FORUM, Forum Discussion, Forum Gratuit, Nom de domaine, Nom de domaine gratuit, Redirection gratuite,

Forum Red Side 96 Administrateurs :David_RS96, Freezouille, RS96, Alexandre Benoît Bérurier
Forum Red Side 96
Non connecté | Se connecter
en ligne : Il y a 7 connectés. Cliquez pour voir la liste
Inscription Inscription | Profil Profil | Messages Privés Messages Privés | Recherche Recherche | Online Online | Aide Aide | Créer un blog gratuit

forum Index du forum forumForum RS forumTeddy Boys / Mods / Skinheads / Casuals

Auteur : Sujet: Teddy Boys / Mods / Skinheads / Casuals  Bas
 alex_rs
 Messages postés : 1368
 SEMPER SEDUNUM
  Posté le 14/06/2005 14:53:11
Send a private message to alex_rs
Vu que c la pause et vu que ces mouvements ne sont pas étranger au monde des tribunes, quelques texte pour ceux que ca pourrait intéresser.

Historique du mouvement Teddy Boy

Tout a commencé au début des années 50 en Angleterre, quelques gangs d'adolescent sont apparu dans l'East End de Londres; ils étaient appelé les Cosh boys. C'était très facile de les reconnaître. Ils avaient un accoutrement très spécial: une longue veste avec des colliers de velours et des pantalons-cigarettes(serrant) à boutons comme sous le règne d'Edward VII (1901-1910), des soquettes de couleurs et de fines cravates Jim. Leurs cheveux étaient longs et graissés. Ces Cosh Boys terrifiaient la société anglaise: attaque au rasoir, bagarre entre gangs mais aussi contre la police, vol,…
… Après la seconde guerre mondial l'Angleterre se réveillait avec la gueule de bois! La presse a utilisé une nouvelle expression pour décrire ces gangs dont le nombre augmentait chaque jour. Le mot choisi était Teddy Boy(s) et Teddy Girl(s), Ted(s).

Il semble que le premier journal a utilisé le terme Teddy Boy était le Daily Express, le 23 septembre 1953. A cette époque, Elvis Presley était un simple routier!

Ensuite, le Rock 'n' roll est arrivé, immédiatement adopté par la jeune génération et bien sur par les Teds. Bill Haley, Elvis, Buddy Holly, Eddie Cochran, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Chuck Berry, et artistes britannique comme Tommy Steele, Cliff Richard and the Drifters (ensuite les Shadows), Billy Fury, Marty Wilde (et beaucoup d'autres) devenaient les idoles des jeunes. C'était le commencement de quelque chose de nouveau comme un vent de liberté. En Grande Bretagne, en septembre 1956, Bill Haley avait cinq disques dans le Top 20 et le film Rock Around The Clock était montré dans 300 cinémas, mais au début des 60s, les goûts du public change et beaucoup de Teds, après le service militaire dans la British Army, rejettent leur ancien look, leurs pantalons serrant et coupe leur cheveux. Etait-ce la fin de la Teds culture? Pas du tout mesdames et messieurs!

Le R'N'R des 50s avait encore beaucoup de fans en GB, bon nombre d'entre eux, les (Ton-Up) Rockers portaient l'"uniforme" des Bad boys américains: veste de cuir noir, t-shirt, jeans et botte de moto.

En 1967, Bill Haley's Shake, Rattle and Roll ont encore grimpé dans les charts. A la fin des 60s quelques groupes jouaient de l'authentique R'N'R pour une nouvelle génération de Teds qui a repris les originaux. Des groupes comme the Wild Angels, the Houseshakers, the R'N'R Gang (in France), Shakin' Stevens & the Sunsets, the R'NR Allstars ont recréé l'esprit authentique du R'N'R, ils ont retrouvé le grand succès des 50s ('Johnny B. Goode',' Little Queenie'. 'Tutti Frutti','Peggy Sue', 'Be Bop A Lula, 'C'mon Everybody', 'Summertime Blues', 'Great Balls Of Fire', ...). Ce retour au traditionnel R'N'R était appelé Rock 'n' Roll Revival.

Dans les 70s, la nouvelle génération de Teds a développé une identité forte: la laque avait remplacé la graisse, le style était plus lumineux et parfois les pantalons-cigarettes étaient porté. Petit à petit, cette nouvelle génération retrouvait les racines du R'N'R! Rockabilly et Country Music. Souvenez-vous, Mr Presley a commencé sur Rockabilly! Les gens aiment Carl Perkins, Johnny & Dorsey Burnette, Charlie Feathers, Hank Mizell, Warren Smith, Billy Lee Riley, Charlie Rich, George Jones, Carl Mann, Hayden Thomson, Janis Martin, Wanda Jackson, Sleepy Labeef (et beaucoup d'autres artistes) devenaient célèbre en Angleterre et peu après dans le reste de l'europe. Au même moment, aux USA, le grand label Rollin'Rock enregistrait des artistes brillant comme Ray Campi, Mac Curtis,…

Les principaux adeptes du Rockabilly ont fondé un nouveau mouvement appelé les Rockabillly Rebels (Rockabilly Rebs). Certains d'entre eux ont embrassé les politiques du National Front et de la ségrégation raciale. Ils portaient le drapeaux confédéré. Les nouveaux Teds n'ont pas supporté ce mouvement qui est presque mort! Des artistes comme Matchbox et Ray Campi, leaders musicaux des Rockabilly Rebels n'étaient pas du tout raciste.

Au début des 70s, beaucoup de Teds (en particulier, l'ancienne génération) se foutaient du Rockabilly, ils réclamaient du Rock 'N' Roll. De nos jours, c'est différent: le Rockabilly ( avec le R'N'R des 50s et la musique du début des 60s, Jumin' Jive, Country Music) appartient à la Teds culture.

L'intérêt pour le Rockabilly a coïncidé avec l'internationalisation de la tradition Teddy Boy. Les nouveaux groupes comme Crazy Cava & the Rhythm Rockers, the Flying Saucers, the Riot Rockers (... ) ont exporté dans toute l'Europe leurs propres chansons, leurs propres musiques. Ils ont créé un nouveau son que nous avons encore appelé British Rockabilly. Certains Teds préfèrent utilisé le terme (Rockabilly) Revival. Les nouveaux Teds voudraient promouvoir ce son européen appelé Teddy Boy Rock'N'Roll, qui avait beaucoup de supporter dans les 70s et a encore beaucoup de fans en Europe même si beaucoup de (pseudo) puristes haïssent ce style qui n'est pas assez 50s pour eux. Le British Rockabilly peut être joué avec une electric bass. Les puristes détestent cet instrument, ils préfèrent la double-bass ("Slap bass")

Les nouveaux Teds ont décidé de supporter le Teddy Boys R'N'R (même si cette musique est souvent soussestimée), British R'N'R et groupes qui essayent de rétablir la musique du début des 60s.

Ils semblent qu'aujourd'hui plusieurs Teds retournent aux racines de leur mouvement. Ils renoncent au style des 70s pour celui des 50s. Personne ne sait ce que sera le futur. But we are sure that Rock'N'Roll will never die.
50's

JAMAIS DANS LA TENDANCE, TOUJOURS DANS LA BONNE DIRECTION

http://img22.imageshack.us/img22/4673/00_gif.gif
 alex_rs
 Messages postés : 1368
 SEMPER SEDUNUM
  Posté le 14/06/2005 14:53:43
Send a private message to alex_rs
Mod Culture-Tales from the mod scene
"London Boys (Part One)" by Gavin Henderson
Mark, un ancien Mod de Shepherds Bush de la région de West London, donne un superbe aperçu de la scène Londonienne de la fin des 70s et l'ascension ultérieure du mouvement Casual à Gavin Henderson.

Je pense que la première fois que je me rappelle des Mods étaient à un concert de Jam aux environs de All Mod Cons. J'avais 15 ans et j'ai été heurté par le groupe ainsi que par quelques autres trucs punk. Etant un West London Boy j'étais aussi un grand fan de Clash, mais en toute honnêteté The Jam lui a fait de l'ombre. Quoiqu'il en soit le concert était à The Lyceum, et à quelques-uns nous sommes venus de Bush. J'avais vu le groupe une fois l'année avant et leur concert était tout punk et je prévoyais la même chose cette fois, cependant les choses avaient un peu changé.

Ne croyez pas que je me trompe, ils y avaient encore beaucoup de punk, mais ils y avaient aussi beaucoup de geezers habillé comme le groupe. Portant polo, chemises et cravate, et presque tous portaient des parka green army. Je savais qu'ils étaient des Mods et je n'en savait pas plus sur le mouvement, pourtant je voulais être comme eux. Ces geezers étaient en plein de dedans. Je n'étais jamais habillé comme un punk. Je ne voulais plus rester esclave des pantalons de Shepherds Bush. C'était autre chose que les Skinheads, qui semblaient faire leur grand retour, ou l'habillement des Soul Boy dans le style Gabicci tops et Frahs, qui se trouvait au Goldmine Club de Canvey Island. Ce dernier n'était pas très tendant et bien que je sois allé à Chelsea pour voir les concerts étranges de Sham avec quelques geezers qui étaient Skinhead, je n'étais pas très chaud pour me raser. Le mod style était parfait pour moi. Smart, fringues élaborées et cheveux court…mais pas trop court.

La chose suivante à l'ordre du jour était de trier le bon du mauvais à une certaine vitesse ce qui était plus facile à dire qu'à faire à Londres pendant les 70s. Putain il y avait tout ce que vous vouliez seulement vous deviez être un Kings Road Punk, un hippies ou un Soul Boy. Mes copains Skinheads m'ont donné à ce propos quelques bonnes adresses comme Willesden qui avait des vieux stocks de Bennys et Stopprest Trousers. Ces magasins étaient des dépotoirs. Ils étaient dans des locaux sur High street. Terne, sombre et pas très propre, à la fin des 70s leurs jours étaient compté car il ne pouvaient pas suivre les modes changeantes. Leurs marchandises étaient en stock depuis qu'ils avaient été populaire la première fois aux environs de la fin des 60s et au début des 70s. Le shopping trips était assez réussis pour moi. Je suis parvenu à trouver quelques paires de Sta-prest incluant une paire de tonic bleu deux tons qui étaient ma fierté et ma joie et deux chemises. J'ai également pris un parka original korean issue US Army fishtail du marché de Portobello Road et un vieil ami avait un vieux polo trois boutons bleu foncé des 60s dans sa garde robe qu'il m'a donné. C'était un samedi de l'été de 78, je faisait du shopping autour du secteur local que j'ai pointé le fait qu'il y avait quelques autres Mods aux environs de Bush. J'étais en bon terme avec deux d'entre eux mais je n'avais jamais réellement remarqué ce qu'ils portaient avant. Cependant la première fois j'étais sorti en portant mon parka et j'ai rencontré quelques-uns d'entre eux habillé de la même façon et cela m'a semblé normal de débuter la conversation. Je suppose que c'était le vrai départ des Shepherds Bush Mods.

Une fois que la saison de foot à recommencer, j'ai continué à suivre Chelsea chaque samedi et je n'ai plus rien acheté de plus car Chelsea me prenait tout mon argent. Cependant je suis allé échanger et vendre mes old punk records, pour des disques de 60s. C'était juste des trucs traditionnels que j'ai acquis. Les Who's My Generation, quelques Small Faces et Kinks. Mon vieil ami m'avait dit que c'était tout les mods des 60s. Je suppose que j'aurais du me montrer intéressé par tous les vieux trucs soul des 60s, mais ca ne viendra qu'après. Ce n'était pas assez agressif pour moi à cette époque.

La fois d'après que je suis allé voir The Jam était à Wembley pendant le Great British Music Festival. De Bush, nous sommes allés à quelques uns la nuit du mercredi. Certains d'entre nous était des mods, d'autres des Skinhead, car les favoris des deux The Jam et Slade étaient joué sur la même scène. A ce concert il y avait une bande de mods de l'East End appelé eux-même les Glory Boys. Ils étaient une firm relevée, mais étaient tous de West Ham, donc je ne voulait pas vraiment rester avec eux. Ils y avaient une large mob de Skin là aussi, et l'ambiance était un peu lourde. La violence au concert était une chose régulière à ce moment. Cela ne m'était pas étranger car j'avais vu des affrontements à de nombreuses reprises, à un concert de Sham entre firms de football ou entre Skinhead et Punk, ou même dans les zones, donc je savais que les troubles étaient prêts à démarré.

Auncun de nous ne voulait faire partie de ceci et nous sommes resté à l'écart quand ça a commencé. Il m'a semblé que tout les geezers de l'East London se battaient donc c'est le mieux que ce qu'on avait à faire. Quoiqu'il en soit, le résultat final a été qu'un skinhead a été blessé au couteau, qu'il a reçu pendant la bagarre. C'était la première fois que je voyais un affrontement Mod/Skinhead. Les deux cultes avaient bien fonctionné encsemble jusque là mais je suppose qu'avec le nombre augmentant de chaque coté ça devenait inévitable.

Au début de 1979, quelques uns d'entre nous ont commencé à se battre aux environs du pub The Trafalguar en bas de Bush. Nous avons commencé à aller à quelques concert dans les différentes zones et dans le haut du West End. Le scène Mod décollait réellement maintenant et il semblait que des groupes Mod apparaissaient partout. Secret Affair était le groupe principale et musicalement ils étaient les meilleures en dehors de tous les autres groupes Mod, mais j'ai toujours prégérés The Chords et The Purple Hearts. J'ai également aimé The Teenbeats et j'avais l'habitude d'aller les voir avec mes potes Skinhead qui était également là qd ils joueiant à Londres. Des endroits assez bien tel que The Windsor Castle sur la Harrow Road montraient régulièrement des groupe Mod et je peut me rappeler avoir vu The Teenbeats plusieurs fois là-bas et également Small Hours. Pour être honnête, il m'est difficile de me rappeler tout les groupes que j'ai vu. J'avais commencé à travailler et en réfléchissant il me semble que je suis allé à un concert toutes les nuits. Les groupes Mod avaient conquis Londres, et pour toute l'année 1979 les choses avaient été superbe. J'avais l'habitude d'aller à Wellington et j'ai vu The Chords la bas. Ils étaient réellement impressionnant. Ils retentissaient plus comme un groupe punk, ils en avaient la haine et le comportement, mais ils étaient meilleurs musicalement ment et ils le démontraient. Revenir d'un concert de Chords étaient difficile mentalement. Un truc fou de 100mph. Squire était un auter que j'ai vu à Wellington. Ils étaient l'exact opposé de The Chords, et avaient réellement un bon son. Je ne les appréciais pas sur vinyl mais ils étaient très bons en Live.

Le pub The Bridgehouse de Canning Town semblait être considéré comme le centre de la renaissance du Mod, mais pour être honnête je n'y suis allé qu'une fois pour voir Secret Afair. Tous les Mors de l'East London et de l'Essex traînaient là-bas, mais c'était aussi la même chose pour les skinheads. Les gens pouvaient penser que c'étaient comme un endroit à visiter pour les mods, mais ils y avaient autant de groupes skinheads que de groupes mod qui y jouaient. Ca devenait célèbre gràce au cocerts Mods Mayday. Je n'y allais pas car j'allais voir The Purple Hearts à la Music Machine de Camden la même nuit. J'ai toujours considérés les rendez vous tel que Wellington et The Music Machine, à être plus Mod que The Bridgehouse. Peut-être est-ce seulement parce que j'étais un West London boy et que je ne m'y suis jamais senti le bienvenu.

De tous les clubs autour alors quoique, mon favori soit Vespas en bas de Global Village. J'ai vu quelques bons groupes là-bas. J'étais là la nuit que The Direction ont été effacé par le Teenbeats et le Sta-Prest. Comme je l'ai dit avant j'aimais bien les Teenbeats et aussi the Directions quand ils ont commencé à jouer au Trafalgar. En conséquence nous avons commencé à les suivre partout. En bas the Greyhound dans Fulham et tous les rendez-vous dans des trou de merde de Londres. Nous avons même pris un autobus pour un club appelé 101 Club in South London pour un concert. De toute façon, je suis sûr que vous connaissez l'histoire The Directions à Vespas comme ils l'ont chanté sur le single 3 Bands Tonite. Essentiellement les groupes ont évolué sur le tard. Nous tous nous demandions ce qu'il se passait, mais quand le Sta-Prest est venu sur le devant de la scène nous avons pensé que tout a été fini. Cependant nous n'avions pas assez de temps pour voir The Directions qui étaient à la fin du concert donc nous étions foutu le camp. Ils n'auraient jamais du être à la fin. Ils étaient le top avec The Teenbeats, Purple Hearts et The Chords pour moi de loin meilleur groupe que Sta-Prest qui était merdique.

Un autre groupe que nous aimions beaucoup à Bush était un groupe style Mod/Ska appelé, Gune For Hire. Ils étaient absolument superbe et ont recu bon nombre de mention dans les fanzines de l'époque, mais malheureusement ils n'ont jamais rien enregistré. Bon nombre de jeunes gens de ce groupe ont formé le groupe, Departement S, qui a eu un hit avec la chanson, Is Vic There?

Aussi bien que tous les concerts de Mod, je suis souvent aller voir quelques concert de Ska. J'ai vu The Specials au Moonlight Club de Hampstead et ils étaient superbes. Aussi Madness et The Bodysnatchers quelques fois, habituellement à Dublin Castle à Camden Town. J'ai réellement apprécié le son Two Tone, spécialement The Speciales et The Bodysnatchers, mais pour être honnête leur concert était toujours remplis de Skinhead et à l'automne 1979 la lune de miel entre Mods et Skins se terminait et plusieurs échauffourées éclataient. Même sans aucun Mods, il y avait encore des troubles au concert Ska car les Skinheads semblaient se battre partout où ils allaient. Sans me tromper il y avait du grabuge au concert de Mod également. J'ai fini dans une énorme melée à Bracknell à un concert de Purple Hearts, mais même alors c'était à cause des Skinheads. La majeure partie des troubles au concert des Mods arrivaient quand les groupes voyageaient en dehors de Londres et donc tout les punk et skins locaux venaient pour attaquer les news kids on the block. Le pire moment que j'ai vu à un concert était pourtant à une réunion local, The Acklam Hall à Ladbroke Grove. Je ne peux me rappeler qui j'étais venu voir. Je pense que c'était Back To Zero, mais en tout cas c'était bien méchant après. La réunion était au cœur des skinheads de Ladbroke Grove manor qui avait une mob assez impressionnante. Ils n'aimaient pas que les étrangers s'y arrêtent, jamais ils n'ont eu l'esprit Mods, dans le bas de Grove. Aussi avec la proximité de Shephers Bush il y a toujours eu une rivalité de secteur de sorte que ca ne m'aidait pas. Pour être honnête les Mods ne s'y montraient pas. Je ne peux pas me rappeler avoir été autant effrayé à d'autres occasion quand j'étais un mod. Je l'ai été à quelques occasions au match de Chelsea qui était dangereux. Par exemple à un match de Coupe de la ligue à Milwall dans les 80s, mais Acklam Hall a certainement été le pire moment de mon temps comme Mod. En fait je ne suis plus jamais allé à un concert là-bas depuis.

"London Boys (Part Two) par Gavin Henderson

Comme l'été arrivait l'étape évidente pour nous était de ressuscité les day trips vers South Coast seaside on a Bank Holiday. Les scooters étaient très rare à Londres à cette époque et très peu de Mods en possédaient un.

J'ai par la suite acquis une Vespa 90 aux alentours de l'automne par une annonce dans le journal local, mais pour la Bank Holiday de 1979 la grande majorité d'entre nous étaient sans scooter. Quelques jeunes sont descendus à Brighton au May Day, et aussi jusqu'à Rhyl au nord du Pays de Galles

Quelques londoniens ont pris le train pour Rhyl et il y a eu quelques affrontements avec les Rockers là-bas mais je n'y étais pas j'attendais l'August Lambretta Club pour aller à Southend. Ceux qui sont allé à Rhyl semblait avoir et ils déliraient à propos d'une Mob nordiques appelées The Killermeters. Je pense que la plupart d'entre nous jusque là pensait que tout les mods venaient de la région de Londres. Je suppose qu'avec la sortie du film Quadrophenia cela nous a fait un peu comprendre que non. Nous étions allés nombreux voir ce film dans le West End peu après sa sortie. Nous ne pouvions pas parler débattre le fait que c'était un grand film, mais je pense que nous tous avions des sentiments partagés car l'hystérie des médias sur ce film englobait tout ceux qui suivaient le mouvement sur le devant de la scène. Jusque là ca avait été notre petit mouvement. Nos propres groupes, clubs et notre fanzine, Maximum Speed de North London, mais tout ca s'est éloigné de nous. Ensuite vous avez eu Merton Parkas qui était le premier groupe Mod Revival à aller à Top of the Pops. Beaucoup de jeunes haïssaient Parka mais personnellement je les trouvais okay. Ils étaient un autre groupe que j'avais l'habitude d'aller voir à Wellington. Cependant on doit avouer qu'ils ont pris leur pire chanson au début de leur single, You Need Wheels, était ennuyant. Ils avaient quelques très bons aires, donc putain pourquoi mettre celui –là. La face B, I don't want to know you, était une grande chanson alors pourquoi ne pas mettre celle-là sur la face A?

Quoiqu'il en soit les August Bank Holiday étaient folle. La nuit de dimanche la plupart d'entre nous étaient au Lyceum pour ovir Secret Affair et The Purple Hearts jouer. Egalement sur la liste il y avait des groupes Ska, Madness et The Selector donc la foule était mélangée Mod et Skinhead. C'était le même le lendemain. Venant en train en matinée de Liverpool Street les Mods et Skinhads, et même quelques Punks se sont mélangés sans problème. Et une fois à Southend nous nous sommes tous rassemblés avec des gangs de Teds et Rockers qui étaient réunis dans quelques pubs. Pour être honnête il y a bien eu quelques incidents mais c'était isolés. L'Old Bill était bien en place et empêchait un développement à grande échelle. Garry Bushell a fait un reportage sur la journée dans l'édition de Sounds de la semaine d'après qui a exactement résumé toute la journée.

L'automne et l'hiver de 1979/1980 a vu les groupes Mods vendre des singles. Ils y avaient quelques classiques du genre de The Chords, The Purple Hearts, The Teenbeats, The Directions et The Circles et quelques merde comme The Lambrettas et Secret Affair…(j'ai détesté Time For Action)!!! The Chords, Lambrettas et Secret Affair était allé à Top Of The Pop et produit des hits. En outre The Jam avait frappé à un autre niveau si bien qu'ils étaient probablment le plus grand et meilleure groupe en Angleterre à ce moment-là. En dépit de Weller essayant de se distancer des Mod Revival, The Jam était 100% Mod. Les morceaux Ska étaient aussi dans les charts et en toute honnêteté ils étaient bien meilleurs que les morceaux Mod. Cependant les Mods et Skinhead étaient maintenant en pleine guerre et pas seulement à Londres mais dans tout le pays, donc nous ne pouvions plus aller et voir des groupes comme The Specials et ils ne pouvaient pas venir voir The Jam. On s'est retrouvé à des concert The Jam à quelques occasions, et je me rappelle d'une grosse bataille rangée avec Skins à l'extérieur de The Rainbow à Finsbury Park après un concert de The Jam. Cette rivalité avec les Skins devenaient également un cauchemar quand il fallait traverser Londres et aller à un concert. Avant nous ne devions penser à rien pour traverser la ville et voir un groupe. Si c'était accessible en métro nous y allions, mais maintenant nous vous deviez y réfléchir à 2 fois. Le dernier endroit où vous deviez être était de down in a tube station at midnight, et sur vos gardes quand un gang de Skins rodait. Vous étiez sur de recevoir au moins des cannettes sur la tête. Pas question d'aller là et à l'époque il n'y avait pas de caméra de surveillance pour veiller sur vous. Allé sud de la Tamise a toujours été le pire moment de ma vie. South London était comme un monde différent même à la bonne période très loin de la civilité des personnes du Nord de la Tamise. Ils étaient vraiment une race différente. Vous deviez même être parano en marchant à Peckam et que vous portiez votre polo et parka habituel. Skinheads, Blacks ou simplement les imbéciles de South London tous nous haïssaient. Avoir un scooter aidait un peu, spécialement quand nous partions en masse, mais beaucoup d'endroit ou nous allions voir les groupes se trouvaient juste dans les plus gentilles zones de Londres et nous n'aviez pas vraiment besoin du scooter pour vous y rendre.

On devenait aussi plus Mod de Mods aggro alors que la foule de Quadrophenia envahissait la scène. Pourquoi vouloir traverser Londres pour vous prendre une droite par d'autre Mods et des coups de pieds par les Skinheads? C'est ce qu'on appréciait à l'époque. La violence tout le temps. Nous et beaucoup de Paddington avions l'habitude d'aller nous battre avec les East London Mods. Il y avait alors beaucoup de problème entre les Shepherds Bush Mods et plusieurs de Borehamwood. Il y a eu un concert à Notre Dame à Leicester Square et on s'est battu entre firm de Bush et Stevenage, qui s'était joint à nous, et eux. Je suppose que ce que nous faisions étaient le même que les mods des 60s. Vous savez toujours comment le gang se dirigeait, c'était comme avant. Je ne me trompe pas, je ne compare pas les époques mais parfois c'était trop fréquent. C'est comme si il y avait des troubles tout le temps chaque fois que vous sortiez ça devenait de trop. Vous devez vous rappelez que j'allais toujours à Chelsea et les bagarres là-bas était régulière.

A la fin de 1980 la chose Mod était réellement finie. La presse musicale l'avait compris et les groupes n'allaient plus nulle part. The Chords vendaient encore de bon single mais ils n'étaient plus dans les charts, et les autres groupes étaient ridiculisé ou ignoré par la presse. Le mouvement Mod était juste plein de jeunes qui ne connaissaient que The Jam. Malgré cela je suis rester un mod. J'ai commencé à m'impliquer plus sur les trucs de scooter et j'ai rejoint un Scooter Club. J'ai vendu ma Vespa 90 et j'ai acquis une vieille Lambretta LI 125 series 3, et j'ai commencer à faire des meeting de scooter plus souvent. Cependant la fin était proche pour moi et j'ai mis un terme à tout entièrement après l'August Bank Holiday qui allait à Brighton en 1981.

Actuellement, cela peut semblait assez marrant. C'était bien méchant, les batailles avec l'Old Bill et aussi les quelques skinheads qui étaient là. Le point culminant était le lancer de Cocktail Molotov à la gare de Seafront. Les Cocktails molotov était une des choses de l'époque et il y avait de nombreuses émeutes dans tout le pays cet été là. Après ce run il n'a pas fallu longtemps avant que j'arrête la chose Mod. J'ai vendu le scooter en novembre et à Noël je commençais à acheter des vêtements similaires à ceux de mes camardes de Chelsea et du Bas de Bush. Pringle jerseys, cords, Lois jeans, Nike Wimbledon trainers, etc. J'étais devenu un Casual.

L'année précédente j'avais commencer à plus m'habiller dans un style casual Mod et j'avais vraiment arrêté la scène musicale live. J'étais venu à la Northern Soul, et pourtant je n'étais jamais allé au Wigan Casino ou autre, j'ai commencé à aller au club soul près de chez moi. Le premier endroit où je suis allé était un bistrot en bas de King Road appelé The Wheatsheaf qui avait de bon concert. Les autres clubs soul où nous sommes allés étaient The Astoria et Notre Dame Hall. De très bons endroits et pourtant l'Astoria était toujours plein de Gooners.

Le passage de Mod à Casual était une étape logique pour omi. Evidemment à l'époque ça décollait réellement à Chelsea mais en réalité ça a commencé à la fin des 70s. Il y avait toujours eu des foule de geezers de West London à Chelsea qui portaient des trucs comme Slazenger, Pringle et Farahs. C'était un look industriel et tout le mouvement London Casual provient de ça. La commpétition parmi les Casuals et l'attention aux détails était un reflet parfait de l'image originelle des mods. En fait, il était facile de voir que nous avions beaucoup plus le droit de nous appeler les Mods que les revivalists.

Comme avant, il a été difficile de faire un choix, exactement comme cela avait été le cas pour moi en 1978 pour avoir des trucs mod. Cependant encore une fois j'ai opté pour le local. Stuarts à Shepherds Bush a été LE casual shop. C'était un lieu important pour la casual comme John Simon's Ivy league shop à Richmond l'avait été pour les Mods et les Skinheads dans les 60s. C'était la caverne d'ali baba où tous les derniers labels étaient porté à Chelsea. Vous entriez et regardiez avec respect les derniers tracksuit top de sergio Tachini ou rainjackets de Fila. Le truc est que Stuarts était le fournisseurs des vieux hommes et il est devenu le magasin le plus calé de Londres à l'époque. On raconte que c'est des vieux pull Pringle et Lyle and Scott qu'ils l'ont fait grandir pendant la saison 81/82. Il avait remarqué qu'il y avait une forte demande pour ca et très vite il a eu un nouveau stock, c'était parti. Ensuite il a eu deux assistants qui se renseignaient sur ce qui allait se passer et ils parvenaient à suivre tout les changements de mode des Casuals pour quelques années.

De nos jours bien sur chaque magasin du West End possèdent des Labels. Même Burtons a essayé d'entrer dans cela mais avant il n'y avait rien de tout ça. Lommywhites sportshop à Piccadilly avait un peu de matériel mais pas énormément. Il n'y avait pas de magasin de sport comme JD Sports ou un truc comme ça. C'est grâce aux Casuals que ces magasins existent. Stuarts était vraiment important pour nous. Il y avait aussi quelques magasins dans l'East End aux environs de Roman Road et aussi dans le bas de South London mais avec Stuarts sur le seuil de ma porte j'y allais très rarement.

La bonne chose au sujet du mouvement Casual au début était le fait que personne n'avait une idée de ce qui allait s'y passer. Parce que nous n'étions pas réellement basés sur la musique culte de la jeunesse, la presse musicale n'avait aucune idée de notre existence. Okay il y avait quelques prétendus groupe Casual tel qu'Acrent (qui était ok) et la presse a essayé de les associer mais c'est venu un peu plus tard (83/84). Les pages courriers dans Sounds étaient bonnes cependant, car vous aviez souvent des Casual de toutes les différentes mob de football du pays qui se branchaient sur la mode. La presse traditionnelle a ensuite parler du look quand ils ont parler de "designer hooliganism" au football mais ce n'était pas encore ca jusqu'à plus ou moins 1984. Jusque là ils pensaient que tout les hooligans étaient des skinhead. C'était bien pendant ces quelques années où nous avions notre petit monde que les médias ignoraient.

La mode s'est ensuite éloignée des Sportswear et bientôt la firm de Chelsea menaient la danse, acquérant des marques tel que Burberry, Aquascutum et des marques italiennes comme Armani. Aller au nort était superbe car nous avions de l'avance sur eux quand on montrait ces labels. Les Scousers et Mancs avaient été au top quand le sportswear faisait rage, et le Scouse essayait toujours que le look démarre de là, mais à l'époque les lables que portaient les Northerners n'étaient pas ce qu'il y avait de mieux. The Shed à Chelsea devenant l'endroit le plus critique du pays. Les vrais Mods des 80s.

Sur le front musical aussi bien que les influences Soul, nous avions un mix Jazz Funk, et aussi les premiers morceaux de rap qui nous donnaient des influences nouvelles. Vêtements, intérêt pour la musique Black américaine, et adorant la bagarre et une ligne de speed, ca semble familier n'est-ce pas? Et encore les Revivalists ricanaient car il reculait davantage par leur obsession des 60s. Une contradiction moderne des termes, et une ironie qu'ils n'obtenaient pas. Diadora Trainers, des quantités excessive de bijoux et cheveux courts complète l'image. Les 80s ont continué, Top of The World Northern Soul toutes la nuit à Stafford, nous sommes ensuite allés attaqués les Stretford End avec les Chelsea Boys à Old Trafford. Vous aviez toujours droit au buzz lors des voyages dans le nord. Une scène underground que la presse générale ne pouvait pas comprendre. Né dans la rue et les football terraces, endroit où peu fréquenté par les journalistes. Il y eu quelques exceptions à la règle cependant, Mick Mahoney, Robert Elms, Gavin Hills et bien sur le fanzine de l'époque… non pas Extraordinary Sensations… mais la voix de Scally… The End! C'était une lecture essentiel pour ceux qui étaient intéressé par la Casual Culture. Nous avions l'habitude de l'acheter au bas du Kensington Market et il était toujours remplis de courrier et d'article de casual de tout le pays. Il était dirigé par Pete Hooton qui était dans la bande de The Farm qui était un très bon suiveur du mouvement Casual.

Les choses étaient hors de contrôle au football cependant, Designer Violence… Qu'est-ce que ca veut dire? Violence is violence… L'assistance de mon vieux compagnon Stanley n'était pas design. Cela a fini en larme. Ces larmes s'appelaient Heysel!

Le Heysel a changé beaucoup de choses. Les gosses comme moi voyaient le résultat de la violence au football prise a son extrême et laissant seulement des désillusions. C'était toujours plus l'excitation, les vêtements, la camaraderie et la musique qui nous ont attiré de toute façon. La violence était fortuite. Les Strafford nitters avaient arrêtés et le centre de la Northern Soul avait bougé vers le Club 100. La scène était moribonde, mais tout ce que nous avions perdu au hoolys nous avons du le dépensé quelque part. Plusieurs ont suivi la route de la Modern Soul et Funk passant leurs week end au Top Rank de Reading, Caister et Camber Sands, d'autre ont découvert Sunrise sur le M25… l'Extasy pure.

Mai 1991… 300 Chelsea marche dans le bas de Old Kent Road pour le dernier match de la saison. Nous allions à un déplacement à Milwall. Acid house est dans les rangs, Duffers of St Georges sur notre dos et les Adidas Superstars à nos pieds. Le son de Manchester qui avait dominé les ondes depuis quelques années est en recul, Boys Own est le magazine à lire. Flowered Up envahit Londres mais encore une fois les (pas si) Young Soul Rebels sont présent. Le réel esprit des Mods est en vie et frappe Londres, et pas un seul parka en vue.

Rapide retour à la fin du sièvle et je sort juste du dancefloor de Manchester Ritz, Major Lance sortant des speakers. Stone Island est un label de choix, la bande sonore est Northern Soul. Fashion et music sont encore là pour nous. Quelque chose appelé Sky a volé le football sous nos yeux, mais 2 sur 3 quand vous approchez les 37 ans ce n'est pas si mal. Comme dit Tony Michaels: "I love the life I live."

Le look
Décontracté en journée : casual...
Parka : La parka de l'US Army, modèles M51 ou M63, dite "queue-de-pie". Elle fut adoptée à l'origine parce que c'était une bonne protection pour les costumes coûteux contre les intempéries. Elle était en général portée par mauvais temps ou pour rouler en scooter. Mais de vêtement utilitaire, elle est devenue un signe de reconnaissance et reste dans l'imaginaire populaire un des principaux symboles mods. Certains la dénigre, la trouvant vulgaire, mais elle a ses inconditionnels.

Blousons & vestes : Le Mod Jacket est un blouson de toile à col élastique. Il peut être de plusieurs couleurs (le bleu marine est courant). Le col et le bout des manches sont en général à bandes. Le Harrington Jacket, blouson de toile à col et à doubure écossaise, est lui aussi un classique. Son nom vient du fait que Rodney Harrington, héros d'une série des 60's, en portait toujours.


Il est disponible en plusieurs couleurs : bordeaux, noir ou même aujourd'hui Prince-de-Galles ou pied-de-poule, mais le beige et le bleu restent les plus populaires. Le Donkey Jacket est, quant à lui, un 3/4 de laine noir ou bleu foncé comportant une plaque de cuir ou de PVC couvrant les épaules. Porté à l'origine par les ouvriers de la rue, les éboueurs et autres professions difficiles, le Donkey est le plus souvent utilisé par mauvais temps ou pour bricoler...

Pull-overs & polos : Plusieurs marques ont été adoptées au fil des années. Fred Perry, ligne de vêtements de sport, a été créée par un célèbre tennisman anglais. Ces produits sont reconnaissables à leur sigle en forme de couronne de laurier. Les polos comportent le plus souvent des bandes au cou et au tour de bras. D'autres sapes, comme les pulls Pringle ou les polos John Smedley, sont prisées pour leur qualité.

T-Shirts & Sweat-Shirts : Les T-Shirts à motifs variés (logos de groupes, scooters...) sont bien sûr courants et les plus populaires restent sans doute les T-Shirts à rayures bleus et blancs (style marin) et les T-Shirts à target. Lonsdale est aussi une marque connue, à l'origine de vêtements de boxe.

Pantalons : Le standard reste le jean 501 de Levis, souvent porté en journée. Incontournable, le Sta-Prest est un pantalon de sortie inventé par Levis dans les 60's. Il existe en plusieurs couleurs et a la particularité de possèder un pli permanent, d'où son nom. Et le hipster (pantalon "taille basse") est un autre grand classique.

Chaussures : Les Suede Desert Boots (chaussures de peau à semelles de crêpe) sont les plus courantes. Elles ont été inventées pour les officiers anglais combattant en Afrique du Nord pendant la Guerre et la marque la plus célèbre est Clark's. Les Bowling Shoes, chaussures de bowling, sont aussi très populaires (voir photo). Certains portent des modèles de chaussures de sport comme les Sambas d'Adidas. Sans oublier les sempiternelles Doc Marten's, montantes à 8 trous, ou basses.

...Et impeccable le soir : smart.

Costumes : Le costume traditionnel du Mod a une coupe bien spécifique : cintré, un petit col placé haut, 3 boutons (parfois 4). Mais ce sont les détails qui font la qualité : poches d'appoint, fentes dans le dos... Le pantalon est étroit (coupe "cigarette") et son pli toujours impeccable. Si les vestes croisées restent rares, les blazers "college" sont appréciés. Le must est le costume en tonic, matière satinée qui donne l'impression de changer de couleur à la lumière. Les cravates (unies, noires rayées...) sont d'ordinaire fines et il est de bon ton de porter une pochette dans la poche de poitrine. A l'origine, les Mods commandaient leurs costumes sur mesures chez le tailleur, mais c'est malheureusement devenu un privilège réservé aux plus fortunés d'entre nous. Et, pour le soir, une veste bien coupée, un sta-prest un foulard de cou en soie sont très convenables !

Chemises : Les Button Down Shirts (chemises comportant un 3ème bouton derrière le col) sont de rigueur. Les Jay Tex et les célèbres Ben Sherman sont parmi les plus connues. Le magasin londonien Merc a depuis peu lancé sa propre ligne. Néanmoins, à partir de 66, les chemises à jabot ou à motifs Op'Art ou psychédélique sont devenues à la mode chez les trendy Mods.

Pardessus : Le Crombie est un élégant manteau cintré. Il peut être de différentes couleurs (noir, marine, beige, gris) et la doublure est le plus souvent rouge. Comme pour les vestes, tout réside dans le détail : surpoches, col en velours... D'autres Mods apprécient les imperméables (style "Burberry's"), d'autres encore les 3/4 de cuir.

Chaussures : Les chaussures en cuir, à l'italienne, sont les plus portées en costume. Les loafers, à semelles de plastique ou de cuir, sont des mocassins à glands bordeaux ou noirs. Les brogues, quant à elles, sont des chaussures de sortie "à points" (style "Richelieu"). La firme Doc Marten's fabrique ces 2 modèles.

La Musique
La musique a toujours joué un rôle capital dans le culte et tout au long de leur histoire, les Mods ont été attirés par différents styles. Nous allons tenter de passer en revue ces genres par ordre chronologique.
- a cool breeze : le Modern Jazz, musique d'origine
Vers la fin des années 40, aux Etats-Unis, une poignée de jeunes musiciens expérimente une forme de jazz cool, en réaction au bebop enfièvré et au style pompeux alors en vogue. John Lewis, Gerry Mulligan ou le trompettiste Miles Davis rompent avec les conventions en créant cette musique sophistiquée et résolument futuriste. Qui fusionne de plus avec un sens de l'esthétique moderne et net : costumes aux coupes fines, cravates étroites...Le Modern Jazz a un véritable impact sur la culture populaire avec l'enregistrement de Birth of the Cool par Miles Davis. Bientôt, de nombreux groupes naissent, comme le Modern Jazz Quartet (photo ci-dessous).

En Grande-Bretagne, ce sont les premiers Mods qui vont adopter ce style. Ceux-ci, en effet, cultivent un soucis de perfection dans leur musique comme dans leur allure. Cet esprit va les pousser vers les milieux underground des boîtes de Jazz et vers cette musique planante, sophistiquée et presque intellectuelle.
Titr'en vrac...
· Miles Davis, Move
· John Coltrane, Blue Train
· The Dave Brubeck Quartet, Dorian Dance
· The Modern Jazz Quartet, Django
Mais les Mods ont aussi besoin d'une musique pour danser. Ils adoptent donc l'American Rythm n'Blues dès 1963-64 qui se transforme en Soul Music à partir de 65-66, ouvrant une ère musicale fabuleuse. Les empires Tamla Motown à Detroit ou Stax/Atlantic sont de véritables usines à succès.
Titr'en vrac...
· Ray Charles, What I Say · Booker T. & The MG's, Green Onions· Otis Redding, Satisfaction· Martha Reeves & The Vandellas, Nowhere To Run · The Mar Keys, Last Night· James Brown, Night Train· Fontella Bass, Rescue Me· The Bar Kays, Soul Finger

- British R&B et Mod sound : la revanche britannique
Face à ce déferlement de musique US, les Anglais ne veulent pas être en reste. Après le boom du Merceybeat, avec les Beatles ou les Hollies, la scène R&B londonienne explose. Les Rolling Stones, Yardbirds et autres Kinks drainent un public de plus-en-plus nombreux. La musique britannique entre dans une de ses phases les plus prolifiques. C'est la grande époque du British Beat : Des milliers de groupes naissent, disparaissent pour renaître sous un autre nom...
Parallèlement, le mouvement mod s'étend à travers tout le pays et à partir de 64, une foule de groupes voit le jour. Deux vont marquer l'Histoire : The Who et The Small Faces.
Début des 60's : Quatre adolescents de Shepherd's Bush, dans l'Ouest de Londres, forment le groupe des Detours. Roger Daltrey au chant, Pete Townshend à la guitare, John Entwistle à la basse et Doug Sandom à la batterie. La rage avec laquelle ils interprètent les classiques de Jimmy Reed ou James Brown leur permet d'échapper à la vie quotidienne. En 1964, sous la pression de leur manager Pete Meaden, un ultra-Mod, ils deviennent les High Numbers et l'excentrique Keith Moon remplace Sandom comme batteur. C'est l'époque des titres I'm The Face et Zoot Suit. La bombe est prête à exploser.
Janvier 65, le son des WHO (pour World Health Organisation, leur nouveau nom) s'abat sur l'Angleterre. Ils allient une identité visuelle mod et pop'art (vestes taillées dans l'Union Jack) à une violence sans précédent sur scène (guitares saturées, instruments cassés en fin de concert) : On ne vient pas seulement entendre les Who, on vient les voir ! Après I Can't Explain et Anyway, Anyhow, Anywhere, leur titre My Generation sort le 3 décembre 65. Cet hymne à la jeunesse en général et aux Mods en particulier est un hit immédiat. Les Who deviennent des porte-paroles et des symboles vivants du mouvement jusqu'à leur évolution vers le monde du Flower Power à partir de 67. C'est en 73 que Townshend écrira le célèbre opéra-rock Quadrophenia dédicacé aux fans mods du groupe.
Les Small Faces sont quant à eux originaires de l'East London. En 1965, un jeune Mod apprenti-acteur, Steve Marriott (guitare et chant) décide avec 2 copains, Ronnie Lane (basse et chant) et Kenny Jones (batterie) de fonder un groupe pour jouer du Rythm N'Blues. A la fin de l'année, ils évincent l'organiste Jimmy Winston et décident de le remplacer par Ian MacLagan, qui a déjà 2 groupes derrière lui. C'est le succès immédiat.Là où les Who dégagent une énergie incontrôlable, les Faces ont une image de "pin-up" mods irrésistible. L'usage habile de l'orgue Hammond, la voix de Marriott assurent rapidement au groupe une grande notoriété. What'Cha Gonna Do About It, Sha La La La Lee ou Grow Your Own sont autant de tubes.
Le groupe évoluera à partir de 67 vers un style de musique plus orienté Freakbeat. Mais pour tous, les Small Faces restent un des groupes les plus emblèmatiques du Mod Sound.
...et les autres
A côté de ces 2 groupes phares, de nombreuses formations voient le jour : The Creation, The Artwoods, The Action, Fleur-de-Lys, Hipster Image...sont des exemples de cette longue liste. Si certains de ces groupes ne sortirent qu'un ou deux succès, ils contribuèrent à la mise-au-point d'un son mod caractéristique.
En France, peu de formation à l'époque avaient un son réellement étudié et intéressant. Néanmoins, certains titres de Gainsbourg ou Nino Ferrer sont encore écoutés. Mais l'artiste le plus marquant restera sans doute Jacques Dutronc. Certains titres comme Le responsable ou On nous cache tout, on nous dit rien sont de grands classiques. Musique, provocation, élégance de dandy décontracté : c'est clair, Dutronc était bien LE Mod français !
Titr'en vrac...
· The WHO, My Generation· The Small Faces, What'cha Gonna Do About It· The Creation, Making Time· Spencer Davis Group, I'm A Man· Hipster Image, Make Her Mine · The Action, I'll Keep Holding On· The Quik, Bert's Apple Crumble· Graham Gouldman, Stop! Stop! Stop!· Timebox, Girl Don't Let Me Wait· Jacques Dutronc, Le Responsable
A la fin des 60's, les Hard Mods se tournent vers la musique jamaïcaine, pour laquelle les Mods ont toujours eu un penchant. Le ska trouve sa source à la Jamaïque à la fin des années. Né de diverses influences, il évolue peu-à-peu jusqu'à devenir un style propre. Tout au long des 60's, le ska domine la scène musicale de l'île. Parmi les nombreux groupes ou artistes qui se produisent dans les clubs de Kingston, on peut remarquer les Skatalites, Prince Buster, Desmond Dekker ou un certain Bob Marley (encore tout jeune) & The Wailers.
Parallèlement, depuis la fin de la guerre, de nombreux Antillais ont quitté leur pays pour venir s'installer en Angleterre où les perspectives de travail étaient meilleures. Avec leur arrivée naît une forte demande musicale et certains artistes locaux, comme Laurel Aitken, se décident à faire le voyage. Le ska originel évolue alors en Rocksteady, au tempo plus lent. Des labels sont créés, comme le célèbre Trojan Records ou Bluebeat.
Avec le ska arrive le phénomène des Rude Boys, ou Rudies. Ces derniers sont les mauvais garçons traditionnels jamaïcains, à l'allure nette et classe (voir photo). Ils viennent nombreux danser dans les boîtes clandestines de Londres et c'est là que les derniers Mods vont les découvrir. Ils s'aperçoivent vite que, malgré les différences de culture et de couleur de peau, ils ont plus en commun avec les Rudies qu'avec la foule psychédélique de Carnaby Street. Leur goût commun pour la musique et l'élégance fît qu'ils se respectèrent et en virent à se copier. Cela aboutit à l'apparition des Skinheads qui, tout en ayant une allure plus agressive, restaient attachés à leur apparence et fans inconditionnels de musique jamaïcaine. Des artistes se consacrèrent dés lors à ce public, créant la scène du Skinhead Reggae.
Titr'en vrac...
· Desmond DEKKER, Israelistes· Ken BOOTHE, Everything I Own· The ETHIOPIANS, Train To Skaville· Laurel AITKEN, Bartender · The MAYTALS, Monkey Man· The UPSETTERS, Return of Django· The PIGLETS, Johnny Reggae· Joe the Boss, Skinhead Revolt
Lorsqu'à la fin des 60's, la scène mod se fracture entre le circuit psychédélique d'une part et les Hard Mods de l'autre, l'attention se porte sur le rock progressif pour les uns et la musique jamaïcaine pour les autres. En Angleterre, la Soul music semble soudain moins au goût du jour. Mais dans le nord, au cœur de villes comme Nothingham, Manchester ou Leeds, des groupes de passionnés sont déterminés à maintenir vivante la flamme de la Soul. Ils constituent des réseaux étroits mais fanatiques de Disc-jockeys et d'amateurs enthousiastes, qui achètent et conservent des 45 tours souvent obscurs et mettent au point des pas de danse acrobatiques et compliqués. En 1970, le journaliste Dave Godin de la revue Blues & Soul donne à cette musique le nom de Northern Soul.
Différents clubs servent alors de point de rendez-vous : The Torch à Tunstall, the Mecca Ballroom à Blackpool, le Samantha's à Sheffield et le plus célèbre de tous, le Casino de Wigan. Ces salles organisent des soirées durant jusqu'à l'aube (les all-nighters) et bientôt, les fans affluent des 4 coins du pays pour s'y retrouver. L'apogée se situe entre le début de 1974 et 1976. Tout en étant étendue, la scène Northern est toujours restée assez discrète. Le revival mod de 79 va lui donner un coup de fouet et au fil des années, elle va évoluer en intégrant des morceaux de Modern Soul, de Latin Soul et du Motown pré-64.
Titr'en vrac...
· The INSPIRATIONS, Touch Me, Hold Me, Kiss Me· CARSTAIRS, It Really Hurts Me Girl· James COIT, Black Power· The Ojs, Hold On · Frank WILSON, Do I Love You· Gloria JONES, Tainted Love· Edwin STARR, War· The FALCONS, I'm A Fool, I must Love You
1977 : Les Punks ont donné un coup de pied dans la fourmilière du monde musical et une foule de groupes a vu le jour : The Sex Pistols, The Clash, The Buzzcocks...Mais au milieu de toutes ces formations, une va se distinguer par son style, son attitude et ses prises de position : The JAM. Constitué de Paul WELLER (guitare, chant), Bruce FOXTON (basse, chant) et Rick BUCKLER (batterie), The Jam affiche une image moderniste. En costumes sur scène (photo ci-dessus), ils chantent les mêmes thèmes que les groupes mods 60's et vont jusqu'à jouer sur les mêmes instruments que The Who. Weller est en effet un passionné des 60's et du mouvement mod. Leur premier album, In The City, sort en 77 et ils enchaînent quelques mois plus tard avec This Is The Modern World. Les fans du groupe se multiplient et de cette foule vont émerger de nombreuses formations. The Purple Hearts de Romford, The Merton Parkas londoniens, The Directions de Shepherd's Bush (le même quartier que The Who) ou The Chords ne sont que quelques noms parmi beaucoup d'autres. Le phénomène atteint aussi la France et à partir de 81-82, des groupes modernistes français tournent comme Bikini, Flash, Tweed, Floo ou encore Standing.
En 82, alors que The Jam semble au sommet de sa carrière (9 titres classés au TopTen en 3 ans), Weller annonce sa décision de quitter le groupe. Il fonde The Style Council avec Mike Talbot et s'essaye à un type de musique plus sophistiquée et au son plus soul. Plusieurs labels, comme Well Suspect ou Diamond Records, entretiennent la flamme de la scène mod, dont les médias ont déjà annoncé la mort.
Titr'en vrac...
· The Jam, The Modern World· The Jam, A Town Called Malice· The Purple Hearts, Millions Like Us· The Chords, Maybe Tomorrow · The Merton Parkas, Plastic Smile· Long Tall Shorty, That's What I Want· The Moment, In This Town· Bikini, Nouvelle Morale
A partir de 1979, une autre musique va séduire les Mods : Le Ska va connaître un revival par l'intermédiaire d'un label, 2-Tone Records.
Gerald Dankey, qui s'est rebaptisé lui-même Jerry Dammers, est un grand admirateur de Punk et de Reggae. Il décide de monter un groupe qui allierait l'énergie du 1er aux mélodies du second : The Special A.K.A. Déçu par l'attitude du show-biz, il fonde à Coventry son propre label afin d'enregistrer un disque, 2-Tone Records. Afin de le personnaliser, Dammers invente un personnage au graphisme en noir et blanc, Walter Jabsco, inspiré d'une photo de Peter Tosh. Les Specials enregistrent Gansters qui atteint en juin 79 la 6ème position des charts britanniques. Bientôt, The Selecter, The Beat, The Bad Manners, Madness et leur Nutty Sound vont devenir le fer-de-lance de ce renouveau du Ska. Les damiers noirs et blancs deviennent le symbole de ce mouvement qui touche toute l'Europe et les Rudies réapparaissent. Mais cette fois, la grande majorité d'entre eux est blanche. Cela n'ira d'ailleurs pas sans heurts avec les bandes de Mods ou de Skinheads. Les Modernistes, déjà habitués au son du Ska et du Reggae, furent séduits en masse par le rythme du 2-Tone. Néanmoins, le côté commercial du style en découragea ensuite beaucoup qui préférèrent retrouver des musiques plus authentiques
Eddie Piller, qui s'est déjà fait un nom en éditant le fanzine Extraordinary Sensations, crée en 82 le label Well Suspect. C'est lui qui sortira en 84 la compilation-anthologie The Beat Generation & The Angry Young Men, qui rassemble des morceaux de grands groupes du Mod Revival. Well Suspect, en se rapprochant de Stiff Records, prend le nom de Countdown Records. Piller produit ainsi The Untouchables (groupe de soul/ska américain), The Prisoners et Makin'Time, qui connaissent un franc succès.
A la fin des 80's, bien que des labels comme Unicorn tentent de maintenir la scène vivante, le Mod Revival s'est complètement marginalisé. Eddie Piller s'oriente vers les milieux de l'Acid Jazz, et crée en 88 le label Acid Jazz Records. Ce mouvement remet au goût du jour des morceaux et des sons extraits du passé (40's, 60's ou 70's) en les remixant avec des styles complètement différents comme le bebop, le funk ou le rap. C'est dans ce contexte que se lancent des groupes comme The James Taylor Quartet (James Taylor est un ancien des Prisoners). Leur son plus funky, l'usage de l'orgue Hammond, leurs références aux 60's leur donnent un style particulier en accord avec la tradition moderniste. Ils explorent donc des pistes nouvelles et originales.
D'un autre côté, l'influence de l'esprit mod sur la vague 89/90 de groupes Indie, nés de l'explosion de Manchester, se fait plus forte que jamais. The Charlatans, The Stone Roses, The Farm ou The Inspiral Carpets en sont des exemples. Cela va donner un second souffle à la scène mod en popularisant ses thèmes. Durant les 90's, de nombreux groupes de Brit'pop prendront le relais. Blur fait chanter Phil Daniels, héros de Quadrophenia, dans sa chanson Parklife, Dodgy révèlent leur passé dans les scooter rallies et la couverture de l'album Be Here Now d'Oasis est sans équivoque...
La scène musicale mod, bien que discrète, est aujourd'hui vivante et créative. D'un côté, certains groupes de Brit'pop ou de Power pop, s'ils ne se revendiquent pas ouvertement comme mods, ne peuvent nier leurs références au mouvement. Par leur musique, leur attitude ou leur look, ils perpétuent la tradition moderniste. Ocean Colour Scene (voir photo), relancé au milieu des 90's par Paul Weller, s'est spécialisé dans une pop puissante, à la guitare agressive, dans le style de la fin des 60's. Dans un registre plus psyché, Kula Shaker travaille le son spatial de l'orgue Hammond.
Mais de petits labels produisent et distribuent également de la musique mod. Detour Records, fondé en 92 par l'Anglais "Dizzy" Holmes, a une branche orientée Mod Revival et une deuxième plus 60's. Il produit des groupes de toute l'Europe : Espagne (Los Flechazos), France (Strawberry Smell), Italie (Kickstart),etc…et bien sûr Grande-Bretagne (The Chosen, Quant, The Clique, Upper Fifth…). Certains de ces groupes sortent des titres d'une grande qualité.
On le voit, le courant musical mod est encore bien vivace et a, espérons-le, de beaux jours devant lui.

--Message edité par alex_rs le 2005-06-14 14:59:11--

JAMAIS DANS LA TENDANCE, TOUJOURS DANS LA BONNE DIRECTION

http://img22.imageshack.us/img22/4673/00_gif.gif
 alex_rs
 Messages postés : 1368
 SEMPER SEDUNUM
  Posté le 14/06/2005 14:54:25
Send a private message to alex_rs
Skinhead history

The skinhead cult is a way of life. Celui ou celle qui se proclame un skinhead appartient simplement à la crème de la working class. Cependant ca nécessite une certaine forme de mode de vie (pas seulement n'importe quel Pol au travail), de faire ce qui est primordial pour un skinhead. Le skinhead n'a rien à voir avec la couleur, la race, religion, nationalité ou n'importe quoi de la sorte. C'est une confrérie d'individus qui partage les mêmes passions de ce que nous appelons being a skinhead.

Before Skinhead

Dans les 50s et 60s, ils y avaient deux principales sous-cultures qui sont à l'origine de celle qui sera connue comme skinheads. Dans la working class anglaise, les jeunes qui écoutaient la musique moderne du moment incluant soul, reggae et ska, portaient des vêtements recherchés, smart et faisait une fixation des scooters (vespas, lambrettas), étaient connu comme Mods. Les Mods étaient généralement des jeunes blancs qui avaient une très bonne connaissance de la mode ainsi que des racines et des valeurs de la working class. A la même époque, en Jamaïque, les Rudeboys gagnaient en reconnaissance. Les Rudeboys étaient des jeunes lookés gangsters qui s'habillaient en smoking, écoutaient du reggae-ska et étaient célèbre pour leur attitude déjantée envers ceux qui se mettaient sur leur route. Le reggae était une fureur qui a dépassé les frontières jamaïcaines et qui est devenue populaire en Grande Bretagne, principalement chez les Mods. A la moitié des 60s, beaucoup d'artistes reggae ont émigré en GB pour tirer avantage du marché qui s'ouvrait parmi les jeunes blancs de la working class.

Birth of Skinhead

Avec la rencontre des subcultures en GB, l'unité des noirs et des blancs étaient inévitables. Les jeunes blancs copiaient les Rudeboys en habit et attitude, en maintenant cependant plusieurs aspect de l'identité Mod. Un nouveau groupe d'individu a alors émergé chez les jeunes citadins de la working class qui recherchaient une image plus dur que ce que les mods représentaient. Ces jeunes étaient les premiers Skinheads. Avec les cheveux coupés plus court que les Mods (pour plus de facilités dans les street fights) et des passions incluant le football, reggae, et valeur de la working class, le Skinhead était un mélange parfait des deux groupes. Les Skinheads n'ont pris que le meilleur des deux groupes, ils sont restés fermes sur leur positions d'unité raciale et fierté de la working class.

The 70s

Après la naissance des Skinheads, ceux-ci ont atteint leur sommet en 1969, le reggae a ensuite régressé, cependant il n'était pas complètement mort. Les Skinheads existait encore mais on a vu le déclin de la culture. Les vrais Skinheads ont cru en leur racine et y sont restés fidèles. En GB, la fierté nationale était toujours une valeur des Skinheads. D'ailleurs c'est toujours le cas mais il y a quelques individus qui ont perdu le contact avec les racines de l'unité et ont associé la fierté nationale au préjudice raciale. Les groupes de White supermacist tels que le National Front ont commencés à voir ces jeunes impressionnable comme des sujets parfaits à modelés au moment du recrutement. Ceux qui étaient faible et non averti sur les racines ont regardé ces groupes et s'y sont identifié, c'est ainsi que le culte Skinhead a été sali de manière irréversible. Le Punk-rock a également fait son entrée à cette époque. Une partie de la musique Punk-rock, qui était à l'origine de la street music, a été populaire parmi les Punk et les Skinheads également. Le Street-Punk a bientôt gagné le label "Oï!" de Gary Bushell. Cependant Oï! était censé être une unité musicale apolitique, il y a encore eu des individus qui ont exploités ça et l'ont utilisé comme outil de persuasion. Les vrais Punks et Skins ont ignoré ces groupes et sont restés en acord avec les valeurs d'unité. Les groupes White supermacist tels que le NF et le British Movement ont envahi le culte Skinhead et ont sali sont identité. Ces individus racistes peuvent s'être appelé eux-mêmes Skinheads mais ils n'étaient rien de plus que des "Boneheads" pour ceux qui s'y connaissaient. La politique avait pris le dessus sur le culte Skinhead et les choses n'ont plus jamais été les mêmes, mais l'esprit de 1969 est authentique dans le cœur des vrais Skinheads. Simple. Comme les skins originels des 60s, les "Oï boys" ou "Bootboys" étaient la base du culte et ils ont gardé la flamme en allumée.

The 80s

Suite à l'intolérance des Boneheads, un groupe a surgit en GB par Roddy Moreno du groupe Oï! The Oppresed, appelé S.H.A.R.P. (Skin Head Against Racial Prejudice). Les skins S.H.A.R.P. étaient militants de leurs motivations antiracistes pour éjecter les Boneheads et garder les racines de leur culte en vie. Maintenant que le culte s'était épanoui avec de nouvelles passions tels que Oï! music, hardcore (qui a démarré en grosse partie aux USA) et autres traditions skinheads, ils ont estimé qu'ils avaient beaucoup à défendre et à préserver. Le culte était terni par la politique et l'indifférence, et il était devenu nécessaire non seulement de se réclamer Skinhead mais également de savoir quel type de Skinhead vous étiez. Bien que ceux qui connaissaient la vérité savaient qu'il y avait seulement une sorte de Skinhead, le nom était diffusé comme un label commun. Les vrais Skinheads ont fait face à beaucoup d'oppression car les Boneheads s'offraient plus de reconnaissance dans les médias par leurs actions négatives "intéressantes" et leurs croyances. Le nom Skinhead devenait synonyme de "Nazi" pour le monde extérieur qui avait seulement les mensonges des médias pour baser son opinion. Les Skinheads ont été crucifiés par la société et l'image du "Skinhead crucifié" devenait une réclamation populaire des vrais Skinheads et à l'époque cela semblait avoir toujours été ainsi.

The 90s

Bien que les S.H.A.R.P. avaient des intentions positives à l'origine, c'est simplement devenu un mot. Bientôt tous les ploucs qui étaient contre les préjudices raciaux, se coupaient les cheveux et s'appelaient eux-mêmes SHARP. Les vrais Skinheads ne voulaient pas de ces individus qui n'avaient aucune idée de ce qu'était réellement le culte et voyaient seulement les skinheads comme étant des machines de combat et contre le racisme, et ils voulaient être associé à eux. Cependant une nouvelle race de jeunes Stormtroopers, qui ne pouvait pas avoir connu les old days mais avaient une bonne connaissance du culte et avaient une forte identification avec ses valeurs et traditions, a renaît des cendres de 69. Ces nouveaux jeunes savaient où étaient les racines et démarraient une résurrection Skinhead. Ne voulant pas se réclamer autrement que Skinheads, ils se sont appelés "Traditional Skinhead". En dépit de l'idiotie musical dominante tel que le nouveau ska "3rd wave" et corporation trash "Punk Rock", le trad skins a conservé sa passion pour le Oï!, reggae et ska traditionnel. Aujourd'hui la nouvelle race de skin n'est peut-être pas comme leurs ancêtres du culte, mais il y a une forte présence de Skinhead aujourd'hui qui ont la foi et donc Skinheads will never die.

Polémique des "Trads"

Bien que la plupart des Trads convienne d'une position apolitique en tant que skinhead, beaucoup de vrai skins trouvent qu'une présence de Fencewalkers dans les rangs est intolérable. Plusieurs "Trads" semblent penser qu'étant indifférent aux boneheads ou même compatissant était une postion inacceptable sur la question du racisme. Les vrais Skins savaient que ce n'était pas ainsi. Pour citer le groupe Oï! American Patriot: "un vrai Skinhead ne juge pas votre coumeur, seulement ce que vous dites et faites…". Les fortes croyances anti-racist sont ce que les vrais Traditionalist partage et veulent représenter à tout pris. Le résultat final est RACISM IS NOT BE TOLERATED IN THE SKINHEAD CULT

JAMAIS DANS LA TENDANCE, TOUJOURS DANS LA BONNE DIRECTION

http://img22.imageshack.us/img22/4673/00_gif.gif
 alex_rs
 Messages postés : 1368
 SEMPER SEDUNUM
  Posté le 14/06/2005 14:54:51
Send a private message to alex_rs
Casual scene – the 80s

Le début des 80s a vu la naissance du Soccer Casual, on sortait des marques skinheads et on entrait dans les pulls Pringle, les pantalons Lois et les écharpes Farah et Burberry. La marque était LE truc et plus c'était cher et exclusif mieux c'était. L'article suivant est un bref historique qu'était les vêtements portés par les lads anglais au début des années casual, j'admets que je ne suis pas suffisamment vieux pour me rappeler toutes les marques à la mode au début des 80s et en quelque mot je remercie dieu car il y a aussi bien un dieu pour les affreux vêtements que pour les vêtements chic.

Pour commencer la mode des 60s, les jeunes des classes ouvrières étaient heureux d'avoir un look soigné et branché, et les lads utilisaient les gradins comme scène. Durant le début des 80s, le choix des vêtements étaient limité, dans plusieurs villes, à quelques grands magasins généralistes alors que vous pouviez trouver un Levis dans votre "Tesco" local. C'est pourquoi certaines marques de t-shirt obscures émergent et deviendront essentiel pour le casual: Fila, Lacoste, Tacchini,… Beaucoup de ces vêtements provenaient de l'étranger car à cette époque les clubs Britanniques dominaient l'europe. Par conséquent les Scousers de Liverpool passaient une grande partie de leur temps en France et en Italie à dévaliser ces magasins de marques très recherchées qu'étaient Tacchini, Fila, Ellesse et Lacoste.

Comme le bouche à oreille propage rapidement les nouvelles du phénomène Casual à travers le pays, une sorte d'uniforme commence à émerger. Il devait comprendre certaines marques comme Slazenger, Lacoste, Ellesse, Burberry, Lois, Kappa, Levis, etc. Anorak, pantalon en velours et jean décoloré devenait fréquent dans les trains IC le week-end, au moins aussi fréquent que les trainings. La façon de choisir les bonnes baskets devenait un art en lui-même.

Adidas était généralement prisée comme top marque durant cette ère pour les baskets. Mais les marques comme Diadora avait aussi leurs admirateurs, les tops marques de basket de cette époque étaient Adidas, Samba et Diadora Borg Elite.
Bien que certains portent occasionnellement des mocassins, timberland, etc, les  baskets semblent avoir toujours été à la mode spécialement dans les 80s.

Comme mentionné plus haut les pulls Pringle étaient à une des marques préceptrice du mouvement Casual, avec les survêtements à capuche par-dessus, bien qu'Adidas était une marque populaire survêtements à capuche tout comme Nike et Kappa(spécialement la Kappa bleue). Encore plus bizarrement certains lads portaient des survêtements à capuche Patrick. Quand l'hiver arrivait les survêtements étaient remplacé par les manteaux de ski et les pulls Pringles et Lyle&Scotts étaient remplacés par les pulls de ski Fila et Tacchini. Au même moment les pantalons Lois en velours et les jeans délavé Farrah(parfois avec une déchirure sur le fond pour mieux l'asseoir sur les basket) faisaient leur réapparition.

Alors que le Causal devenait populaire, quelques lads ont passé l'éponge et ont commencé à porter du semi-large(précurseur du look large de la fin des 80s). De nouvelles marques ont alors fait leurs apparitions (Chippie, Stone Island, Henry Lloyd) et quelques fans de Leeds portaient des casquettes de chasse pour le match…

Le changement de mode entre ce qui était "in" et ce qui était "out" changeait chaque semaine. Ce n'était pas toujours pareil à cette époque car certaines marques étaient lancées pour plusieurs années. A la fin des 80s l'ère Casual était moribonde.

Aujourd'hui beaucoup d'ancien et de nouveau casual sont revenu à l'élégance. Actuellement, l'accent n'est plus seulement mis sur le sportwear, les gens portent plus leurs choix sur Paul Smith, John Smedley et Prada. Mais il y a deux marques qui ont passé le test du temps et sont présente depuis quasi le début jusqu'à ce jour: Lacoste et Burberry.

Un autre article classique du Casual était la veste de golf; Burberry avait le monopole mais à la fin des 80s, il a été remplacé par Ralph Lauren lequel reste "in" pour quelques années jusqu'à ce que chaque Tom, Dick et Harry en ait une; une autre veste de golf classique était la Lacoste tartan mais il n'était pas facile d'en trouver une.

Une marque de basket qui est omniprésente et fascine toujours autant est Adidas car elle continue à vendre du old-school lequel est apprécié tant par les "vieux" que par les "nouveaux" lads.
La technique qui semblait être "rester propre et soigné", évolue et devient "continuer à dépenser plus" car il n'y a jamais rien de bien dans le bon marché.

Casual scene – the 90s

Les marques ont encore changé mais le look est plus smart mais encore Casual. Ralph Lauren était au début des 90s une marque prisée avec ses vestes de golf et ses polos et beaucoup de lads portent encore ces articles. A cette époque, les 16, 17 ans portaient des pulls à 150£ et des chaussures du même prix. Le futur de la scène casual, Stone Island, est entré autour de 1988 mais il n'a réellement démarré qu'à partir de 1990 tout juste et après tout allair de la mode gentille "Pearshapped" à la mode Madchester et Stone Roses. Un voyage à Londre fait prendre conscience que SI était le new kid in the town et des poignées de lads lancent le mouvement, à l'extérieur la rumeur la rendait bientôt populaire jusqu'à l'avoir fait parcourir tous les gradins de la nation autour de 93 et depuis le succès n'a jamais été démenti.

Cela devient si populaire qu'une réunion des BNP(British national party) de Chelsea, Milwall et Pompey ont indiqué que le NCIS est arrivé à la conclusion que Stone Island représentait le comportant du hooligan-raciste et que le badge avait une symbolique éloquente(!). Je pourrais vous raconter 100 histoires similaires comme la fois où la Plymouth Football Intelligence est descendu chez le designer pour questionner les propriétaires en communication avec le service de vente de SI (FACT).

Une autre marque prisé en masse par les Casual est Hackett et son infâme polo, et en particulier le design avec la crois de St Georges sur le dos. Suite à la qualification de l'Angleterre pour l'Euro 2000, le polo Hackett était porté par une personne sur deux. Un point que les médias ont repris en liant les hooligans Anglais au polo patriotique de Hackett… Ce dernier n'était pas heureux et a jeté cela aux orties, ils ont alors arrêté de produire les polos pour essayer de se distancer des hooligans Anglais, mais ils ont récemment réinstallé la croix de St Georges car leur dernière collection était quelques peu merdique…

D'autres marques sont apparues au cours des 90s dans la scène Casual et elles étaient CP company, similaire à SI mais sans l'écusson, Paul and Shark et Henri Lloyd laquelle était particulièrement populaire auprès des fans du nord et plus récemment une réapparition de deux favorites des 80s, Burberry(a-t-elle jamais disparu?) et Aquascutum; particulièrement la très prisé casquette à carreaux de Burberry. Comme il y avait plus de marque dans le milieu des 90s elles sont restée populaire et plusieurs sont encore présente en masse, cette ère à fait naître l'abondance dans la mode des terraces, certaines marques rentrent entièrement après avoir stagné pendant plusieurs saisons, des nouvelles marques comme Prada, Mandarina duck et YMC; même si on a parfois l'impression que SI, Burberry, Aquascutum et Lacoste ont sponsorisé les tribunes du pays, il est bon de voir tant de jeunes lads s'interesser autant au vêtement qu'au club.

JAMAIS DANS LA TENDANCE, TOUJOURS DANS LA BONNE DIRECTION

http://img22.imageshack.us/img22/4673/00_gif.gif
 Freezouille
 Administrateur
 Messages postés : 2265
 Vivre libre ou mourir
 Freezouille
  Posté le 14/06/2005 15:27:09
Send a private message to Freezouille
merci pour la lecture, ca passe bien kan y a rien a faire au job  

"Victoria Concordia Crescit"

forum Index du forum forumForum RS forumTeddy Boys / Mods / Skinheads / Casuals
Haut
Aller à :
  Ajouter une réponse rapide

Ajouter une réponse rapide