![]() |
Administrateurs :Koba, Julien, C-A-F-E, shpati | |
| Forum La jeune garde marxiste-léniniste |
Non connecté | Se connecter
|
|
| en ligne : Il y a 7 connectés. Cliquez pour voir la liste | ||
Inscription |
Profil |
Messages Privés |
Recherche |
Online | Aide
| Créer un blog gratuit | ||
![]() | ||
|
| Auteur : | Sujet: La philosophie | Bas |
| C-A-F-E Administrateur Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets (K. Marx - F. Engels) |
Je te conseille de lire "Principes Elementaires de Philosohpie" de Politzer "http://www.communisme-bolchevisme.net/download/politzer_principes_elementaires_de_philo.zip Tu devrais plus aller sur le terrain du Matérialisme Dialectique (tout en présentant la partie economique, tu y est forcé^^, on ne peut pas, si on veut etre honnete, camooufler cette base marxiste). | |||
| Nos principes de morale ne doivent pas nous empêcher de faire ce qui est juste (Isaac Asimov) |
KGB Shpion![]() |
Tu peux lire "Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande" de Engels. (Le texte : http://www.marxisme.fr/download/Engels_Ludwig_Feuerbach.zip ) Ou encore "matérialisme historique et matérialisme dialectique" de Staline. (Le texte : http://www.marxisme.fr/materialisme_philosophique.htm ) |
| Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx) ![]() |
Quelques extraits de Marx relatifs à la philosophie : « La philosophie, et plus particulièrement la philosophie allemande, a un penchant pour la solitude, pour l'isolement systématique, pour l'austère introspection qui d'emblée l'oppose et la rend étrangère aux journaux, prompts à la riposte et au tapage, passionnés de la seule information. Saisie dans son élaboration systématique, la philosophie est impopulaire ; son tisser intime apparaît au regard du profane comme un exercice aussi peu sensé que peu pratique. On voit en elle une maîtresse de magie, dont les incantations prennent un ton de solennité du fait qu'on ne les comprend pas. Fidèle à son caractère, la philosophie n'a jamais fait le premier pas pour troquer l'ascétique soutane contre la mise légère et conventionnelle des journaux. Seulement, les philosophes ne sortent pas de terre comme des champignons ; ils sont les fruits de leur temps, de leur peuple, dont la sève la plus subtile, la plus précieuse et la plus secrète circule dans les idées philosophiques. Le même esprit qui construit les systèmes philosophiques dans les cerveaux des philosophes construit les chemins de fer avec les bras des ouvriers. » (L'article de tête du numéro 179 de la « Kölnische Zeitung », Rheinische Zeitung, juillet 1842) « De nos jours, chaque chose paraît grosse de son contraire. Nous constatons que les inventions mécaniques douées du merveilleux pouvoir de réduire et de féconder le travail humain ne font que l'exténuer et le surcharger. Par un étrange sortilège du destin, les sources de richesse nouvellement découvertes se changent en sources de détresse. C'est comme si les triomphes des arts industriels devaient s'acheter au prix de la déchéance morale. À mesure que l'humanité parvient à maîtriser la nature, l'homme semble se laisser asservir par d'autres hommes ou par sa propre infamie. La pure lumière de la science elle-même semble incapable de rayonner autrement que sur le fond obscur de l'ignorance. Toutes nos inventions et tous nos progrès paraissent conduire à un seul résultat : doter de vie et d'intelligence les forces matérielles et rabaisser la vie humaine à l'état de force brute... » (People's Paper, 19 avril 1856) « Avec la valorisation du monde des choses, la dévalorisation du monde des hommes s'intensifie dans un rapport directement proportionnel. » (Manuscrits de 1844) « Le jugement absurde des philosophes, que l'homme réel n'est pas l'homme, est tout simplement, à l'intérieur de l'abstraction, l'expression la plus universelle, la plus ample de la contradiction universelle existant en fait entre les conditions sociales et les besoins des hommes. » (L'Idéologie allemande, 1845) « Une des tâches les plus difficiles, pour les philosophes, c'est de descendre du monde de la pensée dans le monde réel. La réalité immédiate de la pensée, c'est le langage. De même que les philosophes ont érigé le penser en sujet indépendant, de même il leur a fallu ériger le langage en royaume indépendant. Voilà le secret du langage philosophique où les pensées possèdent, en tant que mots, un contenu qui leur est propre. Le problème de descendre du monde des pensées dans le monde réel se change en cet autre problème : sortir du langage pour descendre dans la vie. » (L'Idéologie allemande) « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières ; mais ce qui importe, c'est de le transformer. » (Thèses sur Feuerbach) « De même que la philosophie trouve dans le prolétariat ses armes matérielles, de même le prolétariat trouve dans la philosophie ses armes spirituelles, et dès que l'éclair de la pensée se sera profondément enfoncé dans ce terrain vierge qu'est le peuple, l'émancipation des [..] hommes sera accomplie. [...] La tête de cette émancipation, c'est la philosophie, son coeur le prolétariat. La philosophie ne peut devenir réalité sans l'abolition du prolétariat, le prolétariat ne peut s'abolir sans que la philosophie ne devienne réalité. » (Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843) « Ce qui caractérise la division du travail à l'intérieur de la société moderne, c'est qu'elle engendre les spécialités, les espèces et avec elles l'idiotisme du métier. ''Nous sommes frappés d'admiration, dit Lemontey, en voyant parmi les anciens le même personnage être à la fois dans un degré éminent, philosophe, poète, orateur, historien, prêtre, administrateur, général d'armée. Nos âmes s'épouvantent à l'aspect d'un si vaste domaine. Chacun plante sa haie et s'enferme dans son enclos. J'ignore si par cette découpure le champ s'agrandit, mais je sais bien que l'homme se rapetisse.'' » (Misère de la philosophie, 1847) « L’indépendance acquise par les pensées et les idées est une conséquence de l’indépendance acquise par les conditions et les relations personnelles des individus. (…) l’intérêt exclusif et systématique que les idéologues et les philosophes portent à ces pensées, donc la systématisation de celles-ci, est une conséquence de la division du travail (...). Il suffirait aux philosophes de dissoudre leur langage dans le langage ordinaire dont il est abstrait pour reconnaître en lui le langage truqué du monde réel et pour comprendre que ni les idées ni le langage ne forment un univers indépendant : ce ne sont que les expressions de la vie réelle. » (L’idéologie allemande) « La lutte des philosophes contre la « substance » et leur totale négligence de la division du travail, base matérielle dont est issu le fantôme de la substance, prouve simplement que ces héros ne se préoccupent que d’anéantir des phrases, et nullement de changer les conditions sociales qui sont forcément à l’origine de cette phraséologie. » (L’idéologie allemande) « La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel. » (L’idéologie allemande) « La réforme de la conscience consiste uniquement à rendre le monde conscient de lui-même, à le réveiller du sommeil où il rêve de lui-même, à lui expliquer ses propres actions. Tout notre but ne peut consister qu'à faire en sorte que les questions religieuses et politiques soient formulées de manière humaine et consciente. » (Lettres à A. Ruge, 1843) « Nous avons la ferme conviction que ce n'est pas l'expérience pratique, mais la réalisation théorique des idées communistes qui constitue le véritable danger, car aux expériences pratiques, fussent-elles tentées massivement, on peut répondre avec des canons, dès qu'elles deviennes dangereuses ; alors que des idées que notre intelligence a maîtrisées, que notre raison a soudées à notre conscience, ce sont des chaînes dont on ne s'arrache pas sans briser son coeur, ce sont des démons que l'homme ne peut vaincre qu'en se soumettant à elles. » (Rheinische Zeitung, 16 octobre 1842) « Si la construction de l'avenir et l'achèvement pour tous les temps n'est pas notre affaire, nous savons d'autant plus certainement ce que nous avons à réaliser dans le présent : la critique impitoyable de tout l'ordre existant, impitoyable également dans le sens d'une critique qui ne craint ni ses résultats ni les conflits avec les puissances existantes. » (Lettres à A. Ruge, 1843) « Il s'agit de faire le tableau d'une sourde oppression que toutes les sphères sociales exercent les unes sur les autres, d'une maussaderie générale mais inerte, d'une étroitesse d'esprit faite d'acceptation et de méconnaissance, le tout bien encadré par un système de gouvernement qui, vivant de la conservation de toutes les vilenies, n'est lui-même que la vilenie au gouvernement. (...) Il faut rendre l'oppression réelle encore plus oppressive, en lui ajoutant la conscience de l'oppression, rendre la honte plus honteuse encore, en la divulguant. Il faut dépeindre chaque sphère de la société (...) comme la partie honteuse de cette société. » (Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843) « Dans l'activité révolutionnaire, la transformation de soi-même coïncide avec la transformation des circonstances extérieures. » (L’idéologie allemande) « De toute évidence, l'arme de la critique ne peut remplacer la critique par les armes : la force matérielle doit être renversée par une force matérielle ; mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle dès qu'elle s'empare des masses. » (Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel) --- Il faut savoir que Marx critiquait la philosophie en connaisseur, ayant obtenu un doctorat de philosophie ; sa thèse de doctorat portait sur la différence de la philosophie chez Démocrite et Epicure --- ces philosophes matérialistes grecs (à l'opposé de philosophes idéalistes comme Socrate et Platon) ne pouvaient manquer d'exercer une grande influence sur le jeune Marx influencé par l'hégéliannisme de gauche de Feuerbach. --- Je rajoute à ce post des éléments pris en note lors des journées de formation des JCML de fin juillet 2007 sur la philosophie marxiste : Contrairement aux lieux communs, la définition de la philosophie n’est pas « l’amour de la sagesse », mais « l’amour de la connaissance », elle vise à la compréhension du monde. Les premiers philosophes admettent certes l’existence des dieux, mais ils mènent leur vie de leur côté et ce sont les hommes qui s’occupent de leurs propres problèmes. Les philosophes sont également de brillants scientifiques (empiristes). Ainsi Héraclite déclare-t-il « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » (-500 av « J-C »). Ainsi, au 3ème siècle avant « J-C », Eratosthène affirme que la terre est ronde et calcule précisément la circonférence de la Terre (39 375 km), ne se trompant que de 700 km. Cette démarche est opposée à la vision fixiste des choses et fait des premiers philosophes de grands scientifiques. Epicure a eu une grande influence sur le jeune Marx. Marx fait sa thèse de doctorat sur la philosophie de Démocrite et Epicure (philosophes grecs des 3ème et 4ème siècles avant « J-C »). Des 600 ouvrages d’Epicure (nature, éthique), seules 3 lettres ont échappé à la destruction des chrétiens. Epicure a introduit des notions sur la compréhension du monde, à l’exemple de l’existence de la matière et des atomes ainsi que du mouvement. Il introduit la notion de déviation et de déclinaison amenant à l’agrégation des particules. Contrairement aux autres philosophes grecs, l’enseignement d’Epicure n’est pas réservé à une élite, « les citoyens », mais accueille des femmes, des enfants, des métèques et des esclaves. Pour Epicure, la matière est composée d’atomes en mouvement. Pour Epicure, « tout vient du ventre » et « la mort n’est rien » et quand nous mourrons, nous restituons les atomes à la nature : c’est l’idée de la mort qui effraie et c’est donc ici et maintenant qu’il faut transformer les choses. A la même époque, apparaît la philosophie dualiste de Platon séparant le corps et l’esprit et considérant les classes sociales comme immuables. Chez Socrate, la question du devenir de l’âme est posée comme chez les chrétiens. Face au matérialisme s’élèvent donc rapidement l’idéalisme et la métaphysique traduisant les intérêts des classes dominantes. La philosophie de Platon est utilisée par les chrétiens. Au deuxième siècle, ces derniers finiront de massacrer les épicuriens. Engels a montré que le christianisme a été progressiste dans les conditions de l’effondrement de l’empire romain, quand l’idéal de justice des premières sectes chrétiennes poussait à la dissolution des sociétés esclavagistes. Rapidement, le christianisme perd son caractère progressiste et devient synonyme d’une longue période de déclin philosophique et scientifique au cours du Moyen-Âge. A la Renaissance s’amorce un renouveau philosophique et scientifique, parallèlement à l’émergence d’une nouvelle classe sociale. Le début de la colonisation, en permettant l’accumulation primitive du Capital, donne un essor vigoureux à l’artisanat, au commerce et aux échanges transcontinentaux. Ainsi progresse la division du travail et se renforce une classe de commerçants et de banquiers qui voient leur puissance économique augmenter face à l’aristocratie et aux propriétaires fonciers. Galilée et le développement de l’imprimerie sont des indices de ces changements. L’Eglise catholique ne s’adapte pas aux changements sociaux et aux modifications des modes de production provoquant, en son sein, une « Réforme ». La réforme protestante (Calvin, Luther) va permettre au christianisme de s’adapter au monde nouveau des banquiers et des marchands (voir le triomphe actuel de cette idéologie dans le monde anglo-saxon en général et étasunien en particulier). A cette époque, s’ouvrent des failles dans la philosophie qui aboutissent à des tentatives matérialistes mêlant Epicure et Platon. Descartes montre les limites de ce matérialisme « je pense, donc je suis » avec des théories idéalistes et matérialistes-mécanistes nécessaires pour se concilier le pouvoir religieux, traduisant la lutte de classe entre féodalisme et capitalisme, mais aussi les hésitations de la bourgeoisie. Voltaire, philosophe des lumières vivait du trafic des esclaves. Hegel n’échappe pas à l’idéalisme : pour lui, l’esprit domine le monde. Ceci lui permet de justifier sa soumission à l’Etat et la spéculation pure l’amène à conclure que l’esprit de liberté suffit à rendre libre… Le protestantisme devient l’arme idéologique de la bourgeoisie naissante. Il faudra à la bourgeoisie trois siècles pour conquérir le pouvoir politique et instaurer une religion civile (très semblable dans ses fondements au protestantisme) : la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (extrait de Tocqueville : « De la démocratie en Amérique » montrant la dégénérescence du démocratisme bourgeois ; Marx : « La question juive » dénonçant la citoyenneté comme une religion laïque prétendument au dessus des classes.) Le courant hégélien mêlant dialectique et idéalisme se partitionne et donne naissance à deux courants antagonistes : - L’idéalisme philosophique de Schelling et Schopenhauer qui aura une grande influence sur Nietzsche (réactionnaire absolu qui se situe bien en deçà de Descartes), illustre alors le combat de la bourgeoisie contre le socialisme naissant et ouvre la voie à la justification du fascisme (filiation évidente de Nietzsche et Heidegger). - Le courant de Feuerbach, se basant sur la philosophie matérialiste des grecs anciens et considérant les apports de la dialectique hégélienne, amenant à considérer le monde comme basé sur la matière et les relations sociales. Ce courant débouche naturellement sur le socialisme scientifique de Marx. L’idéologie dominante est l’idéologie de la classe qui domine matériellement, ces moyens lui permettant de diffuser et d’imposer ses idées, aussi il est difficile de lutter contre l’idéologie dominante car il faut apprendre à « douter de tout ». Par exemple la psychanalyse freudienne repose sur des mythes. Le mythe d’Oedipe repose sur la « théorie de la horde primitive » en contradiction flagrante avec les connaissances ethnologiques sur les peuples premiers. Quand on traite de dialectique, l’examen de la base matérielle est primordial. Les principales lois de la dialectique sont : - La loi du changement dialectique : ainsi l’exemple de la pomme. La conception idéaliste et métaphysique se borne à la descrïption extérieure de l’objet, tandis que la conception matérialiste s’inscrit dans le temps et l’évolution. - La loi de l’action réciproque : pour reprendre l’exemple de la pomme, l’analyse de ce fruit doit nous conduire à connaître le sol qui est favorable ou nom au pommier, le climat, etc… Ni fatalité, ni destin, mais une analyse fine de l’ensemble des processus et interactions des divers éléments entre eux. - La loi de la contradiction (la marche à pied est une chute compensée dont la synthèse est un mouvement, lui-même moment d’une nouvelle unité des contraires). - La loi de la transformation de la quantité en qualité (exemple des changements d’état en chimie ; exemple de la Renaissance où l’accumulation quantitative préalable a conduit à l’aiguisement des contradictions entre les féodaux et la bourgeoisie). Il est essentiel de toujours examiner les deux aspects d’un phénomène. Le déterminisme est nécessaire, mais attention à ce qu’il ne conduise pas au matérialisme mécaniste : « le capitalisme s’effondrera de lui-même sous le poids de ses propres contradictions », la volonté politique de transformer le monde est nécessaire (exemple de l’évolution du rapport de forces entre pays bourgeois qui amène non pas à l’effondrement de tous les pays bourgeois, mais à la stagnation et au déclin de certains comme condition de l’essor d’autres et qui est donc à l’origine de l’aggravation des rivalités inter-impérialistes.) --Message edité par Koba le 2007-10-14 18:06:13-- | |||
| « La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline) |
| Peyo |
Ouhla O.o Y a beaucoup de choses va falloir trier. C'est un expo de 5-8 min ^^ |
| Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx) ![]() |
En tout cas, tu devrais trouver de quoi faire. | ||||
| « La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline) |
| le scrupuleux "Un chien qui aboie ne mord pas. Un chien qui n'aboie pas mord" Zinglaw. |
|
|
Ce forum pour votre site ?
AceBoard Forum Gratuit v 5.3
Download Premium Web Templates! - blog gratuit