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| Auteur : | Sujet: Ici, vous nous contez vos fables préférées...... | Bas |
| Nany Administrateur Messages postés : 1319 ![]() |
Ici,vous nous conterez les fables qui vous rappellent votre enfance et que vous avez aimer particulièrement...... | |||
![]() Même une toute petite personne peût changer le sens de l'avenir J.R.R.TOLKIEN http://meschatmours.forumactif.com http://meschamours.skynetblogs.be |
| Nany Administrateur Messages postés : 1319 ![]() |
un célèbre conteur Jean de La Fontaine (1621- 1695) ![]() La Fontaine, il lui suffit de cinq mots pour tout dire. il est encore plus fort que Baudelaire , qui fait parfois de la rhétorique. Lui, il maîtrise toutes les langues, la super savante et le parler de bistrot. Il les mélange , il les arrange, il a des bonheurs d'écriture qui te mettent à genoux, mais jamais il ne nous les casse avec son matos littéraire. Céline a raison. C'est final , La Fontaine. Fabrice Luchini - Télérama - Janvier 1999 Nous gardons tous au creux de notre mémoire les premiers vers des fables de la Fontaine : Le Corbeau et le Renard, Le Lièvre et la Tortue , ou La Cigale et la Fourmi. Beaucoup, même, découvrent mi-surpris, mi-satisfaits qu'ils sont capables, à trente, cinquante ou quatre-vingt ans de les réciter encore intégralement. Oui, La Fontaine a une place privilégiée dans les souvenirs de notre enfance et son nom est indissociable de ces contes brefs et enjoués qui, déjà, enchantaient les salons du dix-septième siècle. Dans les prologues ou dédicaces de certains de ses recueils, La Fontaine a distillé quelques idées maîtresses : Je me sers d'animaux pour instruire les hommes. Puis plus loin, il a dévoilé quelques secrets : Une morale nue apporte l'ennui… Le conte fait passer le précepte avec lui." Pourtant comme l'indique Martine Silber(1) , " Il faut savoir un jour prendre le temps de la relecture , aller au devant de ce qui nous a forcément échappé dans l'enfance, sa malice parfois licencieuse, son goût du bonheur, et de ce gai savoir dont on ne découvre la force qu'avec l'étude. Il faut aussi rencontrer l'homme et découvrir, derrière le poète léger et volage, un citoyen conscient de ses devoirs et de ses doutes, et un ami fidèle jusque dans l'adversité, un écrivain inscrit dans l'histoire de son temps". Thibault Doulan site référence :http://www.alalettre.com/lafontaine-intro.htm un site à visiter : http://www.lafontaine.net/nouveau-site/index.php --Message edité par nany le 2004-06-20 16:09:01-- | |||
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| Nany Administrateur Messages postés : 1319 ![]() |
voici trois principales fables de JEAN DE LA FONTAINE Le Corbeau et le Renard ![]() Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : "Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. " A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. Le Lièvre et la Tortue Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Etes-vous sage ? Repartit l'animal léger. Ma commère, il vous faut purger Avec quatre grains d'ellébore. - Sage ou non, je parie encore. Ainsi fut fait : et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire, Ni de quel juge l'on convint. Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ; J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes, Et leur fait arpenter les landes. Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter, Pour dormir, et pour écouter D'où vient le vent, il laisse la Tortue Aller son train de Sénateur. Elle part, elle s'évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire, Croit qu'il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose, Il s'amuse à toute autre chose Qu'à la gageure. A la fin quand il vit Que l'autre touchait presque au bout de la carrière, Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit Furent vains : la Tortue arriva la première. Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi, l'emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ? La Cigale et la Fourmi La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue : Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. "Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal. " La Fourmi n'est pas prêteuse : C'est là son moindre défaut. Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. - Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. - Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien! dansez maintenant. *Illustrations site resfortuna.com --Message edité par nany le 2004-06-20 16:07:11-- | |||
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| Nany Administrateur Messages postés : 1319 ![]() |
je l'avais oublié celle-ci mais il est vrai que la liberté n'a pas de prix... il a bien eu raison ce loup de s'enfuir quand je vois qu'on va à nouveau les massacrer j'enrage grrrrrrr | |||
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| Claudia Messages postés : 24 La richesse d'un homme en exil est sa patrie; la pauvreté d'un homme en son pays est un exil ![]() |
oui j'enrage le loup fait parti de mes préférés. Au lieu de les tuer les hommes feraient mieux d'adopter leur mode de vie!! | |||
| Clo |
| margaret Messages postés : 6 |
je permet aussi d'en rajoute La grennouille qui veut se faire aussi grosse que le beauf Une grenouille vit un boeuf Qui lui sembla de belle taille. Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf, Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille, Pour égaler l'animal en grosseur, Disant: "Regardez bien, ma soeur; Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore? Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà? -Vous n'en approchez point."La chétive pécore S'enfla si bien qu'elle creva. |
| Angelina Messages postés : 28 Vise toujours la lune, si tu rates tu retomberas dans les étoiles ![]() |
Le rat des villes et le rat des champs Autrefois le Rat de ville Invita le Rat des champs, D'une façon fort civile, A des reliefs d'Ortolans. Sur un Tapis de Turquie Le couvert se trouva mis. Je laisse à penser la vie Que firent ces deux amis. Le régal fut fort honnête, Rien ne manquait au festin ; Mais quelqu'un troubla la fête Pendant qu'ils étaient en train. A la porte de la salle Ils entendirent du bruit : Le Rat de ville détale ; Son camarade le suit. Le bruit cesse, on se retire : Rats en campagne aussitôt ; Et le citadin de dire : Achevons tout notre rôt. - C'est assez, dit le rustique ; Demain vous viendrez chez moi : Ce n'est pas que je me pique De tous vos festins de Roi ; Mais rien ne vient m'interrompre : Je mange tout à loisir. Adieu donc ; fi du plaisir Que la crainte peut corrompre. Jean de la Fontaine Le loup et l'agneau La raison du plus fort est toujours la meilleure : Nous l'allons montrer tout à l'heure. Un Agneau se désaltérait Dans le courant d'une onde pure. Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure, Et que la faim en ces lieux attirait. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? Dit cet animal plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité. - Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté Ne se mette pas en colère ; Mais plutôt qu'elle considère Que je me vas désaltérant Dans le courant, Plus de vingt pas au-dessous d'Elle, Et que par conséquent, en aucune façon, Je ne puis troubler sa boisson. - Tu la troubles, reprit cette bête cruelle, Et je sais que de moi tu médis l'an passé. - Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ? Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère. - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère. - Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens : Car vous ne m'épargnez guère, Vous, vos bergers, et vos chiens. On me l'a dit : il faut que je me venge. Là-dessus, au fond des forêts Le Loup l'emporte, et puis le mange, Sans autre forme de procès. Jean de la Fontaine Le renard et la cigogne Compère le Renard se mit un jour en frais, et retint à dîner commère la Cigogne. Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts : Le galant pour toute besogne, Avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ; Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de là, la Cigogne le prie. "Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis Je ne fais point cérémonie. " A l'heure dite, il courut au logis De la Cigogne son hôtesse ; Loua très fort la politesse ; Trouva le dîner cuit à point : Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point. Il se réjouissait à l'odeur de la viande Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande. On servit, pour l'embarrasser, En un vase à long col et d'étroite embouchure. Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ; Mais le museau du sire était d'autre mesure. Il lui fallut à jeun retourner au logis, Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris, Serrant la queue, et portant bas l'oreille. Trompeurs, c'est pour vous que j'écris : Attendez-vous à la pareille. Jean de la Fontaine Le chêne et le roseau Le Chêne un jour dit au Roseau : "Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ; Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau. Le moindre vent, qui d'aventure Fait rider la face de l'eau, Vous oblige à baisser la tête : Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave l'effort de la tempête. Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr. Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n'auriez pas tant à souffrir : Je vous défendrais de l'orage ; Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides bords des Royaumes du vent. La nature envers vous me semble bien injuste. - Votre compassion, lui répondit l'Arbuste, Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci. Les vents me sont moins qu'à vous redoutables. Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs coups épouvantables Résisté sans courber le dos ; Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots, Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs. L'Arbre tient bon ; le Roseau plie. Le vent redouble ses efforts, Et fait si bien qu'il déracine Celui de qui la tête au Ciel était voisine Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts. Jean de la Fontaine Le laboureur et ses enfants Travaillez, prenez de la peine : C'est le fonds qui manque le moins. Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage Que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'Oût. Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse. Le père mort, les fils vous retournent le champ Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an Il en rapporta davantage. D'argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer avant sa mort Que le travail est un trésor. Jean de la Fontaine | |||
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| nikos Messages postés : 1 ![]() |
Il y a aussi le loup et la cigogne | |||
| salut cest moi!!! |
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