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| Auteur : | Sujet: L'étoile de la forêt | Bas |
| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
ué ben on est pas tous des charcutiers...na ^^ aller premier chapitre sans ADSL (c'est chiant je vous assure) Le lendemain Aliniär retourna à son lieu d’étude, aujourd’hui l’aube était claire et pâle, sculptant de sa lueur grisâtre un bas-relief féerique sur la cime des arbres somnolents. Le dôme était, sous ces rayons blafards, d’une blancheur éclatante, ne faisant que mieux ressortir les stries rougeâtres qui y serpentaient. Le jeune elfe remarqua que Evildà n’était pas présente, alors il se décida à méditer un peu. Il se dirigea vers un des bancs de pierres qui cerclaient l’endroit et s’installa avant de fermer les yeux. Aussitôt une certaine amertume l’assaillit, une mélancolie rageuse sûrement à son paroxysme, Aliniär fut mis mal à l’aise par cette « présence ». Il tenta bien de localiser l’origine de ce sentiment mais ne put voir qu’une boule de sauvagerie et de haine, à l’instant où il essaya de saper les défenses de la chose il ressenti une énorme force frapper son ventre, comme un coup de poing bien placé. Il releva ses paupières alourdies en gémissant, la larme à l’œil. Evildà se tenait là, face à lui, le scrutant d’un air inquisiteur. Elle portait une robe d’un rouge pur ceinturée à la taille par une cordelette dorée terminée par deux feuilles d’émeraudes nervurées de fils argentés. Ses cheveux scintillants cascadaient sur son dos en une large tresse, elle se contenta de demander d’une voix vide d’émotion : « -Qu’à tu vus ? -Je ne sais pas trop, lors de ma méditation j’ai ressenti une « présence » inconnue, j’ai chercher à localiser son origine mais je n’ai rien repérer à part un concentré de puissance. -C’est bien, tu as eux le réflexe d’abandonner, ceci aurait put te tuer, moi aussi je l’ais ressentis. A en juger par la confusion de cet esprit je pense à un loup-garou, mais rien n’est certain… Aujourd’hui je vais t’apprendre à ne faire qu’un avec la forêt, partager ses sentiments pour mieux la comprendre. Mais je vais aussi t’apprendre à résister à ceci, les arbres sont puissants et partager l’énergie de leurs sentiments et difficile de par leur force. Tu vois ce bosquet là-bas ? Concentre toi dessus, fouille dans ses souvenirs, ressens ce qu’il ressent. » Aliniär acquiesca et se dirigea vers le regroupement d’arbres. L’édifice naturel semblait construit autour du large tronc d’un énorme chêne à la ramure basse autour duquel s’enlaçait un prunier hérissé de feuilles grasses et vertes qui ombrageaient quelques énormes fruits pourpres. Les branches de l’arbre fruitier semblaient jaillir comme des serpents de mer d’un amas d’aubépines touffues. Une légère brise faisait frémir l’ensemble dans un chuchotement sourd. Le souffle charriait l’odeur enivrante des jeunes feuilles perlées de rosée. L’élève s’installa sur un rocher tapissé de mousse tendre, son humidité glaciale imprégna immédiatement son vêtement mais il essaya de ne pas y faire attention. Puis il se concentra, focalisant toute la force de son esprit sur le bosquet, en quête d’une parcelle de conscience, il lui semblait que l’épaisse écorce du chêne faisait office de rempart protégeant l’âme de l’arbre. Après plusieurs minutes Aliniär parvint à s’insinuer dans un esprit confus, des milliers de souvenirs s’entassaient dans un enchevêtrement noueux de flux bleuâtres. Un tourbillon d’images se logea dans la conscience d’Aliniär, il vit les saisons se succéder inlassablement. Au fur et à mesure qu’il avançait dans le temps les buissons croissaient, le prunier naissait. Puis il revit le soleil aux rayons chaleureux du printemps, les oiseaux piaillaient et voletaient, construisaient leurs nids. Après l’été arriva, Aliniär ressentit une chaleur étouffante et une immobilité pesante. Les bourrasques de l’automne le firent frémir et enfin l’hiver arriva. Recouvrant de son blanc manteau la forêt orangée, le soleil pâlit et le palais elfique disparut sous une couche de neige immaculée. D’épais flocons choyaient à terre dans un rythme régulier, épaississant de plus en plus le masque pur dont se paraît le monde. A sa grande surprise Aliniär distingua sous la coupole une silhouette habillée d’une large cape, immobile. Sur la construction glissait les flocons comme un ruisseau dans son lit, sur les colonnes de marbre coulaient les larmes du ciel, les faisant scintiller comme des diamants sculptés par le plus habile des artisans. Soudain sur ce magnifique tableau apparut une deuxième silhouette. Le nouveau venu parut se disputer avec l’elfe déjà présent, les deux hommes semblaient pleurer, désespérés. L’un d’eux dégaina son sabre, bientôt imité par son adversaire. Les lames luisaient d’une lueur lugubre et froide sous les glauque rayons du soleil hivernal. Un combat âpre s’engagea, les belligérants virevoltaient, paraient, feintaient, attaquaient, comme infatigables. Les cottes de mailles se déchiraient, les cuirasses étaient éventrées et le sang coulait, maculant la neige fraîche Aucun des combattants ne semblaient faiblir, tous deux semblaient mus d’une fureur désespérée. Aliniär stoppa sa méditation et fit rapport de ce qu’il avait vu, sans omettre de demander la raison du combat auquel il avait assister. Le visage de Evildà prit une allure énigmatique et elle murmura : « Une bien triste histoire que voilà, on dit que cela se passa il y a bien des âges. Les deux hommes que tu à vu s’appelaient Alâr et Raüd. La légende raconte qu’ils aimaient tous deux la même femme, Pheléessa, le cœur de celle-ci balançait entre les deux soupirants sans se décider. Puis un jour il pencha pour Alâr. Raüd, jaloux, aurait jeter sa bien-aimée dans les chutes de Seleâne pour qu’elle ne puisse aimer autre que lui. Alâr alla le trouver et ils se battirent pendant deux jours et trois nuits, au final ils moururent tous deux de leurs blessures. Bien des poèmes et des contes se sont inspirés de cette tragédie, je te trouverais des parchemins et des grimoires où sont inscrits ces écrits…Maintenant continuons ton apprentissage. » Le cours recommença mais Aliniär n’y prêtait que guère attention, intrigué par cette histoire et la « présence ». Enfin le soleil se coucha et l’elfe se retira… | |||
| héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors... non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^ |
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Vi vi, c'est stylé la voiture, 500bornes tu as le temps de réfléchir de méditer, d'écrire, de corriger, c'est parfait...et puis la connexion à la merde^^ le temps que sa doit mettre pour ouvrir les fenêtres....looool Bon allez passons aux chsoes sérieuses, soit dis en passant le texte Pas de fautes d'ortjographes ou de grammaire, enfin si peu;...^^ Très bon écrit Allez; 20/20 Archicon qui a retrouvvé paris et son pc portable donc vous comprendrez les fautes de tapes^^ | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
nan pas 500, 800 (au passage 500 pour Ali' et 200 pour le background, bon début puis 100 pour compter les merdes d'oiseaux qui tombent sur le pare-brise, un vrai pearl-harbor ce voyage^^)Enfin voilà, donc la souite, vous comprendrez les nombreuses erreurs du poème, j'ai jamais été doué pour ça...M'enfin les arbres, ça m'inspire^^ : Evildà lui avait conseillé d’aller chercher dans la grande bibliothèque la « Plainte pour Pheléessa ». Ainsi Aliniär s’était dirigé vers les long rayons poussiéreux, les lances argentées de la lune filtraient à travers les quelques vitraux qui perçaient le mur de la bibliothèque, retraçant sur le sol des formes colorées, reflets flous des fresques qui les décoraient. Aliniär se munit d’une chandelle et se dirigea vers les nombreuses alcôves qui nichaient sur la paroi ouest. Rapprochant son regard au plus près des reliures de cuir rouge, bleues ou vertes, toutes ternies par le temps. Enfin il trouva ce qu’il cherchait, un recueil des contes et poèmes sur la légende de Alâr et Raüd. Il s’empara du grimoire et repartit vers sa chambre, posa sa chandelle à la flamme vacillante sur son bureau massif et entama la lecture de l’ouvrage. Les ombres dansantes que créait la faible lueur de la chandelle laissait voguer l’imagination de Aliniär dans une mélopée chatoyante de pensées. Il lut d’abord quelques contes pour mieux connaître l’histoire, « Le chemin de Pheléessa », « les larmes de Alâr » et un petit poème qui aurait été écrit par ce dernier quelques temps avant sa mort. Enfin il trouva ce qu’il cherchait et lut à voix basse : En des temps oubliés En les belles terres boisées A la frontière des flots Au cœur des arbrisseaux Vivaient deux soupirants Des âmes passionnées Pour l’éternité l’aimant Aimant la pareille dulcinée Ils lui ouvrirent leurs cœurs Eternellement enflammés Ils attendaient leur heure Attendant l’être aimé Leurs esprit chavirent A la vue de sa chevelure argentée A l’ouïe de ses cristallins soupirs A la rencontre de ses yeux ambrés Et vint le jour Où le cœur aimé Donna son amour A Alâr, pour l’éternité Mais dans l’ombre Le chagrin brisa une âme Qui dans les ténèbres sombra Se détruit et se blâme La haine et l’amertume Ont détruit son esprit Et sous le regard de la lune Il mit à l’abris L’être aimé de tout autre amour que le sien Dans la fureur des flots Alâr vola à son secours Mais ne trouva qu’écume et eau Et dans la froideur Du rude et tragique hiver Alla trouver l’assassin de son cœur Et lui donna la mort Au prix de sa propre vie… Aliniär se surprit à avoir la gorge pincée par un léger malaise. Il referma le livre dans un nuage de poussière ôcre et le posa dans un coin de l’établi. Puis il alla s’accouder à la fenêtre pour admirer le ciel nocturne. Le croissant de lune était partiellement dissimulé par un amoncellement de nuages cotonneux à travers lesquels les pâles rayons lunaires se frayaient un chemin et blanchissaient la canopée, puis ces nuages allaient ensuite se perdre sur le fond noirâtre de la voûte céleste. Au firmament luisaient des centaines d’étoiles, se reflétant dans les lacs plats et dansant sur les flots agités des rivière au chant mélancolique. Ce paysage rappelait étrangement à l’elfe le moment où Phéléessa mourait, engloutie par la fureur des chutes Séléâne. Puis le frottement d’un battement d’aile attira son regard sur sa droite. Il vit une vingtaines d’oiseaux d’un noir de jais fuser au dessus de la cime frémissante des arbres avant d’aller tourbilloner au ras du sol autour d’un halo de lumière blanche. Aliniär plissa ses paupières et vit au centre de ce halo Evildà, assise en tailleur. Sur un arbuste face à elle se posèrent les volatiles qui la fixaient intensément. Ils semblaient parler avec elle. Puis ils s’en allèrent rapidement pour disparaître au loin, ne laissant pour seul témoin de leur passage les branches de l’arbuste se balancer doucement. Le halo lumineux autour d’Evildà s’estompa et elle partit elle aussi. L’obscurité retomba sur le lieu et Aliniär, se questionnant mentalement repartit vers son lit, songeur. Il s’allongea sur les couvertures moelleuses sans même enlever ses vêtements ou se draper de l’étoffe soyeuse. SA curiosité l’empêcha de dormir un bon moment, seul avec ses questions, à regarder le plafond sans même le voir. Puis il s’endormit, épuisé… | |||
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a vi, 800bornes ce que j'ia fait hier pour rentrer sur paris...lol...c'est rapide quand même mdr, on se fait bien chié... REùarque ça t'a donné des idées ne dit pas le contraire, d'ailleurs on voit que tu étais dans la bagnoke quad tu as écrit ça, les arbres, les oiseaux... tu vois c'est bien d'aller chez mamie^^ en passant demande lui d'avoir l'adsl...bon moi c'est en bas débit, mais c'est mieux que rien, déjà que j'y vais moins souvent...mais tu me dirais j'exploite le pc a fond^^ Donc... toujours aussi bien écrit...dois-je baisser la note? Non. | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
et pis la traversée de la chaîne des Puy^^ la sortie des montagnes à la lueur blafarde du petit matin, les flancs de ces géants de pierres tapissés de forêt striées de cimes orangées... c'est beau...Figure toi qu'elle songe à l'ADSL ^^C'est pour dans peu, m'en fin on peut lire les cd dessus l'ordi donc c'est déjà ça .La deuxième partie est écrite (celle avec Evildà qui fait une fiesta avec les piaf) devant l'ordi, pas dans la bagnole, c'est dur d'écrire dans une bagnole^^... M'enfin sa part un peu en flood là non? Bon, tant qu'on y est je dois dire que l'orage d'hier m'a empli d'une verve d'inspiration folle, lol, mais aujourd'hui le ciel est bleu, les oiseaux chantent et sont heureux, le chat se roule par terre, c'est la youpi vie... Valà, bon prochain mess ici se sera de l'histoire, pas du flood^^ Juré | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
Le lendemain Aliniär avala un petit-déjeuner frugal avant de retourner à la coupole. Evildà était là, contrairement à l’autre jour. Ce matin elle portait une robe verte serrée à la taille par la même cordelette qu’hier. Quand son élève arriva elle le regarda d’un air impassible et lui dit d’une voix sèche : « -Qu’as tu compris hier soir ? Aliniär s’empourpra rapidement, abasourdi qu’elle ait put sentir son regard. Il tenta bien de mentir mais elle réitéra sa question. Finalement il se rendit et bafouilla, -Je pense…que.. que vous « parliez » avec ces oiseaux, je ne sais comment mais vous aviez l’air de…. De parler. -C’est bien, je vois qu’une logique ridicule ne t’empêche pas de considérer les animaux comme intelligents, en effet je leur parlais, je t’apprendrais comment plus tard. Nous allons te réentrainer à te défendre contre un esprit intrus… » Et sans prévenir elle attaqua, l’elfe construisit rapidement une solide protection, ne laissant apparaître que l’image d’un galet luisant. Il sentit qu’Evildà tentait de saper ses défenses mais il tint bon, prenant bien soin de fermer son esprit. Malgré ceci la magicienne arriva à détruire l’image de son galet, elle s’arrêta. «-C’est bien. Tu t’améliores, à partir de maintenant je pourrais attaquer ton esprit n’importe quand, sans prévenir, en dehors de tes méditations bien sûr. Enfin lors de ces dernières je te demanderais de communier avec les arbres qui t’entourent et chercher à parler avec les animaux. Tu n’y arriveras peut-être pas mais il le faut. -Oui maître, répondit Aliniär avec un hochement de tête discret. Evildà tourna la tête vers le lever du soleil, elle semblait apprécier ce moment de sérénité. Les rayons tièdes et dorées qui suivent l’aube jaunissaient son visage, creusaient ses pommettes, faisait étinceler ses yeux verts et illuminaient sa chevelure blonde qui resplendissaient sous leur effet. Elle resta comme ceci un moment, ignorant son élève comme elle l’aurait fait avec un cailloux effrité. Puis elle le questionna à voix basse : « -Tu vois cette arbre courbé là bas ? En effet Aliniär vit un petit arbre racorni, le tronc grisâtre et les branches sèches qui gémissait sous le vent frais -Oui maître, je le vois. -Peux-tu me dire ce qu’il ressent ? Bien qu’il ne comprit pas où elle voulait en venir mais il s’exécuta et entra dans la conscience du végétal. Aussitôt il ressentit la souffrance et l’agonie. Son souffle devint sifflant et de nombreuses courbatures l’élancèrent, il s’arrêta avant de dire entre deux expirations bruyantes, -Il souffre. -Exactement, toi aussi tu a souffert en communiant avec lui, mais tu apprendras peu à peu à ne pas partager les sensations mais juste les sentir, les comprendre. Mais je ne veux pas en venir là, je souhaites que tu lui donne une partie de ta propre énergie. -Mais je croyais que pour lancer des sorts il fall… -Ce n’est pas un sort, tu fait juste un échange, ou plutôt un don, de ton énergie, en aucun cas tu ne lances de sort. Vas-y. » Aliniär obéis et entra en communion avec l’esprit de l’arbre agonisant. Il prit bien soin de caparaçonné sa conscience puis essaya de transférer son énergie. Au début il échoua puis après il sentit qu’il se « vidait ». Il sentit l’arbre apaisé et soulagé. Il se risqua à ouvrir les yeux et vit le bénéficiaire de son énergie se redresser peu à peu, son tronc arrêter de se dessécher doucement, et il fut d’autant plus surpris que même les yeux ouverts ils restaient en contact avec le végétal. Quand il se sentit fatigué il rompit le flux. Evildà parut satisfaite et déclara : « -C’est ma foi concluant, cet arbre est revigoré. -Mais, ses feuilles n’ont pas pousser et ses branches ne se sont point déployées totalement. -Même avec de l’énergie, un arbre ne pousse pas à grande vitesse. Mais on peut accélérer sa croissance avec la magie. A ton avis que te faudras-t’il ? -Il faut que je trace des runes, connaisse un geste spécifique et prononce une formule. -Exactement, pour tes débuts nous allons tracer les runes autour de toi et non sur toi. Pour le geste il te suffit de connaître les quatre mouvements magiques. Il n’y a qu’en faite quatre types de gestes, il y a deux grands types de sorts : les sorts défensifs, bénéfiques comme soigner quelqu’un, tu as besoin de donner de l’énergie à son bénéficiaire pour que la magie opère, sauf s’il en a assez. Il y a aussi les sorts offensifs faits pour détruire ou rendre inquiet par exemple. Pour chacune de ces catégories il y a deux grands gestes. Un pour les sorts de plus forte intensité et un pour les sorts mineurs, comme faire pousser un arbre ou recoudre un tissu. Ensuite pour rendre le sort actif il faut dire ce que l’on souhaite faire, si par exemple tu veux casser une roche tu diras « brise-toi ! ». Les mots ont une certaine puissance grâce aux rune que tu auras tracer. Mais il faut connaître langage spécifique, le langage Exornien. C’est une langue sacrée qui nous à été donnée par Azor, avant nous invoquions les esprits de la nature, les mages s’appelaient alors des druides. C’est eux qui ont créé Azor. Pour faire pousser cette arbre il faut que tu traces les runes qui donnent leur puissance aux mots de l’Exornien. Il n’y a que deux types de runes, celles à décrire sur le magicien même, ainsi il peut user de magie n’importe quand et les runes que l’on dessine autour de soi, ceux sont celles que tu utiliseras pour le moment. Prend ce modèle et cette craie puis recopie le au sol. Evildà lui tendit un parchemin jauni où s’enlaçaient des courbes gracieuses qui décrivaient un espèce de cercle. Aliniär le prit et dessina avec la plus grande exactitude possible le motif sur les pierres lisses. Une fois la tâche accomplie il mit le parchemin de côté et mémorisa le geste que lui apprenait Evildà. Il les imita plusieurs fois avant d’y parvenir. Puis il se plaça au centre de son cercle. Evildà lui récita les mots à prononcer et il commença le sort. Pendant qu’il décrivait le geste des sorts mineurs défensif il articula « Evêniör ! » Et il pointa ses doigts sur l’arbre. Un éclair bleuâtre en jaillit et alla s’écraser sur le tronc de la cible. Plusieurs entrelacs transparents serpentèrent autour des branches, s’imisçèrent dans la moindre faille de l’écorce et en quelques secondes des feuilles drapèrent la ramure nue et les branches si petites croissèrent pour bientôt donner un enchevêtrement impressionnant couvert de feuilles d’un vert chatoyant… la suite plus tard ^^ | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
je continue? Sinon vous le diets et je garde sur word pis faudra payer pour lire...NA! Petit up innocent^^ le flood de la semaine, ça fait du bien des fois | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
aller à l'ouïe des cris passionés de la foule je poste la souite ^^ Après ceci Aliniär était en sueur, essoufflé. Lancer ce sort lui avait demander une quantité d’énergie considérable, mais l’arbre était entièrement épanouie, ces grandes feuilles ombrageaient généreusement son pourtour. Après une brève incursion dans la conscience de l’arbre, qui s’avérait être un érable, il sentit un immense soulagement et même une certaine joie. Un arbre joyeux, si on lui avait dit qu’un arbre avait des sentiments et non que des sensations avant cela Aliniär aurait hurler de rire, mais il avait à présent la vérité en face de lui. Evildà paraissait satisfaite, un fin sourire s’esquissait sur son visage et elle reprit la parole : « Bien, maintenant va méditer, tu es épuisés. Rappelle toi bien d’aller au cœur des choses, parle avec les animaux… -Oui maître. » Et sur ces mots il retourna à son rocher. Il était bientôt midi et la chaleur du soleil enveloppait la forêt, faisant fuir la limpide rosée des feuilles. Ainsi une brume fine s’installait au pied des arbres, courant entre les troncs dans des courbes paresseuses. Serpentant autour des branches basses et embrassant les amas rocheux qui étaient parsemés autour de l’étang. Aliniär ferma les yeux et partit à la recherche des âmes vacantes des chênes, des saules, des ormes et des hêtres. Un flot d’images et de sentiments le parcourut. Il tenta de repousser les sensations et se contenta de les savoir existantes. Puis il coupa le lien et vit un renard gambader sur la petite plage tapissée de lichen. Il s’avéra qu’il était difficile de rentrer en contact avec l’animal mais Aliniär y parvint, la conscience de la bête rousse semblait plus maîtrisée que celle des végétaux. Plus tenues. Ils entamèrent une espèce de dialogue hésitant et peu compréhensible. Il partit de l’endroit en marchant paisiblement. Des langues de brumes d’un blanc doré par le soleil léchait ses mollets et les enserraient dans une douce fraîcheur. L’elfe avala une miche de pain durant le trajet et rejoignit la coupole. D’ici la forêt semblait être une palissade en ruine dont s’échappaient des défenseurs silencieux, scintillants de milles éclats sous les rayons vivaces de l’astre solaire. Evildà revint sous peu, un large grimoire entre ses doigts fins. Du livre s’échappaient à moitié des centaines de feuilles couvertes d’inscrïptions gracieuses. Sur sa couverture de cuir rouge un arbre de fil d’or étincelait. Et autour de son feuillage touffu était écrit en peinture d’un bleu vif « Sorts mineurs de défense ». La femme tendit l’ouvrage à son élève qui se contenta de le laisser posé sur ses mains, elle lui dit sèchement : « -C’est avec ce recueil que nous étudierons en premier lieu, tu y trouveras tous les sorts mineurs bénéfiques répertoriés, toutes les combinaisons de mots possibles. Respecte ces pages, ce sont les témoins de plusieurs millénaires d’étude, je ne te pardonnerais pas si il t’arrive de l’abîmer. Nous allons lançer plusieurs sorts cet après-midi. Es-tu prêts ? -Oui mais je serais extenué à la première formule, comment vais-je faire maître ? -C’est là que l’art des druides se mêle au nôtre. Tu invoqueras les esprit qui te donneront la force nécessaire à tous les exécuter, il n’y a pas plus simple. Il suffit de dessiner une courbe dans ton cercle runique. Signe d’équilibre. Puis tu ajoutes un certain suffixe à ta formule, il en existe plusieurs milliers, certains sont plus puissants que d’autres, d’autre ne peuvent faire qu’une tâche. Comme l’esprit père, qui accélère la croissance. Pour le moment nous nous contenterons d’appeler l’esprit de l’air, il peut te faire accomplir nombre de choses. Il te suffira d’ajouter derrière ta formule le mot « Saanënfiâ » qui signifie « esprit de l’air ». Choisi un sort. » Aliniär choisit finalement petit sort de protection assez faible. Il retourna au sein de son cercle et traça la courbe nécessaire à l’invocation d’esprits et tonna la formule, tout en prenant bien soin de faire le geste approprié «Erlös nè kiên Saanënfiâ ! »puis comme la première fois il pointa ses doigts vers la cible choisie, en l’occurrence un petit arbuste. Des éclairs tout aussi bleuâtre que les derniers en surgirent et allèrent s’écraser sur la cible, ou plutôt, devant la cible. Ils s’agitèrent autour d’une sphère invisible un bref instant puis se désagrègèrent dans des fumerolles d’un vert vif. Le petit buisson était intact et immobile. Evildà ordonna à Aliniär de contacter l’arbre, il sentit comme une porte s’ouvrir au passage de son esprit et il arriva à communier avec l’arbre sans problème. « Qu’as tu sentis ? -Comme si une protection s’abaissait en me reconnaissant. -C’est bien, ceci veut dire que le sort est actif et qu’il te reconnaît en tant que lanceur, bravo ! Si je souhaitait communiquer avec l’arbre il me faudrait forcer ta protection. Maintenant prend un cailloux et jète le sur cet arbuste. » L’elfe scruta le sol et vit une petite pierre profondément lovée dans une touffe d’herbe humide. Il l’extirpa de sa gaine végétale et l’envoya sur la cible. La pierre fila dans l’air en sifflant et fut stoppé à environ cinquante centimètres du tronc noueux. Là où le cailloux avait frapper avait jaillit une multitude de petits éclairs qui avaient courut autour de cette fameuse sphère invisible. Puis le projectile était retomber au sol dans un tourbillon de fumée blanche. Aliniär était époustouflé de sa propre performance et surtout par le fait que le sort ne lui avait demander aucune énergie. « -Grâce à l’esprit tu n’as pas eux à dépenser de forces. En l’invoquant tu as servis de relais à son énergie, tu as comme matérialisés, canalisés sa puissance, maintenant étudions en d’autres » Et Aliniär fut occupé à faire œuvre de magie tout l’après midi durant, il soigna un oiseau blessé, ressouda une branche pendante à un bouleau, protégea un coffre rempli de babioles et apaisa un écureuil agité. Malgré l’aide de Saanënfiâ il était fourbu et en sueur. Au coucher du soleil le jeune elfe retourna en direction du palais blanc, rendu rougeâtre par les rayons écarlates du soir. Une multitudes de lambeaux orangés striaient le ciel crépusculaire aux couleurs si attrayantes. Il n’y avait plus aucun souffle de vent sur les terres de Sempir, ainsi le murmure si singulier des arbres balancés par le vent et le claquement des oriflammes bleus-verts sous l’effet de quelconques bourrasques avaient disparues, laissant autour de l’imposant édifice un silence oppressant, palpable. | |||
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a la la toujours aussi bien, bon, maintenant c'est toi l'imprimante lol, je suis en retard sur mes textes, mais j'ai une de ces flemmes de les continuer^^ enfin pour Valius, promis je continu, l'autre je ne sais point encore mais passons le flood Toujours d'aussi bonnes descrïptions, mais j'ai hâte quand même que la bataille comment, que le hérios crève stupidement ou qu'il y ait, pourquoi pas, une relation entre la maitresse et l'élève, mdr... Bon la note; 20/20 | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
espèce de boucher va ^^ partie.......je sais plus combien... L’entraînement de Aliniär dura ainsi longtemps, cela faisait à présent quinze années que le prince étudiait auprès d’Evildà. Il connaissait bien des choses, il ressentait chaque émotion de la forêt, parlait avec une multitude d’animaux qui lui rendaient maints services. Ses méditations étaient devenues de plus en plus apaisantes, au fil du temps il ressentait plutôt un état de transe silencieuse. Dans son esprit il emmagasinait plusieurs centaines de formules et d’esprits. Ce jour-là il marchait tranquillement le long d’une allée bordée de pins bas et large. Leurs aiguilles grasses exhalaient des senteurs ambrées aux relents enivrants. L’ombre qu’elles procuraient peignaient sur les graviers blancs un ballets mouvant d’ombres aux contours brisés qui côtoyaient l’étoffe jaune vif dont le sol se drape sous la lumière du soleil d’été. Aliniär bifurqua entre deux troncs noueux et fila droit sur la coupole. Entre deux colonnes parcourues de glycine fleurie se dressait Evildà. Elle se dirigea vers lui d’un pas vif. Sa robe rouge voletait autour d’elle, créant de bref et faibles courant d’airs qui se dispersaient dans la chaleur oppressante du jour. La femme fit signe à son élève de le suivre. Celle-ci contourna un parterre de fleurs bleues puis partit à grandes enjambées vers les falaises massives qui soutenaient le palais. Sur ces dernières serpentaient un enchevêtrement touffu de lierre sombre. Evildà en écarta un pan et ordonna à Aliniär de s’engouffrer dans un boyaux empli de ténèbres. Une fois qu’il fut enfoncé dans le couloir granitique son maître repartit devant, apparemment elle devait connaître par cœur l’endroit car elle ne se cogna pas une fois contre une des parois humides qui les entouraient au contraire de Aliniär qui jura plusieurs fois en tapant son nez contre un bloc de roche invisible. Enfin ils débouchèrent dans une petite pièce aux murs grossièrement taillés aux affleurements illuminés d’une lueur verdâtre qui émanait de runes complexes aux courbes gracieuses qui s’enlaçaient et se divisaient dans une mystérieuse danse figée. Evildà posa la main sur l’une et psalmodia quelques paroles inaudibles. Une large superficie de roche vibra et glissa vers le haut dans un crissement sinistre. De l’ouverture ainsi formée jaillit la lumière rougeâtre de torche apparemment intactes. En dessous de chacune d’elles se tenaient des elfes tout habillés de bures d’un blanc immaculé, leurs visages dissimulés par un noir de suie… L’élève frémit à la vue de ces personnages inquiétants, ils continuèrent de marcher jusqu’au bout du couloir pour se retrouver face à un autel de basalte sur lequel se découpait un étrange bas-relief. Au centre se tenait à genoux un elfe entouré d’un halo de lumière figé. Autour de celui-ci semblait s’affairer des dizaines de silhouettes encapuchonnées. Sur un petit coussin rouge était posée une immense plume d’écriture. Sa pointe blanche comme l’ivoire luisait à la lueur de quelques chandelles brunâtres aux abords de l’objet. Evildà s’en empara, la fameuse plume ondula brièvement dans un éclatant mouvement d’ombres et de lumières. Puis Aliniär sentit qu’on écrivait sur son dos, ou plutôt qu’on traçait des signes alors inconnus de l’elfe. Une fois la tâche finie un des gardes de l’endroit enchanta le tout en un seul mot. Puis son maître se mit à lui parler : « -Tu as achevés ta formation. Enfin, tu connais le stricte nécessaire à un bon seigneur car pour connaître parfaitement la magie il faudrait que tu étudie auprès de moi encore bien des siècles. A présent tu es porteur des runes qui te permettent d’user de magie quand cela te semblera bon. Elles resteront sur toi éternellement. Mais il te reste une dernière épreuve…Tu te rappelles cette présence que nous avons ressenti ? -Oui maître. -Je t’ais dis que c’était un loup-garou, et c’était bien le cas. A l’aide des hommes présents ici je l’ais capturer et obligé à conserver sa forme bestiale avant de l’emprisonner dans un champ magique. Aujourd’hui tu devras le battre dans un duel à mort pour confirmer l’achèvement de ton apprentissage. Va ! Et tâche de vaincre… » La fin de sa tirade fut suivie d’un bref silence rompu par le claquement des bottes d’Aliniär sur la pierre froide. Lors de ce combat il n’y aurait ni épée ni lance, seulement de la magie. On ouvrit à ce dernier une large grille de fer dont les barreaux brunis par la rouille prenaient la forme de serpents ondulants. Une fois la passage dépassé l’elfe entendit la lourde herse frapper le sol dans un grondements caverneux, faisant écho dans le souterrain un long moment. Le prince avait été projeté dans une salle emplie de pénombre. Où il jetait son regard il ne rencontrait que des ténèbres profondes et effrayantes. Le rougeoiement des bois incandescents derrière la herse traçait sur le sol une forme écarlate et vacillante dont les langues lumineuses embrasaient quelques flaques stagnantes au fond de fissure et de creux béants. Aliniär marmonna un sort de vision tout en décrivant l’arc de cercle habituel qui accompagnait nombre de ses sorts. Aussitôt vint à son esprit une image argentée des lieux. Les arêtes de piliers poreux se découpaient sur les hautes murailles d’une salle rectangulaire. Au creux d’une ouverture dans la roche massive Aliniär détecta une forme irrégulière qui se mouvait au rythme régulier d’un souffle comme arraché d’entrailles douloureuses… L’elfe murmura un sort de protection, il sentit une puissante énergie l’envahir qui le fit frissonner. Puis il lança un sort de glaciation sur la bête. Un tourbillon de cristaux de glace sortis de nulle part filèrent sur la créature. La chose balaya les projectiles et bondit vers Aliniär. Ce dernier dressa un mur de flamme autour de son adversaire qui le traversa sans mal, le pelage fumant, ce qui ne parut pas gênant pour le loup-garou. Puis il chargea le prince. Sa tête était hideuse, son museau effilé et crasseux suintait de l’écume jaunâtre qui coulait à foison de sa gueule béante. Des arcades broussailleuses surplombaient ses yeux d’un blanc laiteux seulement altéré par des veines écarlate qui semblaient être les seuls liens entre les sphères répugnantes et ce corps poilu. Arrivé à environ deux mètres de l’elfe la créature sauta pour écraser ses griffes ensanglantées sur la protection de Aliniär. Le sort fut juste assez puissant pour parer au choc. Le prince fit un pas de côté et hurla « Phirâm ozärniis », de ses doigts jaillirent des rayons pourpres qui serpentèrent sur les énormes touffes de poil de son ennemi qui aussitôt se roula au sol en glapissant. Un sort simple mais terrible contre les animaux qui consistait à faire apparaître d’énormes puces dans le pelage de la cible. Ainsi l’animal affaibli Aliniär en profita pour enchaîner par des liens invisibles la bête. Sur ce il tenta de briser la nuque de son adversaire. Mais le loup-garou devait être de forte constitution et rien n’y fit. Ses os résistèrent sans ciller. Bien au contraire le sort parut rendre plus vigoureux le demi-loup qui se défit de ses entraves et repartit de plus belle sur l’elfe. Celui-ci psalmodia, impassible, « Kirisk vaniör ellsiun Juster ! ». De la voûte noirâtre surgit une multitude d’éclairs bleuâtres qui dans un ballet surnaturel convergèrent sur le loup. La créature hurla à la mort, ses touffes emmêlées dressées et ondulantes. Ce cri devint un gémissement plaintif puis un faible halètement. Le monstre tomba au sol dans un bruit mat, de son corps calciné émanaient des fumerolles d’un gris profond. A la grande surprise de Aliniär la bête sauvage ressemblait à présent plus à un humain. Ses bras velus et striés d’estafilades rougeâtres se terminaient en de long doigts bronzés d’artisan. Ses yeux écarquillés étaient maintenant pourvus en leur centre de pupilles brunes et scintillantes. Le prince s’approcha de sa victime, étonné, il n’avait jamais essayé mais pourtant il était tenté. Attiré par ce cadavre brûlé. Lire dans les souvenirs d’un mort. Cela paraissait impossible et pourtant. L’apprenti magicien posa sa main tremblante sur le front de l’homme et un flot de pensées déjà ternies par la mort l’assaillit, l’emprisonna… | |||
| héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors... non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^ |
| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
Un bel endroit pour être maudit..... Depuis ce jour, ce jour funeste où sa vie avait basculer, où tout ce qu’il croyait impossible l’avait rattrapé, rattrapé par les légendes et les contes. Comme happé dans un flot de ténèbres dont il ne pouvait sortir, maudit jusqu’à sa mort, si elle arrivait un jour. Il se rappelait de ce pari idiot qui l’avait détruit. C’était un beau jour d’été, les rayons dorés du soleil frappaient le village de Brenford de leur douce chaleur. Une petite brise charriait les odeurs de pinèdes de la forêt et les senteurs ambrées des fruits pourpres des buissons. Le ciel d’un bleu éclatant était parfois strié des lambeaux couleur de neige ou bien de vols d'oiseaux piaillant allègrement. Dans les rues couraient de nombreux marchands pressés, ou des femmes poursuivant leurs enfants agités. Au milieu de cette cohue marchait Maurice Hybrasil, fils de Marcel le forgeron. Après avoir aidé son père à la forge il s’était pressé vers la taverne. Il bifurqua sur la gauche, dans une étroite ruelle où s’entassait d’énormes tas d’immondices, il enjamba un sac exhalant une odeur d ‘excrément et déboucha sur une autre rue. En face la facade rabougri de la taverne de l'écureuil du diable croulait sous un deuxième étage en ruine. Il trotinna un bref instant et poussa le lourd battant de l’enseigne. La pièce principale était basse de plafond, il n’était pas rare qu’un homme saoul se cogne sur les poutres noueuses sur lesquelles étaient enchainées d’énorme lanternes. Sur tout le périmètre de l’endroit étaient diposées des tables massives jonchées de pichets cassés et de restes de repas. Au fond, creusé dans l’épais mur de pierre, l’âtre réchauffait toute l'assemblée, rougissant le sol de sa lueur écarlate. Sur la droite la paroi était longée d’un comptoir de chêne où l'on pouvait distinguer un bas relief élimé, représentant des cerfs poursuivis par des chiens, des chopes de bière vides et bien d’autres choses. Derrière ce fameux comptoir un homme potelé passait son temps à laver des verres, des écuelles et des chopes tout en blaguant avec la multitude de villageois accoudés au bar . Maurice balaya du regard tout ce qui l’entourait et vit, dans un recoin sombre ses amis autour d’une table brune. Le garçon se dirigea vers eux, à peine avait-il fini le cour trajet que ses chausses étaient toutes mouillées par l’eau saumâtre qui stagnait sur le sol de pierres irrégulières et effritées. Aujourd’hui son père lui avait laissé la journée et le jeune homme comptait bien en profiter. D’un geste ample du bras il intima au tavernier de venir. Le gros moustachu s’approcha en riant et beugla : « -Et qu’est qu’y veulent ces ptit’ gars ? -De la bière pardi ! Repondirent-ils en choeur -Bien bien mes ptit’ messieurs, sa vient. GERTRUDE ! Cinq bières pour ces ptit’ messieurs ! » Aussitôt une vieille femme s’approcha avec un plateau vacillant couvert de chopes, écuelles et alourdi par un monceau saletés. Elle prit un chiffon et nettoya illusoirement la table avant de poser cinq chopes débordantes. Solmyr lui donna quelques pièces de cuivre et empoigna son récipient pour boire une large gorgée. Et ainsi tout l’après-midi ils burent à plus soif, hurlants de rires à l’ouïe de blagues salaces et de mauvais calembourgs. Ils dansèrent, chantèrent tous plus mal que les autres jusqu’à ce que le soleil débute sa course finale. Tapissant le monde de sa lumière cramoisie. Quelques rayons rougeâtres arrivaient à se frayer un chemin à travers les petites fenêtres du batiment pour s’estomper parmis les flots de boisson qui ruisselaient sur le sols, les tables et les barbes. Maurice était si saoul qu’il se hissa sur la table et, vacillant, se mit à boire sans prendre garde aux innombrables gouttes qui cascadaient autour de sa bouche et allaient maculer sa chemise couleur crème. Et mugis qu’il voulait une autre bière : « -TAVERNIER ! *hip * Une aut’ *rooot * siouplé !* hip* -Mais t’as vidés toute ta bours’ jeunot, tu veux que j’te serv’ gratis ? Va t’gratter ! -*hiiip* D’accord, je voieeuuuuh *hip * je vous paris , il désigna du doigt la multitude de clients, tremblotant, j’vous paris que j’me balade une heure dans la forêt et qu’je *hip * r’viens -Mais c’est la pleine lune, et tu sais ce qu’on dit de s’bois, vaut mieux pô qu’t-y aille, on en dit qu'y a des drôles de zozo aux ouailles acérées et qu'on y hume le fumet sec fouettant de gros loups-hommes -M’en *root* fouueuuuuh ! » Sur ce il se traina jusqu’au bord de table et s'affaissa au sol dans un bruit de vêtements déchirés. Puis il tituba jusqu’à l’entrée en donnant un coup de chope aux seuls imprudents qui voulaient l’empêcher d’aller dans le bois tout en remerciant d'un sourire niais ceux qui l’acclamaient, dévoilant une dentition jaunâtre ou bien noire par endroit... | |||
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| Archicon Messages postés : 3116 Empereur ![]() |
ba voila, lu... donc quinze ans et toujours rien entre...^^ bonnes descrïptions toujours mais si on écrit strict et pas stricte, j'ai bien aimé le combat contre le loup garou...pauvre bête...et quel idiot ce Ali... zt enfin, j'ai bien aimé la fin...pour l'instant, je te parie qu'il revient, métamorphosé en loup garou mdr notte 18/20, pour l'ensmeble des 2, car le second j'ai eu du mal a accrocher | |||
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| Peter von Nebelheim Modérateur Messages postés : 499 Chevalier |
Bon bon bon, tout cela est bel et bien fait mon jeune ami! Les descrïptions sont à chaque épisode un peu plus fouillées, précises et harmonieuses, même si il y a encore quelques termes inadaptés, comme "se tapant le nez" (qui ne fait pas très elfique:" et Aliniär s'éclata le pif sur le grès mal dégrossi du passage plongé dans une pénombre bleutée..." ) et "blaguant avec la multitude" par exemple, mais broutille que tout ceci. Le reste est excellent, l'histoire est bien ficelée, l'action moins entrecoupée que précédemment, le background continue de progresser par petites touches... Je dis glop. Peter von Nebelheim, Cannibales...çà c'est de l'insertion d'indice... | |||
| Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit. Johann Krull |
| Realy Messages postés : 5 Passant |
*message débile et insultant effacé* Hum... On est dans une section littéraire coco, alors si tu veux critiquer, soit un peu constructif. Les remarques à deux balles comme tu viens de formuler, tu les garde pour toi, ou au moins, tu essaies de les traduire en français correct. Et dire que je croyais que les neuneus ne s'intéressait pas à cette section... Va lire les règles. Peter von Nebelheim, du service anti-boulet --Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-05-06 17:15:55-- |
| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
youpi la suite ^^ j'avais pas beaucoup d'idée....^^ La nuit était claire et froide. De loin la forêt semblait une immense bête tapie dans l’ombre, frémissante sous la morsure glacée du vent nocturne. Une épaisse enveloppe de fumée semblable à du coton effiloché masquait le ciel étoilé. Maurice s’aventura en dehors du village, il lui fut facile de passer la garde du portier saoulé qui devait, théoriquement, surveiller la porte frêle de la palissade. L’homme ne fit que pousser un grognement au passage de Maurice avant de se retourner sur sa chaise dans une danse nonchalante de bourrelés et chemise tachetée de vin séché. Le jeune homme se mit à gravir la colline qui soutenait le bois touffu, il se frotta à plusieurs reprises à des amas d’orties et de ronces, couvrant sporadiquement le silence pesant qui régnait par une flopée de jurons caverneux. Enfin il atteignit la lisière de la forêt, mes troncs épais et droits qui le toisaient de leurs nobles statures formaient devant lui comme la première ligne d’un régiment de géants impassibles. La vue des tentacules ténébreux qui sinuaient entre les arbres évapora quelques instants l’état second dans lequel était Maurice. Ce dernier se ravisa bien vite et s’engouffra dans la forêt, manquant de trébucher à maintes reprises sur une racine affleurante ou un rocher glissant. Enfin il arriva à une rivière agitée. Les rayons blafards de la lune se reflétait sur les innombrables replis qui ridaient les flots, donnant l’effet d’un immense serpent aux écailles argentées qui se mouvait dans le lit des flots. Maurice chercha des yeux un passage facile en vain. Alors il délassa ses chausses et se jeta dans la rivière. La froidure du cours d’eau mordait ses jambes aussi bien qu’une dague aiguisée l’aurait fait. Le grondement incessant qui l’entourait déboussolait ses sens plus sûrement que l’alcool qui l’imbibait. Il était au milieu du trajet à peu près, frissonnant et claquant des dents quand il distingua sur la rive opposée une silhouette large et imposante où brillaient deux yeux d’un jaune ambré. Cette vision le paralysa littéralement. La chose mit une patte dans l’eau en grognant pour la retirer aussi tôt dans une succession de glapissements pitoyables. Maurice ne put s’empêcher de hurler de rire et telle fut son erreur. La bête entra comme dans une rage folle et n’hésita plus une seconde à se jeter dans le liquide mordant. Le garçon recula instinctivement la bouche béante et les yeux exorbités. Le monstre continuait à avancer, maintenant on pouvait voir une dentition irrégulière mais foisonnante dans la bouche triangulaire du prédateur. De cette gueule s’échappait une écume poisseuse et cramoisie, sûrement à cause de sang. Celui-ci se ramassa sur lui-même et bondit de presque quatre mètres, quoi qu’il en soit cela lui suffit à atteindre sa proie. Il décrivit un arc de cercle d’une de ses pattes imposantes qui manqua de peu le visage étiré de peur de Maurice. Le loup-garou enchaîna d’une morsure qui écorcha gravement le bras de l’humain. Le choc le fit vaciller puis finalement s’écrouler dans le courant qui l’emporta au loin, ayant pour seul témoin les ramures séculaires des arbres et le loup hurlant à la mort. Là les souvenirs s’estompèrent un instant pour reprendre dans un tourbillon de haine et de désespoir qui dura longtemps jusqu’à la capture puis au duel, Aliniär se vit lui-même en train de lancer ses sorts et sentit la rage qui habitait son ancien adversaire. L’elfe s’arrêta là, la larme à l’œil, il avait tuer un homme qui ne contrôlait plus sa destinée. Qui n’aspirait qu’à ce qu’on le laisse tranquille, un innocent détruit par le destin. Jamais Aliniär n’avait tuer autre chose qu’un orque et sans aucun regret. Il n’avait jamais ressenti cela après avoir donner la mort... Il essuya ses yeux et mit le corps sur son dos pour repartir à la salle de l’autel.... | |||
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| Archicon Messages postés : 3116 Empereur ![]() |
bon alors que dire; c'est toujours aussi bien écrit... heureusement que jt'es poussé à continuer ton texte lol bon alors...euh, que dire de +la note? Note; 17/20 | |||
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| Solmyr Messages postés : 1059 Roi ![]() |
si je sens le sapin faut me le dire ^^ j'ai l'impression d'écrire dans le vide là, c'est sympa les werther's (à part ceux qui ont postés, merci à eux ^^) Bon ben je continuerais quand même na! mais un peu plus de critiques bonnes ou mauvaises seraient les bienvenues Aller le plus qui à l'air de faire tourner une nouvelle : ué j'ais que 13 ans alors soyez pas trop durs svp, merci valà le mini coup de gueule du jour | |||
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