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forum Index du forum forumThéorie Marxiste-Léniniste forumPhilosophie et capitalisme d'Etat

Auteur : Sujet: Philosophie et capitalisme d'Etat  Bas
 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 07/11/2007 14:47:03
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Je n'ai pas encore corrigé mon texte faute de temps donc s'il y a des gaffes, des énormités, des fautes c'est que j'ai pu taper un mot en pensant à un autre, vous n'aurez qu'à me le signaler.


























Il me semble que ce qui apparaît le plus clairement aux yeux de chacun dans l’observation approfondie du changement dialectique de la société, est que celui-ci repose sur la contradiction entre classes d’une part, mais également sur le conflit qui existe entre la matière infrastructurelle de la société et la pensée qui en découle.

A chaque seconde, nous voyons bien que le rapport entre la matière abstraite constituée de l’environnement qui nous est extérieur et notre pensée peut se décomposer et se simplifier en 3 phases principales distinctes.

Dans un premier temps, il y a une construction mécanique de la pensée par l’action de la société, l’expérience sensible en somme.

Deuxièmement, à partir des données acquises par l’expérience sociales, il y a un changement dialectique de notre pensée ou celle-ci est poussée à la réflexion sur les diverses expériences sensibles qu’elle a accumulée, la nature de cette réflexion étant elle-même construite par notre société.

Troisièmement, la pensée en retour retransforme la matière à son tour par son action poussée par la réflexion, dans le cadre des lois générales du changement dialectique de la société qui sont celles de la lutte des classes.

C’est-ce processus qui est à chaque seconde le moteur de tout changement social.



Le bond qualitatif entre un mode de production et un autre est le résultat de l’accumulation quantitative de cette action de la pensée sur la matière au travers de la lutte des classes.

Ce bond s’exprime par la révolution, qui n’est pas autre chose que la prise du pouvoir durable de la pensée révolutionnaire sur la matière par le biais de l’Etat qui en est le moyen d’expression direct, alors qu’il n’était auparavant que l’instrument de la matière.

Dans le cadre de la révolution prolétarienne, l’Etat construit, dans le cadre du changement dialectique de la société, le mode production socialiste, jusqu’à ce que ce mode de production une fois finalisé soumet à nouveau l’Etat à la matière et ses lois.

Mais pendant ce laps de temps, un simple changement de la pensée révolutionnaire peut être à l’origine d’un changement de l’Etat et donc d’un changement de la société dans le sens inverse.

C’est-ce à quoi nous avons assisté à la chute du bloc socialiste ou l’Etat est devenu bourgeois pas un simple changement de l’administration.

Cette observation est doublement intéressante car elle permet de plus de constater que le changement dialectique de la société est très différent de celui qui existe au sein de la nature, ou chaque changement est irréversible et continu.

Au sein de la société, il en va autrement car l’humanité est à la fois le facteur externe et originel constructeur de la société, mais également le facteur interne qui est à l’origine de tout ses changements.

Le changement social est donc de nature à la fois dialectique mais aussi mécanique, celui-ci peut en période de révolution revenir en arrière, et cela en est une démonstration flagrante.

Il y a donc contradiction entre changement mécanique et dialectique qui s’exprime de cette façon : le changement social est de nature mécanique car le facteur constructeur de la société qui est la pensée est à l‘origine externe, mais ce changement mécanique est également soumis aux lois de la dialectique, s’exprimant par l’unité des contraires et un développement en spirale de la société, puisque la pensée est d’autre part également interne à la société.

Ce processus s’exprime en deux temps : les classes sociales (parfaitement internes à la société) dans un premier temps façonnent la pensée, et dans un deuxième temps la pensée (partiellement externe) la retransforme à son image suivant la classe sociale à laquelle elle appartient.

Telles sont les lois du changement dialectique de la société.


L’Etat socialiste est donc dans un premier temps l’expression de la pensée révolutionnaire maîtresse temporairement de la matière, mais dans le cadre de celle-ci.

Dans la lutte entre la pensée et la matière, le rapport de force tourne alors en faveur de la pensée, et l’externe sur l’interne, mais on ne peux transformer l’interne de façon contraire à sa nature puisque l’externe est lui-même conditionné par celui-ci.

Si la pensée révolutionnaire devient réactionnaire, l’Etat à son tour le deviendra et s’enclenchera alors le processus inverse vers la société capitaliste.

Pendant ce temps, l’Etat passe alors d’Etat socialiste à l’état d’un Etat capitaliste propriétaire des moyens de production et réactionnaire.

C’est la phase de capitalisme d’Etat, et non pas de socialisme d’Etat.

Différencier ces deux types de propriété Étatique revient à observer au service de quel intérêt est l’Etat, si celui-ci est suffisamment lié aux masses et les considèrent en serviteur et non en maître, notamment par des rouages démocratiques suffisamment performants.

A ce moment ou la superstructure Etatique devient elle-même temporairement infrastructure, observer en plus du mode de production le fonctionnement de l’Etat et son degré de démocratisme prend toute son importance.

On juge un Etat donc non pas seulement sur son degré d’emprise sur les moyens de production mais avant tout sur sa volonté révolutionnaire, et la bureaucratie ainsi que la corruption en sont le pire fléau.

On ne peut juger uniquement sur le degré de propriété socialiste d’un pays mais surtout sur la volonté première de l’Etat. Un Etat d’une nation bénéficiant d’une propriété au deux tiers collective est infiniment plus socialiste qu’un Etat bureaucratique et corrompu ayant une propriété à cent pour cent étatique et se disant socialiste, car ce premier type d’Etat ne pourra qu’aller plus dans le sens de la révolution prolétarienne et non dans celui de la réaction.

Ainsi, le capitalisme d’Etat (par opposition au socialisme d’Etat) après une révolution est un type spécial de société qui ne peut être que réactionnaire et transitoire, et tendant inévitablement vers le capitalisme.

On m’objectera : l’État n’est-il pas toujours que le simple instrument de l'oppression d'une classe par une autre et non pas un propriétaire des moyens de production?

D’une part, le caractère partiellement mécanique de la société, et l’État devenant temporairement infrastructure, permet cette situation.
D’autre part, les rôles de l’État et de la société ne sont pas autant distincts que l’on pourrait le croire tout comme celui entre la religion et la société.

Au Moyen-Âge, l’Église était le plus grand seigneur féodal d’Europe, pourtant ne limite-t-on pas le rôle de l’Église à la conservation de l’ordre social, tout comme l’État?

Dans nombre de pays Européens, on a connu un capitalisme d’État plus ou moins marqué, notamment sous De Gaulle ou Bismarck.
Le mode de production n’était-il pas bourgeois pour autant?

Tout comme l’Église a su s’accaparer les moyens de production féodaux, l’État lui aussi a put même dans un mode de production définit s’accaparer les moyens de production et devenir lui-même un capitaliste à part entière.

Le capitalisme d’État après révolution socialiste est donc aussi un forme de capitalisme sous un apparent socialisme tronqué, et le danger est que cette forme d’État peut menacer d’une année à l’autre un État à la base parfaitement socialiste.

La différence avec le capitalisme d’Etat dans une société déjà bourgeoise d’origine est que dans ce cas ci, l’Etat est toujours dans un temps donné infrastructure après une révolution, ce qui a permis entre autre d’instaurer nombre de société socialiste par la voie des élections après la destruction de l’Etat impérialiste du 3ème Reich dans les pays respectifs.

La mutation d’un Etat socialiste en Etat bourgeois n’est donc pas immédiatement irréversible.






Kyliiolos.

--Message edité par kyliiolos le 2007-11-07 17:17:16--

 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 07/11/2007 17:18:06
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Grosse MAJ, le texte a été corrigé de toute ses erreurs, inattentions etc.... après une relecture minutieuse.

 Koba
 Administrateur
 « En France, l'absence de
base théorique et de bon sens
politique se fait généralement
sentir. » (Karl Marx)
 Koba
  Posté le 07/11/2007 18:28:47
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Quelques critiques rapides :

L’évolution d’une société est déterminée en premier lieu par l’évolution des rapports de production. Le terme ‘matière infrastructurelle’ n’apporte rien, mais fait au contraire très métaphysique. Soit on parle d’infrastructure (base matérielle économique), soit on parle de la superstructure (idéologique, politique et juridique) qui vient se greffer dessus.

‘Matière abstraite’ constituée par ‘l’environnement extérieur’ (infrastructure ?), ‘construction mécanique de la pensée’.

Tout cela est très obscur et pas clair. Reviens à Marx, Lénine et au matérialisme : la matière est une donnée première, concrète. La pensée, une donnée seconde. La matière de la société, c’est son tissu économique. Quand la manière dont les hommes produisent et échangent les richesses nécessaires à la reproduction de leur vie se heurte à leur simple survie, alors apparaît une cassure entre la superstructure correspondant au vieux mode de production et les éléments d’une superstructure nouvelle, qui naissent conformément à la nécessité d’adopter un nouveau mode de production.


‘Ce bond s’exprime par la révolution, qui n’est pas autre chose que la prise du pouvoir durable de la pensée révolutionnaire sur la matière par le biais de l’Etat qui en est le moyen d’expression direct, alors qu’il n’était auparavant que l’instrument de la matière.’


La révolution est tout simplement le bouleversement des rapports de production qui ne peut évidemment se faire sans facteur conscient. Et qu’est-ce que cette ‘déification’ de l’Etat (anciennement ‘instrument de la matière’ et ensuite celui du ‘pouvoir durable de la pensée révolutionnaire sur la matière’ ? L’Etat, qu’il soit féodal, capitaliste ou socialiste reste un élément de la superstructure et un instrument de coercition d’une classe sur une autre !

A quoi peut donc bien nous servir ce genre de ‘philosophie’ ?

Tu le dis ensuite : ‘un simple changement de la pensée révolutionnaire peut être à l’origine d’un changement de l’Etat’ donc ‘l’Etat passe alors d’Etat socialiste à l’état d’un Etat capitaliste propriétaire des moyens de production et réactionnaire’ et ‘la mutation d’un Etat socialiste en Etat bourgeois n’est donc pas immédiatement irréversible’…

Pourquoi ne pas rappeler simplement (comme Marx, Lénine et Staline) que l’Etat n’est socialiste qu’aussi longtemps que n’existe pas de classe exploiteuse (par exemple que les bureaucrates et les cariéréstes des appareils ne s’affranchissent pas du contrôle des travailleurs) ? Et pourquoi ne pas montrer qu’une fois les révisionnistes maîtres de l’Etat, cette nouvelle bourgeoisie monopoliste d’Etat se comporte comme n’importe quelle classe exploiteuse bourgeoise, en défendant bec et ongle ses privilèges (y compris au moyen de la force) ?

Tu places même (‘pour un temps’…) l’Etat dans ‘l’infrastructure’, c’est dire comme tu t’emmêles les pinceaux… Non, l’Etat, c’est le bras armé de la classe possédant les moyens de production ! Essayer de destituer ‘pacifiquement’ les révisionnistes au pouvoir, c’est une lubie réformiste comparable à celle de renverser le capitalisme par la voie parlementaire (sans la moindre résistance des classes exploiteuses)…

En bref,  beaucoup de verbiage, de mysticisme, d’idéalisme, de confusions et si peu de clarté… (que c’est pénible à lire !…)

« La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline)
 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 07/11/2007 19:19:39
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Quelques critiques rapides :

Merci.

L’évolution d’une société est déterminée en premier lieu par l’évolution des rapports de production. Le terme ‘matière infrastructurelle’ n’apporte rien, mais fait au contraire très métaphysique. Soit on parle d’infrastructure (base matérielle économique), soit on parle de la superstructure (idéologique, politique et juridique) qui vient se greffer dessus.


Ce qui fait évoluer les modes de production, c'est la pensée qui en découle.Or, en période révolutionnaire la pensée devient infrastructure si l'on admet l'infrastructure comme la base dont découle le reste.J'en veux pour preuve qu'en période révolutionnaire un simple changement politique, auparavant superstructural, devient ici infrastructural et retransforme les moyens de production.


‘Matière abstraite’ constituée par ‘l’environnement extérieur’ (infrastructure ?), ‘construction mécanique de la pensée’.

Dans mon vocabulaire:

Matière concrète=atomes, énergie, sons, lumière etc....

Matière abstraite=L'environnement dans lequel évolue notre pensée: société, idéologies extérieures à nous, matière concrète etc...


Tout cela est très obscur et pas clair. Reviens à Marx, Lénine et au matérialisme : la matière est une donnée première, concrète. La pensée, une donnée seconde. La matière de la société, c’est son tissu économique. Quand la manière dont les hommes produisent et échangent les richesses nécessaires à la reproduction de leur vie se heurte à leur simple survie, alors apparaît une cassure entre la superstructure correspondant au vieux mode de production et les éléments d’une superstructure nouvelle, qui naissent conformément à la nécessité d’adopter un nouveau mode de production.


Oui, d'accords mot pour mot, simplement je prenais cela pour acquis et j'essayais de développer de manière créative, puisque ce texte ne s'adresse pas aux néophytes.


La révolution est tout simplement le bouleversement des rapports de production qui ne peut évidemment se faire sans facteur conscient.


Aucun désaccord, ce n'est pas du tout incompatible.Justement cette révolution se fait sur la base de ce facteur conscient.

Et qu’est-ce que cette ‘déification’ de l’Etat (anciennement ‘instrument de la matière’ et ensuite celui du ‘pouvoir durable de la pensée révolutionnaire sur la matière’ ? L’Etat, qu’il soit féodal, capitaliste ou socialiste reste un élément de la superstructure et un instrument de coercition d’une classe sur une autre !


Il est des cas, comme je le montrais, ou l'Etat est lui même son propre bourgeois, donc il n'est pas toujours qu'un instrument mais parfois aussi instrument au service de lui même, cela peut être selon la théorie que j'expose ici par la transition du socialisme au capitalisme, ou alors dans une forme spéciale de capitalisme.
Je ne déifie pas l'Etat, ce que je propose ici c'est de considérer que durant la révolution c'est l'Etat qui devient maitre de la société et non le contraire, sinon le socialisme aurait été irrévocable, et que son but conscient et son degré d'attachement aux masses montre sa nature de classe.

 Julien
 Administrateur
  Posté le 07/11/2007 20:26:59
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Mr Ky...Que de confusion idéaliste! Pourquoi tant de bla bla bla fumeux , je te conseilles d'étudier la théorie ML sur ce sujet, seule théorie révolutionnaire confirmée par l'évolution historique des sociétés humaines.

--Message edité par julien le 2007-11-07 20:28:17--

Julien
 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 07/11/2007 20:52:02
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J'ai étudié sur le sujet et je suis globalement marxiste-léniniste, ce n'est pas pour ça que je suis un clone, ce qui serait idéaliste ce serait de penser qu'une analyse a cessée d'évoluer et que l'on dois cesser d'avoir comme soucis d'atteindre à plus de vérité.
Je ne rejette pas la théorie ML au contraire, simplement il n'y a pas que cela dans la vie, on ne peut pas analyser toute chose en répétant constamment les même citations apprises par cœur.

Je ne vois pas en quoi ici par exemple je contredis le marxisme-léninisme, je propose simplement une approche différente du même problème et en arrivant aux même conclusion sur la lutte de classe et la nature de l'Etat.

 Julien
 Administrateur
  Posté le 08/11/2007 04:52:48
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et bien alors tu as mal assimilé les bases de cette théorie. Relis l'Etat et la révolution de Lénine, expose ce que t'en a compris, ce qui te parait faux, dépassé ou à développer dans son analyse. Après on pourra discuter si tes réflexions apportent quelque chose de nouveau ou si comme je le pense tu ne fais qu'en obscurcir les conclusions par ton raisonnement idéaliste.

Julien
 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 08/11/2007 12:27:56
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J'ai déjà lu l'État et la révolution il y a un an (ce qui est peu), je connais les conclusion : l'Etat est l'instrument de domination d'une classe par une autre, ce n'est pas sur lui que repose la société mais l'inverse etc..

Je ne vois pas en quoi ce que je dis est contradictoire.

Voilà ce qui me parait à revoir, à ta demande:

Pour Lénine la dialectique sociale est la même que celle existant dans la nature : le mouvement est continu et perpétuel etc... et il n'y a rien à craindre de l'Etat socialiste.
Or la pratique prouve au contraire que nous avons tout pour le craindre puisqu'aujourd'hui ces même Etats sont détruits mis à part Cuba (je ne considère pas la Corée comme socialiste).
Nous voyons bien aussi que le mouvement social peut être inversé au cour d'une révolution, cette dialectique n'est donc pas identique à celle existant dans la nature, ce changement n'est pas uniquement dialectique et ce qui n'est pas dialectique est un changement mécanique.
J'en déduis donc que le développement social est majoritairement dialectique mais pas à part entière.

Bon tu me diras, c'est de la polémique et ça revient au même, soit j'en convient, mais ça permet d'expliquer en quoi justement Lénine faute de l'expérience de cette période (il ne pouvait pas l'inventer) n'a pas pu analyser en quoi en période révolutionnaire l'Etat n'était plus qu'un simple instrument de la société et que sa nature n'était pas définitivement définie mais pouvait passer du statut d'Etat ouvrier à celui d'Etat bourgeois d'une simple élection à l'autre.


Voilà là ou je voulais en venir et ce qui me trotte depuis longtemps dans la tête que je pense devoir être corrigé dans la théorie de Lénine, nécessairement tronquée de l'expérience nécessaire.

(Il y avait la commune de Paris, mais elle n'a pas été renversée de l'intérieur)

 Koba
 Administrateur
 « En France, l'absence de
base théorique et de bon sens
politique se fait généralement
sentir. » (Karl Marx)
 Koba
  Posté le 09/11/2007 22:42:02
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Toujours cette même phraséologie a-prioriste : ‘le développement social est majoritairement dialectique mais pas à part entière’… Le développement ne s’opère que parce qu’il y a mouvement dialectique. Quelle est donc selon toi la part du développement social pouvant être ‘non-dialectique’ ? (figée)

Lénine n’a jamais dit ‘qu’il n’y avait rien à craindre d’un Etat socialiste’, ni Staline d’ailleurs ! Ils ont toujours eu en vue le fait que l’Etat est nécessaire tant qu’existent les classes sociales antagonistes (dans le cadre national et/ou international). Ils ont également eu en vue le danger des survivances et dangers de résurgences bourgeoises au sein de cet appareil.

L’Etat soviétique n’est pas devenu bourgeois par un changement électoral (encore ces vielles illusions parlementaires qui rejaillissent chez toi), mais de l’intérieur, par l’anéantissement du contrôle des masses travailleuses sur cet appareil. Toi qui prétends ‘corriger’ ‘la théorie de Lénine’, commence (plus modestement) par ouvrir les yeux sur Cuba : ce pays n’a JAMAIS été socialiste — ni plus ni moins que la Corée du Nord ! Ces pays, depuis leur pseudo-indépendance, sont en fait des pays bourgeois semi-coloniaux, leur économie étant étroitement imbriquée à celle du système impérialiste mondial (commerce de marchandises et investissements de capitaux) ! C’est ça raisonner en matérialiste !

Merci d’aller voir les arguments scientifiques qui le prouvent ici : http://www.communisme-bolchevisme.net/imperialisme_et_antiimperialisme.htm

On en reparle ensuite…

« La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline)
 Kyliiolos
 Kyliiolos
  Posté le 10/11/2007 14:47:56
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Citation :

Toujours cette même phraséologie a-prioriste : ‘le développement social est majoritairement dialectique mais pas à part entière’… Le développement ne s’opère que parce qu’il y a mouvement dialectique. Quelle est donc selon toi la part du développement social pouvant être ‘non-dialectique’ ? (figée)



Dialectique c'est quand le changement provient de l'intérieur de la chose, mécanique c'est l'inverse.C'est cela un développement non-dialectique, un développement par l'externe.





Citation :

Lénine n’a jamais dit ‘qu’il n’y avait rien à craindre d’un Etat socialiste’, ni Staline d’ailleurs ! Ils ont toujours eu en vue le fait que l’Etat est nécessaire tant qu’existent les classes sociales antagonistes (dans le cadre national et/ou international).




Dans un de ses textes sur les communistes de gauche, Lénine a critiqué sévèrement ces derniers pour avoir mis en garde contre les dangers du capitalisme d'Etat




Citation :

Ils ont également eu en vue le danger des survivances et dangers de résurgences bourgeoises au sein de cet appareil.





Effectivement, mais je pense qu'il aurait du en tirer les conséquences théoriques.




Citation :

L’Etat soviétique n’est pas devenu bourgeois par un changement électoral (encore ces vielles illusions parlementaires qui rejaillissent chez toi), mais de l’intérieur, par l’anéantissement du contrôle des masses travailleuses sur cet appareil.




Sans un changement électoral erroné, les dirigeants n'auraient jamais sabotés les soviets.



Citation :

Toi qui prétends ‘corriger’ ‘la théorie de Lénine’,




Moi non, je suis un jeune communiste en formation et électron libre avant tout, donc je ne prétend rien corrigé, je ne fais qu'ouvrir des pistes, après je laisse aux camarades les plus expérimentés (toi et d'autres) le soin de juger par eux même.



Citation :

commence (plus modestement) par ouvrir les yeux sur Cuba : ce pays n’a JAMAIS été socialiste — ni plus ni moins que la Corée du Nord ! Ces pays, depuis leur pseudo-indépendance, sont en fait des pays bourgeois semi-coloniaux, leur économie étant étroitement imbriquée à celle du système impérialiste mondial (commerce de marchandises et investissements de capitaux) ! C’est ça raisonner en matérialiste !


Merci d’aller voir les arguments scientifiques qui le prouvent ici : http://www.communisme-bolchevisme.net/imperialisme_et_antiimperialisme.htm

On en reparle ensuite…





Dans ton livre (que j'ai téléchargé depuis belle lurette au passage), tu dis que dans un premier temps Fidel comptait protéger les investissement Nord-Américains.
En effet, au départ il comptait avant tout sur un affranchissement politique.Mais ses phrases sur les investissements, c'était avant tout un besoin vital de diplomatie, en réalité bien avant déjà il comptait s'affranchir totalement des Etats Unis, d'ailleurs dès 1959 après un entretien avec Fidel, Nixon notait un Post scrïptum à l'adresse de la CIA dans lequel il disait à propos de Fidel "Homme à abattre".Ce n'est certainement pas pour rien.
C'est par l'expérience qu'il a compris qu'un affranchissement politique était impossible sans un affranchissement économique adéquat.
Car contrairement à ce que l'on crois, un blocus officieux et des attentats organisés étaient déjà mis en place contre Cuba DES 1959, ce qui attestait déjà de l'anti-impérialisme de Fidel.
Il a compris par la suite par l'expérience qu'un affranchissement vis à vis de l'impérialisme devait passer par un affranchissement vis à vis de l'économie capitaliste.Et ainsi la révolution anti-impérialiste s'est transformée en révolution socialiste.

Concernant le mode de production actuel de Cuba, je te renvoie à la première partie de mon compte rendu sur mon voyage à Cuba:


Citation :

Une mouvance au sein du mouvement marxiste fait naître l’idée, le concept, selon lequel le mode de production Cubain ne serait caractérisé que par un mode de production socialiste tronqué, d’apparence seulement, qui ferait place en réalité à une putréfaction capitaliste interne rongeant selon les défenseurs plus ou moins sectaires de cette théorie le « reste » du « peu » de socialisme mis en application à Cuba.

Je tiens d’emblée à démentir formellement toute affirmation de la sorte et à rappeler que d’une part la nécessaire libéralisation mise en place après la chute du bloc socialiste a été la condition permettant au pays de continuer sur des bases socialistes là ou tous les autres sont tombés un par un, et d’autre part que le champs d’action de cette dite « libéralisation » ne concerne que les petits métiers, tels que l’artisanat, la petite agriculture, les musiciens, certains taxis etc….

A part cela, Cuba est bel et bien un pays totalement socialiste, dans lequel les terres, les usines , les restaurants etc… appartiennent à l’Etat ouvrier.

Une grande partie des voitures, y compris à usage privé, appartiennent elles aussi à l’Etat.
J’ai même eu l’occasion d’être surpris dans une de mes discutions avec un des paysans Cubains en apprenant de sa bouche que ses chevaux eux aussi appartiennent à l’Etat, et donc au peuple.

Pour évoquer dans ce même élan l’agriculture, les produits sont pratiquement tous rachetés encore et toujours par l’Etat aux paysans, ce qui en fait dans la pratique un secteur presque entièrement socialiste bien que d’apparence libéral.

Quand aux prix, d’achat et de vente, de tous les produits et de tous les secteurs sans exception, les prix sont tous fixés par ce même Etat socialiste. Il n’y a donc absolument aucune économie « socialiste » de marché comme cela est le cas dans certains pays prétendus prolétariens…

Face à l’embargo, l’économie impose impose une discipline stricte mais nécessaire au sein du travail de production au travers d’un socialisme d’Etat qui se manifeste par des décisions économiques rapides et centrales, l’absence de grèves et de manifestations (mise à part celles contre l’impérialisme, organisées par le parti) en est une conséquence directe et un revers qui n’est pas sans besoin de critique mais qui n’est pas pour autant condamnable au vu de la situation pratique du pays.

Toutefois, les syndicats sont présents et les travailleurs sont respectés, et ne sont ni exploités ni opprimés.

Ces deux conditions que sont la libéralisation mineure de l’après 1991 (ou Cuba a perdu plus de 85% de son économie) et la mise au pas militaire de l’économie sont absolument indispensables et sans celles-ci, je dis bien que le socialisme Cubain n’aurait même pas tenue une seule année face à l’embargo criminel et sauvage de la première superpuissance mondiale.

C’est grâce à cela que Cuba est aujourd’hui le dernier pays véritablement socialiste, si l’on admet comme entendu que le grand délire Nord-Coréen ne peut en aucun cas se considérer, même à un dizième, de ce statut, mais à celui d’un pays certes anti-impérialiste mais incontestablement anti-marxiste et castrateur.

Revenons en plutôt une dernière fois aux soient disants processus de libéralisation, car je voudrais aborder le sujet des investissements étrangers.

Il est stipulé que tous les hommes d’affaires assez courageux pour investir à Cuba (et qui acceptent par cela de se voir retirer à vie le droit d’entrée aux USA comme cela est prévu dans les séries de mesures anti-Cubaines), peuvent le faire, et dans tous les secteurs, mis à part dans l’armée, l’éducation, la santé etc…

C’est comme cela que mon arrive à l’accusation démagogue qu’à Cuba, il y aurait 900 succursales appartenant à plus de 3000 compagnies différentes dans le monde.
Cette observation est en effet juste, mais de façon éphémère et apparente seulement.

Mais il me faut m’expliquer:

Tout d’abords, les « entreprises » en question appartiennent toujours en majorité à l’Etat, donc au peuple Cubain, à 51% grand minimum.
Les investisseurs apportent de précieuses devises à l‘économie Cubaine puis tirent de la plus-value de leurs placements jusqu’à en avoir retiré un certain taux de profit par rapport aux devises qu’ils ont injectés à l’origine.
Pendant tout ce temps, ils restent actionnaires, toujours minoritaires, puis, dès qu’ils ont été remboursés avec le taux d’intérêt fixé, ils partent et tout le capital redevient à nouveau entièrement Cubain et populaire.

Donc, il ne s’agit en réalité que d’une d’une sorte de crédit avec taux d’intérêts fixes entre les travailleurs Cubains et la bourgeoisie internationale un compromis ou chacun y trouve un intérêt et qui permet de stimuler l’économie Cubaine tout en faisant des percées dans le blocus impérialiste.

J’aime ainsi identifier Cuba à une branche à une branche souple et ferme, là ou les autres pays socialistes qui ont chuté étaient en apparence une branche forte et inflexible, mais ayant craqué sous le poids de la neige de l’impérialisme.
Alors Cuba, se courbe et s’use mais sans jamais craquer, alors qu’elle essuyait els critiques des autres branches en apparence larges et fortes mais en fait cassant sous trop de poids et gisant désormais sur le sol d’où s’élevait le socialisme.
Certaines branches quand à elles étaient tellement fines et souples qu’elles ont finis sous le poids par toucher le sol du capitalisme d’elles même, tel un saule pleureur.
Voyez vous, Cuba ne fait parti d’aucune de ces deux catégories.




--Message edité par kyliiolos le 2007-11-10 14:49:05--


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