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| Auteur : | Sujet: Unité des communistes : Contribution au débat Organisations ou Parti ? | Bas |
| Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx) ![]() |
Camarades, j'ai un texte d'actualité à vous soumettre, d'autant plus vu la tournure que prennent les évennements sur le FUC où c'est l'affrontement direct, sans pour autant que cet affrontement ait eu lieu autour d'un vrai débat. http://www.communisme-bolchevisme.net/organisations_ou_parti.htm | |||
| « La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline) |
Gagilari![]() |
Voilà une analyse intéressante. De bons arguments, associés à des citations et des sources, j'ai apprécié ce travail de fond. |
| E.Krampon "Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau."(StJuste) |
Je vais en faire de même que Oppong. |
| kobayossif |
Daveron, d'accord avec toi Mais quand CMC publie une étude (d'ailleurs très interessante) de Bill Bland qui se conclue par : " En conséquence, l'Etat soviétique des années 60, des années 70 et du début des années 80 était, en dépit de ses faux drapeaux rouges, un Etat de type fasciste dans lequel le parti communiste fonctionne essentiellement comme les partis fascistes de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie ou du franquisme Espagnol." ...... ça ne passe pas et ça passera mal j'imagine auprès des sympathisants et militants de l'ancienne Coordination Communiste. On ne rassemblera pas ceux qui n'acceptent pas la dérive sociale-démocrate du PCF avec ce type de propos inacceptables |
| Julien Administrateur |
CMC a publié l'analyse du camarade Bill Bland car nous considérons que sa contribution est une analyse marxiste léniniste de la restauration du capitalisme en URSS. Il n'était pas question pour nous de censurer une partie de cette analyse sous prétexte que cela pouvait choquer quelques camarades. Ta réaction nous semble purement émotionnelle, nous aimerions que tu soit plus clair, en quoi de "tels propos sont innaceptables". Le débat est ouvert. | |||
| Julien |
| daveron le léninisme est le marxisme de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. JV.Staline |
Daveron à kobayossif. Les matérialistes que nous essayons d'être doivent partir des réalités objectives, non d'attachement sentimental à tout ce que nous avons pensé ou dit dans le passé. C'est un postulat de principe qui porte au-delà de la question soulevée par le texte de Bill Bland, dont tu soulignes par ailleurs le caractère intéressant. Des camarades qui luttent en URSS (Russie laborieuse dirigée par Anpilov) estiment que la dictature au pouvoir en URSS sous brejnev s'apparentait au "social-fascisme " comme dans la Yougoslavie de Tito. D'autres comme le PCOR (Tioulkine) jugent que l'intervention en Afghanistan obéissait au chauvinisme de grande puissance, à la théorie trotskiste de l'exportation de la "révolution", par-dessus le peuple concerné! Et pourtant nos camarades Russes, ukrainiens etc. regrettent chaque jour l'époque soviétique! Sur toutes ces questions, nous devons considérer les évènements à partir des quatre contradictions mondiales fondamentales. L'URCF considère (cf. nos "200 thèses pour l'identité révolutionnaire-communiste") que Staline dans "les problèmes économiques du socialisme en URSS" est le premier marxiste à avoir évoqué la thèse et donc la possibilité si la politique du PC(b)US n'est pas juste, donc opportuniste, que les contradictions transforment en antagonisme et donc créent ainsi les conditions de la contre-révolution. Staline a combattu les tendances de certains hauts cadres dirigeants à renforcer l'action de la loi de la valeur, à renforcer les échanges marchands et le marché. Toutes les théories émises par certains économistes droitiers et combattues par Staline seront ensuite adoptées comme cours officiel du PCUS, dès 1953 (session du CC de septembre), Tito et "la diversité des socialismes" réhabilités en 1954. L'offensive révisionnista a donc commencé avant le XXéme congrès du PCUS qui consacre la victoire de ce courant, battu provisoirement par le groupe Molotov en 1957, mais dans le cadre du BP, sans mobiliser les masses,ou du moins sans avoir essayer de les mobiliser. Khrouchtchev reprendra le pouvoir grâce au CC du XXéme congrès expurgé pour l'essentiel des jeunes cadres staliniens élus au XIX éme congrès . Dés lors l'URSS va perdre sa qualité de dictature du prolétariat, ce sera même revendiqué par Khrouchtchev (1961). Les couches sociales dominantes au pouvoir sont les cadres embourgeoisés de l'Etat et des directions d'entreprises (bureucratie), l'intelligentsia réactionnaire, sous couvert du PCUS. Cette couche dirigeante dans les faits recherche des alliés dans le peuple en flattant les tendances petites-bourgeoises des kholkhoziens à travailler leur lopin individuel afin de vendre sur le "marché libre". Les survivances de la dictature du prolétariat ont-elles fondues comme neige au soleil? dans un document théorique sur laquelle travaille notre direction, nous montrerons aussi les résistances dans la société et le parti qui se sont manifestées à plusieurs reprises. Notamment dans des documents et tracts clandestins qui appelaient à la renaissance du bolchévisme. Les luttes de classes s'exercèrent aussi, si bien qu'en 1963, l'armée et le KGB réprimèrent la lutte gréviste de Novotcherssask en faisant couler le sang de la classe ouvrière, ou avant les émeutes en Géorgie (1956) au cri de "Lénine-Staline-dictature du prolétariat!, "Molotov au pouvoir!") Le cours révisionniste s'approfondit après le limogeage de Khrouchtchev. Ce fut la réforme de 1965 (Libermann-Trapeznikov) parrainée par Kossyguine (un ancien membre de la fraction révisionniste de Voznessenski. Réforme qui mettait le profit financier au centre de la planification et faisait de la loi de la valeur le régulateur de l'économie de l'URSS. les conséquences sont connues, formation d'une économie parallèle avec des bourgeois non officiels (les magnats du marché noir), cristallisation d'une bourgeoisie bureaucratique d'Etat dont l'existence sociale dépend de la "propriété collective" en réalité par bien des aspects capitalistes d'Etat, sur fond de survivances existantes encore du socialisme notamment sur le plan social (gratuité de certains services ou très bas prix, rôle des comités d'usine qui limitaient les tendances rapaces de la bureaucratie) qui doivent être démontrées bien sûr et rappelées sous peine d'analyse non dialectique. Le processus se poursuivait et la bourgeoisie non officielle aspirait avec les nouveaux monopolistes d'Etat à s'emparer de l'ensemble de l'économie, la propriété publique devenait une entrave à la pleine expansion des rapports de production capitalistes. Ce fut la "perestroïka" qui reconnut comme légales (loi sur les coopératives) , la propriété capitaliste privée non officielle jusque là. Dés lors, et c'est là que nous divergeons avec l'analyse de Bill Bland qui nous semble mécaniste en ignorant les tensions et les contradictions auxquelles se heurtaient les directions révisionnistes. Le processus de capitalisation de l'économie et de destruction de tous les rapports de production socialistes débouchait sur la dictature intégrale de la bourgeoisie et sur la restauration intégrale du capitalisme par la liquidation de l'URSS (Gorbatchev-Eltsine). Reste aux marxistes à faire fonctionner leur cerveau pour analyser de manière scientifique la nature du pouvoir en URSS durant les années du processus contre-révolutionnaire. Le fait qu'il y eut processus et non contre-révolution directe montre que les couches bourgeoises ont du passer par toute une série d'étapes dans la transformation de la superstructure et de l'infrastructure. Détruire la dictature du prolétariat s'est avérée plus difficile que passer de la République à la restauration de la monarchie en France, mais là il est vrai, on retournait en URSS à l'ancien mode de production. Le but de l'analyse scientifique donc matérialiste n'est pas de savoir si cela passe ou pas sur les anciens militants et sympathisants de la coordination communiste. Ceux de l'URCF, c'est à dire de la majorité de la coordination communiste en 2000, ont acquis la conviction du rôle fondamental de la ligne du XXéme congrès du PCUS dans la destruction (sous forme de processus aussi) du mouvement communiste international. La défense du matérialisme a pris le pas sur le subjectivisme. ce n'est jamais facile "humainement" mais c'est nécessaire. D'ailleurs, fraternellement nous ne considérons pas le PCF comme marqué par "une dérive social-démocrate", mais comme un parti totalement social-démocrate . La tâche n'est plus de ne pas accepter ce fait, comme dans les années 90, mais de construire un nouveau parti communiste. Ce qui veut dire ne pas semer d'illusions sur la transformation possible du PCF par le simple jeu de la lutte interne, nos aînés dans l'URCF ont beaucoup donné, ils parlent d'expérience. Quand le PRCF évoque les "déformations bureaucratiques et les crimes du stalinisme", cela choque aussi beaucoup d'anciens miltants de la coordination communiste devenue URCF, cela mérite confrontations et débats sans nuire à la nécessiare unité d'action contre le pouvoir, l'impérialisme amériain et l'UE. | |||
| daveron |
| Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx) ![]() |
Je suis d'accord avec l'esentiel de l'analyse du camarade Daveron. L'URSS sociale-impérialiste de Khouchtchev-Brejnev, est un pays anciennement socialiste où les rapports de production capitalistes ont été restaurés, où la société est divisée en classe sociales antagonistes (comprenant une bourgeoisie détennant le pouvoir économique et politique). Les révisionnistes (la couche des bureaucrates gérant les entreprises et touchant 10 fois plus que le simple ouvrier... sans compter les primes...). La bureaucratie a été multipliée par 6 après la mort de Staline (après la mort de Staline, les bureaucrates n'avaient plus de raison de craindre les "critiques gauchistes de la base", ce que même des historiens anticommunistes reconnaissent), l'écart des revenus n'a cessé de se creuser, la croissance économique de baisser, l'URSS de se vassaliser vis à vis de puissances impérialistes concurentes (tout en exploitant sa zone d'influence : si sous Staline les pays de l'est ont connu une forte croissance économique et sociale, le socialisme de marché, lui, a fait rétrograder l'économie de ces pays, les amnenant dans le giron occidental). Dans la société sociale-impérialiste où les bureaucrates détournent une partie du produit social comme la bourgeoisie (un profit), où ils détiennent les rennes du pouvoir d'Etat (un Parti unique), l'Etat peut-il être qualifié autrement que de fasciste ? La dicature du prolétariat est la forme la plus aigue de lutte des classe du prolétariat, que la bourgeoisie s'empare de ce quartier général (l'Etat socialiste), et c'est la forme la plus autoritaire du pouvoir du Capital qui est restaurée. L'accession putchiste de Khrouchtchev au pouvoir ne donnait-elle pas un exemple de ces méthodes révisionnistes ? Je donne ici un extrait d'un travail que je mène actuellement qui est en rapport direct avec le sujet (l'analyse éconmique sera davantage approfondie par rapport à l'extrait cité, ainsi que la situation qui a permis le triomphe des révisionnistes au sein du PCUS(b).) : "Peut-on dire que l’URSS de Khrouchtchev et Brejnev n’était elle-même pas impérialiste ? Assurément, non. Les évènements de Tchécoslovaquie en 1968 comme ceux d’Afghanistan en 1979 ont prouvé qu’elle disposait d’aires d’influence et s’y comportait comme tout autre pays impérialiste, en exploitant d’abord « pacifiquement » ses zones d’influences, et si besoin est, par l’utilisation de la force. Cependant, la crise agraire récurrente en URSS engendrée par les « réformes » dans l’agriculture et la remise en cause de la priorité donnée à l’industrie lourde, en plus d’avoir restauré les rapports capitalistes dans l’économie, ont freiné les rythmes d’accumulation, ce qui a affaibli l’impérialisme soviétique face à ses concurrents, puisque le développement retardataire des forces productives ne lui permettaient pas de concurrencer les impérialismes les plus puissants, notamment américains et européens et l’a poussé à s’endetter auprès d’eux pour y importer la technologie moderne et même des denrées de première nécessité. Un pays dépendant peut lui-même être impérialiste vis-à-vis d’un autre pays dépendant plus faible que lui. L’exemple de la Yougoslavie titiste est typique à cet égard : sous la domination totale du Capital occidental, la Yougoslavie ne formait pas un tout homogène. En son sein, la Serbie jouait le rôle d’un centre exploitant les régions périphériques, c’est-à-dire les républiques ou régions moins développées économiquement comme la Croatie ou le Kosovo. Le chauvinisme grand-serbe assumait le leadership au sein de la fédération Yougoslave, entraînant naturellement, comme dans tout rapport entre nation dominante et nations dominées, le creusement des inégalités de développement économique à l’origine de problèmes d’oppression nationale avec à la clef la résurgence de nationalismes locaux. En outre, ce phénomène d’exploitation impérialiste à plusieurs niveaux nous donne la clef pour comprendre ce qui s’est passé en URSS après les « réformes de marché », alors que la base économique était devenue celle du capitalisme de type monopoliste : Dans les années Khrouchtchev-Brejnev, bien que l’URSS exploitait les pays de l’Est, elle n’en sombrait pourtant pas moins au fil des années dans un état de dépendance croissante vis-à-vis des impérialismes occidentaux qui ne rêvaient qu’au démantèlement de leur rival social-impérialiste. L’URSS constituait donc un impérialisme plus faible dont la puissance économique décroissait relativement par rapport aux autres impérialismes. Ce rapport défavorable a amené ses dirigeants à placer l’URSS sous une dépendance sans cesse accrue vis-à-vis de ses concurrents impérialistes occidentaux, de ce fait, le social-impérialisme soviétique, tout en restant impérialiste vis-à-vis des pays de l’Europe de l’est, devenait dépendant vis-à-vis de ses concurrents impérialistes occidentaux, aboutissant à une situation assez similaire à celle de la Russie tsariste où le Capital anglo-français avait la main haute sur la grande industrie russe, ce qui n’empêchait pas la Russie d’avant la Révolution d’Octobre de se comporter comme un pays impérialiste vis-à-vis de ses voisins plus faibles ! Ce processus a été magistralement analysé par les camarades albanais : « La situation est si critique que certains pays, notamment la Pologne et la Roumanie, ne sont plus en mesure de verser les intérêts de leurs emprunts et ils ont demandé à la bourgeoisie internationale de leur accorder de nouveaux prêts, de reporter les échéances de paiement et de ne pas les déclarer «insolvables». Quant à l'Union soviétique, face aux demandes réitérées de la bourgeoisie monopoliste internationale pour le remboursement des prêts et le paiement de leurs intérêts, elle n'a trouvé d'autre «solution» que de vendre ses réserves d'or, de platine et de diamant sur le marché mondial. En accordant ces «aides» et crédits aux pays révisionnistes, la bourgeoisie internationale s'assure des gains économiques et politiques considérables. Elle trouve ainsi de nouveaux marchés, si prisés en temps de crise, écoule ses stocks de marchandises et accroît ses capitaux. Si, en 1979, les pays révisionnistes ont payé aux créditeurs occidentaux environ 5 milliards de dollars d'intérêts, en 1980 cette somme atteignit 7 milliards de dollars et actuellement elle est d'environ 8,5 milliards. » Ce qui fut donc présenté par la presse bourgeoise-révisionniste comme la « chute du socialisme » et la « restauration intégrale du capitalisme », n’était en fait, comme l’avait si bien fait remarquer Enver Hoxha dès 1973, que la mise en coupe réglé du social-impérialisme soviétique et le démantèlement de ses zones d’influence au profit d’autres pays impérialistes plus dynamiques et donc plus puissants : en bref, un simple repartage des colonies en fonction de la puissance respective des différents protagonistes impérialistes. Ce repartage a évidemment eu une grande incidence sur le niveau de vie du peuple russe et sur la réduction des « miettes de surprofit » accordées aux travailleurs russes qui permettaient jusque-là de maintenir certains acquis sociaux hérités de la période socialiste, avec pour conséquence des plus négatives le fait d’entretenir des illusions néfastes sur la persistance du caractère « malgré tout » socialiste de l’URSS de Khrouchtchev et Brejnev." | |||
| « La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline) |
| kobayossif |
Tout d'abord merci aux camarades d'avoir pris le temps de me répondre. Je vais tenter de ne pas réagir émotionnellement ,de refuser le subjectivisme et faire fonctionner mon cerveau comme ils me le conseillent . Entendre traiter le Parti Communiste de l'Union Sovietique de Nazi engendre encore chez quelques personnes en ce monde une montée d'adrénaline que la dialectique devrait pouvoir faire disparaitre. 1° En citant la conclusion de Bill Bland dans toute sa brutalité je souhaitai la comparer avec l'introduction du même texte faite par CMC , beaucoup plus modérée dans les termes: "l’Etat soviétique est devenu dans son essence un Etat bourgeois, le Parti communiste le Parti de la nouvelle bourgeoisie et ce, même s’ils conservent encore un certain temps les apparences de l’Etat et du parti prolétarien." et aussi avec un passage de l'intervention du CMC devant les camarades d'Alger Républicain ,passage beaucoup plus interrogatif :"Pouvait-on encore parler de socialisme, voire d’édification du socialisme, c’est-à-dire de progression dans la voie socialiste ? Quel est ce « socialisme » où les forces productives fonctionnent pour produire des profits ? Où une minorité de gestionnaires de l’administration d’Etat, de l’industrie, du commerce et de l’armée s’approprie indi-viduellement ce qu’il faut appeler par son nom, c’est-à-dire la plus-value suée par les ouvriers ? Certes, avant Gorbatchev la propriété des moyens de production et d’échange était encore légalement propriété collective. Mais cette propriété collective, les réfor-mes en avaient donné toute la jouissance à une classe de nouveaux bourgeois avi-des d’ en faire une machine à produire de la plus-value, c’est-à-dire une machine à exploiter, avant de pouvoir devenir direc-tement propriétaires sous Gorbatchev et Eltsine. La contre-révolution avait alors parachevé son oeuvre, Le capitalisme était restauré dans sa forme la plus classique." Et pour finir avec la these de l'URCF sur le sujet que je ne cite pas en entier mais qui se termine par "..nous avons eu raison de défendre l'Union Soviétique. C'est de ce glissement progressif des analyses , allant jusqu'au dérapage que je voudrais parler , c'est de voir cohabiter deux démarches celle , ouverte ,qui insiste sur les apports des différentes tendances d'un mouvement communiste éclaté mais en reconstruction , discours proche de celui du PTB et celle plus classique des camarades "Albanais" avec un jugement définitif sur l'URSS (et aussi sur la Chine mais c'est une autre histoire) |
| kobayossif |
2° On me cite des Russes , très bien , je pourrai répondre que ces gens là qui ont milité 40 ans au sein d'un Parti selon Bill Bland fasciste ne sont donc que des SA. A chacun ses Russes, Oleg Chenine du PCUS dans son intervention au séminaire 2004 du PTB dit, apres avoir développé une analyse proche de celle du CMC "... Néanmoins, il n’y avait aucun problème politique, économique, social ou culturel insoluble, qui devait nécessairement mener à la destruction de la grande puissance. En dépit de toutes les erreurs, l’URSS contenait un tel potentiel puissant, qui lui permettait de résoudre n’importe quelle tâche de défense du pays, de vaincre les difficultés (ce n’étaient pas des crises), qui surgissaient naturellement sur la voie du développement socio-économique. Le rôle décisif dans le succès de la contre-révolution a été tenu par le facteur subjectif." Et dans un autre texte au m^me seminaire: "Il suffit d’exiger des apologètes de l’effondrement de l’Union soviétique de donner à titre d’exemple ne fut ce qu’un facteur interne décisif, ayant prétendument détruit l’URSS, et ayant continué son action dans les années 90 du siècle précédent, pour se persuader de leur bassesse. Ni dans l’économie, ni dans l’organisation politique, ni dans la structure sociale de l’URSS, il n’y avait de tels facteurs, et on n’en voyait pas la couleur. Au contraire, avec la destruction forcée de l’URSS dans tous ces domaines, le peuple soviétique a tout perdu, et seulement une clique de nouveaux bourgeois vit maintenant d’une manière plus aisée." D'autres Russes M-L (c'est à dire qui partagent la m^me analyse du révisionnisme kroutchevien ) s'expriment sur l' URSS A.NOVOKOV du PCOR"La défaite du socialisme en URSS, le démembrement de l’Union Soviétique, ont prouvé que la lutte des classes ne cesse pas sous le socialisme. Pendant toute la période de l’existence de l’URSS, elle ne s’est pas arrêtée pour une heure. Tout simplement elle suivait son cours sous d’autres formes, que l’opposition directe des classes antagonistes. La lutte des classes prenait avant tout la forme de lutte prolétarienne communiste contre les tendances et les dispositions petit-bourgeoises dans la société soviétique, à l’intérieur de la classe ouvrière même, à l’intérieur du parti communiste. Plus la construction de l’économie socialiste russe était active et plus le nombre de pays et de peuples se mettant en voie de développement socialiste, plus la résistance de ses adversaires en dehors de l’URSS devenait forte et acharnée, plus la lutte de tendances de classes à l’intérieur de la société soviétique s’attirait l’attention. Dans le Programme du PCOR-PRC, dans les documents des séminaires précédents de Bruxelles, il est souligné que l’écart des principes du communisme scientifique, la retraite des positions de classe, ont d’abord abouti à la transformation du Parti Communiste de l’Union Soviétique en un parti non-communiste, ensuite à la transition des Soviets aux parlements et enfin à l’essor des tendances bourgeoises et à la chute du modèle socialiste construit. Ainsi, confirmant cette thèse, la lutte des classes en URSS a atteint sa nouvelle tension en 1985-1991, pendant la periode dite de « perestroika », c.a.d. avec l’offensive directe des forces et dispositions antisoviétiques, anticommunistes. On n'est loin de la descrïption d'un Etat fasciste dirigé par un parti de type Mussolinien, Hitlerien ou Franquiste |
| kobayossif |
3° C'est entendu le PCUS est fasciste depuis 1960 et tous les partis qui l'ont suivi aussi , celui de Fidel comme celui d'Ho Chi Min. Gladys Marin ,Florakis et Honecker sont des chemises brunes. Le PCF aussi qui de révisonniste est devenu social démocrate ce qui n'empeche personne de demander quelque metres carrés à la fête de l'huma. Attention camarades , l'analyse juste du révisionnisme Kroutchevien et de ses conséquences , analyse que je partage vous amene à des conclusions excessives. |
| daveron le léninisme est le marxisme de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. JV.Staline |
Daveron à Kobayossif. Revenons au débat et évitons à partir d'une analyse de Bill Bland sur le PCUS fasciste de faire des amalgames en citant des noms de personnalités. Les camarades russes que j'ai cités (Anpilov et le PCOR) font partie des invités réguliers du séminaire de Bruxelles. Je les citais non pour m'aligner sur tel ou tel point de vue mais pour montrer que les M-L soviétiques sont capables d'autocritiquer leur passé. Dans mon commentaire, je n'ai pas repris la thèse du PCUS fasciste, parce qu'elle ignore les contradictions de classes au sein de la formation soviétique et que ceux qui ont connu l'URSS dans ces années-là, savent que cela ne correspond pas à la réalité objective. Notre secrétaire général (de l'URCF) nous a dit avoir connu dans les années 70 des membres du PCUS qui se battaient dans ce parti pour la révision et l'abandon de la ligne du XXéme congrès et qui analysaient leur parti comme de nature menchévique mais où militaient également des M-L pour le redresser. Notre organisation partage l'analyse dans ses grandes lignes du PCOR, le socialisme est un régime transitoire régi par la lutte de classes, le droit bourgeois subsiste comme l'a montré Marx, un des centres névralgiques de la lutte de classes se situe dans l'appareil d'Etat (là où peut survivre le bureaucratisme qui découle que toute dictature de classe nécessite jusqu'au communisme un appareil de spécialistes professionnels, "experts et rouges" mais certains font semblant d'être rouges ). Après la mort de Staline la contradiction entre prolétariat et les bureaucrates d'essence petite-bourgeoise a vu la seconde catégorie l'emporter, dès lors rien n'est statique, l'accumulation de richesses, toujours plus, devient l'objectif de cette couche, d'où les transformations dans les années 60 avec la réforme économique. Quant au discours du camarade Chenine, sa problématique semble être de considérer que tout a commencé avec Gorbatchev, que l'URSS n'est pas tombé ausi sous le poids de ses contradictions internes, ce qui ignore la thése stalinienne citée dans mon précédent envoi. Ce n'est ni l'opinion du PTB et du PCOR auxquels tu fais référence ni celle de l'URCF. Le processus de liquidation du socialisme dont les prémisses se situent dés 1953, a mis plus de trois décennies pour aboutir à la contre-révolution, le temps que se reconstitue une bourgeoisie suffisamment forte pour s'emparer de la totalité du pouvoir et privatiser l'ensemble de l'économie. Poursuivons, même si la problématique de départ n'était pas la thése de Bill Bland mais la vision de chacun sur la restauration du capitalisme en URSS, sur ce quoi je vois que je me suis trompé. Si le PCUS était fasciste, comment alors qualifier la "pereströika" et la venue d'Eltsine au pouvoir qui ont amené le pluripartisme bourgeois? de progrès par rapport à l'époque précédente? Il faut se garder de formules excessives, passionnelles. Partons des structures matérielles des sociétés, sous le socialisme, la propriété des entreprises industrielles et des banques est publique, propriété de l'Etat de dictature du prolétariat. Si la dictature du prolétariat est affaiblie, ou en voie de liquidation, la propriété publique ne manque pas de changer de contenu de classe. La réforme économique de 1965 a favorisé le processus de capitalisme d'Etat. Ce que l'analyse de Bill Bland ne prend pas en compte, c'est que toutes les entreprises n'ont pas appliqué cette réforme avec la même ardeur, des résistances existaient, ce que je disais dans ma première contribution, notamment parce que certaines couches ouvrières étaient lésées et réagissaient en refusant les normes de production proposées. Notre prochaine brochure traitera de ces faits en détails. "faire fonctionner son cerveau" ne s'adressait pas à toi en particulier mais à tous les M-L. Le subjectivisme est l'ennemi de la science, on part de son point de vue présupposé et on cherche alors les éléments qui confortent sa propre thése, en ignorant tout ce qui peut la contredire ou l'amoindrir. y parviendrons-nous? on verra, en tout les cas, le débat aura lieu. Un dernier mot quelle était la nature de classe de l'Etat soviétique sous Khrouchtchev et Brejnev? si "dictature fasciste" ne permet pas de dépeindre les contradictions de l'Etat soviétique, on ne peut non plus faire comme si l'Etat n'avait subi aucune transformation dans sa nature de classe, sous Khrouchtchev et Brejnev, l'URSS n'était plus une dictature du prolétariat. L'Etat soviétique dirigé par les révisionnistes était sous la coupe d'une bureaucratie thermidorienne dont le rôle historique était de se(re)constituer en classe bourgeoise, ce qui ne se fait pas en un jour. C'était donc une dictature instable qui se heurtait aux survivances du socialisme, un régime transitoire pour assurer la victoire de la contre-révolution en 1991 dont le préalable est que la bourgeoisie reconstituée comme classe soit assez forte pour s'assurer de la plénitude du pouvoir, de sa dictature intégrale. La composition sociale des soviets est indicative, la classe ouvrière et la paysannerie kholkhozienne sont majoritaires dans les années 50 et 60, dans les années 70, 80, les "intellectuels"(camouflage de la bureaucratie) et les fonctionnaires le sont. Durant toutes ces années là, la question léniniste "qui va l'emporter? n'est pas tranchée, Les M-L autour de Molotov semblaient considérer que l'URSS pouvait reprendre la voie de son développement socialiste, en reprenant la direction du parti, de l'appareil d'Etat, en annulant toutes les réformes de régression vers le capitalisme. cela mérite aussi débat. Autre divergence avec l'analyse de Bill Bland, comment alors expliquer si le capitalisme monopoliste d'Etat et la dictature fasciste s'exercent, la nécessité même du passage au capitalisme monopoliste privé et des oligarques actuels. J'ajouterai, c'est une indication pas une démonstration en soi, que la majorité des monopolistes actuels ont surgi de l"'économie de l'ombre" paralléle. En disant ton accord sur la nécessité de l'unité des M-L, ta seule remarque négative portait sur le CMC, ce que je ne partage pas, nous savons à l'URCF, son attachement à l'unité des communistes dans le processus qui nous conduira à faire renaître un parti communiste révolutionnaire. | |||
| daveron |
| kobayossif |
Merci Daveron |
| Koba Administrateur « En France, l'absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir. » (Karl Marx) ![]() |
C'est bon de rappeller ces faits pour les jeunes camarades qui les ignorent. Ils justifient en outre parfaitement l'apellation de "social-fascisme" dans le cas où les révisionnistes usurpent le pouvoir. Peu importe les intentions subjectives et la démagogie "socialiste" des révisionnistes : objectivement, ce sont des réactionnaires qui luttent contre le véritable communisme. Le problème majeur dans le cas où un Parti communiste est au pouvoir : que les révisionnistes s'emparent de ce pouvoir, du Parti unique de la classe ouvrière, et ils s'emparent aussi de l'ensemble de la machine d'Etat (comme la bourgeoisie le fit quand elle abatit l'ordre féodal). Qu'il puisse y avoir des m-l sincères qui tentent de résister, certainement, mais partout où ils se sont manifestés, où ils ont tenté de redresser un Parti de l'intérieur, ils ont échoué, et ont été purgés. | |||
| « La victoire de la déviation de droite dans notre Parti donnerait libre cours aux forces du capitalisme, minerait les positions révolutionnaires du prolétariat et augmenterait les chances de restauration du capitalisme dans notre pays. » (Joseph Staline) |
| zeroual_staline victoire pour la révolution |
Estil possible de discuter sur la nature du sociale-fascisme, qui se manifeste dans le secteur associatif. Nous préparons un texte analytique à ce sujet là, et plus particulièrement le rôle nefaste de la sociale-démocratie. La sociale-démocratie, est un ennemie, qu'il faut combattre et neutraliser. Ok sur la nature du révisionnisme, mais la sociale-démocratie, est un danger. Ce qui se déroule en france aujord'hui est historique, neutralisons la sociale-démocratie. Car une fois que mouvement est récupéré par les pormesses à 5 sous, elle sabote bien le mouvemnt combatif, j'invite les camarades à se pencher là dessus. le mouvement sociale démocrate est un mouvement régressif. | |||
| zeroualstaline |
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