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| Auteur : | Sujet: Purgatoire ... (voir rubrique mode d'emploi) | Bas |
| elisseievna |
en complément de réponse à Shai et d'autres : Tout enfant juif entend tous les ans dès qu’il est en âge de parler qu’il doit veiller aux étrangers car les hébreux ont été étrangers en terre étrangere. Tout enfant juif apprend à refuser la xenophobie, au meme âge ou il apprend à parler. C’est la soiree du Seder, c’est le récit de la sortie d’Egypte, le b-a-ba de la culture juive. extraits de la bible : L'Exode 12:49 La meme loi existera pour l'indigene comme pour l'etranger en sejour au milieu de vous. L'Exode 22:21 Tu ne maltraiteras point l'etranger, et tu ne l'opprimeras point ; car vous avez ete etrangers dans le pays d'egypte. L'Exode 23:9 Tu n'opprimeras point l'etranger ; vous savez ce qu'eprouve l'etranger, car vous avez ete etrangers dans le pays d'egypte. Le Lévitique 19:33 Si un etranger vient sejourner avec vous dans votre pays, vous ne l'opprimerez point. Le Lévitique 19:34 Vous traiterez l'etranger en sejour parmi vous comme un indigene du milieu de vous ; vous l'aimerez comme vous-memes, car vous avez ete etrangers dans le pays d'egypte. Je suis l'eternel, votre Dieu. Le Lévitique 24:22 Vous aurez la meme loi, l'etranger comme l'indigene ; car je suis l'eternel, votre Dieu. Le Lévitique 25:35 Si ton frere devient pauvre, et que sa main flechisse pres de toi, tu le soutiendras ; tu feras de meme pour celui qui est etranger et qui demeure dans le pays, afin qu'il vive avec toi. Les Proverbes 24:17 Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi, Et que ton coeur ne soit pas dans l'allégresse quand il chancelle, Les Proverbes 25:21 Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; S'il a soif, donne-lui de l'eau à boire. Les Proverbes 16:7 Quand l'Éternel approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. |
| elisseievna |
Mes informations sur l'endoctrinement des enfants (voir precedents articles dans ce sujet et dans la revue de presse sur les integrismes), enfin reprises par un quotidien national "le Figaro" : Ivan Rioufol mentionne l'article paru sur un site web islamiste, (que j'avais copié dans la revue de presse sur ce forum), dans son article .http://www.lefigaro.fr/debats/20050722.FIG0195.html?071240 L'enseignement de la haine des régimes totalitaires passe toujours d'abord par les ENFANTS, avec des consignes données entre autres aux mères ! _________________________________ voici l'appel à enseigner la "haine de la civilisation occidentale" et l'incompatibilité de ses regles avec la "loi religieuse", aux enfants __________ http://63.175.194.25/index.php?ln=fre&ds=qa&lv=browse&QR=70256&dgn=4 Question : Femme musulmane, je vis avec mon mari dans un pays étranger où nous cherchons un gagne pain. J’espère que vous m’indiquerez les règles et les prescrïptions que la femme musulmane expatriée doit observer, compte tenu de l’importance du nombre des musulmanes vivant à l’étranger. Réponse : Louanges à Allah 1/ Votre premier devoir consiste à quitter la terre mécréante car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a désavoué celui qui réside au sein des polythéistes. C’est pourquoi il est interdit (au musulman) de résider chez les mécréants. Ceci s’applique à vous d’autant plus que vous n’êtes là que pour travailler. Ce qui ne fait pas partie des excuses légales qui justifieraient votre séjour. Voir les questions n° 13363 et 27211 relatives à l’interdiction de séjourner dans les pays des mécréants et les conditions qui régissent les cas exceptionnels. 2/ Choisissez parmi les pays musulmans celui où on est plus à même de mener une vie de décence et de droiture religieuse. Car il est bien connu qu'il y a une différence entre les pays musulmans sous ce regard. Vous ne pouvez pas résider dans tous les pays (musulmans) car cela dépend malheureusement de votre propre nationalité et des lois du pays d’accueil. 3/ Au cas où vous ne quitterez pas les pays mécréants, imposez-vous la crainte d’Allah Très Haut et l’observance de Ses ordres dans toutes vos affaires. Il faut tout d’abord veiller à empêcher vos familles de se dissoudre dans les sociétés d’accueil. Veuillez à donner à vos enfants une éducation islamique, Rattachez-les à l’histoire de l’Islam et apprenez-leur les dispositions légales et consolidez leur connaissance de l’arabe. 4/ Les habitations des familles musulmanes doivent être loin des lieux de débauche ; les familles musulmanes conservatrices doivent se regrouper pour pouvoir se soutenir mutuellement et s’entraider pour obéir à Allah Très Haut et contribuer collectivement à la bonne éducation au bénéfice de tous . 5/ Il vous est interdit de faire preuve du laissez aller dans votre attitude envers les relations que vos enfants entretiennent avec ceux des mécréants. Il ne vous est pas permis de les laisser regarder des programmes et films dégradés et destructeurs pour les bonnes mœurs. Il faut aussi surveiller leurs lectures pour empêcher un égarement intellectuel ou religieux. 6/ Vous devriez aménager un temps fut-il court pendant lequel vous vous rencontrez pour vous enquérir des problèmes qui se posent à la communauté afin de leur trouver des solutions avant qu’ils ne soit trop tard. 7/ Vous devriez bien choisir les familles que vous fréquentez pour éviter toute influence négative sur vos propres familles de nature à vous faire perdre les efforts que vous avez faits pour bien orienter et éduquer (vos enfants). 8/ Vous devriez inculquer (à vos enfants) la haine pour la civilisation occidentale et les informer de ce en quoi elle est contraire aux lois (religieuses) et à la nature saine en donnant des exemples et en les rattachant à la civilisation islamique et à ses mœurs et en attirant leur attention sur le fait que leur séjour dans les pays d’accueil ne durera pas (éternellement). 9/ Faites en sorte de fréquenter le territoire sacré de La Mecque ; venez-y en pèlerinage chaque année. Faites la umra plusieurs fois dans l’année, si vous le pouvez, dans le but de renforcer votre foi et de rattacher les cœurs de vos enfants à l’Islam et aux musulmans. Malheureusement, nous constatons une claire négligence chez les communautés musulmanes à cet égard. 10/ Constituez une bibliothèque islamique munie d’ouvrages, de cassettes, de CD islamiques pour rattacher les membres de vos familles à leur religion et pour faciliter leur connaissance des dispositions légales et pour barrer la route à l’égarement qui contribue à les maintenir dans l’ignorance. Combien il serait bon si vous receviez les émissions de la chaîne satellitaire al-Madjad, car elle diffuse des éléments scientifiques utiles débarrassées d’une présence féminine (suspecte) et de la musique. Il faut encore les rattacher aux sites Internet utiles. En réalité, il y a beaucoup de conseils à donner. Leur importance numérique est fonction de ce que l’habitat des mécréants véhicule en fait de facteurs d’égarement et de débauche. Facteurs touchant les différents aspects de la vie et nécessitant chacun conseils et orientations. Mais ce que nous avons dit au début résume beaucoup de conseils, à savoir il faut quitter la terre des mécréants pour s’installer dans un pays musulman. Celui qui persiste à résider dans ces pays (de mécréants) doit savoir qu’Allah l’interrogera au sujet de sa famille au jour de la Résurrection. Qu’il prépare une réponse. Nous demandons à Allah de faciliter votre sortie de ces pays et de vous raffermir dans l’Islam, de vous guider et de vous assister et d’améliorer l’état de votre progéniture et de faire de vous de prédicateurs pour l’Islam. Nous espérons que vous vous référiez à la question n° 4237 qui contient davantage d’explication concernant la sauvegarde des enfants et de leurs pensées en milieux occidentaux. Allah est le garant de l’assistance. Islam Q&A (www.islam-qa.com) |
| elisseievna |
Plus d'un an apres leur parution sur le net ( voir site de l'UPJF), apres un article non edité par le Figaro, un magazine reprend mes informations sur " la voie du petit musulman" et " la voie du musulman" Valeurs actuelles : cf mon article sur : http://www.c-e-r-f.org/voile/voilebebesguerriers.htm |
| elisseievna |
mon article tel que presente par l'UPJF : http://www.upjf.org/terrorisme/article-7577-117-2-enseignement-islamique-haine-en-france-elisseievna.html Terrorisme Un enseignement islamique de la haine en France, Elisseievna Imprimer Envoyer à un ami Celles et ceux qui nous lisent savent avec quelle énergie nous avons combattu, avec d’autres, l’enseignement de la haine dispensé par les manuels scolaires palestiniens. On se souvient sans doute également du courageux combat du député européen F. Zimeray – pour obliger l’Union européenne a conditionner l’aide dont bénéficie l’Autorité Palestinienne à l’abolition de ce phénomène mortifère. Mais qui sait qu’un enseignement identique, majoritairement antisémite, est dispensé, en France même, par voie de livres et de cassettes, à une jeunesse musulmane, déjà violemment conditionnée par "l’exportation" du conflit palestino-israélien et son acclimatation comme vecteur de haine antijuive, anti-américaine, voire anti-occidentale ? Et si la chose est sue, quelles mesures sont prises pour y mettre bon ordre ? La lecture du rapport qui suit en effarera plus d’un(e). Personnellement, je l’avoue, j’en ignorais tout, ou presque. Certes, j’avais, comme beaucoup, entendu parler de cassettes qui circulaient dans les mosquées et dans les quartiers à forte concentration de populations issues de l’immigration africaine et maghrébine, mais je n’avais aucune idée de leur teneur. Le contenu de ce rapport m’a paru crédible, bien que je n’aie pas eu la possibilité de prendre connaissance des documents livresques et audio du matériau compilé dans l’enquête de la correspondante qui nous a adressé ce rapport. Je fais donc appel à tous ceux et celles qui pourraient corroborer – ou au contraire – démentir ces propos effarants – afin qu’ils nous adressent des documents irréfutables, de nature à étayer leurs affirmations sans l’ombre d’un doute. De notre côté, nous prenons contact avec l’auteur de ce rapport pour obtenir plus de précisions. Dans ces circonstances, on voudra bien comprendre la prudence qui nous pousse à interdire, pour l’instant, toute reproduction, sur site ou sur forum, de tout ou partie du matériau ci-dessous, qui fait d’ailleurs l’objet d’un copyright d’upjf.org. Menahem Macina. Les titres et les sous-titres de cet article sont de la Rédaction d'upjf.org. Titre original de l'auteur : "L'enseignement aux jeunes musulmans en France de la haine antisémite et de la 'lutte au nom de la seule religion'" L’enseignement dispensé aux jeunes musulmans, en France. De la haine antisémite et de la lutte au nom de la seule religion Voir aussi, du même auteur, "Réponse aux articles de Dounia Bouzar". Et "Un Islam sans haine raconté aux enfants". Une idéologie dangereuse pour la démocratie, pour la paix civile, et pour les juifs est en ce moment inculquée à nombre de jeunes musulmans en France. Le plus grave, est de voir que l’auteur d’un de ces discours est encensé par... Dounia Bouzar, fonctionnaire de la Protection judiciaire de la Jeunesse, au Ministère de la Justice (1), et membre du conseil français du culte musulman. I - Pour les adolescents Dounia Bouzar a consacré un livre (2) à l’éloge du travail de deux "prédicateurs" musulmans auprès des jeunes issus de l’immigration : Tariq Ramadan et Hassan Iquioussen. La thèse qui ressort de cet ouvrage, est que les seuls travailleurs sociaux pouvant faire œuvre utile auprès de ces jeunes, sont ces "prédicateurs", enseignant l’Islam (3). Elle parle de la vaste diffusion de leurs conférences par des cassettes, publiées aux Editions Tawhid (4). La mini-cassette de Hassan Iquioussen, intitulée "La Palestine, histoire d’une injustice", relève de l’incitation à la haine raciale la plus caractéristique (pour ce qui est du discours explicite), et va jusqu’à l’incitation au génocide (selon notre interprétation, pour ce qui est du message implicite). Que Dounia Bouzar connaisse cette cassette ou non, étant donné les liens entre Ramadan, Frères musulmans et Hamas, et l’antisémitisme actuel des jeunes en France, il parait totalement irresponsable d’encenser à ce point Ramadan et Iquioussen, sans mentionner les réserves qui s’imposent à propos de leurs discours sur la Palestine. Hassan Iquioussen fait l’historique du conflit israélo-arabe en remontant à la bible. Il s’adresse à des jeunes : "Au Liban, je ne sais pas si vous étiez nés à l’époque, le massacre de Sabra et Chatila (1982), pendant un mois, à l’arme blanche, toute une population" (5). A travers cet historique, c’est un véritable discours génocidaire qui est tenu. Le message principal est que les juifs, mauvais par nature, ont toujours voulu détruire les musulmans, et qu’il faut que les jeunes le sachent pour éviter "le pire" à venir. Ce message est typique des appels génocidaires implicites : "Ils veulent vous tuer, alors, Tuez les, avant qu’ils ne vous tuent". Iquioussen dit, certes, explicitement que le musulman ne doit pas tuer ("Les chrétiens vont maltraiter les juifs : pourquoi ? Parce que les juifs ont tué leur dieu ; nous, on condamne ce que les chrétiens ont fait aux juifs, on n’a pas le droit de tuer".) ; mais tout son discours indique qu’un musulman tuant un juif ne ferait qu’user de son droit à la légitime défense. Sur un plan plus général, c’est un véritable message d’encouragement à la guerre sainte économique et politique, qui parait ici, - transmis aux jeunes "insidieusement" (c’est à dire non pas explicitement, mais par l’affirmation benoîte d’opinions qui se sont avérées, dans l’histoire, extrêmement meurtrières, sans que soient donné en même temps l’enseignement permettant de parer à leurs dangers). Hassan Iquioussen émet un certain nombre d’affirmations, qui dévoilent son idéologie : Une seule religion : Dans cette cassette, il affirme, sans rire (7), à son public que : "L’islam étant la seule religion, Abraham, Salomon, David, les juifs du temps de Moïse étaient musulmans". En faveur des Frères Musulmans, dont le Hamas, et pour la libération de la "terre sainte" Palestinienne : Il fait l’éloge de Hassan-el-Bannah, fondateur des Frères Musulmans, grand-père de Tariq et Hani Ramadan, et du mouvement du Hamas, fondé par Cheikh Yassine, car "Le seul obstacle au sionisme c’étaient les vrais musulmans, qui combattaient pour une cause juste", cette juste cause étant la libération de la terre d’islam qu’est la Palestine : "La guerre des pierres a pour origine les mosquées, pendant 20, 30 ans, on a éduqué les gens, on leur a appris que la Palestine est une terre sainte, la Mosquée d’al-Quds est sainte" (8), ]"Arafat est un traître, un pétainiste, et un collabo parce qu’il a signé Oslo et cédé des territoires palestiniens", de même : "Nasser est le traître des traîtres, Sadate est un agent des services secrets américains". Pour les méthodes du Hamas : Iquioussen précise : "Le Hamas est créé, ce sont des gens qui vont au bout : c’est soit la mort et le paradis, soit la victoire, des gens qui disent ’vas-y, tire, vise bien, parce que moi je ne te raterai pas". Pour lui : "le Hamas a arrêté l’Intifada face à la répression d’Arafat, pour que les gens reprennent leurs esprits, cela ne veut pas dire que le Hamas n’a pas continué à agir, le Hamas agit efficacement." A propos de l’utilisation du "talon d’Achille" du pétrole par l’Arabie Saoudite : Il encense aussi le roi Fayçal d’Arabie : "Il n’y a qu’un seul qui a bien réagi : Faycal d’Arabie, il ferme les robinets du pétrole qui est le talon d’Achille [des Occidentaux]." Nous estimons qu’un message extrêmement dangereux pour la démocratie est ici donné aux jeunes (selon notre interprétation, et non littéralement) : La seule religion est l’islam, dit le conférencier. L’intolérance religieuse la pire est ici inculquée aux jeunes. La Palestine est une terre sainte, dit le conférencier. Les jeunes sont ainsi accoutumés, à travers l’exemple galvanisant de la "Palestine", à la mobilisation en faveur de territoires dits "saints", c’est à dire de toute terre "musulmane" (9). Les méthodes du Hamas sont justifiées. C’est-à-dire l’assassinat de civils, visant particulièrement les enfants et les adolescents juifs. Le chantage au pétrole est vanté. Autrement dit, le message sous-jacent, perceptible à travers ce qui est explicitement dit, est l’encouragement à la lutte contre les non-Musulmans : Cette lutte est présentée comme juste (pour la seule religion). Cette lutte est présentée comme gagnable. La puissance donnée aux musulmans par le pétrole, l’existence du "talon Achille" de ceux qui empiètent sur la terre "sainte" est souligné. Les jeunes sont ainsi poussés à la combativité. On les encourage en leur montrant leur force. On remarquera la manière insidieuse et hypocrite dont elle leur est suggérée. On remarquera aussi que ce discours est composé de manière à permettre à ceux qui ne veulent pas en voir l’agressivité, de se la dissimuler. "Il n’y a qu’une seule religion", cela semble être l’innocente affirmation de celui qui croit à la vérité de sa religion. Mais si les autres religions ne sont pas des religions, elles ne méritent aucune tolérance ; plus exactement, le problème de la tolérance religieuse ne se pose pas envers les autres religions : elles ne peuvent pas exiger d’être tolérées, puisqu’elles n’existent pas... S’il n’y a qu’une seule religion, le problème de la tolérance religieuse ne se pose qu’à propos de l’islam, seule l’intolérance envers l’islam est une atteinte à une religion. La malhonnêteté est ici dans l’affectation d’ignorer que d’autres croient également à la vérité de leur religion ; autrement dit, dans le fait d’éluder la question de la tolérance religieuse, telle qu’elle se pose historiquement (sur les plans politique et philosophique). Il est clair, ici, que le conférencier table sur le manque de connaissances historiques de son jeune public. Mais ce procédé permet aussi aux adultes cultivés qui refusent de voir l’islamisme tel qu’il est, de se dissimuler cette réalité : ils peuvent se dire, en effet, qu’aucun appel à l’intolérance religieuse n’est explicitement exprimée dans ces textes... S’il n’y a qu’une seule religion, il n’est même pas utile de la qualifier de "vraie" : ainsi, le conférencier ne s’expose pas au reproche d’avoir qualifié les autres religions de "fausses", alors qu’il transmet un message bien plus dévalorisant pour les autres religions en disant qu’elles ne méritent même pas le titre de religion. Sur les juifs, le discours d’Iquioussen est le suivant (après recomposition par thèmes) : Les juifs seraient mauvais par nature : "Les juifs sont ’une engeance de vipères’, dit Jésus : cela signifie une race de vipères" - "Ils ne respectent rien" - "Les juifs endorment les gens en trichant et en mentant, c’est dans leur nature". Les juifs n’auraient pas de terre et pas d’histoire: "La mosquée d’Al Aqsa a été construite par des anges, le Temple de Salomon n’a jamais existé, les juifs n’ont pas de lieux saints mais ils ont l’art d’inventer des lieux saints pour justifier leur colonisation". Ils n’ont pas non plus d’histoire, puisque Abraham, Salomon, David, leur royaume, Jérusalem... étaient musulmans. C’est à cause de leur malignité que les descendants de Jacob ne seraient plus musulmans : "Les juifs sont un peuple rebelle, ingrat envers Dieu, qui a eu beaucoup de prophètes parce qu’il nécessite d’être rappelé à l’ordre 24 heures sur 24, un ’peuple à la nuque raide’, dit Jésus"- "Ils n’avaient jamais de scrupules à tuer des prophètes, un jour ils ont tué 70 prophètes" - "Ils refusent de reconnaître Mahomet comme le prophète, par racisme : parce qu’il est Arabe". Les juifs seraient exploiteurs, racistes, vivant par choix en ghetto, et donc responsables de la haine envers eux et des pogroms : - "Les Perses, les Romains, les chrétiens ont tué beaucoup de juifs, parce que ce sont des gens qui vivent entre eux, qui considèrent les autres comme des moutons qui doivent être à leur service, des esclaves, ils ne côtoient les autres que pour pratiquer l’usure, ils ont toujours pratiqué l’usure" - "Dans la religion juive il y a une théorie qui dit que les juifs sont le peuple élu et que les autres peuples sont là pour les servir, les autres sont des animaux".- "[Ils disent que] la Palestine est ’une terre sans peuple’, car nous ne sommes pas des humains, pour eux, les Arabes sont des animaux". Autre curieuse explication des persécutions envers les juifs : "Hassan al Bannah publie un livre montrant les violences des Anglais en Egypte, dont une photo montrant des musulmans attachés par le sexe, et les Egyptiens vont se révolter en attaquant les magasins juifs". Un massacre futur de juifs est d’avance justifié : "A la fin des temps Jésus reviendra, il y aura l’antéchrist, qui sera le messie des juifs, Jésus et le prophète combattront l’antéchrist et le tueront ainsi que 70.000 juifs". Les sionistes seraient impérialistes, les sionistes seraient les complices de Hitler : "Lorsque les sionistes parlent d’un grand Israël, ils parlent d’un territoire allant jusqu’à l’ancien royaume de la Reine de Saba, au sud de l’Arabie". - "Les juifs ne veulent pas seulement la Palestine : le drapeau israélien représente le grand Israël : les deux bandes bleues symbolisent le Nil et l’Euphrate". - "Le projet sioniste est le projet d’un grand ghetto". - "En Europe, les sionistes, les Shamir, Begin, créateurs de l’Irgoun, de la Haganah, ont tous offert leurs services à Hitler pour qu’il tue des juifs, pour que les juifs, qui ne voulaient pas partir d’Europe, la quittent". Les musulmans seraient bons, naïfs, jamais antisémites, victorieux dans les batailles, victimes de trahison : "Les juifs sont allés se réfugier dans le monde musulman, les musulmans sont tolérants, ne sont pas racistes, il y a eu des injustices, mais, de manière générale, les juifs sont bien traités, mais ils vivent dans leurs ghettos, dans leurs mellahs, parce qu’ils ne s’intègrent pas". - "Nous ne pouvons pas être antisémites puisque on ne peut pas être anti-nous mêmes, nous sommes sémites, nous sommes contre l’injustice, nous n’en voulons pas aux juifs qui ne nous ont rien fait". - "Les musulmans gagnent toujours les batailles mais les puissances extérieures imposent des trêves pour ravitailler les juifs, et les musulmans tombent dans le piège, à cause de leur naïveté, de leur bonté".- "Le camp arabe souffre de la trahison face au sionisme". Les juifs œuvreraient pour détruire l’islam : "Les juifs ne cesseront de comploter contre l’islam et les musulmans". - "Le premier schisme musulman est dû à un juif converti à l’islam hypocritement" - "D’après certains historiens, Kemal Atatürk était juif, sabbatéiste (secte de Sabbatai Zvi, qui pousse ses fidèles à se convertir hypocritement en musulmans tout en restant juifs, pour détruire l’islam de l’intérieur)". Les juifs prôneraient et mettraient en œuvre le massacre des musulmans : "Les juifs ont massacré en masse des Palestiniens, les sionistes n’ont fait que tuer et massacrer" - "Au Liban, les juifs ont enlevé la couche fertile du sol et l’ont ramenée chez eux, et ils ont pompé toute l’eau des nappes phréatiques" – "Les juifs n’ont pas de pitié, ils enseignent à leurs enfants, dès la plus tendre enfance, qu’il faut tuer les Arabes, les massacrer ; je ne vais pas vous sortir les textes, ça va vous donner envie de vomir" - "Selon les fatwas des rabbins, tuer un Arabe c’est aller au Paradis". N’importe quel juif, ou juive, bondit en entendant ces dernières phrases, qui sont en contradiction totale avec l’enseignement du judaïsme. La dernière phrase constitue ce que l’on peut appeler une "diffamation religieuse", c’est-à-dire un mensonge délibéré à propos du contenu d’un discours religieux. La conférence commence par l’explication suivante : "Il faut étudier l’histoire pour éviter que le pire n’arrive ; l’histoire la plus racontée par le Coran est celle du peuple juif, pour vous enseigner ce que les juifs ont fait au moment où le Coran était révélé, et ce qu’ils vont vous faire plus tard". Elle s’achève sur : "Les juifs n’ont pas de pitié, ils enseignent à leurs enfants, dès la plus tendre enfance, qu’il faut tuer les Arabes, les massacrer", etc. [et que] "Selon les fatwas des rabbins, tuer un Arabe c’est aller au Paradis". Le message est donc bien clair : les juifs veulent vous tuer, certes il est interdit au musulman de tuer, mais quelle autre conclusion peut-on tirer [du discours rapporté ici, sinon] qu’il s’agit de légitime défense ? Que l’on nous dise comment un jeune qui entend tout cela peut ne pas en conclure que, pour bien de l’humanité, de "la" religion, il ne soit inévitable d’appliquer les versets du Coran les plus meurtriers ? Comment ne pas "avoir la haine" envers tous les "sales mécréants" - les dirty kuffars -, ces juifs monstrueux, ces chrétiens massacreurs ? D’autres ingrédients du cocktail idéologique génocidaire sont présents dans ce discours : l’anéantissement symbolique, la confusion, la déculpabilisation. Le juif n’existe pas, il n’a pas d’ancêtre juif, pas de terre, pas de monuments historiques, pas de religion réelle. Le juif n’est rien, il n’est que mal : la destruction, l’anéantissement symbolique, est le prélude à un autre. Détruire le juif, c’est détruire... rien, rien que le mal. Le musulman se laisse vaincre à cause de sa bonté, il ne peut pas être mauvais, sa déculpabilisation est cultivée à la faveur de la confusion. Les juifs sont Musulmans, les non-Musulmans sont Musulmans ; il n’y a rien en dehors de l’islam. Je ne suis pas antisémite, puisque je suis sémite. Le royaume de Salomon était musulman, donc le temple juif n’a pas existé. Tu n’es rien, tu n’as rien, car je suis toi, et tu es moi, donc je ne peux pas me rendre coupable d’être anti-toi car je ne peux être anti-moi... Autre élément, inquiétant pour la démocratie en général, le thème des Musulmans "toujours gagnants dans les batailles", mais victimes de la "trahison", met en place le climat paranoïaque qui justifie les régimes de dictatures et leur chasse aux "traîtres". Selon notre analyse, le message véhiculé par cette conférence est exactement celui du passage du Coran, mis en exergue de la Charte du Hamas (1988) : il n’y a qu’une seule vraie religion ; les autres sont des pervers et des assassins ; ils perdront la guerre contre vous. « Vous êtes le meilleur des peuples de l’humanité ; vous ordonnez ce qui est bon et interdisez ce qui est mauvais, et vous croyez en Allah. Et si les gens du Livre (juifs et chrétiens) avaient eu cette foi, cela aurait été préférable pour eux. Quelques-uns sont croyants, mais la plupart sont pervertis. Ils ne sauraient vous causer que des dommages insignifiants. S’ils s’avisent de vous faire la guerre, ils tourneront bientôt le dos et ne seront point secourus. L’ignominie sera leur lot s’ils ne cherchent pas une alliance avec Allah et avec les hommes. Et ils s’attireront la colère de Dieu et la misère s’étendra encore comme une tente au-dessus de leurs têtes. Telles seront leurs souffrances parce qu’ils ont refusé de croire aux signes d’Allah et ont injustement assassiné les prophètes ; ce sera le prix de leur rébellion et de leurs iniquités » (Coran, III, 106-108). II - Pour les enfants et ceux qui leur font la lecture Le Coran expliqué à mon enfant (10) est un livre "Validé et approuvé par l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF)". Il explique aux enfants plusieurs versets du Coran ("sourates"). On peut y lire : "Il faut croire en Dieu et en son saint Coran. Et croire, c’est faire ce que Dieu t’ordonne." "Beaucoup n’ont pas su rester dans cette voie droite" "C’est le cas des chrétiens (...) les chrétiens se sont égarés et ont adoré Jésus (…) C’est aussi le cas des Juifs (...) ils ont adoré un veau d’or." "La sorcellerie, c’est une chose qui peut faire beaucoup de mal. Le prophète Mohammed a lui-même été ensorcelé par un juif qui avait pris ses cheveux et un peigne. Le Juif leur a jeté un sort, puis les a enterrés dans un crâne sec d’animal." "Pourquoi tout le monde n’est pas Musulman ? Dans la sourate (...) Dieu dit qu’il existe deux genres de personnes : les Musulmans et les non-Musulmans. Dieu nous a montré la bonne voie et c’est à l’homme de décider de la suivre ou non. Il est responsable de son choix : il entrera au Paradis s’il fait le bon, mais risquera l’Enfer s’il fait le mauvais. Cependant on ne doit pas forcer quelqu’un à croire en Dieu, s’il ne le veut pas (...). Par exemple, à l’école, il peut y avoir avec toi des chrétiens, des juifs, des bouddhistes ou encore des gens qui ne croient pas en Dieu. Mais c’est Dieu qui permet cela, alors, ce n’est pas à toi de l’interdire. Si Dieu l’avait voulu, on serait tous Musulmans. Mais Dieu nous teste. A toi de réussir le test de ta vie." "Qu’est ce qu’un mécréant ? C’est une personne qui ne croit pas en Dieu et ne pense qu’à elle". " Qu’est ce qu’un hypocrite ? Une personne qui se dit musulmane mais qui cache la mécréance ou de mauvaises intentions au fond de son cœur (...) Au jour du jugement dernier les hypocrites seront plus châtiés que les mécréants. Le feu de l’Enfer s’alimentera de leur corps". "La Hutamah est un des sept noms du feu de l’enfer (...) Dieu punira ceux qui font du mal en les jetant dans la Hutamah. Il y brûlera tous ceux qui n’ont pas cru en lui et qui lui ont désobéi." "Que se passe-t-il après la mort ? L’homme s’il a mécru... sa tombe rétrécira et les supplices commenceront." " Qu’est ce que l’enfer ? (...) Lorsque Dieu aura déterminé les gens de gauche, les anges de l’enfer les prendront et les balanceront dans les profondeurs de l’enfer (...) ils trouveront comme seule boisson du plomb fondu, comme seul vêtement des tuniques de goudron et de feu". "Les ’gens du livre’ sont les Juifs et les Chrétiens". " Les associateurs sont ceux qui adorent autre chose ou quelqu’un d’autre que Dieu [l’image d’un bouddha illustre cette phrase]". "Dieu dit, dans le saint Coran, que l’association est le seul péché qu’il ne pardonnera pas". "L’enfer n’est pas éternel pour tous. Il ne le sera que pour les mécréants, ceux qui n’ont pas cru en Dieu et en son messager (...) En revanche, pour celui qui a dit : "Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mohammed est son messager et son envoyé", avec certitude et sincérité, mais qui aura mal agi, Dieu l’enverra en Enfer se purifier, puis, lui pardonnera (...) et l’enverra au Paradis." "Le Paradis compte huit portes (...) Ceux qui ont combattu dans la voie de Dieu, seront appelés par la porte du Djihad". "Avant l’islam, il existait deux religions monothéistes : le judaïsme et le christianisme. Mais ces deux religions ont été faussées". " Le prophète dit que les juifs se sont divisés en 71 sectes, les chrétiens en 72, et les Musulmans se diviseront, après sa mort, en 73 sectes. Tous iront en Enfer, sauf ceux qui suivront les paroles du saint Coran et la Sunnah du prophète". Ainsi, les enfants apprennent : Que le Coran est la parole de Dieu. Qu’il faut obéir à Dieu sous peine d’aller en Enfer. Que les juifs, les chrétiens, les bouddhistes iront en enfer. Que la sorcellerie est dangereuse et qu’un juif en particulier l’a pratiquée contre le prophète. Que seuls les musulmans échapperont à l’enfer, à son feu et à ses supplices. Que le djihad est une des portes du Paradis. On peut parler, à ce propos, de terrorisme envers les enfants, et d’enseignement du mépris envers les non-Musulmans. Il y a véritablement ici un enseignement de l’intolérance religieuse absolue, en contradiction totale avec la Constitution française, qui "respecte toutes les croyances" (10). Nulle part, on ne lit de reconnaissance des "Justes" d’autres religions. Les enfants peuvent aussi lire un petit livre sur la destruction du peuple d’Ad. Les adultes pourront lire, dans l’ouvrage Les Nations Disparues de Harun Yahya (11), que le peuple d’Ad a été "éradiqué de la surface de la terre", et apprendre comment d’autres "sociétés du passé ont été détruites pour rébellion à l’encontre d’Allah". L’auteur précise que "Tous les peuples mentionnés dans les chapitres précédents méritèrent le châtiment divin à cause de leur rébellion et de leur ingratitude à l’égard des bienfaits d’Allah. Ayant erré d’un endroit à un autre pendant des siècles, sans posséder un quelconque Etat, et ayant finalement trouvé une patrie d’adoption dans les terres saintes, du temps de Sulayman [le roi Salomon], les juifs furent de nouveau châtiés à cause de leur transgression des lois divines. Les Juifs contemporains, qui se sont établis dans la même région, dans un passé récent, sèment à nouveau la corruption et se montrent excessivement transgresseurs." Il note encore : "L’un des aspects les plus significatifs de l’époque actuelle est le nombre élevé d’homosexuels, ce qui nous fait penser au peuple de Loth" [un des peuples détruits]. Il précise : "Toutes les sociétés que nous avons examinées ont été châtiées par le biais de désastres naturels." Qu’on ne prétende donc pas voir ici d’incitation au génocide. Nenni. Cependant, le lecteur pourra lire, par ailleurs, que le musulman doit faire la guerre, et que Mahomet lui-même a massacré des tribus. Mustafa Mahmoud (12) raconte : "Nous sommes devant la guerre du Prophète contre les juifs qui s’est déroulée en plusieurs actes, en l’espace de vingt ans". "Les musulmans encerclèrent les Bani Qurayzah pendant vingt cinq jours, jusqu’à ce qu’ils décident de se rendre en choisissant comme juge Sad Ibn Muad Alaoussi (...) il leur ordonna de jeter les armes, ce qu’ils firent sans tarder, et jugea de tuer les hommes, de capturer les femmes et leurs enfants et de distribuer leurs biens entre les musulmans. Les musulmans creusèrent des fossés et firent amener les juifs traîtres, groupe après groupe, pour les mettre dans les fossés et ensuite les décapiter et les enterrer." Un ouvrage de plus de 500 pages La Voie du Musulman (13), rédigé par un Algérien, né en 1921, explique aux plus grands, ce que résume le petit ouvrage le Coran expliqué à mon enfant, citations du Coran à l’appui : Interdiction de sympathiser avec les non-Musulmans : "Le Musulman doit croire indiscutablement que toutes les religions sont caduques, que les adeptes sont des infidèles, que l’Islam est la seule vraie religion et que les Musulmans sont les vrais croyants". "Il en résulte que le Musulman estime que tous ceux qui ne professent pas l’islam sont des mécréants". "Il [le Musulman] n’aime pas les infidèles car Dieu les déteste. Le Musulman aime et déteste ce que Dieu préconise". "Il ne lui est pas permis de s’allier ni de sympathiser avec eux". "Néanmoins le Musulman doit se conduire équitablement avec eux, leur faire du bien, s’ils ne sont pas en état de guerre avec lui". " Le Musulman doit avoir son originalité propre à lui-même, ne pas se calquer sur l’infidèle quand cela n’est pas nécessaire. L’infidèle se rase-t-il la barbe, que le Musulman laisse pousser (...) Le Prophète dit "celui qui imite un peuple en fait partie" (14). La guerre sainte : "L’objectif principal du Jihad est d’affronter les mécréants et les belligérants. Il est un devoir collectif, mais lorsqu’il est accompli par une partie de la population, le reste en est dispensé". "Différentes sortes de jihad : par la force, les biens, la langue et le cœur". "Nécessité de se préparer au jihad : se préparer au jihad c’est se mettre en mesure de le faire, c’est s’équiper de toutes sortes d’armes. L’acquisition de matériel de guerre est une obligation, tel que le jihad lui-même, plutôt elle le prime". " En conséquence, il est du devoir de tous les Musulmans, formant un seul Etat ou des Etats séparés, de se doter de toutes sortes d’armements et de se perfectionner dans l’art militaire, non seulement défensif, mais aussi offensif, pour que le verbe de Dieu soit le plus haut et pour répandre la justice et la clémence sur terre." " L’enrôlement doit être obligatoire à tout jeune homme de 18 ans". "Il est du devoir des Musulmans d’édifier toutes sortes d’usines pour fabriquer tout genre d’armes en usage dans le monde ou toute invention nouvelle, même au détriment de la nourriture et de l’habillement et du logement - dont on peut se passer. Ainsi, le jihad sera accompli dans les conditions les plus satisfaisantes. Autrement, les musulmans seraient coupables et encourraient le châtiment, ici -bas et dans l’autre monde." "Avant l’engagement, il faut convier l’ennemi à l’islam. S’il refuse, on l’invite à payer un tribut. S’il refuse encore, on recourt alors aux armes". Suit une descrïption du "protégé" [dhimmi]: celui qui accepte de payer tribut, dont ce passage : "Il leur est interdit d’édifier des temples anti-islamiques ou de les restaurer". "Le pacte est dénoncé par... le refus de payer tribut (...)" "Les musulmans doivent sauvegarder la vie, les biens et la dignité des protégés, tant que ceux-ci honorent leurs engagements. S’ils rejettent le pacte en accomplissant ce qui le dénonce, ils ne jouissent plus de garantie, ni pour leur personne, ni pour leurs biens, excepté leurs femmes et leurs enfants." L’auteur ajoute, concernant les prisonniers de guerre : "L’avis général des doctes est que l’imam est libre de tuer, ou de libérer contre rançon, ou de faire grâce, ou de réduire en esclavage les prisonniers de guerre selon l’intérêt de l’Etat." Dans le chapitre consacré aux règles régissant l’esclavage, écrit au présent comme des règles applicables actuellement, l’auteur écrit : "L’islam, religion de justice, par bonté pour le genre humain, n’a autorisé de toutes ces sources [d’approvisionnement en esclaves] qu’une seule : celle de la guerre sainte (..) L’islam a autorisé l’esclavage des femmes et des enfants, d’abord pour sauvegarder leur vie, ensuite pour leur donner la chance d’obtenir la grâce de Dieu et de les affranchir". "L’islam traite les esclaves honorablement et humainement". Au sujet du sport, Eldjazaïri écrit : "L’origine du sport en Islam est institué par le verset suivant : ’Préparez pour les combattre, tout ce qui est dans votre possibilité de le faire’ (8, Le Butin, 61)." Toute ressemblance avec la possession d’armes en tout genre et l’exaltation du sport parmi les "jeunes" serait sans doute pure coïncidence fortuite... Ce qui n’est, en tout cas pas du tout fortuit, c’est que ce choix de versets du Coran et autres textes sur Mahomet, par ces auteurs, donne un sens politique à leur attitude. Le chef du Conseil européen de la Fatwa, Youssouf al Qaradawi (15), (rappelons que la préface du livre de fatwas de ce Conseil (16) était de Tariq Ramadan), donne aussi explicitement ce sens : "Nous voulons vivre dans une civilisation musulmane complète, orientée par la foi musulmane, soumise à la loi de l’islam, régie par la morale de l’islam". "Le christianisme peut accepter de ne dominer qu’un aspect de la vie (...) c’est ce qu’affirme l’Evangile : "Rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !" (...) L’islam refuse totalement une telle conception (...) César et tout ce qu’il possède appartiennent à Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême". "Le califat islamique n’est pas un pouvoir temporel coexistant avec un autre pouvoir papal ou spirituel : c’était à la fois un pouvoir religieux et un pouvoir temporel". "La communauté musulmane n’a connu, pendant treize siècles, d’autre loi que la Loi de son Seigneur. Le Coran était sa constitution, la charia était la Loi à laquelle elle était soumise". " L’islam est religion et Etat, foi et Loi, culte et commandement, Livre et Epée, prière et jihad, tout à la fois, sans division aucune. C’est cela l’islam. L’islam rejette totalement cette fragmentation entre ce que l’on appelle la religion et ce que l’on appelle l’Etat : du point de vue de l’islam, tout relève de la religion, tout relève de la Loi." "Nous implorons Dieu tout-puissant de nous ramener à l’islam et de permettre que nous appliquions cette religion, comme il se doit, dans sa totalité : comme foi et comme Loi, comme culte et comme morale, comme système et comme civilisation (...) afin de redevenir une seule Communauté, une communauté musulmane, comme Dieu nous l’a ordonné, au lieu d’être divisés en plusieurs nations comme l’ont voulu les puissances impérialistes." III - Choses vues et entendues... C’est le terreau idéologique d’une guerre civile, économique, sociale, et physique contre les non-Musulmans, qui est cultivé par des idéologues à plein temps, dans l’esprit de jeunes adolescents, à l’évidence peu armés pour déjouer leur manipulation, et représentant une part de plus en plus importante des jeunes de ce pays. Choses vues et entendues cette année dans une université de France. Première année, sur un amphi de 500 étudiant(e)s, la moitié d’origine africaine, ou nord-africaine, dont une vingtaine forme un groupe, filles voilées, parlant en arabe : "Blancs-becs", "pét.... de blanches", sont les mots doux adressés à l’attention des autres. Un jour, un groupe militant d’immigrés occupe le hall de la fac, une des jeunes femmes de ce groupe dit : "Vous nous avez colonisés, maintenant c’est nous qui allons vous coloniser". L’étudiante qui témoigne de ces évènements, précise : "Ceux qui restent entre eux, en se parlant en arabe, ce sont ceux qui ne viennent à la fac que pour la Bourse, les autres ne sont pas comme ça". Paroles de rappeurs du groupe "Lunatic" (sur le site www.paroles.net) : "J’aime voir des CRS morts". " Je suis un d’ces hommes de l’ombre - Aux pensées sombres - 92 artisanale bombe". "C’est A.L.I., - A, pour l’Afrique, - L, pour ma Loi suprême, représentée par le I, Islam. - À ceux qui nous comprennent, Salam." L’Etat a le devoir de lutter contre la propagation de cette idéologie mortifère auprès des jeunes. Mais les intellectuels, et autres personnes des classes moyennes de culture musulmane devraient être, en masse, au premier rang pour s’élever énergiquement contre ces discours. Tout comme les Allemands auraient dû s’élever contre la haine d’Hitler, comme le firent Sophie et Hans Scholl [fondateurs du mouvement anti-hitlérien, "La Rose Blanche", qui furent abominablement torturés avant d’être décapités à la hache [1], au lieu de soutenir la folle idéologie de ce tyran pour sortir de l’"humiliation" de 1918. Que les choses soient bien claires : pour nous chaque être humain est libre de ses choix : ceci implique à la fois qu’aucune personne n’est "inassimilable" en raison de ses origines, et - corollaire inséparable -, que celui ou celle qui refuse l’assimilation, pour lui ou ses enfants, celui qui répand (ou laisse répandre) des paroles de haine envers les juifs, les chrétiens, et autres non-Musulmans, est, comme tout semeur de haine (ou complice), entièrement, personnellement, responsable de ses choix. Elisseievna © upjf.org Mai 2004 --------------------------- Notes de l’auteur (1) Département Recherches Etudes Développement, Centre National de Formation et d’Etudes. Protection Judiciaire de la Jeunesse. (2) Les prédicateurs musulmans : nouveaux travailleurs sociaux ? Editions Syros 2001. (3) Voir revue du CERF, 4ème trimestre 2003 "Face aux obscurantismes..." (www.c-e-r-f.org). [Elisseievna a réagi aux analyses de cet auteur dans son article "Réponse aux articles de Dounia Bouzar" NDLR d’upjf.org.] (4) Editions Tawhid, BP 6100 - 69392 Lyon cedex 03, tél : 04/72741939; fax : 04/78240156 (www.islam-france.com - tawhid@islam-france.com) [22 d’entre elles sont vendues en ligne sur IqraShop.com. NDLR d’upjf.org.] (5) Sur Sabra et Chatila, lire notamment le chapitre de Eric Marty, dans son livre Retour de Jérusalem, qui rappelle que le massacre a été commis par les milices du libanais chrétien, Elie Hobeika, et que, quelques années après, a eu lieu un deuxième massacre, au même endroit, des mêmes par les mêmes, et tout aussi meurtrier, mais dont personne ne parle puisque, à cette époque, Israël était parti du sud-Liban. Voir aussi le livre de Robert M. Hatem ’Cobra’. Dans l’ombre d’Hobeika, éd. Jean Picollec, 2003 ; l’auteur décrit les événements, cite Sharon s’adressant à Hobeiba : "Je ne t’ai pas demandé de commettre un massacre", et écrit : "Homme de terrain, présent sur les lieux, je peux jurer que le général Sharon ne voulait pas massacrer les civils palestiniens". (6) Affirmation qui se retrouve, par exemple, dans les notes du Coran édité par la Maison des Sciences Religieuses de Paris, page 17 : "Nous suivons la religion d’Abraham, qui est la religion d’Allah, autre interprétation, cette religion est la couleur naturelle avec laquelle l’homme est né", et dans le Coran (2 La vache – 102) "Solayman (Salomon) n’a jamais été mécréant". (7) Cette phrase répond à l’accusation, à l’encontre de Sharon, d’avoir "provoqué" l’Intifada en foulant l’esplanade des Mosquées, ou Mont du Temple. (8) Charte du Hamas : "La Palestine est un Waqf musulman [bien religieux inaliénable, NDLR d’upjf.org] consacré aux générations de Musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier ; et il en va de même pour toutes les terres conquises par l’islam et devenues terres de Waqf dès leur conquête, pour être consacrées à toutes les générations de Musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier." (9) "Production" : Révélation, 30 rue Franklin - 93120 La Courneuve ; Tél : 01/49349078. (10) On peut estimer cette formule mauvaise, elle signifie évidemment que les croyances variées sont respectables, a priori, ce qui n’exclut pas la condamnation des croyances justifiant les actes condamnés par la loi. (11) Editions Essalam, 2003, Librairie Essalam, 135, bd de Ménilmontant - 75011 Paris. (12) Muhammad, un essai pour la compréhension de la vie du prophète, Editions Essalam, 2004. (13) Aboubaker Djaber Eldjazaïri, La Voie du Musulman (Minhaj elmoslim) Maison d’Ennour, Paris, 2003. (14) Cette recommandation prend son sens dans la discussion sur le voile. (15) Pourquoi l’Islam ? Editions Arrisala, 2002, 90 rue J.P. Timbaud - 75011 Paris. (16) Editions Tawhid, 2002. --------------------------- Note de la Rédaction de l’UPJF On peut lire un bref résumé de l’histoire de ce mouvement et du destin tragique de leurs fondateurs, sur le site Herodote.net. |
| elisseievna |
To Mister Ali Sina, about web site "faithfreedom.org" I haven't yet read all your website, but I agree with what I read until now, Maybe you show not enough compassion to the people born in islamic culture, who have to go through identity crisis in order to fight the islamic hate propaganda (?), specially to the people who are not educated, or who have no time to read and think, no freedom etc As a person born in a free country, I try to accent this compassion because it is just, and I feel also just to accuse the muslims who are educated, rich, and in free country to be guilty of non opposing islamic/ist propaganda, NO LESS NO MORE THAN EDUCATED AND RICH GERMANS DURING THE 20's AND 30's where guilty of non opposing to the nazism. And I am not at all racist toward muslim or arabs, as I am not racist against germans... I also think that for some defenders of human rights, to criticize ANY religion represent necessary HATE, because they think that the religions are fondamentaly similar. They cannot THINK that all the belief do not have the same CONTENT. Jesus never killed nor asked to kill anybody. Talmud says that a court that condemns to death once upon 70 years, is a court of barbarians... Recently I was treated of "hateful" and "trash" because I mentioned things like your sentence : Mahomet was a terrorist before "true islam" exist... Just three years ago, I would have think just the same as those human right defenders, because I am not a believer and I was absolutely not interested by islam, and knew NOTHING about it. But now ... The easiest answer that I found to theyr simplist point of view is the reppeal the Azteq religion, based on human sacrifice, or the kanak custums, that included EATING people until the 19th century... Should we "respect" those religion and traditions ?! I understand your call to change of religion, but I can also understand muslims how try to teach a humanist interpretation of the Quran, I think they are honest, they really think that with the axiom that God is good, they can ask the other to declare "caduc" many verses of the quran. But they have to tear the texts too much to obtain that result, they have very small chances to convince, anyway, we have NO TIME to wait that they change the major interpretation of quran. It took centuries to the rabbies to ensure that destruction of the idolatres in Canaan meant destruction of idoltatry "inside us", with the advantage that never the judaism asked to convert anyway, or think would be necessary to "save once soul". We have no century until a islamic country will bomb us with a nuclear bomb. Elisseievna France PS : La bonne foi et la logique de "reformateurs" de l'islam demandant à ce que certains versets du coran soient compris à la lumiere de leur contexte historique, plus dur et barbare que notre epoque, et que leurs prescrïptions soient declarees caduques, sont tout a fait claires. Leur demarche peut avoir un impact positif sur certains musulmans, elle peut preserver certains esprit de l'influence des islamistes en leur donnant une explication rationnelle qui montre que l'interpretation des islamistes, aussi litterale qu'elle soit, n'est pas pour autant plus "vraie". Certains leur reprochent de contribuer à masquer les dangers des textes islamiques : il est vrai que leur discours peut etre compris ainsi, c'est un risque, mais dans la mesure ou ils disent justement tres clairement, que ces textes contiennent des prescrïptions qui ne s'expliquent que par le contexte de l'epoque de Mahomet, et dont l'application aujourd'hui serait barbare, ils ne masquent absolument pas la dangerosite de la lecture litterale primaire de ces textes, ils en parlent pour donner une arme intellectuelle contre cette lecture, donc leur discours contient bien les precisions voulues pour ne pas servir à une occultation du danger des textes. J'ai beau etre tres pessimiste quant à l'impact possible de leurs efforts, je les trouve neanmoins positifs, j'estime ceux qui les font tres courageux, et meme si ce n'est qu'une goutte d'eau, ils vont dans le bon sens. |
| elisseievna |
Il est tout de meme incroyable que sur des points cruciaux tels que : - la constitution europeenne, - la Turquie, - la diffusion en France d’un islam (encore) loin d’etre réformé ..., des points qui mettent tous en cause des élements essentiels de la démocratie ( un systeme respectant la separation des pouvoirs et la separation du politique et du religieux) un des seuls personnages qui ait des idées claires soit ... de Villiers. |
| elisseievna |
Voici un texte un ecrivain, "kabyle" et "laique", s'il faut donner des etiquettes ... Je dedie ce texte a toutes les feministes qui repetent comme des perroquets et sans rien avoir etudie a la question, des accusations quasi rituelles contre Israel, je dedie ce texte à toutes les feministes qui reagissent comme des chiens de pavlov des qu'une critique de l'islamisme emane de juifs, en les accusant de haine des arabes, A toutes ces antisemites, ignares, laches là, je dis m.... ______________________________________________________ http://laminutedusablier.free.fr/mythepales10000061.html Dir-Yassine ou le fondement biaisé du palestinisme Par LSA Oulahbib ** La réalité des faits est-elle encore objectivement saisissable lorsque la passion et la propagande masquent, soigneusement, méticuleusement, la vérité ? Rien n'est moins sûr. Car pour la plupart des soutiens au palestinisme la chose ne fait aucun doute : le 10 avril 1948, fut opéré par "Israël" un massacre, de sang froid, à l'encontre des deux cents habitants de Dir-Yassine, incluant femmes et enfants (certains parlèrent de 240, 254, 400, etc...). Et, selon la propagande, cette tuerie aurait été le déclencheur même de l'exode des centaines de milliers palestiniens apeurés ; elle justifierait donc toute la haine contre Israël puisque c'était prémédité : CQFD. Or, les faits semblent réfuter cette injonction, même s'il n'est pas évident de trier le vrai du faux lorsque l'on n'est pas témoin "direct". Ainsi, lorsque l'on lit deux témoignages, celui de Paul Ginieswi, et celui de François Milles, écrivant tous deux sous la même responsabilité de Joseph Kessel qui supervisa les fameux 50 numéros spéciaux du Miroir de l'Histoire consacré aux "Combats d'Israël" (éditions Jules Tallandier, 1973-1974), non seulement la mise en séquence des informations diffère mais ces dernières elles-mêmes ne sont pas toutes présentées en suffisance par le second auteur (Milles) à l'opposé du premier (Ginieswi) (in Spécial 12, n°286, 1973, p.273-279). Pour Paul Ginieswi par exemple le déroulé et la teneur des faits semblent être les suivants (p.273) : tout commence le 29 novembre 1947, lorsque les Nations Unies décident de partager la Palestine en deux Etats. La Ligue arabe regroupant divers Etats refuse cette décision, et inflitre des "unités irrégulières" qui, selon Gineswi, s'efforçent par exemple de "couper Tel-Aviv des villages juifs isolés et d'investir Jérusalem, environnée de toutes parts d'agglomérations arabes". Les "forces militaires juives", (non organisées sous commandement unique, l'Etat d'Israël n'existera que le 14 mai alors que Dir-Yassin eut lieu le 10 avril), décident dans ces conditions de lancer une "offensive destinée à rompre l'encerclement de Jérusalem. Cent cinquante mille juifs y étaient bloqués. La légion arabe de Transjordanie, retranchée dans la vieille ville, bombardait la cité juive, qui n'avait rien pour riposter. Le pipe-line d'eau était coupé. Les Arabes occupaient les hauteurs qui surplombaient la seule route reliant la seule route reliant Jérusalem à Tel-Aviv : les convois juifs devaient passer au fond d'un défilé, Bab-el-Oued, sous un feu roulant de tireurs embusqués commodément. La Haganah, l'armée officieuse, et l'Irgoun, formation dissidente, avaient lancé l'opération "Nakhson", pour libérer la route par l'occupation des principaux villages arabes qui la barraient. L'un, Kastel, avait été pris, perdu et repris par la Haganah à plusieurs reprises. L'Irgoun avait décidé de prendre Dir-Yassine, par où passaient les armes et les combattants qui s'attaquaient aux convois(...)". Que se passa-t-il maintenant sur le terrain ? Des soldats appartenant aux "unités irrégulières" de la Ligue arabe étaient mélés aux habitants du village selon une tactique bien observée ces temps-ci en Irak : il s'agit de se servir de la population civile comme boucliers, quitte à ce que celle-ci en fasse les frais, puisqu'il est bien difficile par la suite de trier sans faire de bavures. C'est ce qui s'est semble-t-il passé à Dir-Yassin. Paul Ginieswi relate ainsi ceci : "L'unité de l'Irgoun, forte de quelque 80 hommes, qui attaqua Dir-Yassine au petit matin savait qu'il y avait, à côté des soldats, de nombreux civils arabes dans le village. Aussi l'Irgoun avait-il fait précéder son unité d'un véhicule portant des haut-parleurs qui invitèrent la population civile à se retirer de la zone dangereuse. L'avertissement avait été clairement formulé et fut bien compris car 200 villageois sortirent de leurs maisons, s'abritèrent au pied de la colline de Dir-Yassine et pas un seul ne fut blessé ni avant, ni pendant, ni après les combats. Tous furent évacués plus tard vers la ligne de démarcation. Ce fait est confirmé par les Arabes eux-mêmes. La brochure, l'Agression israélienne, (publiée par la Ligue arabe) l'admet (p.10) : " Le pacifique village de Dir-Yassin, dans les faubourgs de Jérusalem, a été surpris par des haut-parleurs qui invitèrent les habitants du village à l'évacuer immédiatement (...)". Comment réagirent les unités irrégulières de la Ligue arabe et les éléments de groupes palestiniens infiltrés dans ce village ? Paul Ginieswi précise à nouveau ceci (p. 274) : "(...) les Arabes avaient opposé aux hauts-parleurs une ruse de guerre. La garnison irakienne et palestinienne avait accroché aux premières maisons du village des drapeaux blancs. Quand l'avant-garde de l'Irgoun s'avança pour occuper ce village qu'elle croyait décidé à se rendre, elle fut accueillie par un déluge de feu. Son commandant fut frappé le premier. (...)". Par ailleurs chaque maison "de ce village stratégique avait été fortifiée et fut âprement défendue. (...). Paul Ginieswi poursuit : "Quand la bataille fut terminée et que les soldats de l'Irgoun dénombrèrent les morts, ils découvrirent, mêlés aux corps des soldats irakiens et palestiniens, de nombreux cadavres de femmes et d'enfants. Ces civils avaient-ils été empêchés par les soldats arabes d'obéir à l'invitation des juifs d'être évacués ? Avaient-ils eu confiance dans le sort des armes arabes et avaient-ils choisi de demeurer au milieu de la bataille? La responsabilité de leur mort incombe à ceux qui avaient violé les lois de la guerre en n'évacuant pas les civils d'un village qu'ils avaient transformé en position militaire. Qu'aucun juif, à aucun moment, n'ait eu l'intention de s'attaquer aux civils arabes de Dir-Yassine, cela est prouvé tout d'abord par l'épisode des haut-parleurs. Cela est attesté aussi par les témoignages authentiques (...)des acteurs et survivants du drame. L'un de ceux-ci, Younès Ahmad Aassat, écrit ceci : " les juifs n'ont jamais eu l'intention de porter atteinte à la population du village, mais s'y trouvèrent forcés qaund ils eurent à faire face au feu de l'ennemi, placé au milieu de cette population, et qui tua le commandant de l'Irgoun". Ce texte a été publié par le quotidien jordanien Al-Ourdoun, le 9 avril 1955." Comment se fait-il que le mythe du massacre délibéré ait pu voir le jour dans ces conditions ? L'auteur développe plusieurs hypothèses. D'abord le jeu trouble des Anglais qui avaient décidé de s'allier plutôt aux Etats arabes (ils s'étaient abstenu lors du vote permettant la création de l'Etat d'Israël) en amplifiant le récit d'un massacre unilatéral et prémédité qui aurait été le facteur décisif de l'exode palestinien. Cette "thèse" ajoute l'auteur " ne s'accrédita d'ailleurs que longtemps après la guerre d'indépendance. Car, en avril et en mai 1948, les juifs, comme l'affirment les témoins oculaires de l'exode arabe, avaient fait de grands efforts pour les persuader de demeurer. C'est la Ligue arabe, elle, avec l'appui de l'administration et de l'armée britanniques, qui organisa leur exode : il s'agissait dans leur esprit d'une courte absence. Les réfugiés reviendraient dans quelques semaines sur les ruines de l'Etat juif étranglé au berceau..." Mais il n'y a pas que cela selon l'auteur. Certaines officines juives majoritaires comme la Haganah et l'Agence juive, avaient intérêt à écarter l'Irgoun, mais aussi le Palmah, le Groupe Stern, de la formation de l'Etat d'Israël. Il fallait donc les discréditer. La tragédie de Dir-Yassine fut un excellent moyen. Ben Gourion "envoya un télégramme au roi Abdallah de Transjordanie pour dire son horreur" qlors que l'Irgoun et le Groupe Stern récusèrent ces allégations qui ne prenaient pas en compte le déroulé des faits. François Milles (idem, spécial 12, 1973, N°286, p.279) ne fait pas de son côté le même constat que Paul Giniewski. Dans son (petit) article il ne fait pas par exemple état de la présence des éléments de la Ligue arabe. Il souligne plutôt le fait que les habitants "ont toujours entretenu de bonnes relations avec les juifs des environs et ont même éconduit les envoyés du grand mufti. Toutefois, par mesure de prudence, alors que le grondement de la bataille semble se rapprocher, quelques hommes armés de fusils antédiluviens assurent la garde du village. Cette nuit-là, ils sont sept". On ne peut déjà faire plus contrasté avec l'analyse précédente : aucune présence d'éléments armés de la Ligue arabe, les Juifs n'y ont que des amis, et les villageois, surtout, sont uniquement munis de "fusils antédiluviens". Pourtant, les commandos juifs "se heurtent à une résistance acharnée" souligne François Milles. Et puis, à ce stade du récit, ce dernier bascule vers un tout autre cours: "Ce n'est qu'au bout de deux heures d'efforts que les deux colonnes israélites réussissent à faire leur jonction au coeur du village. De nombreux assaillants ont été blessés. Toutefois, on ne compte que quatre tués. C'est alors que l'incompréhensible se produit. Les juifs, déroutés par cette résistance imprévue, sans expérience de ce genre de combat -la plupart d'entre eux ne sont que des adolescents-, se laissent envahir par une frénésie meurtrière. Ils perdent littéralement la tête. Sommés de sortir de leurs maisons, les Arabes sont abattus à la mitraillette, par familles entières. Le nettoyage s'achève à la grenade, au couteau. Accouru de Jérusalem, un des chefs de l'Irgoun, Mordehaï Ramanan, fait sauter à l'explosif une quinzaine de maisons où se sont retranchés des groupes d'irréductibles. Averti en fin de mâtinée, le chef de l'Irgoun de Jérusalem ne cache pas sa fureur. S'il a donné le feu vert à l'opération du Groupe Stern, c'était pour participer à l'attaque de Kastel et non pour enlever un objectif de seconde catégorie. (...)". Ainsi, tandis qu'un des chefs de l'Irgoun vient prêter main forte au massacre, un autre chef déplore ce qui s'est accompli. Nous avons donc deux versions. La première, celle de Paul Giniewski, s'appuie sur deux éléments extérieurs, deux textes, d'origine arabe, l'un confirmant l'existence d'un appel à la reddition, l'autre soulignant la présence effective de "l'ennemi, placé au milieu de cette population". La seconde version, celle de François Milles, ne s'appuie sur aucun autre élément que "l'inexpérience" et la jeunesse des "commandos" juifs pris, brusquement, d'une "frénésie meurtrière". Pourtant Hannah Arendt, certes bouleversée par le drame, souligne seulement, dans une lettre ouverte publiée dans le New York Times du 4 décembre 1948 (et signée également par Albert Einstein), que le massacre (240 selon elle) fut attribué uniquement au groupe de Menahem Begin, l'Irgoun, sans mantionner la dénégation de celui-ci, ni faire état des circonstances. En particulier la présence, non dénuée de fondements pourtant, de forces irrégulières appartenant à une Ligue arabe qui avait refusé le vote onusien. Hannah Arendt fit plutôt état du défilé qui fut organisé avec les rescapés laissés vivants pour l'occasion (alors que tous les habitants avaient été massacrés selon la version de Milles...). L'aspect, unilatéral en réalité, de la présentation des faits fut également renforcé par des témoignages comme celui de Jacques de Reynier, (chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge à Jérusalem), par le témoignage suivant (qui avance, lui, le chiffre de 400) : "L'Agence juive et le Grand Quartier général de la Haganah me disent ne rien savoir de cette affaire et qu'en outre il est impossible à quiconque de pénétrer dans une zone Irgoun. Ils me déconseillent de me mêler de cette affaire, ma mission risquant d'être définitivement interrompue si j'y vais. Non seulement ils ne peuvent pas m'aider, mais ils déclinent toute responsabilité sur ce qui ne manquera pas de m'arriver (...)." Or, le fait que l'Irgoun ait été accusé, d'emblée, alors qu'il s'agissait d'une action du Groupe Stern selon François Milles, et que les deux groupes nient que cela fut un massacre, ne sont aucunement pris en compte. Un membre du Groupe Stern,Nathan Yalin-Mor, parle en ces termes des relations de son groupe avec les palestiniens l'été 1947, en citant un de leurs bulletins internes (in Israël, Israël...Histoire du groupe Stern 1940-1948, Paris, Presse de la Renaissance, 1978, p. 323) : "Chaque Anglais sur notre sol doit être considéré comme un intrus...et comme un oppresseur. Mais les Arabes ne sont pas des intrus. Ils sont, comme nous,des habitants légitimes de cette terre. (...). Simultanément, nous nous adressions à la population arabe, dans sa langue, dans un texte intitulé A nos frères arabes et signé d'un nom que les Arabes avaient toujours tenu en grande estime, celui du " Groupe Stern". Nous mettions l'accent sur la communauté de nos intérêts, sur le bien du pays que nous partagions et sur la nécessité d'expulser, au sein de nos peuples, les traîtres qui nous causaient à tous un tort grave. Notre voix fut la seule à s'élever, dans les deux camps, pour faire entendre des paroles de sagesse. Le résultat de notre intervention apaisante ne se fit pas attendre. Quelques jours plus tard, des représentants des Hébreux et des Arabes se rencontrèrent pour signer un traité de paix. Sans doute, il y avait encore de la méfiance des deux côtés. Mais le conflit généralisé était évité et les relations de bon voisinage furent heureusement restaurées. Pour nous, c'était une victoire." Le Groupe Stern n'était donc pas animé d'un racisme invétéré antiarabe comme certains groupes palestiniens manipulés de l'extérieur par la Ligue arabe, mais aussi certains officiels juifs, le répandaient, parce qu'ils avaient intérêt à le faire croire. En effet, les relations entre les divers groupes chez les Juifs n'étaient pas au beau fixe. Ainsi Jacques Derogy et Hesi Carmel font état (in Histoire secrète d'Israël, Paris, Olivier Orban, 1978, p. 122) des faits suivants : "Quand la guerre éclate, le 15, avec les Etats de la Ligue arabe, (soit le jour suivant la déclaration d'indépendance d'Israël), les dissensions sont loin d'être dissipées et les ordres passent mal, quand ils ne sont pas ouvertement contestées. Les rapports entre la brigade "Harel" du Palmakh et le commandant nommé par Ben Gourion sur le front de Jérusalem, le colonel américain Markus, arrivent au point de rupture. Quand, quelques heures avant l'instauration de la trêve, Markus est tué accidentellement par une sentinelle, Ben Gourion déclenche une enquête pour savoir s'il n'a pas été assassiné par un membre du Palmakh. (...). Quelle conclusion en tirer ? La teneur des faits peut être lue de différentes manières selon que l'on retranche ou ajoute un élément décisif comme on l'a vu. Ainsi, la première version, celle de Paul Ginewski, semble être plus vraisemblable puisqu'elle peut être recoupée à la fois avec d'autres preuves, citées par la partie adverse, mais aussi avec des faits relatifs au contexte de l'époque marqué essentiellement par le refus arabe de la création de l'Etat juif, s'ajoutant à toutes les exactions perpétrées sur les Juifs depuis la fin des années 20, après la défaite turque. Yves Courrière, (Idem, in Miroir de l'Histoire, les combats d'Israël, Spécial 11, 1973, p. 257) fait par exemple état des "hordes arabes fanatisées du 23 août 1929, qui poignardent, incendient, violent et provoquent par leur action sanglante l'interdiction anglaise faite aux juifs d'achter des terres (...)". Que s'est-il passé le 23 août ? François Milles, qui n'est pas spécialement tendre avec certains groupes juifs comme on l'a vu plus haut à propos de Dir-Yassine relate de son côté ceci (Idem, Spécial 2, 1973) lorsqu'il expose (p. 39) l'action du mufti de Jérusalem, oncle d'Arafat, Hadj Amine el-Husseini "l'ennemi juré des Anglais et des juifs" (p.38) : "Il est à l'origine de la flambée de violence du mois d'août 1929. Exploitant un incident au Mur des Lamentations, le grand mufti accuse les juifs de profaner une propriété arabe et de vouloir s'emparer du rocher d'où Mahomet s'était élevé vers le ciel, -(cela ne vous rappelle pas ce que dénonça en 2000 son neveu, Arafat, lorsque Sharon alla au Mont du Temple, déclenchant ainsi la seconde Intifada ?...). Au cours de violentes émeutes, les Arabes déchaînés tuent ou blessent des centaines d'israélites, dans une véritable atmosphère de guerre sainte. Pour rétablir l'ordre, les Anglais sont obligés de faire venir des troupes d'Egypte. Trois Arabes sont pendus. Toutefois, Hadj Amine peut s'estimer relativement satisfait. Le livre blanc de 1930 freine l'immigration israélite, en fonction de la "capacité économique d'absorption". Mais pour lui, il ne s'agit que d'un point de départ. La lutte doit continuer contre les juifs et les Anglais, et ce sont à nouveau les violents incidents de 1933 et surtout de 1935; suivis d'une grève générale des Arabes. A ce moment, le grand mufti exploite l'inquiétude de ses coreligionnaires devant la réussite économique du Foyer juif et surtout la reprise accélérée de l'immigration. Les Anglais multiplient, en effet, les dérogations au livre blanc en faveur des israélites persécutés en Allemagne. C'est par dizaines de milliers que les juifs entrent maintenant en Palestine. Hadj Amine devient alors le chef incontesté du mouvement arabe et c'est lui qui reçoit la présidence du Haut Comité arabe dès sa création. Ses revendications sont nettes : gouvernement national, arrêt total de l'immigration, interdiction de vente de terres arabes aux juifs. (...)". Il affiche officiellement son nazisme en écrivant une lettre à Hitler le 21 juin 1940 (Milles, op.cit.,p. 41): "La Palestine, qui n'a cessé de se battre depuis quatre ans contre les démocraties et les Juifs, est prête, à n'importe quel moment, à redoubler d'efforts. Le peuple arabe attend donc avec confiance le résultat de votre victoire finale. Il sait qu'elle signifiera pour lui son indépendance (...), son unité et un traité de collaboration et d'amitié." Plus tard, avec la capitulation du Reich, Milles observe que " Hadj Amine semble promis à la corde, d'autant qu'il a prodigué ses encouragements au génocide nazi. Néanmoins, grâce à son étonnante baraka, il s'en tire encore. La complaisance de certaines puissances à "vocation musulmane", comme l'URSS ou la France, joue son rôle. De fait, en 1945, il se trouve en résidence plus ou moins surveillée, dans une villa de la région parisienne, jusqu'à ce que le gouvernement français l'invite, en mai 1946, à rejoindre le Proche-Orient où il va s'empresser de reprendre le cours de ses exploits. C'est avec un prestige inégalé et une haine intacte, qu'il reprend la direction du Haut Comité arabe." On le voit, les jeunes groupes juifs d'alors surgissent dans la douleur des égorgements et de la haine islamiste refusant, tout le long des années 30, la coexistence alors que les Juifs désiraient vivre en bon voisinage avec la population palestinienne, hormis quelques extrémistes évidemment. Puis, lorsque l'ONU décide la création de deux Etats, c'est au tour des pan arabistes de la Ligue arabe de signifier leur haine qui se distinguait uniquement de celle des islamistes par les moyens et le moindre attachement aux rituels religieux (sauf en Algérie...), tout en partageant le même but, celui du retour au Califat, (qu'ils appelaient à l'époque Unité de la Nation Arabe, etc...). C'est ce contexte là qu'il s'agit également d'étudier pour comprendre à quel point la manipulation, la propagande, les luttes inter-juives, la mainmise de nationalistes arabes (venus de l'extérieur) sur une population palestinienne infiltrée, prise en otage, (comme actuellement), et, par dessus tout, la haine, implacable, contre la renaissance juive en Palestine depuis la fin du XIXème siècle, c'est cet ensemble là de facteurs, qui, combinés, peuvent expliquer la contre-violence juive de l'époque, et non pas les analyses simplistes et tronquées qui projettent sur les Juifs le refus de la coexistence, d'Etat à Etat, alors que ceux qui professent ainsi sont les premiers à brandir ce refus vis-à-vis des Juifs. Que dit-on par exemple lorsque des partis en France s'opposent à l'immigration ? On les caractérise de racistes. Que dit-on lorsque les autorités arabo-islamistes refusent la présence juive en Palestine ? On la justifie avec les mêmes termes employés pourtant par les fascistes ou les racistes que l'on dénonce en France et ailleurs... Tout en oubliant l'essentiel : pour les arabo-islamistes et nationalistes, les Juifs ne peuvent pas avoir un Etat parce qu'il n'est pas prévu par le Coran et/ou par l'Histoire, glorieuse, de la Nation Arabe. Dans ces conditions, permettre son existence renviendrait à dire que le Coran s'est trompé, ce qui est impossible, et/ou que l'Histoire glorieuse ne reviendra pas, ce qui est insupportable. Nous en sommes là, et ce mensonge, qui nourrit l'islam est désormais tenu à bout de bras, par toute la haine antilibérale, antiaméricaine,antiisraélienne, prête à s'allier avec l'immonde qui sévit en Irak, à Bali, à la façon de l'oncle d'Arafat lorsqu'il se coucha aux pieds d'Hitler. ** Pour un commentaire : http://laminutedusablier.hautetfort.com/ ** |
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http://www.lire-ecrire.org/12agir/126_lettre22.php APPRENDRE A LIRE A LA MAISON - GUIDE DES METHODES DE LECTURE C'est dans l'enseignement de la lecture, de l'écriture et du calcul que tout se joue. C'est là que se trouve la cause de la plupart des échecs scolaires. Les parents ont non seulement le droit mais le devoir d’intervenir en substitution de l’école quand elle ne remplit plus sa mission. C’est pour eux que ce guide a été réalisé. S’ils veulent s’assurer que leur enfant saura lire. Le principe de précaution exige qu’ils s’investissent dans cette « grande affaire » qu’est l’apprentissage de la lecture, comme le rappelle J. de Romilly dans la préface. Préface Je n’ai jamais enseigné la lecture à de jeunes enfants ; et je ne suis même pas au courant de beaucoup des renseignements donnés dans ce livre ; mais je sais, ayant enseigné dans toutes les classes qui suivaient, l’extraordinaire importance qu’a cet enseignement pour toute la suite des études et de la vie. Que la lecture, bien maîtrisée, soit la clé de tout savoir est une évidence qu’il est inutile de rappeler. Toutes les connaissances nous viennent par les livres ou les diverses façons de reproduire un texte par écrit ; tous les rêves de l’humanité, qui nous accompagneront dans la suite, sont inscrits dans les livres et se communiquent essentiellement par la lecture. Qui plus est, la lecture est le seul vrai moyen de communication ; à côté des livres, elle sert à transmettre toutes les instructions, les explications, les prises de partie, comme toutes les impressions et les sentiments de ceux qui nous sont chers et ne sont pas près de nous. Or je sais par expérience les inconvénients qui s’attachent à une maîtrise imparfaite de la lecture. Ayant enseigné dans toutes les classes de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement supérieur, j’ai pu constater que ceux qui n’ont pas acquis cette maîtrise s’en ressentent à jamais ; ici, c’est une hésitation pendant laquelle on perd le fil, ou bien c’est un mot sauté, que l’on a mal lu, ou bien un effort de l’attention occupée à la lecture sans aller jusqu’au bout et saisir vraiment le sens du texte que l’on a sous les yeux. L’effort d’aller jusqu’à cette compréhension du sens doit accompagner chaque petit exercice et s’épanouir ensuite dans une lecture aisée, dont on n’a plus à s’occuper tant elle est devenue naturelle. Celui qui ânonne et titube dans la lecture des textes, quels qu’ils soient, ne pourra jamais vraiment profiter de ce qui lui est communiqué et doit enrichir son esprit. La méthode par laquelle on apprend à lire est donc importante. Et je ne saurais trop insister sur l’intérêt, à mes yeux vital, qu’il y a à employer une méthode dite syllabique ou alphabétique ou phonétique, c’est-à-dire se fondant sur des petits principes clairs et des expériences raisonnées. Il faut comprendre la méthode par laquelle on passe de l’écrit à l’oral et de l’oral au sens ; il faut procéder de façon la plus progressive et logique. De la sorte, ce que l’on aura appris pour une langue pourra servir ensuite pour une autre et permettre de s’adapter aux études ultérieures. De plus, ces petits exercices seront déjà un entraînement à la formation de l’esprit ; ils créeront l’habitude de comprendre et de progresser. Par là, ils contribueront, autant que les lectures elles-mêmes, qui en seront le résultat, à cette progression de l’esprit, qui est déjà comme un premier signe de liberté intellectuelle. Que les parents aient un rôle à jouer dans cet apprentissage est certain. Les professeurs font ce qu’ils peuvent, beaucoup font très bien, et je n’aimerais pas encourager des critiques à l’égard des professeurs. Mais pour ces premiers efforts et ces premières découvertes, il est indispensable que les parents aident et collaborent. C’est une grande affaire que de découvrir les premiers éléments de ce qui vous ouvrira un pareil royaume. Et je me rappelle avec émotion, lorsque j’étais tout enfant, et avant d’entrer au lycée, ces moments où, chez moi, dans le voisinage de ma mère, j’apprenais à lire ; j’allais dire « j’apprenais à lire toute seule », mais elle était là, me répondait, me guidait. Je me revois assise par terre, avec des lettres, émerveillée des combinaisons que j’arrivais à dominer et toute fière de comprendre le principe - même si j’ignorais alors que la lecture remplirait toutes les heures de ma vie et serait la source de tant de joies - jusqu’au jour où, hélas, la vue me serait retirée. C’est le cas à présent et je n’en mesure que mieux l’importance et le prix de ce que j’ai ainsi appris. Jacqueline de ROMILLY de l’Académie française. Août 2005 Référence: Éditeur : F X de Guibert Format : Broché ISBN : 2912485894 |
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