FORUM, Forum Discussion, Forum Gratuit, Nom de domaine, Nom de domaine gratuit, Redirection gratuite,

Forum les poèmes de Nany Administrateurs :Nany
Forum les poèmes de Nany
Non connecté | Se connecter
en ligne : 2 inconnus visitent le forum
Inscription Inscription | Profil Profil | Messages Privés Messages Privés | Recherche Recherche | Online Online | Aide Aide | Créer un blog gratuit

forum Index du forum forumFables forumIci, vous nous contez vos fables préférées......

Auteur : Sujet: Ici, vous nous contez vos fables préférées......  Bas
 Nany
 Administrateur
 Messages postés : 1319
 Nany
  Posté le 20/06/2004 14:14:59
Send a private message to Nany
Ici,vous nous conterez les fables qui vous rappellent votre enfance et que vous avez aimer particulièrement......

http://img230.exs.cx/img230/6832/signnany13uf.gif

Même une toute petite personne peût changer le sens de l'avenir
J.R.R.TOLKIEN
http://meschatmours.forumactif.com
http://meschamours.skynetblogs.be
 Nany
 Administrateur
 Messages postés : 1319
 Nany
  Posté le 20/06/2004 15:48:44
Send a private message to Nany
un célèbre conteur
Jean de La Fontaine (1621- 1695)

http://www.alalettre.com/Images/lafontaine4.gif

La Fontaine, il lui suffit de cinq mots pour tout dire. il est encore plus fort que Baudelaire , qui fait parfois de la rhétorique. Lui, il maîtrise toutes les langues, la super savante et le parler de bistrot. Il les mélange , il les arrange, il a des bonheurs d'écriture qui te mettent à genoux, mais jamais il ne nous les casse avec son matos littéraire. Céline a raison. C'est final , La Fontaine.

Fabrice Luchini - Télérama - Janvier 1999

Nous gardons tous au creux de notre mémoire les premiers vers des fables de la Fontaine : Le Corbeau et le Renard, Le Lièvre et la Tortue , ou La Cigale et la Fourmi. Beaucoup, même, découvrent mi-surpris, mi-satisfaits qu'ils sont capables, à trente, cinquante ou quatre-vingt ans de les réciter encore intégralement.

Oui, La Fontaine a une place privilégiée dans les souvenirs de notre enfance et son nom est indissociable de ces contes brefs et enjoués qui, déjà, enchantaient les salons du dix-septième siècle.

Dans les prologues ou dédicaces de certains de ses recueils, La Fontaine a distillé quelques idées maîtresses : Je me sers d'animaux pour instruire les hommes. Puis plus loin, il a dévoilé quelques secrets : Une morale nue apporte l'ennui… Le conte fait passer le précepte avec lui."

Pourtant comme l'indique Martine Silber(1) , " Il faut savoir un jour prendre le temps de la relecture , aller au devant de ce qui nous a forcément échappé dans l'enfance, sa malice parfois licencieuse, son goût du bonheur, et de ce gai savoir dont on ne découvre la force qu'avec l'étude. Il faut aussi rencontrer l'homme et découvrir, derrière le poète léger et volage, un citoyen conscient de ses devoirs et de ses doutes, et un ami fidèle jusque dans l'adversité, un écrivain inscrit dans l'histoire de son temps".
Thibault Doulan


site référence :http://www.alalettre.com/lafontaine-intro.htm


un site à visiter :

http://www.lafontaine.net/nouveau-site/index.php

--Message edité par nany le 2004-06-20 16:09:01--

http://img230.exs.cx/img230/6832/signnany13uf.gif

Même une toute petite personne peût changer le sens de l'avenir
J.R.R.TOLKIEN
http://meschatmours.forumactif.com
http://meschamours.skynetblogs.be
 Nany
 Administrateur
 Messages postés : 1319
 Nany
  Posté le 20/06/2004 15:52:12
Send a private message to Nany
voici trois principales fables de JEAN DE LA FONTAINE

Le Corbeau et le Renard
http://www.resfortuna.com/Livres/images/rf_fab_lf_corbeau_renard.jpg
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.



Le Lièvre et la Tortue

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Etes-vous sage ?
Repartit l'animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore.
- Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
Ni de quel juge l'on convint.
Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ;
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint
Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s'évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gageure. A la fin quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi, l'emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?



La Cigale et la Fourmi
La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,

Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

*Illustrations site resfortuna.com

--Message edité par nany le 2004-06-20 16:07:11--

http://img230.exs.cx/img230/6832/signnany13uf.gif

Même une toute petite personne peût changer le sens de l'avenir
J.R.R.TOLKIEN
http://meschatmours.forumactif.com
http://meschamours.skynetblogs.be
 Claudia
 Messages postés : 24
 La richesse d'un homme en
exil est sa patrie; la pauvreté
d'un homme en son pays est un
exil
 Claudia
  Posté le 30/09/2004 00:01:49
Send a private message to Claudia
Nany, je me permet de rajouter celle ci!
Je l'ai apprise enfant et les paroles je ne les oublierai pas, car elles m'avaient marqué

LE LOUP ET LE CHIEN

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

--Message edité par Claudia le 2004-09-30 00:02:27--

Clo
 Nany
 Administrateur
 Messages postés : 1319
 Nany
  Posté le 01/10/2004 13:27:27
Send a private message to Nany
je l'avais oublié celle-ci
mais il est vrai que la liberté n'a pas de prix...
il a bien eu raison ce loup de s'enfuir

quand je vois qu'on va à nouveau
les massacrer j'enrage grrrrrrr

http://img230.exs.cx/img230/6832/signnany13uf.gif

Même une toute petite personne peût changer le sens de l'avenir
J.R.R.TOLKIEN
http://meschatmours.forumactif.com
http://meschamours.skynetblogs.be
 Claudia
 Messages postés : 24
 La richesse d'un homme en
exil est sa patrie; la pauvreté
d'un homme en son pays est un
exil
 Claudia
  Posté le 02/10/2004 05:58:05
Send a private message to Claudia
oui j'enrage
le loup fait parti de mes préférés. Au lieu de les tuer les hommes feraient mieux d'adopter leur mode de vie!! http://www.chezsister.com/gifss/coeur/JE_20T_20EMBRASSE.GIF

Clo
 margaret
 Messages postés : 6
 margaret
  Posté le 08/07/2005 16:02:36
Send a private message to margaret
je permet aussi d'en rajoute
La grennouille qui veut se faire aussi  grosse que le beauf

Une grenouille vit un boeuf
           Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille,
       Pour égaler l'animal en grosseur,
           Disant: "Regardez bien, ma soeur;
Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore?
Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà?
-Vous n'en approchez point."La chétive pécore
           S'enfla si bien qu'elle creva.


 Angelina
 Messages postés : 28
 Vise toujours la lune, si tu rates
tu retomberas dans les étoiles
 Angelina
  Posté le 03/03/2006 09:23:50
Send a private message to Angelina
Le rat des villes et le rat des champs

Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'Ortolans.
Sur un Tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête
Pendant qu'ils étaient en train.
A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le Rat de ville détale ;
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.
- C'est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi :
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi ;
Mais rien ne vient m'interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre.

Jean de la Fontaine

Le loup et l'agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Jean de la Fontaine

Le renard et la cigogne

Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la Cigogne le prie.
"Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie. "
A l'heure dite, il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.

Jean de la Fontaine

Le chêne et le roseau

Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

Jean de la Fontaine

Le laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine :
C'est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût.
Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Jean de la Fontaine

http://docsinfo.free.fr/signlina.gif
 nikos
 Messages postés : 1
 nikos
  Posté le 14/10/2006 15:35:21
Send a private message to nikos
Il y a aussi le loup et la cigogne

salut cest moi!!!

forum Index du forum forumFables forumIci, vous nous contez vos fables préférées......
Haut
Aller à :
  Ajouter une réponse rapide

Ajouter une réponse rapide