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Forum La Taverne des Empereurs : Forum des Warhammer Administrateurs :Col Valdez, Elende, Byrhon
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forum Index du forum forumVos créations, background et récits... forumEx Nihilo

Auteur : Sujet: Ex Nihilo  Bas
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
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 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 23/01/2006 13:55:29
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Bon bah voilà, une petite nouvelle sans batailles, sans combats, sans même une goutte de sang (si, si vous allez voir), mais bien flippante... D'ailleurs, il est préférable de lire ce qui suit à deux heures du matin, le soir de la pleine lune, quand le chien du voisin hurle à la mort...
Sensations (presque ) garanties...

              Ex Nihilo: première partie, L'Eveil

Wilhem suait à grosses gouttes. Ce qu'il faisait était interdit, insensé, dangereux peut-être, mais il devait savoir.
Le maître s'était absenté pour quelques jours, laissant l'atelier sous la garde de son apprenti. Wilhem n'avait prêté qu'une oreille distraite aux recommandations paternelles du vieil homme, déjà tourmenté qu'il était par cette curiosité obsessionnelle, presque écoeurante en fait. Il n'avait pas voulu l'admettre, mais il attendait ce jour. Oui, il avait hâte que le sorcier franchisse le seuil de la porte, hâte d'entendre les gonds grincer, et le cliquetis de la serrure qui se fermait.
Il était resté seul dans le vestibule, guettant le bruit des pas sur le pavé, jusqu'à qu'il se noie dans le brouhaha de la rue. Il était resté seul, écoutant sa respiration résonner dans toute la pièce, trop forte et rapide à son goût. Il était resté seul, à la fois soulagé et terrifié, dans la grande maison vide.
Il monta quatre à quatre l'escalier, ne prêtant pas garde aux protestations des marches, et entra en trombe dans la chambre de son maître. Là, il se dirigea vers la grande armoire sculptée, l'ouvrit, et tendit la main à travers les effets du sorcier. Ses doigts ne rencontrèrent que la planche polie du fond du meuble, et la furie le prit. Il écarta d'un geste les robes et les chemises pliées, les renversant au sol.
"Où est elle, mais où est elle?" murmurait-il fiévreusement, tout en continuant de répandre sur le plancher le linge de son professeur.
Enfin, il l'aperçut. Au fond de l'étagère, cachée dans la pénombre, la petite clé de métal luisait faiblement. Il la saisit promptement et au lieu de se calmer, il sentit sa fièvre augmenter.
"Oui, siffla t'il, enfin...Je vais savoir..."
Piétinant les affaires qui jonchaient en désordre le sol, il sortit en coup de vent de la chambre et s'engagea dans l'escalier. A partir du second étage, le bois faisait place à la pierre, mais il ignora la froideur des marches, et continua son ascension.
Son esprit s'agitait de plus en plus, et par moment, il entendait des voix parler dans une langue étrange de manière fugitive. Il avait également des flashs, pendant lesquels il voyait une bête changer de forme si vite qu'il ne distinguait plus qu'un tourbillon de poils, de plumes et d'écailles.
Enfin, il arriva à sa destination. La petite porte noire, sans panneau, sans poignée. Rien qu'une simple serrure, qui semblait lui hurler de faire demi-tour.
Il introduisit violemment la clé, et la tourna avec force. Les gonds ne gémirent même pas quand il poussa le battant de bois.
La salle était petite, mais très haute. Des étagères remplies de grimoires parcouraient les murs, et au sol était tracé un symbole cabalistique. Au centre du cercle magique, une simple broche ternie, reflétant à peine la lumière de la lune. Wilhem ne rêvait pas, oui, il avait bien vu le bijou palpiter comme un coeur d'oiseau. Les voix s'intensifièrent, et les contours de sa vision se muèrent en un vortex de couleurs, tourbillonnant encore et encore. Seuls restaient clairs et fixes la broche et le cercle au sol.
Wilhem se rua vers l'inscrïption de craie, et d'un geste frénétique, l'effaça totalement. Il se saisit ensuite du bijou, qui s'irisait à présent de tous les reflets imaginables et se distordait dans sa main moite, et en ayant à peine conscience, le porta à son coeur.
Dans une cacophonie de hurlements, le démon jaillit de l'artefact. Il était gigantesque, emplissant tout le volume disponible. Il avait l'aspect d'un oiseau monstrueux, mais il se tenait sur deux jambes, et ses plumes changeaient de couleur de manière si rapide que les yeux de Wilhem s'emplirent de larmes.
"Merci, petit être, de m'avoir libéré, dit le démon d'une voix caverneuse. Tu as la reconnaissance éternelle Tiali'kk et de Tzeentch, le Grand Remodeleur. Il t'invite dans son royaume..."
Il tendit sa main plumeuse vers Wilhem, qui a son contact, fondit en une flaque huileuse, reflétant à l'infinie les transformations chromatiques de son bourreau. Dans un cri inhumain, son âme alla rejoindre celles des Damnés aux Portails du Chaos.
Le Duc du Changement se métamorphosa en chat, et bondit par la fenêtre. Il avait à faire cette nuit, et il lui restait une dernière connaissance à visiter...
Il atterrit sur les pavés de la ville endormie, et s'enfonça dans les ténèbres...

Peter von Nebelheim, démonologue débutant

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-01-24 22:17:02--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Archicon
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 23/01/2006 14:34:36
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très bon texte très bon très bon
note; 19/20
hélas je ne met pas de virgules ou de 20^^
sauf que le duc du changement...pk en chat???mdr...tu te transformes en chien et c'est bon, adieu le chat^^enfin en pit bull...m'enfin...bon...la façon dont willhem se transforme en flaque c'est trop rapide, ça manque un peu de descrïption, genre, le visage de willhem commença à tomber, à se fissurer...bref...

Aoui, et en plus copieur avec ça... Y a que moi qui fait les titres comme ça, en gras et qui bouge...mais euh....c'est pas bien...j'espère que tu as une bonne raison...^^

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
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 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 23/01/2006 16:27:47
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Archicon, tes compliments me vont droit au coeur. Ça me fait extrêmement plaisir, surtout venant de toi... Je suis trop ému...
Pour le chat, je sais pas, ça m'est venu comme ça... Après tout, le chat est l'animal des magiciens et des sorcières, et cette forme est assez discrète pour ne pas attirer l'attention. Chuuut, c'est un secret...
Et je plains le pauvre pit-bull qui s'attaquera à ce matou là...
Une flaque protoplasmique de plus, si tu veux mon avis...
La décomposition de ce pauvre Wilhem, je l'avoue, j'aurai pu décrire davantage. Mais je préfère que vous imaginiez, c'est bien plus flippant.
Enfin, pour la bande passante et le titre en gras; on ne copie que les bonnes idées, non? smile/xehh.gif  

Peter von Nebelheim, disciple apparemment inspiré

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 jean marie le retour 2
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 Chevalier
 jean marie le retour 2
  Posté le 23/01/2006 16:40:38
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AH AH AH!!!!!! archicon tu a trouvé ton maitre !!
franchement c'est un texte super bien ecrit digne d'un grand écrivain, et bien flippante avec ca^^
si tu veux mon avis archicon est jaloux car c'est la premiere fois que je vois quelqu'un ecrire mieux que lui sur ce forum (a par moi bien sur^^)
j'espere qu'il y aura une suite, si suite il y a...
j'ai dit !

amicalement-----JM2

--Message edité par jean marie le retour 2 le 2006-01-23 16:42:01--

_Dis grand père c'est quoi ce que tu mange?
_ce sont des welther's original et tu savait ce que mon grand père me disait?
_Nan
_que celui qui en mangeait devenait quelqu'un d'extraordinaire...
_Waaaahhh !!
 Theobald
 Modérateur
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 Roi
 Theobald
  Posté le 23/01/2006 19:16:18
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Je vais jouer comme d'hab les rabats joies. C'est pas mal. Je penses que le rythme est trop frénétique si tu veux faire peur. Un nouvelle doit prendre son temps, pour que la chute puisse se faire ressentir dans sa plénitude. De plus c'es trop prévisible. Un apprenti sorcier tourmenté ne peux qu'aller trouver les arcanes du maitre et commettre une bourde, ce qui arrive. Quel rapport avec
ex-nihilo. Le titre peut être obscure à moins qu'il prenne son sens à la fin. Ca ne me saute toujours pas aux yeux. Je ne peux pas prétendre à écrire comme un dieu, si tant est que les dieux savent écrire, mais je m'y connait en nouvelles et ouvrages de SF. C'est beaucoup trop court même pour l'histoire que tu veux décrire.
Il n'y a pas de mise en bouche, je dirais ca comme ca après je sais pas si tu comprends. On est plongé trop directement dans l'action. Je ne met pas de note car une note est trop subjective, surtout qu'elle est intuitive et non basées sur des critères rationnels.

Amicalement, Theobald

 Archicon
 Messages postés : 3116
 Empereur
 Archicon
  Posté le 23/01/2006 20:01:04
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"Après tout, le chat est l'animal des magiciens" négatif, la grenouille et le corbeau aussi

"si tu veux mon avis archicon est jaloux"
explique moi JM où tu vois que je suis jaloux. Quand j'ai écrit ma critique je n'y ai même pas pensé, je me suis dit c'est bien pas mal mais en aucun cas je n'étais jaloux...par contre toi...hmmm hmmm^^

bien je tenterai un  truc dans le genre

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 23/01/2006 20:11:28
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   Comment ça c'est la première fois que Archicon voit quelqu'un mieux écrire que lui sur le forum ? Va falloir que tu t'explique !!

    Bon sinon, très bon texte Peter, bien joué ! du suspense qui nous fai monter la pression. Et puis des phrases typiques du styles "histoires d'horreurs" J'entendais presque derrière moi une musique flippante qui fou la chair de poule ! très bien, je me suis régalé !

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

http://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 24/01/2006 15:32:43
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Merci à tous pour vos commentaires!
Théobald l'a fait remarqué, on ne voit pas bien le rapport avec le titre. C'est normal, cette nouvelle n'étant que le début d'une histoire plus riche...
Voici donc, si vous le voulez bien , la suite du récit...

Ex Nihilo: partie deux, le silence et les ténèbres


La bougie éclairait faiblement l'établi du mage. Toute sa surface était occupée par des livres ouverts superposés, des parchemins cornés et des fioles recouvertes de poussière. Sur le coin le plus dégagé, un homme écrivait, rayait, et recommençait dans un espace encore vierge de la feuille jaunie qui lui servait de support. Il était voûté sur son ouvrage, grande forme longiligne dans une robe d'un bleu nuit. Les ombres projetées par la bougie modelaient les courbes de son visage, creusant dans sa peau et faisant parfois disparaître son regard dans l' obscurité. L'homme repoussa précautionneusement un bibelot qui trônait au sommet d'une pile de livres, et se saisit de l'un d'eux. Il l'ouvrit, et tourna les pages les unes après les autres, dans un bruissement étouffé. Son regard soucieux scrutait les écritures, sautant de paragraphe en paragraphe, retournant parfois en arrière à la recherche d'informations omises. Enfin, il posa un long doigt osseux sur l'une des lignes, tandis que sa main libre saisissait sa plume et grattait rapidement le papier du parchemin.
Quand la transcrïption fut achevée, il referma le grimoire, et se redressa sur son siège. Il laissa échapper un bâillement, et se leva avec raideur. Quelle heure pouvait-il bien être, pensa t'il, tandis qu'un sourire fatigué apparaissait sur ses lèvres fines. Au moins minuit passé, au bas mot, se répondit-il mentalement. L'homme se tourna alors vers la fenêtre ouverte, la seule de toute la pièce. La lune décroissante se découpait parfaitement dans l'encadrement, et il sentit la fraîcheur du vent de la nuit passer sur son corps las. Il ferma les yeux, inspira à fond et relâcha ses muscles. Il était temps d'aller dormir. Il ouvrit les yeux, et eut la surprise de voir un chat de belle taille qui se tenait sur la margelle de pierre. Le mage sourit et se dirigea vers l'intrus.
"Que fais-tu ici, maître chat, dans la demeure d'Otto Nachthimmel? lui demanda t'il d'une voix douce. Retourne chasser dans les rues avec tes semblables, il n'y a rien ici pour toi."
A ces mots, une lueur s'alluma dans les yeux du félin. Nullement impressionné par l'humain, il sauta sur le sol et se planta au centre de la pièce. Nachthimmel soupira profondément. Il n'aimait guère le contact avec les bêtes, mais il devait chasser cet importun. Il se dirigea lentement vers ce dernier tout en continuant à lui parler pour ne pas l'alarmer.
"Allons bon, maître chat, murmura t'il, ce ne sont pas des manières ni des heures pour s'inviter chez les gens. Nous ne nous connaissons même pas, pouffa t'il, et mon garde manger est vide, pour moi comme pour vous."
Le chat feula alors tout en découvrant ses crocs, et son pelage, jusque là d'un noir d'encre, s'éclaircit jusqu'au roux. Dans son regard brillait une lumière intense, ni animale, ni même humaine. Le sorcier ne riait plus à présent. Ses yeux initiés lui permettaient en effet de distinguer l'aura qui se dégageait du félin, invisible pour les autres hommes.
"Tu fais erreur, mortel, dit alors le chat d'une voix rauque et profonde. Nous nous connaissons bien. Aujourd'hui, je vais régler mes comptes avec tous les fous de ta race qui ont osé s'en prendre à moi."
"Tiali'kk, souffla le mage, ainsi, tu as réussi à briser le pacte du sang qui te retenait captif..."
"Exact humain, gronda le démon, prépare toi  à rejoindre l'autre monde!"
Il se jeta alors sur le sorcier, se transformant en hideuse créature à crocs et à griffes, tandis que le mage étendait sa main, qui brillait d'une intense lumière blanche.
Des grognements et le fracas d'objets qu'on renverse. Des éclairs illuminant la rue en contrebas. Un grand cri.
Puis le silence et les ténèbres.
                        ***
Sylmir courait dans les rues désertées. Trottinait serait un terme plus exact, ses vieilles jambes le soutenaient avec peine tandis qu'il se hâtait vers le quartier est de Grundstadt. Son ami était malade, aussi était-il revenu plus tôt à son domicile. Il avait appelé Wilhem dès son arrivée, mais le jeune homme n'avait pas répondu. Légèrement inquiet, il était monté dans sa chambre. Quand il avait vu le désordre qui y régnait, un seul regard à l'armoire avait suffi, confirmant ses pires craintes. La porte noire béait largement, le cercle protecteur avait disparu, et une flaque moirée baignait le sol de pierre... Les épaules du vieil homme s'affaissèrent sous le poids du chagrin et du désespoir. Non, ce n'était pas possible. Le démon dont il avait la garde...Wilhem... Que dire a celui qui avait risqué sa vie pour astreindre le monstre au bijou? Que dire à Otto? Otto...Il fallait agir vite!
Hors d'haleine, Sylmir atteignit enfin la maison. Il franchit le seuil et monta l'escalier de pierre. Terriblement angoissé, il tourna la poignée de la porte de la chambre d'Otto...et détourna vivement la tête.
La pièce était en effet dévastée, ravagée. Livres, bibelots et fioles jonchaient le sol dans un désordre indescrïptible, et des traces de brûlures recouvraient les murs.
Au centre de la pièce gisait le corps d'Otto Nachthimmel. Sa robe était maculée de sang et déchirée sur toute sa longueur, laissant voir les horribles blessures qui avaient eu raison du mage. Cependant, le plus horrible était les mutations qui avaient odieusement défigurées le défunt. Des bouches garnies de dents, des yeux à la pupille fendue, de minuscules appendices écailleux parsemaient la dépouille et signaient le crime.
Vainquant sa nausée, Sylmir s'approcha. Le cadavre serrait encore un parchemin dans sa main, à présent munie de griffes. Sur la surface raturée et souillée, Sylmir lut les mots que son ami avait écrit de son sang en mourant. S'affichait en effet en lettres dégoulinantes, cet ultime message:

                   EX NIHILO

Peter von Nebelheim, démonologue en apprentissage

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-01-24 22:14:50--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 jean marie le retour 2
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 Chevalier
 jean marie le retour 2
  Posté le 28/01/2006 12:39:32
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waouh !!!!!! c'est tres bien ecrit, pour archicon je retire ce que j'ai dit javais oublié que jt meilleure que toi^^ non ok ok je dec'
c'est tres bien continue !

_Dis grand père c'est quoi ce que tu mange?
_ce sont des welther's original et tu savait ce que mon grand père me disait?
_Nan
_que celui qui en mangeait devenait quelqu'un d'extraordinaire...
_Waaaahhh !!
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 29/01/2006 23:58:48
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Troisième opus de la série Ex Nihilo. Si vous en avez marre de lire des récits de batailles héroïques, où des héros surhumains décapitent leurs ennemis à tour de bras en songeant avant tout à sauver les villageois innocents (ou à les dévorer, c'est selon ), lisez donc ce qui suit...
Spéciale dédicace à Archicon, il comprendra...

Ex Nihilo: partie trois, la loi du plus fort

Une petite forme noire sauta du soubassement de la maison sur les pavés de la chaussée. Elle s'avança au milieu de la route, et sortant des ténèbres, se retrouva baignée par la clarté de la lune. C'était un chat noir.
Il remonta tranquillement l'artère principale de Grundstadt, sa queue fouettant l'air, en cadence avec ses pas. Soudain, il se figea. Un battement de coeur plus tard, un grognement sourd retentit. Un énorme bâtard pouilleux sortit de la ruelle où il se cachait auparavant, les crocs à l'air.
C'était le chef d'une bande de chiens errants qui parasitait depuis le début de l'année les quartiers malfamés de la ville. Des chiens de guerre, qui avaient été abandonné, où dont le maître avait été tué au cours d'une des nombreuses batailles qui secouaient la région depuis deux ans, annonciatrices de l'avalanche chaotique qui s'amorçait, lentement mais sûrement, dans les steppes glacées du Nord. Cette petite bande était placé sous la domination du plus violent et sanguinaire de la meute, c'était la loi du plus fort, et les bouches inutiles parmi les canins avaient vite rempli les estomacs des valides.
C'étaient des tueurs, sur lesquels circulaient des rumeurs de disparition d'enfants en bas âge. Et ils étaient affamés.
Le chat continua à balancer nonchalamment sa queue, semblant toiser ses adversaires avec dédain, alors que ces derniers émergeaient en bavant des rues voisines. Ils étaient tous marqués par la rigueur de l'hiver, et par leurs conditions de vie difficiles. Certains avaient un oeil crevé, d'autres portaient de longues estafilades sur le flanc. Quelques uns arboraient encore des pièces d'équipements, témoins éloquents de leur passé de violence. Du coin de l'oeil, le chat remarqua les colliers hérissés de pointes qui commençaient à rouiller, ainsi que les protections de cuir déchirées, retenues par des lanières usées.
La queue du chat s'abattit dans la poussière de l'avenue, tandis que ses yeux se durcissaient et ses muscles se contractaient.
Bien, qu'ils viennent.
Un calme écrasant tomba sur la scène, chacun attendant le signal. Le premier bruit serait le signal de la curée.
Une rafale de vent s'engouffra en hurlant dans la ruelle, déséquilibrant une tuile bancale. Celle ci dévala la pente de la toiture dans un raclement rocailleux, et vint se briser sur les pavés.
L'explosion déchira le silence, et la tension exacerbée fut libérée dans l'instant. Guidés par l'instinct, les fauves se jetèrent sur leur proie.
Le chat se détendit alors, et évitant souplement les mâchoires d'un mâtin pelé, atterrit sur le dos d'un de ses assaillants. Sous les pattes du félin, le corps du chien fondit en un flaque en une seconde, tandis que le malheureux disparaissait en poussant des gémissements plaintifs.
Les autres dogues stoppèrent alors leur assaut, et reculèrent de quelques pas en montrant les dents. Leur instinct animal détectait en effet à présent l'aura surnaturelle qui exsudait du chat, les plongeant dans une peur primale.
Ce dernier se tourna alors vers le chef de la bande, et l'attaqua dans un feulement épouvantable. Toutes griffes dehors, il lacéra cruellement son adversaire, qui essayait tant bien que mal de se saisir de l'agile félin, en vain.
Une patte griffue fendit l'espace, et vint arracher son oeil droit, tandis que l'oeil gauche se faisait emporter un instant après par un revers rageur.
Devant tant de fureur, le chien, à présent aveugle, recula maladroitement vers la ruelle, le corps sanguinolent.
Le chat lécha consciencieusement ses pattes maculées, avant de sauter lestement sur un tonneau d'eau potable qui encadrait la porte d'une maison. Dans un flash aveuglant, il se transforma alors en corneille, et s'envola dans un battement d'ailes.
Il n'avait pas été prudent, et sa mission ne pouvait se permettre d'être compromise par qui ou quoi que ce soit, chiens errants compris.
Ces derniers, abasourdis par la lumière qui les avait aveuglé, recouvraient peu à peu leurs sens. La vision leur revint, suivie par l'atroce faim qui les tenaillait depuis des jours, obnubilée pendant quelques instants par l'adrénaline. La chaude odeur du sang remplit alors leurs truffes, et ils se tournèrent dans un même mouvement vers celui qui avait été leur chef. Le mâtin pelé à leur tête, ils s'approchèrent de l'infirme en grondant sourdement. C'était la loi du plus fort, celle des bêtes, et ils avaient faim, oui tellement faim...
Un hurlement de peur et de douleur déchira la quiétude de la ville endormie, bientôt noyé dans un gargouillis sanglant, et le silence revint planer sur Grundstadt.
L'oiseau entendit le sinistre cri, mais n'y prêta pas garde. Se laissant porter par les courants frais et ascendants, Tiali'kk aurait souri s'il avait pu. Il laissa échapper un croassement amusé, tandis qu'il fondait sur l'imposante bâtisse qui occupait le centre de la bourgade.
Le temple du petit Dieu, oui, il touchait au but.
Dans la ruelle en contrebas, Sylmir clopinait péniblement, appuyé sur le bâton de son ami mort.

Peter von Nebelheim, chroniqueur du Nordland

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-01-30 00:15:48--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
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 Empereur
 Archicon
  Posté le 30/01/2006 12:52:12
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"Une patte griffue fendit l'espace, et vint arracher son oeil droit, tandis que l'oeil gauche se faisait emporter un instant après par un revers rageur."
C'est un combat de boxe? mdr

nan très bon texte;
19/20

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 30/01/2006 17:32:01
Send a private message to Peter von Nebelheim
Ouais ouais, c'est ça!
J'ai zappé le passage où le chat balance un violent chassé au chien, et aussi quand il lui fait une clé de bras (patte?), ça ferait trop à mon avis...
Nan, en fait, c'est juste que je me disais: c'est bizarre, il n'y a pas de S.P.A. dans le monde de Warhammer...Maintenant, vous savez pourquoi!
Merci pour la note, ça fait toujours plaisir, Danke schön.
Bon, pour ceux que ça intéresse, il y aura cinq parties, et je peux vous dire que c'est de plus en plus... smile/xmadfire.gif  

Peter von Nebelheim, chien de guerre

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-01-30 17:32:30--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
Johann Krull
 Grumgore
 Messages postés : 1460
 Roi
 Grumgore
  Posté le 31/01/2006 22:48:23
Send a private message to Grumgore
Je n'ai lu que le premier (il se fait tard) et j'ai trouvé ca.... BLUFFANT! mille bravo, merci merci merci d'exister! J me plongerais dans la lecture des prochains episodes dès demain! Ton demon majeu de tzeench est bien inscrit dans le fluff!

Mes compliment devraient t'émouvoir je sui en terminale L! ^^^^

passager du forum le temps de se soigner de warhammer et de passer a la gratte
 Solmyr
 Messages postés : 1059
 Roi
 Solmyr
  Posté le 01/02/2006 11:40:59
Send a private message to Solmyr
très bien écrit , c'est excellent et chaque détail rajoute de l'ambiance
La tuile qui tombe pendant l'affrontement psychologique j'ai beaucoup aimer

Continue

héhé^^ deux victoires au concours de nouvelles, youpi...et vive les castors...
non morty, ne nous laisse pas, ne nous laisse pas.....ne nous laisse pas....snif^^
 hadeth
 Messages postés : 262
 Chevalier
 hadeth
  Posté le 01/02/2006 22:13:11
Send a private message to hadeth
   Je mets juste un petit message d'encouragement ! C'est très bien ce que t'écris, beaucoup de plaisir à le lire ! vivement la suite !

Dès qu'un homme est né il est assez vieux pour mourir - Heidegger

http://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
 Peter von Nebelheim
 Modérateur
 Messages postés : 499
 Chevalier
 Peter von Nebelheim
  Posté le 03/02/2006 21:32:12
Send a private message to Peter von Nebelheim
Merci à tous pour vos encouragements, ça m'aide à supporter l'avalanche de contrôles, dissertation, rédaction et autres moyens détournés inventé par mon "équipe éducative" (^^!), pour surcharger les malheureux travailleurs que nous sommes... Bon, trêve de flood, si je veux raconter ma vie, j'ai qu'à ouvrir un blog...
Hum-hum, ah oui, la partie quatre.

Ex Nihilo: partie Quatre, En lettres de sang

Sylmir s'arrêta un instant pour reprendre son souffle. S'appuyant lourdement sur le bâton de cuivre et de fer gravé, il se pencha vers l'avant, essayant de retrouver une respiration normale et de calmer les battements effrénés de son coeur. Il était vieux, et il en supportait tout le poids aujourd'hui. Autrefois, il aurait dévalé la rue à toute allure, sa cape volant derrière lui, sans réfléchir un instant aux conséquences de ses actes; mais à présent, les pavés s'étendaient à l'infini devant lui, et sa lente progression lui laisser le temps de ressasser...et de douter.
Les yeux perdus dans le vide, il entendait ses innombrables questions tourbillonner dans son esprit, et lui, d'habitude si savant, se retrouvait confondu d'ignorance.
Les yeux brûlants, il serra de toutes ses forces le bâton pour contenir les pensées néfastes qui menaçaient de le submerger, et se faisant, il se piqua la paume sur un des bas-reliefs qui parcouraient l'artefact. La douleur légère le ramena brutalement à la réalité, le tirant de son océan de désarroi, comme le naufragé qui s'extirpe de la mer déchaînée pour s'abriter sur une île déserte. Sylmir porta sa plaie à sa bouche, et suça le sang qui commençait à couler. Son regard s'arrêta alors sur le relief qui l'avait blessé. C'était une plume brillante, dont la pointe, rougie par son sang, semblait sur le point de transcrire des notes sur la page d'un grimoire.
Une goutte écarlate coula le long de la penne sculptée, avant de s'agglutiner sur la pointe. Sous l'effet de son propre poids, elle se détacha soudain de l'artefact, et tomba au sol dans un -plic- retentissant, tandis que le vieil homme plongeait dans ses souvenirs.
La même rue que maintenant, mais la nuit d'hiver s'était muée en après-midi estival, chaud et ensoleillé. L'ambiance sonore de la rue animée l'entoura, l'enveloppa, et une main se posa sur son dos. Il se retourna, et c'était Otto, pas encore vieilli et épuisé par trente ans de pratiques arcaniques, mais un grand jeune homme, avec un sourire en travers du visage.
Otto ouvrit la bouche, mais les paroles qu'il prononça furent noyées dans les méandres du temps écoulé, et Sylmir ne comprit pas. Qu'importe, il réitéra son geste, et s'élança dans la rue. Derrière lui, Sylmir courait, ou plutôt flottait à une vitesse folle. Enfin, ils arrivèrent à leur destination finale, le temple de Sigmar. Dominant de toute sa hauteur les habitations jouxtant la Mauerplatzt, la façade sculptée des exploits du dieu et des armes de la ville offrait une ombre apaisante à tous les badauds. L'imposante bâtisse servait en fait, en plus de centre d'adoration et de pèlerinage, de bibliothèque et de Burghause à Grundstadt. Sylmir à sa suite, Otto passa le porche décoré, et pénétra dans la salle principale. La voûte de pierre les surplombait d'une bonne centaine de pieds, et les ouvertures, judicieusement orientées vers le Sud, apportaient une lumière tamisée au tableau, renforçant encore son aspect mystique.
Sylmir emboîta le pas à son ami, et ils empruntèrent une porte dérobée sur la gauche de la pièce. Après une succession de couloirs et de petits escaliers, ils arrivèrent enfin à la bibliothèque.
Là les attendaient une assemblée d'hommes d'un certain âge, tous portant de longues robes, tous alignés de part et d'autre de l'allée centrale formée par les étagères couvertes de lourds et anciens volumes. Le silence était religieux quand Otto et Sylmir traversèrent la haie des mages, leurs anciens professeurs, chacun représentant un collège de magie. Il y avait là Dieter Katzmaul, le bouillant sorcier flamboyant, au côté du plus tranquille Viktor Metzger, habillé comme à son habitude d'une élégante tenue bleu azur, et qui contemplait d'un air bienveillant ses anciens disciples passer devant lui. Ils arrivèrent devant l'imposant livre recouvert de cuir rouge, et à la tranche dorée à l'or fin. Il était ouvert, et sur la page se gauche s'affichait une succession de lignes d'écriture différentes, toutes écarlates. Sur le côté de l'ouvrage, un petit récipient métallique, et un coutelas délicatement ciselé.
Sylmir vit Otto retrousser sa manche, avant de saisir du scalpel acéré. Il grimaça quand son ami s'entailla l'avant bras, avant de recueillir le sang qui s'écoulait dans l'encrier. Un sorcier portant un masque métallique et une livrée grise lui tendit alors une longue plume d'oie. Puis Thomas Wolfmann retourna à sa place parmi les autres mages. Otto saisit la plume, et la trempant dans le liquide pourpre, écrit la phrase suivante sur la page parcheminée.
 "Moi, Otto Bergstein, prend aujourd'hui le nom de Nachthimmel, afin de dissimuler ma véritable identité à mes ennemis. Puisse cette emprise sur ma personne ne jamais être employée à mon encontre."
Le jeune Otto se redressa alors en souriant, et tendit la plume vers Sylmir. Son mouvement fut si rapide, qu'une goutte de sang se détacha de la pointe. Sylmir la vit s'approcher des dalles du sol, s'effilant de plus en plus sous l'effet de la vitesse. Dans un -plic-, elle s'écrasa au sol, et il ferma les yeux.


Quand il les rouvrit, il vit que le sang avait séché sur le bâton. Oui, il savait que faire à présent. Pour Otto, pour son ami.
Il reprit sa course pénible vers le haut de la rue, et constata avec plaisir que la forme noire, gigantesque, qui se dressait devant lui se rapprochait à vue d'oeil. Plus que quelques mètres... Pourvu qu'il arrive à temps...
               
            ___________________________

Tiali'kk se posa silencieusement en plein milieu de la salle de prière. Il sentit le sol consacré lui picoter les pattes, quand il reprit sa forme féline. Il n'avait pas le temps de chercher toute la nuit dans le temple du petit dieu, sa mission devait être menée au plus vite, avant que ses charmes temporaires ne se brisent et dévoilent sa présence à tous les mages à des lieues à la ronde. Le démon n'avait aucune envie d'endurer l'étroitesse de l'emprisonnement dans une babiole pendant encore vingt années.
Tiali'kk balaya du regard la pièce abhorrée, et ses yeux brillèrent d'un éclat mauvais quand il aperçut sa future proie. Un jeune novice se tenait en effet agenouillé devant la statue de son imposteur de dieu, semblant chercher des réponses apaisantes -mais fausses- à ses troubles.
Avec un sourire carnassier, Tiali'kk s'avança furtivement vers l'humain.
Le novice Josk, fut brutalement tiré de son adoration par le frisson d'angoisse qui lui parcourut l'échine. Derrière lui. Une présence. Hostile.
Il se retourna lentement, l'estomac douloureusement noué...un chat. Un chat noir, qui jouait avec un mouton de poussière sur le sol. Soupirant de soulagement, le novice tendit alors la main pour caresser l'animal.
"Ne me touche pas, misérable, ou tu connaîtras le vrai sens du mot douleur!"
"Qui, qui a parlé? bégaya Josk, en se levant précipitamment. Mon-montrez vous tout de suite!"
"Devant toi..."
"Hein? reprit Josk, de plus en plus paniqué, il n'y a rien qu'un ch..."
Il ne termina pas, car soudain, le félin leva brusquement la tête, et planta son regard dans le sien. Des yeux sans pupilles ni iris, d'un blanc laiteux, qui semblaient aspirer les pensées du novice. Josk sentit son âme se tordre de douleur, alors que le regard insoutenable et inquisiteur du chat lisait au plus profond de son esprit.
"Rien qu'un chat, pauvre mortel, dit alors la voix qui résonnait à présent dans son crâne, apprends que les choses ne sont que rarement liée à leurs apparences. J'ai besoin d'une information; donne la moi sans résister, et tu n'endureras pas plus que nécessaire."
Dans un cri horrible, Josk tomba au sol, incapable de détacher son regard de celui de l'animal, qui continuait de sonder son esprit.
Soudain, l'atroce douleur cessa, mais le novice Josk n'était plus en état de s'en réjouir, pas plus qu'il pouvait penser, ni ressentir quoi que ce soit. Quand son corps se liquéfia, et alla éclabousser la statue de son dieu, qui contemplait la scène d'un air tragique, son âme était déjà loin.

Peter von Nebelheim, comte du Nordland et des Nordlanders

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-02-11 23:37:34--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
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  Posté le 03/02/2006 21:38:12
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Bon alors
très bon textre, très bon suspens
Evidemment, la ,note dans tout ceci qui avoisine les 17/20, je pense que tu aurais pu faire plus sombre^^
j'ai quand même préféré le chapitre3

http://img70.imageshack.us/img70/4725/moi19yc.th.jpghttp://img295.imageshack.us/img295/377/ornouvellescopie5ia.jpg
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  Posté le 03/02/2006 21:56:06
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Patience petit scarabée, je ménage, je ménage et je prépare la chute... Et ça sera pas une happy end, je peux te le dire! Et puis c'était histoire de présenter des sommités de mon Land, comme Katzmaul (mais si mais si, tu connais...), et d'inscrire un peu l'histoire dans un contexte précis.
Bientôt la fin donc...

Peter von Nebelheim, VIP dans son patelin

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 Peter von Nebelheim
  Posté le 12/02/2006 02:47:59
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Bon bah voilà le dernier volet de ma série, j'espère que vous apprécierez... Il est un peu plus long que les précédents, mais il faut bien préparer le terrain avec une ambiance adéquate, non?
Tout ça pour dire que le danger et l'horreur sont partout dans le monde de Warhammer, même (surtout?) dans les villes impériales la nuit tombée...
Craignez les ténèbres...

Ex Nihilo: partie Cinq, Enfants du Néant

Tiali'kk arriva enfin à la bibliothèque, après avoir traversé le temple du petit dieu, guidé par les instructions du novice Josk. La porte de bois rouge ressemblait à toutes celles du couloir dans lequel il se trouvait, et celui-ci était absolument identique à tous les autres méandres de la bâtisse. Cependant, le démon sentait crépiter intensément le sortilège de protection qui obstruait l'entrée. Une défense qui aurait pu être efficace face à un intrus d'une autre trempe, mais pour un servant du Grand Sorcier... Idiots d'humains.
La porte sembla se tordre, comme si une main invisible s'amusait à éprouver sa résistance. Un visage hurlant une douleur muette vint orner la surface du panneau, tandis que le bois s'embrasait. Dans une détonation étouffée, l'ensemble vola en éclats, laissant apercevoir le félin qui était assis devant l'encadrement de pierre.
Le démon se releva, et pénétra silencieusement dans la grande pièce vide, avant de feuler de colère et de déception. Aucun grand livre rouge posé sur un établi sculpté, comme lui avait hurlé l'esprit de cet imbécile de novice, avant qu'il ne détruise son enveloppe charnelle. Il aurait du se douter que les souvenirs du jeune homme n'étaient qu'une source approximative d'informations, entrecoupés de flux émotionnels et larmoyants dus à son immaturité. Mais tout à sa joie de tenir enfin sa revanche, il avait laissé filé l'âme trop tôt, sans prendre le temps de fouiller plus en profondeur.
Autour de lui, rien que des grimoires poussiéreux à perte de vue, sur des étagères, des bureaux, ou même empilés à même le sol. Et parmi eux, un ouvrage précis, celui qui lui permettrai d'assouvir sa vengeance et de regagner sa place dans les plans de l'Architecte. C'était immensément frustrant pour un homme, trop pour Tiali'kk.
De rage, il se jeta sur une pile de manuels, et les lacéra sauvagement. Les pages s'enflammaient sous ses griffes, tandis que de petits membres poussaient sur les antiques couvertures, avant que le tout ne s'affaisse en dégoulinant. Se calmer, il devait se calmer... Il y avait forcément un moyen, Il en laissait toujours un à ses serviteurs...
Soudain, le bruit d'une cavalcade dans le corridors du temple frappa ses oreilles. Cela se rapprochait, ça venait par ici!
Le félin se faufila rapidement derrière une étagère, ne laissant dépasser que sa tête, afin de fixer l'entrée noire. L'arrivant se découpa alors dans l'ouverture, simple silhouette d'abord, avant que la lumière de la lune ne lui redonne son apparence. Lui! Ici! Les yeux du chat brillèrent d'une lumière rouge avant de s'effacer dans les ténèbres.

         ______________________________


Sylmir était au bord de l'apoplexie. Son visage aurait sûrement été plus rouge que la robe d'un mage flamboyant, si l'obscurité ne lui conférait pas cette teinte ocreuse. Le simple fait de respirer lui déchirait les côtes, et ses jambes le brûlaient affreusement. La flaque qui souillait la statue, la porte fracassée malgré le charme...autant d'élément qui lui faisait redouter le pire. IL porta sa main gauche à son front, avant de projeter son esprit à travers la pièce. Il n'était pas seul...Saisissant son bâton à deux mains, il s'avança précautionneusement dans les allées de la bibliothèque. L'autre progressait également vers lui, il pouvait le sentir. À l'intersection de quatre rangées de livres, il se colla dos à la muraille, et décida d'attendre l'autre visiteur.
Il sentait sa présence devenir de plus en plus nette dans les Vents de Magie, preuve que ce dernier se rapprochait. N'y tenant plus, il surgit brusquement de sa cachette, l'artefact sculpté braqué devant lui.
Un chat le fixait d'un air étonné et apeuré par sa soudaine arrivée. Sylmir savait que les démons pouvait adopter des formes variées, en particulier celui qu'il poursuivait depuis le début de la nuit, aussi passa t'il à l'attaque. Il marmonna  quelques incantations, aidé par la puissance de son bâton, et une cage d'énergie se forma autour de l'animal. Ce dernier tenta alors de se dégager en reculant vivement, mais se cogna à l(un des barreaux. Il tressauta sous le choc qu'il reçut, et essaya de s'échapper par le haut. Là encore, il fut brutalement repoussé par l'entrave magique de sa prison. Après une ultime tentative désespérée, il s'écroula sur les dalles, anéanti.
Sans relâcher sa concentration, Sylmir refit traverser à son esprit l'espace de la salle, et il se rendit compte de son erreur. Ce n'était en tout et pour tout qu'un véritable et vénérable chat qui s'était présenté à lui, sous la forme de Luth, le vieux chat du bibliothécaire; pas le démon fantasque et terrible qui l'effrayait. Un bruissement d'étoffes, et la cage se dissipa, laissant le mage immobile. Immobile et seul, il en était certain.
Il fit le calme dans son esprit. L'autre, dépité, s'était sûrement envolé vers d'autres cieux, à la recherche de ses semblables. À présent, il fallait qu'il vérifie.
Sylmir regagna lentement l'entrée, et leva les bras au ciel. De la pointe de son bâton, il traça un symbole cabalistique sur la pierre de voûte qui assurait l'encorbellement, et l'antique mécanisme joua, faisant coulisser la trappe dans un raclement rocailleux. Le lourd volume rouge et or tomba alors, ralenti dans sa chute par la magie. Sylmir s'en saisit, et passa sa main sur sa couverture. Aucune empreinte démoniaque, pas de souillure chaotique, rien que l'ouvrage et les secrets qu'il renfermait. La vieil homme soupira d'aise et de soulagement, et l'obscurité de la nuit lui sembla moins profonde.
Même Luth semblait vouloir participer à sa joie. Le félin s'était en effet réveillé et s'avançait en miaulant en quête de caresses. Le mage tendit la main vers l'animal tandis que ce dernier se rapprochait toujours.
Soudain, Sylmir ressentit un vague malaise s'emparer de lui. Ce chat qui approchait, il ne le sentait pas venir... Il comprit en un éclair.
Lâchant le volume qui l'encombrait, il pointa son arme arcanique vers le félin. Celui-ci stoppa net, et découvrit les crocs en grondant. Un instant plus tard, la rafale d'énergie vint carboniser la pierre sur laquelle il se trouvait, mais il avait esquivé l'attaque. Dans un jacassement épouvantable, Tiali'kk reprit sa forme véritable, renversant deux étagères dans sa transformation. Le Duc du Changement toisait son adversaire de toute sa taille, changeant encore plus vite de couleur sous l'effet de la colère et de l'excitation.
"Enfin, souffla t'il, enfin je tiens ma vengeance! Le Namenbuch du Nordland sera l'instrument de votre ruine à tous, pauvres petits magiciens! Quand je posséderai ce que vous avez dz plus cher et de plus vulnérable, vous plierez devant le courroux de Tiali'kk et de Tzzentch! Vous devrez vous soumettre sur cette terre, ou rejoindre mon maître dans son royaume...
-Tu n'auras rien, créature de la nuit! rétorqua Sylmir d'une voix qui se voulait assurée. Depuis deux cents années, nous gardons les innocents de l'influence maligne du Chaos. Tu as pris la vie de trois innocents cette nuit; en leur nom et pour mes frères, je vais te renvoyer par delà les portails du Nord!"
Le démon partit alors dans un grand rire, renversant sa tête monstrueuse au bout de son long cou, balançant son corps d'une patte à l'autre, faisant gémir les dalles.
"Pauvre fou! Pauvres fous que vous êtes, tous! comment espères tu vaincre le pouvoir qui m'habite? reprit le démon, avec la gravité de celui qui livre un lourd secret, et la suffisance du professeur qui corrige l'élève ignorant. Quand bien même tu me terrasserais ce jour, cent autres viendront demain! Ne comprends donc tu rien? Nous, moi et mes frères et soeurs, sommes vos enfants! À chaque fois que tu doutes, que tu enrages, que tu jalouses, nous gagnons en pouvoir! Nous sommes les fils du néant, du vide, du rien, du tout, du Chaos!"
Sylmir recula, comme s'il venait de recevoir un coup en plein visage. Il comprenait maintenant l'air étrange qu'Otto affichait après avoir vaincu Tiali'kk, il y avait vingt ans. À l'époque, la seule réponse qu'il avait obtenue à ses questions pendant la semaine qu'ils avaient partagés après la capture était la formule:Ex Nihilo...
À partir de rien, du vide, du néant. Voilà pourquoi Otto avait été si bouleversé, un secret trop lourd, trop terrible à porter pour un seul homme. Maintenant, il savait lui aussi...
Pour Otto, pour Wilhem et pour tous les autres, il devait triompher.
"Si je t'ai donné forme, démon, cracha alors Sylmir, je peux également te faire disparaître. Reconnais tu ce bâton? C'est lui qui t'as emprisonné pour vingt ans. Cette nuit, il te consumeras."
Le démon cessa alors de rire, et regarda fixement l'humain. Oui, c'était bien celui qui l'avait... Tiali'kk claqua des mains, et des flammes multicolores jaillirent du sol, consumant tout sur leur passage. D'un geste, il les dirigea vers le sorcier. Sylmir frappa son bâton par terre, et une bulle argentée l'entoura, étouffant l'incendie qui se propageait. Dans un grand éclair vert, les magies se heurtèrent...
       
        ________________________________

L'explosion réveilla en sursaut Markus Deusmeister. Le prêtre-guerrier se redressa sur son lit, se leva et s'habilla en hâte, saisit son marteau par réflexe, avant de dévaler les escaliers vers la salle de prière. Une autre détonation retentit, orientant vers la bibliothèque le Sigmarite. Pressentant un malheur, il se précipita vers cette dernière.
Il passa la porte brisée, l'arme à la main, et put alors contempler le funèbre tableau. Tout était carbonisé, du sol au plafond. Les étagères éclatées, dispersées, les reliures des ouvrage arrachées, et des centaines, des milliers de pages jaunies recouvraient le sol. Au centre du désastre se tenait Sylmir, ou ce qu'il en restait. Il était entièrement brûlé, méconnaissable. Son bras droit était recouvert de métal en fusion, reliquat du bâton d'Otto Nachthimmel, ses cheveux et sa barbe, grillés, son visage boursouflé par des cloques. De son bras gauche, il serrait fiévreusement un livre rouge à la tranche dorée.
Le prêtre-guerrier était habitué aux spectacles difficiles, mais celui-ci dépassait en horreur tout ce que ses yeux avaient jamais enduré. Il se rapprocha du mage et s'agenouilla à ses côtés.
"Qui es-tu, étranger? lui demanda t'il doucement en le relevant légèrement. À ces mots, Sylmir ouvrit l'oeil valide qui lui restait, et répondit confusément.
-Je, je suis son père...et toi aussi...nous sommes tous leurs parents...nos enfants issus du vide...du néant...Ex Nihilo...
-De qui parles-tu? reprit le religieux, comprenant que l'homme était dément et moribond.
-Tiali'kk! aboya Sylmir, Tiali'kk, le chat, la bête, le démon!...Il ne l'a pas touché!...Il ne sait pas!...Le secret est sauf!"
Sylmir resserra son étreinte sur le grimoire, mais la douleur de sa chair à vif le fit grimacer de douleur. Ses yeux perdirent l'éclat de la folie, et il parut soudain fatigué, très fatigué.
"Ami, lâcha t'il dans un murmure, entend la dernière supplique du mourant. Je te confie le Namenbuch, remet le à Wolfmann...Le démon est terrassé, il a quitté mon esprit, et mon coeur est libre de toute crainte...Je peux partir en paix...Ami, met fin à mon calvaire!"
Markus Deusmeister prit l'ouvrage, avant de tirer de sa ceinture une dague. Une larme roula sur sa joue couturée, alors que sa lame prenait la vie. Il se releva avec lenteur, après avoir fermé les yeux du défunt, et sortit de la pièce.
Traînant sa patte cassée avec difficulté, un chat lui emboîta le pas en silence...


Voilà, c'est fini pour cette fois-ci. Je dédie ce que je viens d'achever(la grosse tête, moi? )à toutes les séries et sagas du forum jamais achevées, faute de motivation.

Peter von Nebelheim, qui referme le livre pour l'instant

--Message edité par Peter von Nebelheim le 2006-02-12 03:12:41--

Je suis un homme comme toi,et pourtant, j'ai quitté l'humanité. Marchant seul à travers les ombres immenses, je rallie à mon étendard toutes les races qui veulent Le combattre.Je suis le flambeau qui les guide et éloigne la nuit.
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