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forum Index du forum forumThéorie Marxiste-Léniniste forumCollectif de Coordination Ouvrier Marxiste-Léniniste

Auteur : Sujet: Collectif de Coordination Ouvrier Marxiste-Léniniste  Bas
 Armenak
  Posté le 12/01/2006 17:48:13
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AXES DE LUTTE CONTRE LE REVISIONNISME AUJOURD’HUI

Le révisionnisme aujourd’hui comme hier s’articule autour de la remise en cause du marxisme-léninisme et de la négation de la nécessaire révolution socialiste contre le système capitaliste. Il trouve ses racines sociales dans l’aristocratie ouvrière et dans la petite-bourgeoisie, ses racines politiques dans l’opportunisme et le social-chauvinisme, ses racines idéologiques dans le révisionnisme moderne érigé comme « période dorée du socialisme » depuis la chute du social-impérialisme soviétique et la restauration capitaliste en Chine et en Albanie.
Certains courants marxistes-léninistes jusqu’il y a peu s’y sont rattachés comme substitut à leur échec historique de construction d’une direction politique prolétarienne et lui trouve des qualités qu’il lui refusaient hier encore. Les ouvriers ML doivent combattre ce révisionnisme contemporain qui ressemble tant au révisionnisme moderne. Les axes politiques suivants sont une ébauche de démarcation entre révisionnisme et marxisme-léninisme.

Nous ne défendons pas le « camp socialiste »

A l’instar du P « c »F d’hier qui défendait le social-impérialisme et ses satellites, le révisionnisme aujourd’hui défend des régimes capitalistes bureaucratiques comme étant des « états socialistes ». Cuba semble faire l’unanimité, le Vietnam, la Chine et la Corée du Nord sans avoir le soutien de tous passent pour être des « états socialistes ».
Ces états, ces régimes, même s’ils s’opposent tactiquement à l’impérialisme états-uniens, ne sont pas des états socialistes où la classe ouvrière exercent sa direction sur toute la société, ne sont pas des états de dictature du prolétariat. Ils sont des états capitalistes bureaucratiques où la classe ouvrière n’a d’autre rôle que de produire pour que des bureaucrates labellisés « parti communiste » empochent la plus-value liée à son exploitation.
Les ouvriers ML ne défendent politiquement aucun pays dits « socialistes ». Ils luttent également contre les illusions que véhiculent les révisionnistes sur ces « paradis socialistes » dans la classe ouvrière. Comme le disait Mao tsétoung : « Le révisionnisme au pouvoir, c’est la bourgeoisie au pouvoir. »

Nous ne défendons pas la « nation, ni la patrie », nous défendons notre classe
Les révisionnistes entendent substituer les notions de peuple et de nation à celle de classe. Les références social-chauvines s’exercent à tous les niveaux : défense de la France face à l’Europe impérialiste et l’impérialisme américain, défense des emplois français contre les délocalisations, défense de l’exception culturelle française face à l’impérialisme américain etc….
Cette politique social-chauvine repose sur l’opportunisme et est l’expression politique de l’aristocratie ouvrière contre la classe ouvrière. Sentant ses privilèges remis en cause par le lent déclin de l’impérialisme français, l’aristocratie ouvrière distille son venin chauvin et raciste dans toute la classe ouvrière qui faute de repères de classe est à la remorque de ces agents de la bourgeoisie dans la classe ouvrière.
Les ouvriers ML rejettent la défense de la nation française et du peuple français comme des notions bourgeoises, ils défendent leur classe, leur unité de classe sans barrières de nationalités, il défendent l’internationalisme prolétarien.
Lénine disait justement : « Les guerres réellement nationales qui ont eu lieu, notamment dans la période de 1789-1871, étaient l’expression de mouvements nationaux de masse, d’une lutte contre l’absolutisme et le système féodal, pour l’abolition de l’oppression nationale et la création d’états sur une base nationale, condition préalable du développement capitaliste. L’idéologie nationale engendrée par cette époque a laissé des traces profondes dans la masse de la petite-bourgeoisie et dans une partie du prolétariat. C’est ce dont profitent actuellement, à une époque toute différente, celle de l’impérialisme, les sophistes de la bourgeoisie et les traitres au socialisme qui rampent à leur suite, afin de diviser les ouvriers et de les détourner de leurs tâches de classe et de la lutte révolutionnaire contre la bourgeoisie » Sur le mot d’ordre de la « défense de la patrie », 1915

Nous ne défendons pas la démocratie bourgeoise ni ses institutions
A la défense de la nation et de la patrie, les révisionnistes ajoutent la défense de la démocratie bourgeoise et de ses institutions qu’il serait possible de transformer par la conquête graduelle du pouvoir. Les ouvriers ML sont pour la destruction de la démocratie bourgeoise et de ses institutions à travers l’insurrection armée et l’établissement de la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie. Nous ne nourrissons d’appétits démocratiques que pour notre classe, pas pour les autres c’est pourquoi nous combattons la démocratie bourgeoise instrument politique actuel de domination de la bourgeoisie sur le prolétariat. Les institutions qui accompagnent cette démocratie bourgeoise nous sont étrangers, comme le personnel qui y siège.
C’est pourquoi nous combattons les illusions dans la démocratie bourgeoise et son corollaire l’électoralisme.
Comme Lénine nous disons : « Aujourd’hui que l’histoire mondiale a inscrit à l’ordre du jour la destruction de ce régime tout entier, le renversement et l’écrasement des exploiteurs, le passage du capitalisme au socialisme, se contenter du parlementarisme bourgeois, de la démocratie bourgeoise, la parer du nom de « démocratie » en général, estomper son caractère bourgeois, oublier que le suffrage universel, aussi longtemps qu’est maintenue la propriété capitaliste, est un des instruments de l’état bourgeois, c’est trahir honteusement le prolétariat, c’est passer du côté de son ennemi de classe, du côté de la bourgeoisie, c’est être félon et renégat. » Lettre aux ouvriers d’Europe et d’Amérique, 1919

Pour un parti prolétarien, non au rassemblement de la gauche
Nous ne visons pas à rassembler la « gauche », ni même la « gauche de la gauche ». La notion de « gauche » nous est étrangère car elle dissimule en fait la volonté de l’aristocratie ouvrière et de la petite-bourgeoisie d’empêcher l’émergence du parti prolétarien. Trop longtemps, les ouvriers ont été manipulés par ces notions interclassistes qui ne visent qu’à l’alternance politique au service de la bourgeoisie. Les ouvriers ML luttent pour leur indépendance de classe, pour leur parti et leur idéologie, le marxisme-léninisme. Pour la construction d’un véritable parti communiste ouvrier dans sa composition de classe, dans sa politique. Avec Staline nous disons :
« Au moment où, les intellectuels libéraux s’obstinent à vouloir anéantir l’indépendance politique du prolétariat et à lui imposer leur tutelle, nous devons dès lors faire preuve d’une vigilance extrême et ne pas oublier que notre parti est une forteresse dont les portes ne s’ouvrent que devant ceux qui ont fait leurs preuves. » Classe des prolétaires et parti des prolétaires, 1905

Notre programme c’est classe contre classe, ce n’est pas la cogestion capitaliste
Les trente glorieuses ont donné la possibilité aux capitalistes non seulement d’acheter l’aristocratie ouvrière par les subsides de l’exploitation impérialiste des pays dominés mais encore d’associer cette aristocratie ouvrière à la gestion du capitalisme. Elle perd aujourd’hui du fait du lent déclin de l’impérialisme français ce pouvoir et fait en sorte que la défense de ses privilèges devienne l’étendard de la classe ouvrière. A ce titre, la défense du service public est devenu une revendication primordiale de l’aristocratie ouvrière. Nous ne défendons pas le service public de l’état bourgeois comme un acquis de la classe ouvrière, nous défendons la socialisation des moyens de production. La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout et pour cela lutte pour l’établissement d’un état socialiste prolétarien. Là seulement, la classe ouvrière défendra ses services publics. Nous ne voulons pas des miettes de la bourgeoisie, nous voulons tout.
Lénine disait : « C’est le type moderne de la trahison socialiste, car dans tous les pays civilisés, avancés, la bourgeoisie pille une population infiniment plus nombreuse que la population de son propre pays. D’où la possibilité économique, pour la bourgeoisie impérialiste, de tirer des surprofits et d’employer une part de ces surprofits pour corrompre une certaine couche supérieure du prolétariat, pour la transformer en une petite-bourgeoisie réformiste, opportuniste, craignant la révolution. » Lettre aux ouvriers d’Europe et d’Amérique, 1919

Contre le patriotisme économique, pour l’internationalisme prolétarien
Le « produisons français » a été aujourd’hui remplacé par le « non aux délocalisations, défendons les emplois en France ». La base en est une compréhension nationaliste étroite de la classe ouvrière et en même temps une défense du capitalisme français face aux autres capitalismes. Comme si les patrons français étaient mieux que les autres, les révisionnistes cultivent le racisme dans la classe ouvrière. Le problème n’est pas la délocalisation des entreprises mais les licenciements et le chômage généré par la délocalisation. Nous lui opposons le « non aux licenciements ici ou ailleurs, pour l’unité internationale de la classe ouvrière ». Car pour nous qui considérons notre classe comme internationale, nous luttons aussi pour développer notre unité commune contre nos capitalistes communs. A ce titre, nous sommes aux côtés de tous les ouvriers étrangers en France mais aussi aux côtés de tous les ouvriers du monde. Une attaque contre un est une attaque contre tous.
Comme Marx et Engels nous affirmons : «  Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » Manifeste du Parti Communiste, 1848.

Travailler à l’unité de la classe ouvrière pas à sa scission
Le révisionnisme contemporain se fait fort de nier jusqu’à l’existence de la classe ouvrière et de son rôle historique et dirigeant. Pour ce faire il rejette en marge de la lutte des classes nos frères de classe privés d’emplois, immigrés, notre jeunesse ouvrière en agitant l’épouvantail du Lumpenprolétariat. Tout ceci dans le seul but de conserver la direction des luttes au seul profit de l’aristocratie ouvrière. Le Lumpenprolétariat ce sont les éléments mafieux, serviles et complices de la bourgeoisie et non les ouvriers précaires, sans-droits, ni la jeunesse ouvrières dans la galère.
Ces derniers sont partie intégrante de la classe ouvrière et de ses combats, les ouvriers ML travaillent donc à l’unité de tous les ouvriers fixes ou précaires, privés d’emploi ou salariés, jeunes ou retraités. La vraie scission doit s’opérer avec les agents de la bourgeoisie dans le monde du travail, avec l’aristocratie ouvrière et ses lieutenants.
La classe ouvrière ainsi unie est seule porteuse d’un projet politique d’avenir, parce que elle seule a un intérêt objectif à la destruction du capitalisme. Elle seule est révolutionnaire jusqu’au bout alors que la petite-bourgeoisie et l’aristocratie ouvrière ne demandent qu’un peu plus de subsides à la bourgeoisie pour se contenter.
Comme Marx et Engels nous disons : « Les communistes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points. D’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à tout le prolétariat. D’autre part, dans les différentes phases de développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. » Manifeste du Parti Communiste,1848.

Ce sont ces axes de luttes contre le révisionnisme qui aujourd’hui doivent être défendus par les ouvriers ML. Le révisionnisme est encore une mauvaise herbe du mouvement ouvrier qu’il convient d’extirper, il est représenté en France par le P « c »F et ses satellites Communistes !, Rouges Vifs, PRCF,……… tous ceux qui étaient déjà révisionnistes avant la social-démocratisation du P « c »F par Robert Hue, qui le sont toujours dans ou hors ce parti.
Armenak

 maarnaden
  Posté le 12/01/2006 21:13:20
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au camarade Armenak,

ce sont des points de détail, mais pourrais-tu m'indiquer des sources d'informations fiables sur le Vietnam et la Corée du Nord, car si je n'ai aucune peine à te suivre dans ta critique de la Chine (et de Cuba, dans une moindre mesure), je ne dispose pas d'assez de connaissances pour taxer Vietnam et Corée du Nord de régimes capitalistes bureaucratiques...

ceci dit, je trouve l'initiative que tu portes intéressante. Le groupe communiste dont je fais partie (et qui est jeune, aussi bien en existence, que par rapport à l'âge de ses membres, et en terme de formation, je trouve que pour l'instant, politiquement, on n'est guère loin de ce que Lénine appelait les "manouvriers" peu formés au marxisme-léninisme   ) est d'ailleurs, à mon sens pour le moment handicapé par son manque total de contact avec des militants ouvriers ML et la question, que je trouve essentielle, ne semble pas encore apparaître comme telle aux yeux d'autres de mes camarades... alors, certes on a déjà échangé avec la CC 59/62, mais sais-tu s'il y a en Alsace (où nous sommes localisés) des militants ouvriers ML (même isolés) ou d'autres orgas ML avec lesquelles nous pourrions nous mettre en relation ? (je sais qu'il y a quelques militants PCOF à Strasbourg, mais je ne sais pas comment les contacter)...

 Armenak
  Posté le 14/01/2006 12:06:43
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camarade Maarnaden, par principe je ne crois pas bon de faire de la retape pour le PCOF sur le forum de la Jeune Garde ML, j'ai des infos sur Strasbourg mais le mieux est de t'adresser aux administrateurs de ce Forum qui t'indiqueront si ils le veulent les liens que tu demandes.
Il serait incorrect pour moi sur un forum donné de faire acte de division en "aiguillant" les intervenants sur d'autres voies. Cela pourrait être perçu à juste titre comme une "manoeuvre".
amicalement
Armenak

 maarnaden
  Posté le 14/01/2006 13:39:49
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camarade Armenak, merci pour ta réponse et ton honnêteté, je contacterais donc les administrateurs du forum.

 daveron
 le léninisme est le marxisme de
l'époque de
l'impérialisme et de la
révolution prolétarienne.
JV.Staline
  Posté le 14/01/2006 20:49:16
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Daveron au camarade Armanak,
L'URCF est favorable à ce que tous les groupes ML se rencontrent pour aborder la question d'une plate-forme minimale pour organiser l'action des communistes et les nécessaires confrontations idéologiques. La plate-forme que tu avances mérite discussion même si nous avons des désaccords sur des aspects politiques actuels (privatisations et délocalisations).
Pour nous et à titre d'illustration, la plate-forme doit partir de la reconnaissance comme guide théorique de notre action les oeuvres de Marx-Engels-Lénine-Staline . L'analyse et le soutien à l'action des partis de tradition staliniste qui se sont opposés à "la ligne générale du XXéme congrès du PCUS" et  au processus de restauration du capitalisme que ce congrès entérine.
Les ML doivent tirer l'échec tant du PCF que du PCMLF à diriger révolutionnairement le prolétariat. Pour cela il faut avoir à l'esprit, les tendances objectives lourdes du mouvement ouvrier français: tendance à la subordinationn de la classe ouvrière à certaine fraction de la bourgeoisie, ce qui prend la forme du parlementarisme, du légalisme, du nationalisme. Poids de l'impérialisme français qui par son pillage corrompt certaine couches de la classe ouvrière: aristocratie et bureaucratie ouvrières ce qui entraîne le réformisme dans le prolétariat et le soutien de fait à l'impérialisme français ou au bloc impérialiste européen. Incapacité du mouvement communiste français à assimiler et a fortiori à appliquer stratégiquement la nature de classe  et dictatoriale de l'Etat capitaliste. Cette incompréhension alimente sans cesse les déviations économistes qui ont sévi dans toutes les périodes d'activité du PCF comme du PCMLF, économisme qui s'en tient aux luttes quotidiennes et créent spontanément des illusions sur l'aménagement "social" du système d'exploitation. Une plate-forme anti-révisionniste doit aussi combattre l'esprit de cercle, le travail artisanal. La construction du parti exige dès maintenant de travailler dans la classe ouvrière, d'organiser les syndicalistes de lutte de classes contre les bonzes réformistes. Concernant mais c'est un point qui mérite des échanges de vive voix, les délocalisations et les privatisations sont un élément fondamental  de la stratégie actuelle des monopoles et de l'impérialisme français, doit-on avec des phrases de gauche accompagner cette politique? entériner les délocalisations et se battre contre les licenciements , mais les faire embaucher où? quand une entreprise ferme, c'est l'économie locale qui est atteinte, des emplois induits supprimés. S'opposer aux fermetures d'entreprise n'est pas du nationalisme, d'ailleurs l'impérialisme français délocalise pour piller des pays d'Afrique et d'Amérique Latine. La france est le second au monde dans l'exportation ds capitaux, n'en déplaise à ceux qui ne voient que les autres impérialismes.C'est le moyen comm e nous le faisons dans des comités de lutte,de créer l'aspiration à une stratégie de convergence des luttes, aux alliances de classe autour de la classe ouvrière, à montrer que les délocalisationbs sont la conséquence du capitalisme, de la propriété capitaliste des moyens de production, de la dictature du capital. Nous expliquons que seuls la révolution et le socialisme peuvent garantir la satisfaction des besoins, l'emploi, la fin de l'exploitation et l'abolition du salariat. Les entreprise nationalisées relévent du capitalisme d'Etat, peut-on actuellement accompagner le programme de l'impérialisme d'assurer le surprofit en pillant des entreprises qui ont été financées par "l'argent public". Beaucoup de travailleurs trouvent scandaleux qu'une fois les installations crées, les secteurs juteux deviennent l'objet d'un véritable vol par les boursicoteurs et spéculateurs. Pour l'URCF les nationalisations ont été un moyen en dernière instance, de valoriser le capital, d'organiser l'accumulation pour que des monopolistes privés s'emparent sans avoir jamais investi de biens quitte à supprimer les services et emplois. Peut-on accompagner même involontairement, Bernard Thibault qui ose dire aux travailleurs "servez-vous de l'actionnariat pour peser sur les choix de l'entreprise"?.

daveron
 Mapiochin
 Mapiochin
  Posté le 14/01/2006 22:31:28
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Concernant les nationalisations, peuvent-elles faire partie intégrante du "progamme m-l" actuellement ?

Si nous partageons tous, je pense, l'idée, et l'application, de la nationalisation d'entreprises sous Dictature du Prolétariat, peut-il en être de même avec un Etat Bourgeois aux commandes du pays ?
Aussi, ne verserait-on pas, quelque part, dans le réformisme (façon Thorez...) ?


Pour le reste de ton message, d'acc' : les initiatives me paraissent des plus intéressantes.
Et mettons-les en application !

L'univers est né d'une boule cosmique, plus petite qu'un atome.
                                -----------
Mapiochin@hotmail.fr (Msn) OU Mapiochin@yahoo.fr (Mails).
 daveron
 le léninisme est le marxisme de
l'époque de
l'impérialisme et de la
révolution prolétarienne.
JV.Staline
  Posté le 15/01/2006 00:22:30
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Daveron au camarade Mapiochin,

Je ne dis pas que les nationalisations font partie du programme ML, de même que l'augmentation des salaires est possible grâce aux luttes de classes, ce qui peut engendrer des illusions réformistes, les nationalisations (capitalisme d'Etat) relèvent de la lutte pour des réformes dans le cadre du capitalisme, par exemple, personne ne peut nier qu'un véritable service de santé public est préférable aux cliniques privées, la différence avec Thorez ? le PCF n'a jamais précisé la nature de classe des entreprises nationalisées, les illusions consistaient à considérer que c'était des entreprises "îlots du socialisme". Nous nous appuyons sur l'écrit de Lénine" la catastrophe imminente et les moyens de la conjurer" (souvent utilisé et déformé par les révisionnistes), où Lénine montre que le capitalisme d'Etat peut être l'antichambre du socialisme, en effet il est plus facile de socialiser une entreprise capitaliste d'Etat, car Lénine montre entre autre que les travailleurs peuvent acquérir une expérience de la gestion, apprennet à lutter en direction de l'Etat. La différence Thorez/Lénine? le premier élude la nature de classe de l'Etat ou la contourne et propose la marche au socialisme par "démocratie continue", confond allègrement "nationalisations" et socialisations. Le schéma léniniste part de la nécessité face aux nouvelles contradictions engendrées par le capitalisme d''Etat de montrer que le dernier (et principal) obstacle sur la voie de l'émancipation est bien l'Etat bourgeois (pas le moindre des obstacles), qu'il faut renverser, briser par la révolution prolétarienne. Le point de départ de l'éducation révolutionnaire dans ce cas de figure, est de montrer sans cesse l'écart entre les aspirations des masses et l'exploitation continue engendrée par le capitalisme d'Etat. Cela dit la question des nationalisations comme l'a montré l'Internationale communiste n'est pas un principe, mais une question pratique à laquelle le prolétariat peut répondre favorablement ou pas, c'est le contexte général des luttes de classes qui guidera la réponse des révolutionnaires.  Actuellement nous devons être alertés par le choix des monopoles de privatisation , pour réaliser le surprofit, rester neutres sur cette question,c'est accompagner le réformisme (Jospin est le champion incontesté des privatisations) et la politique du capital. Quant au programme des ML (autre chose que le soutien éventuel à une revendication), la France est un Etat impérialiste, notre programme doit donc être un programme de révolution socialiste qui socialisera et non "nationalisera" les entreprises dans un Etat de dictature du prolétariat, ce programme sera construit par le parti ouvrier, ML, dans le processus d'unification bolchévique des communistes. pour l'instant, et c'est le débat sur les délocalisations et privatisations,nous sommes confrontés à la définition de tâches immédiates réalisables par les luttes dans les entreprises, en les liant à notre tâche centrale de définir une intervention communiste dans les usines et non la resucée de l'économisme.

daveron
 Armenak
  Posté le 16/01/2006 13:50:25
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Redonner vie aux idées communistes dans la classe ouvrière
La victoire idéologique actuelle de la bourgeoisie sur la classe ouvrière pèse de tout son poids dans la faiblesse de la conscience de classe. Les ouvriers ML doivent donc travailler à redonner vie aux idées communistes dans la classe ouvrière en ripostant fermement aux attaques mais aussi en développant une culture communiste de résistance.
Cette culture communiste de résistance est l’outil indispensable pour redonner corps à la notion de classe pour soi.
Idéologiquement, la bourgeoisie a réussi à confiner l’ouvrier dans la recherche de solutions individuelles face à la réalité de son exploitation. La mise en avant du consumérisme individuel comme palliatif à la frustration de notre place dans les rapports sociaux de production est aujourd’hui une des principales armes du capital contre le monde du travail.
L’impérialisme français, du fait du pillage des pays dominés, est même en mesure d’entretenir chez les plus pauvres des travailleurs cette illusion à travers un arsenal pervers d’endettement et de surendettement.
Ce consumérisme va de paire avec un dispositif culturel qui quadrille l’ensemble de la société. Le message est simple, dans le capitalisme, il y a des possibilités de réussites individuelles pour tous à condition de rejeter les solutions collectives d’émancipation. A ceux qui douteraient de cette possibilité, on masque volontairement la résistance ouvrière, et lorsqu’elle est trop visible (grèves, conflits, émeutes…), on la criminalise pour mieux la réprimer.
Cette offensive idéologique et culturelle de la bourgeoisie repose sur l’anti-communisme. La riposte des communistes ML a été d’une trop faible envergure pour renverser le cours des choses et aujourd’hui ils apparaissent au mieux comme de sympathiques dinosaures, la résurgence d’un passé lointain qui doit rester enterré à tout jamais. C’est ce défi idéologique qu’il convient de relever pour redonner aux idées communistes leur rôle initial d’émancipation de la classe ouvrière.
Les ouvriers ML doivent s’organiser dans les entreprises en Groupe de Travail Communiste (GTC) et travailler à rassembler l’avant-garde ouvrière dans le cadre des idées communistes en développant les axes suivants :
-dénoncer l’arsenal bourgeois de corruption de la classe ouvrière, c’est faire des campagnes politiques contre les primes individuelles, le crédit et le sur-crédit, contre le consumérisme, la publicité et le jeu en expliquant leur rôle destructeur de la lutte des classes.
-donner les outils de compréhension du capitalisme pour le renverser, c’est faire des écoles ouvrières de formation à l’économie politique, à la lecture et à l’écriture pour comprendre ce que la bourgeoisie ne tolère pas qu’on comprenne.
-développer la culture ouvrière, c’est faire vivre les expériences historiques de construction du socialisme passées et actuelles, à travers la littérature, le cinéma, la musique.
-faire vivre la solidarité prolétarienne, c’est soutenir concrètement les luttes ici ou ailleurs, les prisonniers de la guerre de classe, à travers la fraternité et la solidarité concrètes.

Les Groupe de Travail Communiste (GTC) sont une première étape pour la réappropriation des idées communistes par la classe ouvrière et le prolétariat. C’est la condition pour redonner confiance à toutes les générations d’ouvriers dans l’optique de ne pas « perdre sa vie à vouloir la gagner ». C’est la base pratique pour l’unité des ouvriers ML dans les entreprises, dans les quartiers en liaison avec les luttes spontanées et économiques mais aussi en contradiction avec leur aspect réducteur, en un mot pour la reconquête de notre identité de classe contre la bourgeoisie.
« Le développement de toute conscience individuelle et celui des connaissances collectives de toute l’humanité nous montrent à chaque instant « la chose en soi » inconnue se transformant en « chose pour nous » connue, la nécessité aveugle inconnue, la « nécessité en soi » se transformant en « nécessité pour nous » connue. » Lénine, Matérialisme et Empiriocriticisme, 1908

Armenak

--Message edité par Armenak le 2006-01-16 17:29:19--

 daveron
 le léninisme est le marxisme de
l'époque de
l'impérialisme et de la
révolution prolétarienne.
JV.Staline
  Posté le 16/01/2006 17:38:31
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Daveron au camarade Armenak.

d'accord avec le contenu de tes propositions, la direction de l'URCF est prête à l'échange d'expériences sur le travail dans les usines et sur l'analysedes conditions objectives et subjectives qui marque des reculs sensibles de la conscience prolétarienne.

daveron
 Armenak
  Posté le 17/01/2006 08:45:24
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Si l'URCF partage les points de vue que j'ai développé durant cette discussion alors il est nécessaire que ce débat traverse les rangs de l'URCF et que les camarades ouvriers de l'URCF soient porteurs de cette dynamique dans le cadre de la lutte pour l'unité des ML aujourd'hui dans et hors l'URCF.  
Armenak

 Armenak
  Posté le 18/01/2006 18:54:47
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Camarade Shpati
Je te remercie de ta réponse et je te fais part de mes remarques.
En effet, tu le relèves bien dans ta réponse, l’appel à un « Collectif de Coordination Ouvrier ML » part de l’élément d’enquête suivant : aujourd’hui les organisations ML ne travaillent pas de manière conséquente à l’unité des ML. C’est un désaccord entre nous, sinon si j’étais persuadé du contraire pour CMC et l’URCF, j’aurais entamé des discussions politiques en vue de rejoindre vos rangs, toute autre attitude aurait été inconséquente de ma part.
Je te remercie toi et le camarade Daveron d’avoir répondu aux documents que j’ai fourni à la discussion, d’autres organisations n’y ont pas pris la peine pour différentes raisons apparemment.
L’appel que je lance prend en compte une divergence majeure entre nous sur la question de la méthode. La méthode que vous développer CMC et URCF, ou du moins ce que j’en entrevois de l’extérieur est la méthode de rapprochement idéologique à travers un débat interne et une pratique militante commune sur des aspects tactiques de la lutte de classe, une sorte de mini-Front unique.
C’est une méthode déjà utilisée par le passé, et tu le dis justement les expériences du passé doivent être analysées et critiquées pour ne pas reproduire les erreurs commises et faute d’une unité réelle en forgeant le programme dans le cadre de la lutte des classes, d’un point de vue dialectique et non sur la base de référence idéologique uniquement, nous ne serons jamais à l’abri de scissions à froid et d’un immobilisme à plus ou moins long terme. C’est ce que je reproche en particulier à cette méthode. Une autre méthode consiste, comme le font l’ocml Voie Prolétarienne où j’ai été militant et le PCOF, a tout simplement ignorer les autres organisations et prétendre construire le Parti seuls : c’est également une impasse.
Ce qui me semble important c’est de redonner sa place à la centralité ouvrière de notre combat, et il me semble aussi que c’est le facteur programmatique qui fait le plus l’unanimité entre nous au moins en paroles sinon en actes. Loin de moi de cultiver l’ouvriérisme et de ne pas considérer un communiste non-ouvrier comme un communiste à part entière. Je dis simplement que seule une coordination dans le travail d’entreprises des militants ouvriers ML est aujourd’hui capable de produire une dynamique à la construction du Parti. Pour deux raisons essentielles, d’une le fait que pour les ouvriers ML il s’agisse de leur survie politique, de deux le fait que cette centralité ouvrière permettra la véritable prolétarisation de la direction politique du Parti, la prémunira de certaines déviations intellectualistes des éléments petits-bourgeois. Un petit-bourgeois même communiste et même ayant rompu avec sa classe, garde des stigmates propres à sa classe. Est-ce à dire qu’un ouvrier communiste de part l’appartenance à sa classe ne puisse être sujet à des déviations petite-bourgeoise ? Non bien sûr, c’est ce que nous enseigne Staline dont vous vous réclamez entre autres, mais ces déviations trouvent lieu lorsque l’ouvrier est soumis idéologiquement aux pressions de la petite-bourgeoisie. Des ouvriers avancés aujourd’hui rejettent le communisme pour se fourvoyer dans le marais alter-mondialiste : n’est-ce pas une forme de déviation liée au rôle central aujourd’hui des couches petite-bourgeoise et de l’aristocratie ouvrière dans les luttes ?
C’est ce que je pense d’où la centralité que j’attribue aux ouvriers ML.
Par ailleurs, je prends en compte ta critique constructive qui me met en garde contre ce que tu appelles un vœu pieux. Je suis conscient que seul ou à quelques-uns et unes nous n’arriverons pas à résoudre toutes les contradictions qui se dressent devant nous : j’ai par contre la ferme conviction que nous avons besoin de l’expérience pour démontrer à travers notre pratique que l’unité est possible. L’appel s’adresse donc à ceux et celles parmi nous qui sont isolés ou non-organisés et aux organisations ML : qu’en est-il des doutes des camarades ouvriers, ne valent-ils pas la peine que les organisations ML leur donne la possibilité de mener leur expérience et de frapper ensemble.
Pour aller dans le concret, sur mon lieu de travail, il y a un camarade du PCOF, militant isolé sur la ville. L’appel l’intéresse mais sa direction ne lui permet pas un travail en commun avec un militant ML non-organisé. Trouves-tu cela judicieux alors que dans le même temps des ouvriers avancés (3 en l’occurrence) regardent vers nous et nous disent : « vous êtes tous les deux ML et incapables de travailler ensemble pourtant, alors le Parti on peut toujours l’attendre ». N’ont-ils pas tort ?
Voilà ce que je pouvais te répondre brièvement en espérant que tu auras mieux compris ma démarche.
Armenak

 Armenak
  Posté le 19/01/2006 18:45:45
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Je n'ai pas la prétention de représenter un "comité central" à moi tout seul, c'est pourquoi la démarche d'appel s'adresse aussi aux organisations ML et c'est pourquoi je leur ai proposé d'en débattre.
Je n'autoproclame aucun GTC, je dis simplement que je pense que c'est la méthode pour construire l'unité à travers un travail commun et ainsi construire dans la lutte de classes et dans la lutte de lignes un "comité central" à même de forger le programme. Je conçois que ce soit une méthode différente de la vôtre, que tu taxes "d'ouvrièriste" c'est ton droit camarade Shpati, bien qu'il me semble commode de la désigner ainsi pour mieux la discréditer.
La méthode que vous proposez ne me convaincs pas puisqu'elle est la même que celles qui ont été testées dans les années 60-70.
Je pense que les divergences sont maintenant cernées, quoique je ne désires pas couper court à ce débat intéressant, et je me tiendrai au courant du processus d'unification que vous développer, peut-être me donnerez-vous tort, j'en doute actuellement.
amicalement
Armenak

 Fibrino
 Fibrino
  Posté le 20/01/2006 01:20:42
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Camarade Armenak, quelles sont tes actions menées jusqu'à présent ? et qu'ont-elles donné de concret pour l'unité des communistes ?

«Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire… Seul un parti guidé par une théorie d’avant-garde peut remplir le rôle de combattant d’avant-garde.» (Lénine)
 daveron
 le léninisme est le marxisme de
l'époque de
l'impérialisme et de la
révolution prolétarienne.
JV.Staline
  Posté le 27/01/2006 18:35:23
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Daveron à Armenak.

L'URCF lors de sa rupture avec le PCF, a repositionné tout son mode de militantisme. La construction d'une organisation communiste doit s'opérer en direction du prolétariat, afin que ces éléments les plus avancés s'organisent politiquement dans les usines. Avant dans la coordination communiste, l"intervention dans les réunions du PCF" était jugé première. La physionomie sociale de notre groupe était la conséquence de cette pratique: domination de la petite-bourgeoisie intellectuelle. l'apport du groupe dirigeant de l'actuel URCF a été non sans difficultés et luttes internes, de recentrer tout notre travail en direction de la classe ouvrière.
La première phase fut de regrouper les syndicalistes de lutte de classes, de redéfinir les moyens appropriés pour que les luttes sociales soient victorieuses et repoussent tel ou tel projet réactionnaire. Actuellement nous sommes encore au travail de regroupement des syndicalistes de classe et de masse.La direction de notre organisation veillait à assurer la formation politique marxiste-léniniste des syndicalistes les plus en vue.
L'objectif était de former des noyaux communistes dans les entreprises aptes à travailler selon les méthodes léninistes bien distinctes du seul travail syndical. Maintenant nous sommes actifs comme section politique dans plusieurs monopoles publics et privés,  nos militants ont même conduit dans leur syndicat une grève dans une grande entreprise privée où le patronat est particulièrement répressif. La grève a été possible parce qu'existait une section ML, diffusant les positions communistes sur les évènements sociaux c'est à dire apportant l'éclairage de classe nécessaire sur l'impérialisme contemporain, sur la stratégie du capital.
La direction de l'URCF veille à ce que les communistes connaissent bien les aspirations de leurs camarades afin de transformer ces dernières en combativité et esprit de lutte, sans jamais se couper de la masse de leurs camarades de travail, incontournables pour le déclenchement des grèves.
Au début nous avions peu d'ouvriers dans nos rangs et de plus surtout retraités. "L'établissement" de militants intellectuels ou autres, dans les usines, ne nous a jamais semblé une bonne solution. Staline a montré que l'hétérogénéité de la classe ouvrière (sociale et politique) avait sa source dans les origines sociales diverses de ceux qui composent le prolétariat.
Des intellectuels à l'usine et certains de nos dirigeants ont connu cette expérience dans leur jeunesse, sont loin d'avoir acquis la conscience prolétarienne et amènent dans leur entreprise, des préjugés révolutionnaristes ou réformistes "quand la classe s'avère, peu combative). C'est l'organisation qui permet de conscientiser et bolchéviser l'ensemble du mouvement. Chez nous, les militants d'origine non prolétarienne, apprennent avec l'ensemble de notre Union à adopter la conception prolétarienne du monde. L'héritage du PCF qui fixait les militants d'origine intellectuelle en "intellectuels communistes" est particulièrement négatif. Sinon on construit un parti de plusieurs clases non une avant-garde communiste. Comment avons-nous gagner des militants ouvriers, d'abord en rompant avec le PCF. Beaucoup d'ouvriers étaient totalement indifférents au devenir de la "lutte interne dans le PCF", et encore plus à l'établissement d'un lien entre leurs préoccupations et l'avenir de ce qui fut leur parti mais ne l'est plus, depuis longtemps!  ensuite  nous avons travailler dans les syndicats, afin que s'organise la lutte contre le "syndicalisme d'adaptation" et de collaboration de classes. La campagne" accusons le capitalisme", ensuite vise à montrer le lien entre les mauvais coups sociaux, les réformes réactionnaires et l'ensemble du système capitaliste,  sa dictature de classe afin de renforcer la conscience anticapitaliste, la compréhension que la seule issue à la misère, au chômage, réside dans le renversement du capitalisme. Cette campagne, là où nous existons rencontre un certain écho.
Pour répondre à ta demande, les sections ouvrières de l'URCF ne vont pas quitter l'organisation pour sans vérification politique et idéologique se lancer dans des groupes de travail communistes en dehors de leur organisation, de sa presse. L'URCF a une expérience avec ses mérites et ses insuffisances. Le travail de bolchévisation des activités communistes dans les entreprises a besoin aussi de tirer le bilan des mérites et insuffisances du PCF dans les années 20, 30, 40, 50, dans le travail dans les usines. D'autres organisations communistes à partir d'autres tactiques, ont su opérer des liens avec la classe, des groupes existent. L'idée de se rencontrer face à face, pour échanger les expériences de luttes est excellente, doit se réaliser mais à condition de ne pas demander de se rallier à une organisation nouvelle et encore nébuleuse, sinon nous ajouterions de la division aux rangs très divisés des communistes.
Deux voies existent pour édifier le Parti: reconstruire une organisation révisionniste avec tendances et "cent fleurs" s'appuyant sur les "personnalités", les "élus", c'est donner la direction du mouvement à des petits-bourgeois ou à des bureaucrates qui ont aussi contribué dans le passé à détruire le courant communiste dans ce pays. C'est la voie menchévique de ceux qui s'appuient sur les nomenklaturistes du PCF.  Pour leur part L'URCF et le CMC prônent l'édification ML à partir de l'unité d'action vérifiée par le débat politique approfondi, la démarcation idéologique pour mieux s'unir, enfin par la priorité donnée à l'action dans le prolétariat,car c'est de là qu'émergeront les futurs dirigeants du Parti!  

daveron
 Armenak
  Posté le 04/02/2006 11:26:47
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camarade Daveron,
Si l'URCF se retrouve dans l'appel à la constitution d'un "Collectif de Coordination Ouvrier marxiste-léniniste", tu m'en vois extrêmement réjoui et j'espère que l'URCF sera porteuse de ce projet de rencontre, de débat et d'organisation des ouvriers avancés en en faisant un axe central du combat pour l'unité et en aucun cas les camarades ouvriers de l'URCF ne devraient "quitter" une organisation qui tendrait à véritablement lutter dans les faits pour une unité réelle.
Soyons clairs, l'appel exprime à plusieurs reprises le souhait de créér un tel collectif avec ou sans les organisations se revendiquant du ML, avec si elles défendent un tel projet, sans si elles lui préfèrent le repli sectaire actuel qui caractérise leur activité.
Quoiqu'il en soit je note quand même qu'en dehors de ce forum, ni l'URCF, ni CMC n'ont mis sur leur site l'appel pour qu'il succite le débat et la critique, contrairement aux Editions Prolétariennes par exemple. Je le regrette mais c'est un choix qui vous appartient en premier ressort.
Armenak
ps: au camarade Fibrino, ton intervention si elle avait été autre chose qu'une tentative de décrédibilisation de l'appel, aurait obtenu une réponse.

 Fibrino
 Fibrino
  Posté le 04/02/2006 21:17:06
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Camarade Armenak, te poser deux questions, par rapport à tes actions concrètes, consistent pour toi en "une tentative de décrédibilisation" ?
Peux-tu préciser en quoi ?

En ce qui me concerne, je n'ai voulu ni te décrédibiliser, ni dire que tu ne fais rien. Simplement, je t'ai demandé comment, dans ta pratique militante, tu as pu vérifier que la ligne que tu proposes a commencé à faire avancer l'édification d'une organisation communiste. Tu l'as dit toi-même quelque part : les gars de ta boîte disent "vous n'êtes pas crédibles, car les orgas communistes sont divisées". Alors, commençons par les unifier. En tout cas celles qui peuvent l'être. Mais ça, c'est la pratique qui le dira !

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