pas suffisamment développé, mais vous pourriez au moins faire l'effort de lire les instructions ! Si c'était à vous que le ministère avait demandé de cette potion pour faire avouer aux Mangemorts leur culpabilité, un nouveau mage noir serait parmi nous et la guerre n'aurait servi à rien ! Le silence revint en maître sur ces dernières paroles. Neville était rouge de honte et Seamus essuyait discrètement leur table où les postillons du professeur avaient atterri. Un sanglot se fit entendre. Harry se tourna vers Ron. Malgré ses efforts pour les réprimer, quelques larmes roulaient sur les joues du rouquin qui regardait Rogue avec tristesse. Celui-ci annonça la fin du cours d'un air las avant de retourner s'asseoir à son bureau. Harry et Hermione tirèrent Ron hors de la salle en tentant de lui remonter le moral. Comme l'heure du dîner approchait, ils allèrent s'installer à leur table, dans la grande salle. - Je peux pas m'en empêcher, murmura faiblement Ron à ses deux amis. Quand j'entends parler de cette maudite guerre, je revois pleins d'images, comme Charlie. Il me manque. Il partit dans un nouveau sanglot. Hermione le prit dans ses bras et lui parla doucement. - C'est normal Ron. Il te faut plus de temps, c'est tout. Les autres Gryffondors arrivaient pour manger et amenèrent la conversation vers des sujets plus joyeux. Ginny vint s'asseoir à côté de son frère et lui serra les mains pour le réconforter. Petit à petit les voix montèrent dans la grande salle et le festin commença. Très vite, ceux qui étaient assis autour d'Harry revinrent sur le sujet qui occupait le plus la maison des Gryffondors en ce moment : l'attrapeur de leur équipe. Même Dean se mit de la partie pour supplier Harry de revenir sur le terrain. - Tu as bien vu comment j'ai joué ! lui disait-il entre deux gorgées de jus de citrouille. J'étais lamentable ! C'est vrai que j'aime bien ça, mais j'aimerais encore plus gagner ! - Dean est complètement nul, renchérissait Neville. Autant que moi en potion, rajouta-t-il d'une petite voix. - Oui ben quand même pas hein, maugréa Dean. - Si si, poursuivi Ron. Je suis sûr que Harry aurait pu battre Malfoy. Malfoy… Harry jeta un œil vers la table des Serpentards. Le jeune homme blond semblait en pleine conversation avec son voisin que Harry ne connaissait pas. Apparemment, c'était un première année. Il avait les mêmes cheveux blonds, presque blancs que Malfoy. Celui-ci porta son verre à la bouche et se faisant, il leva les yeux. Surpris, il croisa le regard de Potter qui détourna bien vite la tête. - Vous avez raison, annonça-t-il à ses amis. Je vais dire à Madame Bibine que je reprends mon poste. La salle raisonna tout à coup d'une rumeur joyeuse. Tous les Gryffondors scandaient "Potter, attrapeur !!" Bientôt les trois autres maisons étaient au courant que la coupe de Quiddich allait être plus difficile à obtenir que prévu. Ron et Seamus s'étaient lancés dans un calcul savant et en déduisirent que si leur maison gagnait le prochain match contre Serdaigle, et que Poufsoufle perdait face à Serpentard, ils pourraient avoir leur revanche sur Serpentard en finale. C'est ce qu'espérait Harry, et c'est pour cela qu'il avait changé d'avis. Alors qu'il reprenait une troisième fois du dessert, il se senti légèrement bousculé dans le dos. En se retournant, il vit que Malfoy se tenait là, juste derrière lui. - Qu'est-ce que tu fous, Malfoy ? - Je voulais simplement demander à Weasley pourquoi il pleurait en potion, répondit le Serpentard d'un air savamment recherché, entre l'intérêt et l'ennui total. - Ça te regarde pas, répondit Ron. Et d'abord je pleurais pas ! - Oh si tu pleurais, répliqua Malfoy, très calme. Mais j'espère que ça va s'arranger car Potter va avoir besoin d'un soutien solide pour le Quidditch. Pas d'une serpillière trempée. A ces mots, Harry écarta sa chaise et ce faisant repoussa Malfoy. - Dégage, lui dit-il. On n'a pas besoin de quelqu'un comme toi ici. - Quelqu'un comme moi ? Et je suis comment ? ricana Malfoy. - Désagréable, siffla Harry. Tu ne sais pas aligner deux mots sans dire une méchanceté. - Si, je sais très bien le faire, répliqua Drago, visiblement contrarié. Seulement je ne le fais qu'avec ceux pour qui la gentillesse est réciproque. Sans laisser le temps à Harry de répondre, il s'éloigna à grands pas. Hermione regarda Harry d'un air mécontent. - Quoi ? lui fit celui-ci. - Dumbledore nous a dit de lui parler quand il viendrait nous voir. C'est pas vraiment une réussite là. - Ben attends, j'allais quand même pas le laisser insulter Ron ! - Ce n'est pas Malfoy qui a commencé. - Hein ? s'exclama le rouquin. Ça va être de ma faute maintenant ! - Je te rappelle qu'il venait juste te demander pourquoi tu pleurais, répondit calmement la jeune fille. - Et ça ne le regarde vraiment pas ! Je n'ai aucune envie de lui en parler ! - Et ben voilà. C'est plus gentil ça. Tu aurais plutôt dû lui dire que tu n'avais pas envie d'en parler. Plus tard peut-être. - Plus tard ?? se récria Ron en se levant. Jamais ! Je ne parlerais jamais à Malfoy ! Sur ce il s'éloigna à son tour en colère vers la salle communes des Gryffondors. Hermione souffla en le regardant et se remit à manger. Harry la regarda un instant se demandant si au fond, elle n'avait pas raison. | |||
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| coucinet Messages postés : 65 |
Nadja, j'aime beaucoup ton slash Il est vraiment bien. Et il me fait marrer le pauv' Ron Continue J'attends la suite avec impatience | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
C'est gentil, merci. Moi j'aime beaucoup ton pseudo. | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
SUITE ET FIN DU DEUXIEME CHAPITRE. Le lendemain matin, Harry constata avec soulagement que la querelle de la veille était oublié. Hermione tartinait généreusement des tranches de pains grillés de marmelade d'orange et les tendait ensuite à Ron. Celui-ci la remerciait d'un regard avant de les engloutir sous le regard attendri de la jeune fille. Cette scène presque amoureuse faisait pouffer de rire Ginny qui jetait des regards noyés de moquerie vers son frère. Comme s'était samedi, le trio décida de profiter de leur après-midi pour aller voir Hagrid. Ils s'y rendirent donc après leurs cours du matin. Le soleil inondait la pelouse et faisait miroiter l'eau du lac. Pourtant un petit vent froid parvenait à faire regretter ses cheveux longs à Ron. - Au moins ils me protégeaient les oreilles ! Tu as eu bien raison de les garder un peu plus longs Harry. Hagrid fut enchanté de les revoir. Il les entraîna très vite dans le jardin pour leur montrer sa dernière trouvaille. - Un grabulon ! s'exclama-t-il en dévoilant aux trois amis un aquarium d'un mètre cube. C'est un animal très frileux et c'est pour ça qu'il a des poils aussi longs. Je l'ai trouvé échoué sur les rives du lac. Je le relâcherai quand il sera plus en forme. Ronald observait avec dégoût cette chose pas plus grosse qu'un chat qui flottait à mis hauteur de l'aquarium. Le grabulon avait quatre bouts de pattes palmées qui retombaient sous son corps rond. Ses poils flottaient tout autour de lui au rythme de ses mouvements. Son museau était assez fin et légèrement aplati au bout. Le plus beau étaient ses yeux d'un bleu profond qui semblaient rempli de bonté. - Il a l'air gentil, dit Hermione attendrie. - C'est adorable ! s'exclama Hagrid. Ça ne mange que des algues et ils sont très généreux. Ils cherchent toujours à aider les autres poissons, même si ceux-ci peuvent n'en faire qu'une bouchée. Et surtout ils s'attachent très facilement. J'ai d'ailleurs un peu peur de le garder trop longtemps ici. Il risque de ne pas vouloir repartir. - Oh ce n'est pas un risque qui vous déplairait tant, n'est-ce pas Hagrid ? plaisanta Harry. Ça vous ferait un charmant petit animal de compagnie ! - Oh ce n'est pas à moi que je pensais ! Moi j'ai tout fait pour ne pas trop m'y attacher justement, sachant qu'il faudra bien le relâcher. C'est Drago Malfoy qui lui plaît. Il faut dire qu'il vient le voir tous les jours, plusieurs fois même. Il lui a même donné un nom : Thècle. - Mais comment Drago a-t-il su que vous l'aviez trouvé ? demanda Hermione. - Tu l'appelles Drago maintenant ? s'énerva Ron. - Oh ça suffit Ron, ne recommence pas ! lança la jeune fille. - Hermione a raison Ron, dit Hagrid. Drago Malfoy a bien changé pendant la guerre. Harry jeta un œil à Ron, mais ses tristes souvenirs ne semblaient pas l'avoir envahi car il gardait un visage fermé de colère. - Il est venu me voir quand je suis rentré à Poudlard pour avoir de mes nouvelles, poursuivit le garde chasse. Du coup je lui ai dit qu'il pouvait revenir de temps en temps. C'est comme ça qu'il a rencontré Thècle. Il lui donne à manger et s'occupe bien de lui. Je ne sais pas si sa tante acceptera qu'il le ramène chez elle, ajouta-t-il dans un sourire. - Quand est-il parti vivre chez elle ? demanda Harry. - Si tu veux le savoir va lui parler. Je pense qu'il en a besoin, et ce n'est pas à moi qu'il se confiera. Vous devriez essayer une trêve avec lui. - C'est ce que nous dit aussi Dumbledore, affirma Hermione dans un sourire. - Et il a raison, comme d'habitude, plaisanta Hagrid. Le grabulon fit quelques tours sur lui-même avant d'aller lentement se déposer au fond de l'aquarium pour dormir. --Message edité par Nadja le 2005-09-10 09:21:45-- | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
CHAPITRE 4 : les vacances de Noël. Le froid était plus présent et pénétrait dans le château à la moindre occasion offerte par une porte ou une fenêtre négligemment ouverte. Bientôt, la première neige vint recouvrir le terrain de Quiddich et les toits de Poudlard. Le travail se faisait au ralenti et les visites à Pré-au-Lard plus nombreuses. Harry était retourné voir Thècle et Hagrid plusieurs fois avec Hermione et Ron, mais jamais seul. Malfoy était souvent là lors de ces visites, mais il ne s'était plus baigner dans l'aquarium. Harry se demandait si c'était à cause du froid ou par peur de se laisser à nouveau surprendre en petite tenue. Enfin, le départ pour les vacances de Noël arriva, dessinant sur les visages euphoriques des sourires joyeux. Les parents d'Hermione avaient accepté l'invitation des Weasley, et les deux familles allaient donc passer les fêtes réunies au Terrier. A plusieurs reprises, Harry avait cru soupçonner un début de flirt entre ses deux amis. Ginny avait fini par lui confier qu'elle avait un jour trouvé une lettre d'amour de Ron sous l'oreiller d'Hermione. Harry se senti exclu de ne pas avoir été mis au courant, mais il s'est vite rendu compte que personne d'autre que Ginny et lui n'était au courant. Peut-être que Ron et Hermione ne voulaient pas le dévoiler tout de suite. Il fit alors celui qui ne savait rien, comme Ginny le lui conseilla. Quelques jours plus tôt, le jeune homme avait sauté de joie lorsque Dumbledore avait accepté qu'il passe ses vacances dans la maison de son parain. - C'est un peu la tienne maintenant, lui avait dit le vieux directeur dans un sourire triste en lui donnant les clefs. Plus tard, Ron et Hermione avaient protesté. - Mais tu ne vas pas rester tout seul !! Viens avec nous !! Le Terrier est suffisamment grand. - Déjà, répliqua Harry, je crois que j'ai besoin d'être un peu seul. Et ensuite, Lupin m'a dit qu'il viendrait me voir régulièrement. Et j'espère bien que vous aussi vous viendrez me voir. - Ben oui, c'est évident. Si tu ne viens pas à nous, nous viendrons à toi, dit Hermione en souriant. Au moins pour te donner tes cadeaux, ajouta-t-elle un sourire en coin. Un peu plus tard, le Poudlard Express s'éloignait de l'école en crachant de la fumée blanche sous la pluie. Le trio discutait joyeusement lorsque la porte de leur compartiment s'entrouvrit légèrement. Le petit espace permit de laisser le passage à un jeune garçon aux cheveux blonds. Ses yeux bleus très clairs fixèrent Harry et un sourire s'étala sur ses joues rondes. Il lui tendit un parchemin roulé. - Tiens, lui dit-il, c'est mon cousin qui te l'envoie. Il voudrait une réponse tout de suite. Sa voix était toute fluette et rajoutait encore de la douceur à son visage angélique. Harry prit la lettre et la déroula. Il lut attentivement avant de relever la tête vers Maxence Malfoy qui le regardait toujours très gentiment. - Dis lui que c'est d'accord, dit le brun en souriant. Le jeune garçon approfondit son sourire, salua Ron et Hermione de la tête et ressorti aussi discrètement qu'il était entré. Harry relu la lettre une deuxième fois avant de la ranger dans son sac. Ses deux amis le regardaient étrangement. - C'était qui ce nain ? demanda Ron. - Maxence Malfoy, répondit Harry en souriant. - Ah je me disais bien qu'il lui ressemblait beaucoup ! s'exclama Hermione. C'est son cousin alors ? - Oui. Le fils de la tante qui l'a recueilli. - Et qu'est-ce qu'il te veut le serpent ? grogna Ron en ignorant le regard noir de la jeune fille. - Il me demandait l'autorisation de venir me voir pendant les vacances à Grimmaurd. - C'est bien d'avoir dit oui Harry, affirma Hermione. - Tu parles !! s'exclama le rouquin. Mais il ne trouva rien d'autre à dire. Même lui avait reconnu que Malfoy avait changé, en bien. Il ne lui adressait toujours pas la parole directement, mais il ne disait plus rien quand ses amis le faisait. Il fixa son attention sur le paysage jusqu'à l'arrivée du train. Sur le quai, Remus Lupin attendait Harry avec impatience. Lorsque les adieux aux Weasley et aux Granger furent faits, il le prit par le bras et transplana avec lui directement au 12, square Grimmaurd. Harry alla déposer ses affaires dans une des chambres à l'étage pendant que le loup garou préparait un petit repas. Le Survivant promena son regard dans la pièce. Un grand lit tendu de rouge occupait la moitié de la place, et une vieille armoire en bois peint complétait l'ameublement. La salle de bain était au bout du couloir. En passant la main sur la rampe de l'escalier, Harry constata que la poussière n'avait pas dû être faite depuis la disparition de l'Ordre. Il descendit à la cuisine. - Alors tu vas la récupérer cette maison hein ? lui demanda aussitôt Remus en lui tendant un sandwich. - Il paraît, oui. Dumbledore avait l'air de dire que j'en héritais en quelque sorte. - C'est ce que Sirius aurait voulu, j'en suis sûr. Harry le regarda d'un air triste avant de lancer sur un ton plus joyeux : - Mais mes amis comme vous serez toujours les bien venus !! - C'est gentil. Je viendrai pendant ces vacances. Peut-être pas tous les jours, mais souvent. Mais dis moi, qu'est-ce que tu vas faire ? - Déjà, je vais suivre les conseils que Madame Weasley m'a donné à la gare : faire le ménage et redonner vie à chaque pièce à la façon Moldue, ça sera plus long. Ensuite, j'ai pas mal de devoirs. - Ça c'est un conseil d'Hermione, dit Remus en plaisantant. - Ben oui, et elle a raison. Et puis il faut que je finisse d'envelopper tous les cadeaux, et croyez-moi, y'a du boulot ! Les vacances commencèrent donc ainsi, calmement. Harry nettoyait les pièces une à une en chantonnant et recevait de la visite de temps en temps. Il alla également passer une journée au Terrier. Un matin, il décida de s'attaquer à la chambre qu'occupait Sirius. Jusque-là il l'avait évitée, mais les autres pièces étaient finies et il fallait bien se décider. Il mit un vieux jean, enfila un vieux T-shirt et rentra dans la pièce. Il commença par ouvrir les deux fenêtres pour aérer et se mit à l'ouvrage. Il entreprit de retirer le papier peint et de peindre les murs en blanc. Vers midi, il était toujours à la tâche lorsqu'on l'appela du salon. Il se releva, et tendit l'oreille, croyant avoir rêvé. - Potter !!! Non, on l'appelait bien. Il sortit de la pièce, descendit les escaliers en sautant les dernières marches et déboula dans le salon. Quelle ne fut pas sa surprise d'y trouver Drago Malfoy, planté dans la cheminée. - Ah ben t'es là ! J'commençais à croire que je m'étais tromper d'adresse, lui dit-il. - Tu comptes rester dans la cheminée ? répliqua Harry. Drago lui jeta un regard noir et sorti de l'antre grise. Il s'avança au milieu du salon et s'arrêta devant Harry. Après une brève hésitation, ils se serrèrent la main. - Euh… Je te fais visiter ? demanda un Potter hésitant. - D'accord. - Et ben alors tu vois la porte là c'est la cuisine, par là c'est la salle à manger, et là c'est l'entrée. En haut y'a trois chambres dont la mienne et une salle de bain. Harry bougeait les bras dans les directions indiquées. Mais ils n'avaient pas bougé du salon. Drago eut un rictus de moquerie face à cette visite expédiée, mais se retint avant d'éclater de rire. - Ah ouais, ben ça a l'air chouette dis donc. Tu me montres ta chambre ? J'imagine que tu la peinte en rouge et orange avec marqué Gryffondor au plafond ? Harry sourit et lui tira la langue avant de monter les marches devant Malfoy. Celui-ci ne put s'empêcher de remarquer à quel point la hanche de Potter était fine et bien dessinée sous le jean et qu'elle tanguait joliment sous ses yeux. En entrant dans la pièce, Drago se dirigea vers la fenêtre pour admirer la vue sur la rue Moldue puis se tourna vers Harry. Celui-ci enlevait son T-shirt. Malfoy pu admirer le léger creux qui descendait tout le long de la colonne vertébrale dans le dos et plus loin encore dans le jean. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et lança, presque effrayé : - Mais, qu'est-ce que tu fous Potter ?!? - Hein ? Ben tu vois là j'enfile un T-shirt propre parce que l'autre me sert pour le ménage, mais comme t'es là, je me change. Drago failli faire remarquer que quand il était là il pouvait tout aussi bien rester torse nu, mais il se retint, le souffle coupé cette fois-ci par le ventre qui s'offrait à ses yeux. Harry s'était retourné pour lui parler et avait présentement son T-shirt propre sur la tête. Avant qu'il ne le fasse descendre complètement, le Serpentard eut le temps d'admirer la peau tendre et bronzée du Survivant. - T'as pris du muscle on dirait, ne put-il s'empêcher de dire d'une voix rauque. - Disons que c'est l'unique avantage de s'entraîner pour combattre à la guerre avec Dumbledore. Harry regretta aussitôt sa réponse en voyant le blond s'asseoir sur son lit, les yeux et les joues rougis par la douleur qui sortait par murmure de sa bouche. - Oh pardon Malfoy !! Je.. J'ai oublié que tu étais comme Ron et... - Je ne suis pas comme lui ! cria Drago en gémissant. Lui il arrive à pleurer !! Tu peux pas savoir à quel point je regrette de ne pas être comme lui sur ce point. Après deux secondes de réflexion intense, Harry se jeta sur lui et lui administra une claque monumentale qui fit basculer le Serpentard sur le lit. - NAN MAIS ÇA VA PAS !!! cria-t-il en se redressant sur un coude. Qu'est-ce qui te prend là ? Il allait continuer à engueuler Harry lorsqu'il sentit que la joue frappée qu'il frottait devenait humide. Il pleurait… Il regarda Potter qui n'avait pas bougé depuis son action et se mit à pleurer franchement en agrippant l'oreiller. Harry eut un sourire victorieux, puis il se pencha vers son lit et fini par s'allonger derrière Drago. Il l'entoura de ses bras et lui parla de la guerre. Ceux qui étaient morts, ceux qui étaient toujours à l'hôpital. Il parla de Lucius Malfoy et de la façon dont il était mort, sous ses yeux. Il parla de Voldemort et des Mangemorts qu'il avait tué avec Ron et Hermione. Il lui chuchotait ainsi toutes les pires horreurs dans le creux de l'oreille. Les larmes de Drago ne s'arrêtaient plus, mais au fur et à mesure que Harry parlait, elles devenaient moins intenses, moins douloureuses. Finalement, Harry lui parla de sa mère, telle qu'il la connaissait. Il la décrivit comme il l'avait vu le jour de la finale de Quidditch en quatrième année. Il ne savait pas comment elle était morte, mais comprit que c'était là le sujet le plus douloureux pour Drago. Il resserra son étreinte et posa ses lèvres dans la nuque de Malfoy. Ils restèrent ainsi un long moment, bien après que Drago ait cessé de pleurer. La nuit commençait à remplir la pièce. - Merci, murmura Malfoy. La prochaine fois essaie juste de trouver un autre moyen. Dans son dos, Harry sourit et se redressa pour voir le visage de son nouvel ami. La peau blanche de celui-ci était striée de fines marques dues aux larmes séchées. Ses yeux étaient encore légèrement irrités, mais une lumière s'y était allumée. Malgré l'obscurité de plus en plus profonde de la pièce, cette étincelle brillait de reconnaissance. Harry ne put s'empêcher de sourire davantage. Malfoy lui rendit son sourire et ferma les yeux de bien être. Cette réaction décida Harry. Il se pencha et frôla les lèvres de Drago avec les siennes tout en amenant sa main caresser les cheveux du blond. D'abord surpris, celui-ci rouvrit les yeux et les referma aussitôt en approfondissant le baiser. La langue de Harry n'eut pas à beaucoup forcer pour rejoindre celle de Drago. Le temps sembla se suspendre jusqu'à ce que la main de Malfoy se pose sur le torse de Harry et le repousse légèrement. - Il faut que je rentre, murmura-t-il contre la joue du Gryffondor. Celui-ci acquiesça et se mit de côté pour dégager Drago qui se leva, sortit de la chambre et descendit vers le salon. Depuis le lit où il était rester, Harry l'entendit crier sa destination qu'il ne comprit pas. Il se rallongea confortablement et finit par s'endormir, le ventre vide. | |||
| *Le pardon est à la grandeur d'âme ce que la carpette en rafia des Cévennes est au tapis persan* Pierre Dac |
| coucinet Messages postés : 65 |
C'est bien Nadja mais je trouve que le changement de Draco s'est fait un peu trop vite. C'est sur qu'après la guerre on réfléchit mais il n'en reste pas moins pudique dans ses sentiments. Il fallait plutot joué sur ça, Harry découvre tout sur la nouvelle personnalité de Draco et finit même par l'apprécier contre son gré. Et le truc sur les mauvais souvenirs de guerre fallait t'en servir pour surprendre Harry et le convaincre pour une trève. Bon voilà je crois que c'est fini pour les conseils J'espère qu'ils te serviront | |||
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| Nadja Messages postés : 623 |
loll C'est gentil merci ! | |||
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| liluto Messages postés : 2655 "Even Heaven is Hell without You" Jeff Thomas ![]() |
T'as tué Tonks ![]() J'aime bien les réations de Ron à propos de la guerre. C'est zarb' ms c'et tjs lui qui aime pas Draco ds les fics ![]() Ha ouais c'etait tordant qd ttu dis que Harry se trainait à 4 pattes pr aller au toilette ça etait rapide pr draco/Harry, déjà le premier baiser J'aime bien les moments avt les baisers, je suis pê sadique ![]() Voilà j'espere qu'il y aura bientôt une suite ![]() | |||
![]() Ava by Oddlitlebunny |
| Nadja Messages postés : 623 |
lol T'es gentille. Mais en fait y'a une suite mais je l'aime pas du tout du tout. lol Déjà le début... | |||
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