Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx)  |
Posté le 09/09/2007 16:45:45 | | Quelques remarques à chaud par rapport au texte du KKE
Ce texte est disponible sur le FUC (posté le 8 septembre par « Ares » du PRCF) — http://marxisme.alloforum.com/sujet-3911-395930-1.html.
Les critiques qui suivent sont "linéaires" et suivent le fil du texte.
Pour le KKE comme pour tous les révisionnistes, l’existence du socialisme serait la cause principale des acquis sociaux dans les pays bourgeois – ignorant le rôle déterminant joué par le pillage impérialiste pacifique et non-pacifique des pays dépendants.
Le KKE répète ainsi à l'instar de tous les "marxistes-léninistes" de la dernière pluie que l'URSS des années 60-80 et le Pacte de Varsovie constituaient une force de progrès, socialiste et anti-impérialiste pour les pays coloniaux, et justifie les agressions des sociaux-impérialistes.
Comme tous les révisionnistes, le KKE se focalise également sur les acquis sociaux afin de prouver que l'URSS social-impérialiste était le paradis des travailleurs.
A l'instar de tous les révisionnistes, le KKE ne parvient pas à expliquer d'un point de vue scientifique la tenuer des évennement de 1989-1991, et entretient le mythe bourgeois selon lequel la "chutte du socialisme" se serait produite durant cette période. Pour le KKE comme pour l'ensemble des révisionnistes, c'est la course aux armements et la coexistence pacifique qui sont l'un des facteurs décisifs de l'effondrement de l'URSS.
Le KKE, encore une fois comme les révisionnistes classiques ne comprennent pas que la dissolution du Kominform illustrait la victoire du révisionnisme dans le Mouvement communiste international (MCI). Le KKE renvoie ensuite dos à dos les euro-communistes et le PPC et le PTA en dénonçant leur caractère anti-soviétique commun et en expliquant rien de la lutte antirévisionniste menée contre les Khrouchtchéviens par le PCC et le PTA ni des divergences entre ces deux Partis.
A l'instar de tous les révisionnistes le KKE voit la restauration du capitalisme comme un processus lent et progressif s'étalant sur plusieurs décennies, et réduit le développement du capitalisme à celui du marché noir, ignorant (?) que le secteur d'Etat ne différait en rien du capitalisme monopoliste d'Etat.
Enfin le KKE, comme tous les révisionnistes, ne montre pas la nécessité et l'actualité de la révolution d'Octobre en procédant à une analyse matérialiste de l'évolution des contradictions inter-impérialistes contemporaines et sur cette base la nécessité du changement révolutionnaire : il se contente de proclamer le 21ème siècle comme étant celui du "regroupement" des forces révolutionnaires.
En quoi tout cela diffère-t-il des travaux proposés sous l'égide du PTB au SCI depuis plus de quinze ans ? En rien ! Ce texte n'est en effet qu'une remise au goût du jour des positions révisionnistes des "marxistes-léninistes" de la dernière pluie (dont fait partie le PTB dont l'agnosticisme provenant de se son héritage maoïste-denguiste le pousse à fusionner avec les révisionnistes pro-soviétiques de la vielle école repeints en "marxistes-léninistes"...
Ce type « d’analyse » a été fait sous des formes voisines par au moins un millier de révisionnistes avant le KKE. On pourrait prendre par exemple le livre Un autre regard sur Staline de L. Martens qui dès qu’il s’écarte de quelques vérités historiques élémentaires sur le PCUS et le socialisme en URSS du vivant de Staline, montre une complète ignorance de ce qui s’est passé après la WW2 en URSS, les autres pays socialistes et dans le MCI.
Une chose est certaine : il est impossible que ce drapeau en lambeau parvienne à regrouper les communistes révolutionnaires.
Bien sur, nous ne sommes pas surpris de voir les révisionnistes du PTB, du PRCF et du KKE converger systématiquement vers ce genre de conclusions, s’obstinant à nier la base économique matérielle du révisionnisme, et le caractère bourgeois des pays de l’Est après 1953. Ces « marxistes-léninistes » de la dernière pluie – comme le dit très justement le camarade Shpati – sont décidément complètement incapables de faire progresser notre compréhension théorique des évènements passés et des perspectives révolutionnaires à venir ; ils se contentent de rester dans le flou et de propager leurs préjugés.
Ceci illustre réellement l’immense victoire idéologique remportée jusqu’ici par l’impérialisme jusqu’à aujourd’hui (une victoire bien plus vaste que ce que s'immaginent les révisionnistes).
A nous évidemment, de nous opposer à ce genre d’analyses-torchons, et de ne surtout pas permettre que les révisionnistes commémorent le 90ème anniversaire de la révolution d’Octobre en ressortant de leurs tiroirs poussiéreux leurs élucubrations anti-matérialistes sur les causes et les conséquences de la restauration du capitalisme dans les pays socialistes.
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