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Forum Alias par fil2001 Administrateurs :fil2001
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forum Index du forum forumFanfic forumfanfiction( fin saison 3 et spoilers saison 4) :traitres intimes

Auteur : Sujet: fanfiction( fin saison 3 et spoilers saison 4) :traitres intimes  Bas
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 04/10/2004 22:32:57
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Et bien, j'ai pris goût à ce petit jeu de la fanfiction et la saison 4 se faisant attendre, je me suis dit qu'une suite de la saison 3 là où elle en est restée serait amusante. Ceci dit, en toute humilité! parce que j'emprunte les persos à jj et je massacre allègrement! pardon alors!
Pour ceux qui le craignent, il y a des spoilers de la saison 3 voire des indices sur la saison 4 alors méfiance!!!
c'est un peu long aussi! désolée!

Donc je vous rappelle Syd est allée en Allemagne et a découvert un dossier fait par son père sur elle, Lauren est morte ( youpi!) des mains de Vaughn et Syd est bien seule!



Chap 1:

Les pas de Sydney Bristow martelaient le sol du hall de la CIA, section de Los Angelès. Elle portait un strict tailleur pantalon noir et des bottes à talon haut. Elle marchait à longues enjambées, ses longs cheveux flottants derrière elle, le visage crispé et les yeux tendus vers un but qu’elle seule connaissait. Elle entra en coup de vent dans la salle de debriefing et s’assit à l’une des deux places encore vacantes autour de la table. Elle ne connaissait pas cette salle qui se trouvait dans une aile du bâtiment réservée aux analystes mais leur propre salle de réunion était en réfection après le carnage de Lauren. Tous les autres présents la regardaient avec attention. Elle soutint le regard de Dixon et celui de Kendall qui se trouvait à ses côtés. Elle sourit à Carrie, le visage fatigué et les yeux cernés. Elle ne put s’arracher qu’une crispation des lèvres alors qu’elle aurait voulu lui communiquer toute sa compassion. Marshall était mieux mais encore très faible. Mais elle n’avait pas le cœur à sourire. Elle était partagée entre une tristesse qu’elle ne croyait pas avoir éprouvée un jour et une colère rentrée qui enflait . Un silence contraint s’installa après son arrivée. Elle ne fit rien pour atténuer la sensation de malaise qui s’était emparée des autres. Tout le monde avait remarqué qu’elle n’avait pas salué Jack assis à l’autre bout de la table et qui fixait un point dans le vide, impassible.

Kendall se racla la gorge et commença

- L’ordre du jour est chargé alors, bonjour à tous. Nous allons commencer. Tout d’abord , vous aurez remarqué la présence de deux nouvelles têtes parmi nous. Il s’agit tout d’abord d’un officier supérieur de la CIA, Linda Grafton.  Elle va rapidement prendre en charge une nouvelle cellule dont vous entendrez parler bientôt. Elle vient suivre les événements récents avec nous pour être totalement informée. Et puis voici une nouvelle recrue, enfin un nouvel agent, Penelope Fernandes.

Sydney regarda attentivement les deux femmes qui s’étaient levées à l’appel de leur nom. Linda était la plus âgée des deux. Elle avait au moins une cinquantaine d’années qu’elle portait avec classe. Elle faisait visiblement du sport car son corps mince et nerveux dénotait un entretien sérieux. Blonde aux yeux bleus, elle était d’une beauté classique encore accentuée par son chignon strict. L’agent Fernandès était une superbe afro-américaine, longue et féline. De magnifiques yeux sombres illuminaient un visage irréprochable d’une clarté de nuit. Sydney sourit car tous les hommes de l’assistance regardait ce nouvel agent avec un regard qui était un hommage en soi.
Elle salua d’un sourire la nouvelle agent et serra la main avec plus de déférence de l’officier Grafton. Chacun murmurait quelques paroles de bienvenue convenues. Sydney n’en voulait pas à Penelope Fernandès mais elle n’aurait pas dû être là. Elle estimait, en partie injustement, qu’elle prenait la place de Vaughn. Elle s’efforça de ne pas penser à lui. Il lui fallait toute son énergie et sa force pour autre chose.
Kendall reprenait pressé de commencer :

- Bien, nous avons trois points à éclaircir. Tout d’abord, l’enquête sur le rôle de Lauren Reed dans nos services et l’évaluation de ses actions néfastes. Tous les codes de sécurité sont changés et vérifiés c’est en cours. Nous avons la conviction que l’agent Vaughn n’était pas sa seule source de renseignements ici.
Sydney sentit que des regards s’échangeaient et que certains l’observaient furtivement. Elle ne cilla pas mais sentit ses joues rougir. Elle avait le plus grand mal à entendre parler de Lauren alors que sa mort remontait maintenant à deux semaines. Les ravages causés par cette femme était incommensurables et elle n’avait aucune pitié pour sa fin. Elle enrageait de savoir Vaughn en prison pour cela.

Kendall ajoutait encore :

- Sa mère, Olivia Reed a disparu corps et bien depuis la mort de sa fille. Nous avons lancé un mandat international mais nous ne savons pas où elle est même pas si elle est encore aux Etats Unis. Les enquêtes se poursuivent mais ce n’est pas notre cellule qui y travaille. L’autre point est la disparition de Nadia Santos et d’Arvin Sloane. Elle a échappée à la surveillance de nos hommes et tout laisse à penser qu’elle a rejoint celui qui est son père.

Sydney sentit de nouveau les regards gênés mais elle même esquissa une grimace ironique. Les agents de la CIA avaient été bernés par sa sœur et avaient été ridiculisés. Elle éprouvait des sentiments mêlés à cette nouvelle. Elle était furieuse que Slaone ait remis la main sur sa fille mais elle était fière aussi que sa sœur se soit montrée aussi efficace. Elle regrettait aussi de ne pas mieux la connaître . Elle aurait voulu avoir ce temps.

- Là aussi, nous n’avons aucune idée de leur cache mais Sloane va avoir besoin de soutien, il n’avait pas pu prévoir une telle fuite, il sortira du bois. Tous nos informateurs sont prévenus et l’arrivée de nouvelles ne devraient pas tardées.
- Je pense que vous avez pris en compte le fait que nous ne sommes pas les seuls à rechercher ma sœur, intervint alors sèchement Sydney. Il faut la retrouver très vite parce que Sloane peut obtenir d’elle ce qu’il veut maintenant et il ne faut pas que le Covenant ou les Russes remettent la main sur elle avant nous ;
- Mademoiselle Bristow , tout cela nous le savons et nous faisons au mieux, rétorqua avec agacement Kendall.

Sydney sentit le regard curieux de Penelope Fernandès . Elle ne se comportait pas comme un agent typique c’est le moins qu’on puisse dire.

- Oui, mais il faut faire très vite et je pense que si nous sommes là ce n’est pas pour faire le bilan des incompétences à répétition de la CIA ?
- Mademoiselle Bristow, je vous en prie…

Sydney sentait monter une saine colère en elle qui la soulagerait. Elle bouillait littéralement depuis des semaines et particulièrement depuis tous ces événements. Elle se retint cependant . Elle avait besoin de ne pas faire exploser tout cela dès maintenant. Elle poursuivit cependant :

- Je sais ce que vous allez me dire, que vous pensez à tout que je peux vous faire confiance…

Elle s’arrêta sur ce mot qu’elle avait prononcé avec une telle ironie que tout le monde la fixa avec stupeur. Elle entendit alors son père parler :

- Sydney, nous faisons de notre mieux pour faire avancer cette affaire. Notre…implication est forte, je veux dire que plusieurs d’entre nous sont concernés très étroitement par les événements que nous évoquons, mais nous devons restés…
- Je t’en prie, ne me fais pas de leçon de morale et de patience, siffla Sydney.

Elle se recula dans son siège et s’empara du crayon posé devant elle et griffonna sur le papier qui se trouvait à proximité.

Elle n’aimait pas se donner en spectacle mais être obligé de parler à jack ou pire l’entendre tenir un de ses discours raisonnables et implacables étaient au dessus de ses forces.
Kendall de plus en plus mal à l’aise reprit avec un peu de peine :

- En dernier lieu nous devons évoquer ce qui va nous occuper à partir d’aujourd’hui : nous sommes impuissants face à Rambaldi et ce que le Covenant peut faire mais nous pouvons continuer à l’affaiblir  Ils ont perdu un agent en la personne de Miss Reed et bien ils vont en retrouver une avec Miss Fernandès.  Nous sommes en train de lui fabriquer une histoire et un passé qui pourrait justifier une trahison d son pays. Son père a été tué dans les mouvements des black panthers par des agents du gouvernement. La pauvre Pénélope était alors toute petite et n’a jamais su les circonstances de la mort de son père. Elle ne les a apprises que tardivement après un passage dans l’armée. Depuis elle ronge son frein en attendant une occasion de se venger.
- Une fille d’un militant black panthers pourrait devenir membre de la CIA ? demanda Carrie.
- Oui, pourquoi pas ? les états de service de mademoiselle Fernandès sont impressionnants dans les marines. Elle n’a pas connu son père et jamais militée elle même, répondit Dixon, silencieux jusque là. Il ne reste plus qu’à laisser filtrer les informations sur son passé et laisser entendre dans de bonnes oreilles qu’elle est prête à trahir. Ce n’est qu’une question de temps, nos informateurs colportent l’information depuis un moment déjà.
- Aussitôt le contact établi avec Miss Fernandès, Miss Bristow vous serez son agent traitant. Vous connaissez ce genre de situation, vous serez à même de lui donner des missions. Mademoiselle Fernandès est officiellement employée pour remplacer Marshall. Voilà, vous saurez tout quand je vous aurai dit que mademoiselle Fernandès est capable de tenir honorablement le rôle de Marshall et qu’elle a une formation de commando d’élite des marines.

Le silence plana dans la salle pendant quelques secondes. Sydney sentait que sa voisine suscitait une admiration réelle. Elle était heureuse elle même que le passé de sa nouvelle collègue intéresse à ce point, ils oubliaient ses problèmes à elle. Seul son père la fixait de loin sans ciller, impénétrable. Il savait qu’elle préparait quelque chose comme Dixon d’ailleurs dont le regard méfiant la balayait parfois.
Celui-ci d’ailleurs ajoutait :

- Enfin, une dernière chose…l’agent Vaughn va un peu mieux. Il est sorti de l’ hôpital et…a été incarcéré à la prison militaire de San Antonio. Les charges retenues contre lui sont assez lourdes et son état le permettait .

Sydney ne put s’empêcher de soulever un sourcil ironique.

-Il représente un tel danger pour la société ?

Dixon et Kendall échangèrent un regard ennuyé.

- Nous sommes de votre avis, Mademoiselle Bristow, mais il a enfreint plusieurs lois fédérales et pris des risques inconsidérés et plus grave encore en a fait prendre à d’autres.

Sydney préféra se taire. Elle refusait de plaider la cause de Vaughn devant toute une assemblée attendant avidement qu’elle explose et exprime le fond de sa pensée.
La réunion se terminait et tout le monde se levait. Elle sortit rapidement sans saluer personne. Elle accélérait l’allure quand elle entendit des pas derrière elle qui se rapprochaient. Elle savait de qui il s’agissait et elle réprima l’envie de courir mais c’était stupide et elle s’arrêta au contraire brusquement. Jack manqua de buter contre elle. Elle se retourna lentement et le regarda . C’était son père celui qui l’avait soutenu toute cette année terrible et qui l’avait trahie comme les autres.

- A quoi penses-tu ? je sens que tu veux faire quelque chose ? demanda t-il sur le ton de la confidence.
- Je ne sais pas de quoi tu parles. Je n’ai rien à te dire et si je préparais quelque chose je ne te le dirais pas.
- Ne tente rien pour sortir Vaughn de prison pour le moment. Ce serait stupide ils ne le garderont pas longtemps je pense.

Sydney le regarda tentant de cacher la colère et le mépris qui l’envahissaient.

- Je ne crois pas que tu aies le droit de me donner un seul conseil même pas celui de me brosser les dents le soir, tu vois. Et surtout je ne crois que tu puisses encore oser donner des conseils pour Vaughn parce que tu es en partie responsable de là où il est. Et je ne te pardonnerai jamais de l’avoir laissé prendre ces risques, jamais !
- Quels risques ? Pour qui les a t-il pris ? Qui est responsable en partie de son incarcération ? répondit Jack avec flegme.

Sydney s’était rapprochée de son père le visage déformé par la rage. Elle haletait Jack recula légèrement, il sentait presque physiquement l’hostilité de sa fille.

- Laisse moi passer, s’il te plait, lui dit simplement Syd en le toisant.

Elle avait eu envie de lui lancer toute sa hargne au visage mais elle s’en abstint
Jack se détourna et Sydney passa la tête haute à côté de lui, le souffle encore frémissant. Il la regarda s’éloigner fermant plusieurs fois les paupières comme pour chasser une poussière.

Sydney se dirigea toujours d’un pas rapide vers le bureau de Dixon. Elle avait retrouvé une partie de son calme quand elle frappa trois petits coups secs. Elle entra en entendant la réponse étouffée de Dixon . Il était assis sur un coin de son bureau et l’attendait.

- Bonjour Sydney, dit-il d’une voix contrainte.
- Oh, pourquoi ce ton ? essaya t-elle de plaisanter.
- Je m’attends au pire, je sais que tu as quelque chose derrière la tête.
Il avait un visage sinistre.

- Je suis désolée, Dixon, mais je ne peux plus fonctionner comme avant avec vous. J’ai des …exigences.
- Vas-y, dit Dixon sans conviction.
- Et bien, en premier lieu, je veux voir Vaughn.
- Ca commence bien ! Il n’a droit à aucune visite des personnes impliquées dans la mort de Lauren et dans ses activités liées à la CIA, ce qui est précisément ton cas, je te le rappelle. Il n’a pu recevoir la visite de sa mère qu’hier…
- Je sais tout cela mais je m’en fiche éperdument. Je veux le voir. Et autant te le dire tout de suite, je veux qu’il sorte aussi au plus vite de ce pénitencier.

Dixon soupira et se leva pour marcher en direction d’une fenêtre. Sydney le suivit des yeux. Il paraissait las et tendu.

- Ecoute Sydney, je savais que tu me demanderais quelque chose de ce type mais à part son avocat personne…
- Intéressant, ça ! Et si son avocat devenait une avocate ? demanda Sydney, mutine, la bouche arrondie de façon comique.

Dixon ne put s’empêcher de sourire.

- Tu ne laisse rien tomber. Bon, admettons, je t’aide à te faire passer pour une avocate. Et après ?
- Après je lui aurai dit ce qu’il doit entendre et je passerai à l’autre phase, celle de sa sortie.
- Et comment ?
- Et bien, je venais aussi te voir pour ça. Qui gère cette enquête ?
- Des gens très puissants : FBI, et ministères. Tu n’as pas le bras assez long.
- Moi non. Mais mes supérieurs peut être.
- Mais pourquoi interviendraient-ils dans une affaire que tout le monde déplore ? Outre le fait que Vaughn a violé je ne sais combien de lois fédérales, il a tué sa femme empêchant toute exploitation des informations qu’elle aurait pu livrer.
- Il reste Sark.
- Oui mais il en savait visiblement moins long qu’elle. Et puis, et je te dis ça en confidence, elle avait été repérée par le contre-espionnage depuis quelques semaines et ils avaient l’intention de lui tendre un piège. Vaughn a tout fait tomber par terre.
- Il l’a fait pour moi !s’exclama Sydney !
- Raison de plus pour que tu ne l’approches pas !

Sydney avait le visage assombri et croisa ses bras sur sa poitrine et se retourna vers la porte. Dixon crut qu’elle sortait ce qui l’étonna grandement. Il ne pensait pas pouvoir la convaincre. Et en effet, Sydney vira brutalement sur elle-même et dit :

- Je refuse de jouer encore un rôle quelconque dans cette histoire. Je refuse de continuer à travailler en sachant Vaughn en prison et dans une équipe que je n’ai pas agréé. Je ne veux pas être l’agent traitant de cette fille aussi douée soit-elle ! Tu peux en référer à nos…supérieurs ceux qui sont si outrés que Vaughn ait tué Lauren. Ils perdent deux agents au lieu d’un !
- Et tu vas faire quoi ? démissionner ?
- Non, je vais attendre qu’on me réponde ! Je doute qu’on me laisse partir même si je le voulais, n’est-ce pas ?

Dixon savait que c’était vrai. Sydney était à la confluence de trop d’affaires pour que son départ soit considéré comme normal. Elle restait plantée farouchement au milieu de son bureau et il cherchait des arguments à lui opposer mais il n’en trouvait pas. Difficile lorsqu’on est pas convaincu d’avoir raison.

- Bon, je vais aller le voir, comme je te l’ai dit.

Il acquiesça de la tête reconnaissant ainsi sa défaite.

- Je pense à Nora Campbell, avocate à Los Angeles, qu’en penses-tu ?

Il ne répondit pas la laissant sortir sans rien objecter.

--Message edité par scg le 2004-10-04 22:39:28--

 juliathorne
 Messages postés : 3290
 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 04/10/2004 22:56:32
Send a private message to juliathorne
enfin tu sais déjà ce que je pense de ta fic mais j'officialise ça ici!
je trouve les persos super bien choisis et réalistes! les nouveaux sont géniaux et craint de réalisme et les anciens sont comme ils sont dans la série! enfin de plus le concet de l'histoire est super intéressant!
efin en bref! je suis fan! j'adore!
bravo !!!

Miaouuuu
 Butterfly
 Modérateur
 Messages postés : 7183
 ...la machine il dire...
 Butterfly
  Posté le 04/10/2004 23:28:29
Send a private message to Butterfly
C'est une idée géniale cette nouvelle fic.
En attendant Alias, c'est chouettement bien écrit.  
On peut sentir la colère de Syd à travers les lignes.

La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde
 gnit
 Messages postés : 4095
 agent triple :)
 gnit
  Posté le 04/10/2004 23:31:45
Send a private message to gnit
suggestion en passant: si vous voulez que j'héberge sur mon espace web vos fic (format doc, pdf...) ya pas de probleme. Comme ca tout le monde ici pourrait les télécharger et les lire tranquilement.

--Message edité par gnit le 2004-10-04 23:32:41--

You gotta understand that I need a helping hand
Somebody who takes care of me
 saralias
 Messages postés : 2355
 agent triple :)
 saralias
  Posté le 05/10/2004 08:05:16
Send a private message to saralias
Woaw je suis fan !

Fanfic génial en attendant la saison 4 !

Bravo    

http://img278.imageshack.us/img278/432/1miabann2jg.jpg
 Boite-à-musique
 Messages postés : 1522
 agent double
 Boite-à-musique
  Posté le 05/10/2004 20:18:39
Send a private message to Boite-à-musique
waouh génialissime ! j'adore , super style , super bien écrit !!!! tu as très bien cerné le contexte !

JJ c'est toi? lol

Elle n’était pas digne de toi
Faut surtout pas que tu la regrettes
En plus elle te trompait
On le sait on se l’est tous faite
Vraiment tu mérites mieux
Elle ressemble à Jean Gabin
Nous remercie pas mon vieux
C’est fait pour ça les copains
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 05/10/2004 21:26:52
Send a private message to scg
euh bam, tu m'as dévoilée! en fait je m'appelle janine josette A.
J'en dis pas plus je voudrais pas que mes voisins me reconnaissent!
En tous cas merci à tous et je continue la suite!
A bientôt!

 canette
 Messages postés : 2469
 agent triple :)
 canette
  Posté le 06/10/2004 14:24:49
Send a private message to canette
Super, j'ai adoré!!!!
Bravo et continu comme ca!

Tite Canette

http://aucoindufeu.hostonet.org/index.php
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 13/10/2004 23:17:31
Send a private message to scg
voici la suite, donc le chapitre 2. j'espère que ça vous plaira je m'essaye dans un style que je ne maitrise pas bien.





Chap 2


Sydney rentra chez elle ce soir-là épuisée. Elle avait passé le reste de la journée à organiser sa journée du surlendemain qui devait la conduire jusqu’à la prison Elle s’écroula sur son canapé en balançant ses bottes le plus loin possible. Elle écouta le silence de l’appartement à cette heure déjà tardive. C’était à ces moments là qu’elle ressentait vraiment sa solitude. L’appartement n’était pas totalement silencieux pourtant. On entendait le bourdonnement de la climatisation, ce qui était encore pire que le silence complet dans cet appartement impeccable qui ne semblait pas vraiment habité. Elle ne parvenait pas à s’y trouver bien malgré ses efforts. Elle ne regrettait pas tellement son autre appartement indissolublement lié à ses amis mais elle n’arrivait pas à faire son nid seule ici. Elle y imaginait sans cesse Vaughn qui poussait une porte C’était plus fort qu’elle et ceci depuis de longs mois. Elle n’était jamais parvenue à tirer un trait sur leur histoire même quand elle avait toutes les raisons de penser que le mariage de Vaughn était au beau fixe. Elle avait découvert toutes les nuances de la jalousie et de la souffrance qu’elle engendre. Elle avait pourtant essayé de toutes ses forces mais imaginer Lauren touchant Vaughn provoquait en elle des flots de haine brûlante. Apercevoir Lauren à un détour d’un couloir lui causait la même sensation qu’une craie crissant sur un tableau noir. Elle se gardait bien d’interpréter cela comme une intuition de sa trahison. Non, c’était une jalousie dévastatrice et primaire. Sa mort ne lui avait causé aucune pitié mais aucun soulagement non plus. Même morte, elle restait là responsable de l’incarcération de Vaughn et du désastre de leur vie à tous deux.
Elle soupira en se relevant et se dirigea vers la salle de bain en se disant que si les choses avaient été différentes en rentrant à la maison le soir, elle aurait sans doute fait les mêmes gestes mais en attendant quelqu’un et elle n’aurait jamais remarqué que la climatisation était asthmatique.
Dans quelques heures , elle allait revoir Vaughn. La dernière vision de lui, c’était son corps sur un lit d’hôpital, pâle comme la mort, si blanc qu’elle avait passé sa main sur son visage pour en sentir la chaleur synonyme de vie. Elle avait senti aussi son souffle sur sa paume, léger. Elle avait eu si peur alors. Pendant de longues heures, elle n’avait rien eu à faire qu’attendre et penser.
Elle était tombée dans ses bras en le voyant presque défaillant, le bras tremblant sous le poids de l’arme qui avait tué Lauren. Elle l’avait embrassée, ils s’étaient embrassés parce qu’elle l’avait totalement retrouvé dans ce geste fou de venir la sauver en traversant le monde blessé et seul. Et peu importait alors que ce soit sur un champ de bataille et de mort. Ils auraient pu être n’importe où, il n’y avait qu’eux. Ils avaient ce pouvoir là.
Il l’avait regardé intensément et douloureusement. Elle avait lu dans ses yeux toute la souffrance et tout le regret qu’il ressentait et instinctivement elle avait voulu le rassurer, lui dire qu’ils étaient plus forts que tous les obstacles de la terre, que toutes les Lauren de l’enfer. Mais il avait commencé à glisser contre elle lentement et elle avait mis quelques secondes à comprendre qu’il perdait connaissance car ses yeux restaient accrochés aux siens. Puis son regard s’était voilé et elle avait du faire un gros effort pour le retenir. Paniquée, elle s’était laissée tomber sur le sol en le tenant dans ses bras. Avec effroi, elle avait passé la main sous sa veste et avait trouvé son dos poisseux de sang. Il avait surestimé ses forces et elle se trouvait loin de tout avec un homme dont la vie ne tenait qu’à un fil. Elle avait fouillé dans se poches pour trouver son portable dont les batteries étaient à plat et elle avait ensuite fait celles de Vaughn. Son cellulaire fonctionnait mais elle était si fébrile qu’elle avait eu du mal à faire le code d’alerte. Une voix impersonnelle lui avait répondu et avec un calme imperturbable avait écouté ses explications entrecoupés de sanglots. Elle sentait que son légendaire sang froid lui échappait. Pour une raison impossible à éclaircir, elle était dévorée par l’angoisse de le perdre. Les secours étaient arrivés assez vite en fait mais elle avait eu l’impression qu’à chaque seconde Vaughn s’affaiblissait. Elle lui parlait doucement et lui expliquait que tout irait bien, que c’était fini.
Les médecins avaient été rassurants. La blessure s’était rouverte mais les poumons tenaient le choc. Il pouvait même être rapatrié à LA à condition de le maintenir inconscient. Elle avait passé donc un long moment plus sereine mais pensant à leur avenir difficile après son rétablissement. Elle n’avait pas été étonnée de voir des hommes du contre espionnage et des agents de toutes sortes de service à Dover. Vaughn allait devoir s’expliquer sitôt qu’il irait mieux. Elle avait passé le vol à se dire qu’elle ne le voulait pas. Mais elle voulait aussi tirer au clair les derniers mots de Lauren dont elle ne saisissait pas le sens mais qui l’inquiétaient. Elle même devait répondre à beaucoup de questions, elle avait peu de temps. Elle avait décidé de régler ce problème, de se rendre en Allemagne. Elle avait déjà trouver des renseignements sur cette banque de Wittenberg et se répétait les chiffres comme un leitmotiv : 1-0-6-2. Elle n’en avait parlé à personne. A qui en aurait-elle parlé ? Elle aurait pu le dire à Vaughn mais elle n’avait pas voulu et pas pu. Il avait sombré si vite mais en toute honnêteté, elle ne lui aurait pas dit. Avec une profonde tristesse, elle savait que la confiance entre eux s’était effritée, que ce qui les avait tellement uni au départ s’était distendu. Elle doutait maintenant de parvenir à renouer une relation de la qualité qu’elle avait connue. Elle avait l’impression que l’irréversible s’était produit et elle ne savait pas si retravailler à la CIA avec lui serait vraiment possible. Surtout que depuis, la trahison s’était étendue. Avec douleur, elle se souvint du regard glacial et menaçant de son père en Allemagne. Maintenant, elle était seule, vraiment seule. Elle l’avait peut être été avant mais elle l’ignorait. Elle devait se sortir seule de cette mauvaise passe et elle ne savait pas où cela la mènerait. A Nadia peut être ?
Rien ne pouvait le laisser croire mais elle avait au moins ce but.

Elle commençait à se déshabiller quand la sonnette retentit. Elle avait une idée de qui venait la voir. Jack…
Elle se décida à ouvrir. Autant régler les futures relations avec lui. Elle n’avait pas eu le temps de lui dire ce qu’elle pensait de tout cela et de son attitude. Ils étaient face à face dans cette salle minuscule quand les premiers agents de sécurité étaient entrés, alertés par une alarme silencieuse qu’elle avait déclenchée en ouvrant le coffre 1062. Ils avaient du assommer chacune deux gardes et fuir rapidement. Ils s’étaient séparés à la sortie alors que Jack cherchait à l’entraîner, elle avait refusé avec fureur. Elle ne voulait plus rien de lui, rien. Pas après ce qu’il lui avait fait.
Elle se dirigea vers la porte et respira un grand coup avant d’ouvrir. Jack était là en effet. Malgré la chaleur, il portait un imperméable sombre. Il avait le visage dans l’ombre et elle frissonna devant cette haute silhouette qui se découpait sur la nuit. Elle avait toujours eu un peu peur de lui en fait. Elle résista à l’envie de lui claquer la porte au nez mais ne lui permit pas d’entrer.

- Bonsoir, dit-il très calme comme toujours.
- Bonsoir, répondit-elle essayant de tempérer son agressivité.

Ils se mesurèrent du regard. Il reprit :

-Tu devrais me laisser entrer, tu n’as certainement pas envie que tes voisins profitent de notre conversation.
- Mais je n’ai rien à te dire, moi
- Moi si ! Laisse moi entrer s’il te plait, Sydney.

Il était toujours ferme mais il avait presque supplié. Elle se déplaça, lui laissant la possibilité de passer. Elle referma derrière lui et le suivit en direction du salon. Elle le fit asseoir mais ne lui prit pas son imperméable. Elle ne voulait pas le mettre à l’aise.

- Alors ? que veux tu me dire ? va au fait ! lança t-elle avec impatience.
- Je voudrais t’expliquer pourquoi tu as découvert ce projet en Allemagne et t’expliquer en quoi il consiste.
- Je crois que c’est inutile. J’ai compris l’essentiel.
- Non, tu ne peux pas savoir quelles sont mes motivations , c’est ça l’essentiel.
- Tes motivations ? Mais sait-on jamais quelles sont tes motivations ? les connais-tu toi-même ?

Elle avait élevé la voix. Elle essayait de se maîtriser mais elle avait tellement mal en même temps.

- Oui, j’avais de sérieuses motivations. Elles sont très claires, je voulais te protéger…
- Et bien, quelle curieuse façon de me protéger que de m’exposer à d’autres dangers. Me laisser à portée de main de ton ennemi Sloane par exemple.
- Syd, quand j’ai découvert que ta mère m’avait épousé pour pouvoir espionner et chercher des renseignements sur Rambaldi, tu étais déjà conçue. Je n’avais pas le choix, je savais que tu étais une enfant particulière et que ta mère voudrait te garder auprès d’elle ou te confier à des chercheurs et ça je ne le voulais pas. Sais-tu ce qu’a enduré ta sœur ?
- Ce n’est pas Irina qui est derrière ce qui lui est arrivé.
- Sans doute mais je en voulais  pas que tu deviennes un sujet d’étude pour n’importe qui. Je n’avais pas le choix.
- Oh si, tu en avais plusieurs de choix ! Tu as poursuivi ta mission de toute façon. Le prix à payer par ta famille et par moi tu l’as négligé. Si tu avais voulu me protéger, tu aurais fait n’importe quoi mais tu ne m’aurais pas inscrit dans un programme de la CIA sur l’éventualité que j’étais l’Elue.
- Un programme secret ! dont j’étais le seul à connaître tous les détails, avec des agents auprès de moi dignes de confiance…
- Laisse-moi rire ! il y avait Sloane !
- Je lui ai longtemps fait confiance, il était mon ami à ce moment et puis Rambaldi et sans doute ta mère aussi lui ont tourné la tête. Il a changé de camp. Je l’ai combattu mais je savais qu’il ne te ferait pas de mal : tu étais si proche de lui depuis toujours…
- Et puis, tellement utile aussi ! j’étais la personne qui pouvait conduire à Rambaldi ! Il ne me ferait pas de mal ! Tu vois c’est ce cynisme, ces calculs permanents que je ne supporte pas ! quand j’aime je ne me demande pas si je dois mentir ou protéger, j’aime.

Un silence profond suivit cette sortie. Sydney se dit que tout cela était malheureusement trop vrai. Elle aimait aveuglément et en toute confiance, avec foi. Elle devenait amère se dit elle avec effroi.
Mais les leçons récentes avaient été dures : Vaughn et maintenant son père alors qu’elle commençait à lui faire confiance, totalement confiance ; il avait été si proche après le mariage de Vaughn. Elle ne savait pas comment elle allait vivre les relations avec les autres maintenant.

- De toute façon, tu aurais dû m’en parler beaucoup plus tôt. Rien ne justifie que maintenant, avec mes fonctions et nos liens tu ne me l’aies pas dit. Rien. Je n’arrive pas à envisager comment tu as pu me parler et feindre la surprise quand nous avons appris que j’étais l’élue. Tu paraissais tout ignorer, c’est fou ! tu es sans doute encore meilleur acteur qu’agent !
- Tu sais aussi bien que moi que pour être un bon agent, il faut pouvoir feindre.
- Oui mais avec moi tu n’es pas qu’un agent. Tu es mon père. Je voudrais que tu oublies que tu es un agent de temps en temps.
- C’est impossible. Nos vies sont trop mêlées à tout ça.
- Moi j’y parviens. Je garde de la sincérité en tous cas. Alors pour le moment, s’il te plait, évite-moi ! laisse-moi tranquille !
- Mais je voudrais te parler de ta mère, de Katya de tous ceux qui ont joué un rôle là dedans, le père de Vaughn…
- Je ne veux pas savoir tout cela. Pas tout de suite. Je sais que Katya a aidé ma mère et qu’elle travaillait pour le KGB, je sais que le père de Vaughn a été tué à cause de moi, parce qu’il devait surveiller ma mère et qu’elle l’a découvert. Ca suffit. Cette affaire empoisonne ma vie depuis des années. Je veux revoir ma sœur et en parler avec elle. Nous avons le même passé de victime innocente sacrifiée sur l’autel de la recherche et des services de renseignement. Je veux l’empêcher de souffrir davantage de tout ça.
- Tu pars dans une mauvaise direction. Tu ne connais rien de cette fille.
- C’est vrai. Mais toi, je croyais te connaître et tu vois où ça m’a mené ?

Il se tut. Il avait les lèvres serrées. Il rajouta en murmurant presque.

-Tu n’aurais pas dû écouter Lauren. Elle ne pouvait que te vouloir du mal, pourquoi as-tu suivi ce qu’elle disait ?
- Parce que lorsqu’on est en train de mourir, on ne ment plus, je crois. Parce qu’elle a trouvé les mots justes aussi. Elle a parlé de manipulation. Elle avait raison. Quelqu’un ou quelque chose s’amuse à nous pousser sur un échiquier comme des pions et nous obéissons stupidement. La CIA fonctionne là dedans le FSB et le KGB avant, le Covenant…et puis toi aussi d’une certaine façon, je viens de le découvrir.
- Lauren te haïssait, elle pouvait mentir.
- Oui mais elle n’a pas menti, n’est-ce pas ? Et tu le savais, hein ? Tu savais qu’elle me le dirait. Si Vaughn avait réussi à la tuer à Los Angelès, tu aurais été débarrassé d’elle ? mais Katya est intervenue, elle agit pour Irina, c’est ça ? Elle a failli tuer Vaughn pour préserver Lauren, pourquoi ?

Elle même se perdait en conjectures mais elle vit au visage de Jack qu’il se fermait comme une huître. Il ne dirait plus rien . Elle était trop hostile et le secret certainement trop lourd.

- Ne dis rien ! tu as raison ! Mais, tu vois, je trouve que ta volonté de manipuler Vaughn pour qu’il tue Lauren est méprisable. Toi aussi, tu as exploité sa douleur , comme elle et ça c’est odieux et dangereux.
- Oui mais Lauren morte c’était la liberté pour lui comme pour toi.
- Pas comme ça, Jack, pas comme ça. Nous ne sommes pas libres, tu le sais.

Elle avait parlé d’une voix lasse et elle vit à quel point il paraissait soudain fatigué aussi. Sans le vouloir, elle venait de lui faire comprendre mieux que tous les mots que quelque chose était brisé entre eux. Elle l’avait appelé Jack. Il se leva brusquement et sans prononcer une parole d’adieu sortit de son appartement en tirant la porte doucement derrière lui.
Sydney porta la main à sa bouche dans une vaine tentative pour étouffer un sanglot. Elle avait fait ce qu’elle devait faire mais que la douleur était forte !

 Butterfly
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 ...la machine il dire...
 Butterfly
  Posté le 14/10/2004 12:00:33
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Pas mal, pas mal du tout.  

Pauvre Syd. La trahison est vraiment difficile à supporter pour elle.

Jack est un méchant bonhomme.  

La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde
 saralias
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 saralias
  Posté le 14/10/2004 12:25:55
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Exellent chapitre !

Pauvre Syd, c'est tres dur pour elle et tu exprime tres bien ses sentiments, le dialogue jack/syd est exellent aussi  

http://img278.imageshack.us/img278/432/1miabann2jg.jpg
 canette
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 canette
  Posté le 14/10/2004 14:02:24
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J'aime beaucoup!!!!
très belle ecriture!!!!


Tite Canette

http://aucoindufeu.hostonet.org/index.php
 scg
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 scg
  Posté le 23/10/2004 01:22:22
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bon et bien en route pour le chapitre trois en espérant quil vous plaise!





Chap 3 :



Elle se réveilla ce matin là avec un mélange d’amertume et d’expectative qui la mettait dans un état de nervosité inhabituelle. Elle avait passé de longues heures à ressasser la confrontation avec son père et surtout la lecture des documents confidentiels à Wittenberg . Elle se souvenait des ces documents officiels top secrets avec des tampons partout et où figuraient le nom de son père et le sien. La petite Sydney Anne Bristow avait quelques heures quand avait commencé les premiers examens médicaux qui devaient prouver la réalité de ce que disait Rambaldi. Les moyens techniques de l’époque étaient insuffisants et avaient ralenti la conclusion. Ces examens avaient été poursuivis tout au long de son enfance et de son adolescence, elle en avait un clair souvenir bien qu’elle n’ait jamais compris ce qu’ils représentaient. Puis il y avait eu des batteries de tests divers qui cherchaient à démontrer sa supériorité intellectuelle et son exceptionnelle aptitude à toute sorte de choses. Elle ne se souvenait pas de tout mais l’ensemble était consigné et son père avait veillé à tout. Il avait aussi organisé des déplacements fréquents, des déménagements avec ou sans lui, des changements d’école. Il avait fabriqué son enfance solitaire. Le seul pôle permanent était les Sloane dont il avait pensé à juste titre qu’ils la protégeraient. Il y avait aussi ce rapport soulignant la dangerosité de l’influence de sa mère et le projet jamais abouti de la séparer d’elle définitivement. Ce projet n’avait jamais été mis en œuvre parce qu’ Irina était morte autrement dit avait disparu d’elle même abandonnant sa fille. Il y avait aussi les différents projets relevant d’un apprenti sorcier comme le projet Noël. Elle avait suivi plusieurs de ces programmes. Elle était sans doute la petite fille la plus dangereuse de sa génération et la plus préparée à entrer dans un service de renseignements. Le rapport disait qu’elle était la plus douée. Y avait-il d’autres enfants ? Sa lecture avait été rapide mais elle avait un souvenir presque photographique de ce qu’elle avait lu.
Elle allait devoir vivre avec ce passé et le fait que son propre père avait joué un rôle fondamental dans cette enfance anormale. Le pire était qu’on ne lui avait rien dit et que la plupart des tests et des examens médicaux étaient faits en classe ou lors de visites normales chez le médecin. Elle était un cobaye humain sous le microscope de son père.
Elle avala avec peine un petit déjeuner luttant pour reléguer dans un coin de son esprit ces souvenirs dérangeants. Elle avait du travail ce matin et une visite perturbante en perspective. Elle allait prendre l’avion et rejoindre le pénitencier où se trouvait Vaughn en plein désert du Nouveau Mexique. Elle avait choisi de se donner un physique avantageux : blonde aux cheveux soigneusement noués en chignon, avec un tailleur chic, sombre et des talons aiguilles. Au dernier moment, elle avait rajouté une paire de lunettes qu’elle avait perchée sur le bout de son nez. Cela lui donnait un petit air pervers qui allait lui rendre service. Elle était donc Nora Campbell avocate de la CIA dépêchée auprès d’un client qui pourtant venait d’en récuser deux. Elle ne savait pas ce qu’elle allait dire à Vaughn mais elle refusait qu’il se punisse de cette manière. Après un dernier regard dans son miroir, elle sortit. Le taxi venait d’arriver et la conduisit à l’aéroport pour un vol jusqu’à San Antonio. Elle passa toute la durée de ce voyage à relire des notes sur le système de sécurité de la prison que Marshall aurait qualifié de ridicule. Ses concepteurs pensaient visiblement que le désert était la meilleure garantie de sécurité. La cellule de Vaughn était ultramoderne avec un système de verrouillage sophistiqué mais il n’y avait pas de système d’écoute des conversations perfectionné. Des caméras de vidéosurveillance seulement. Il suffisait qu’elle reste très professionnelle et la conversation pourrait rouler sur tout type de sujet.
La chaleur était accablante à San Antonio. Un vent chaud très sec soufflait du désert assoiffant la bouche et la peau. Elle devait rester fraîche pourtant. Si elle arrivait dépenaillée et transpirante elle serait moins convaincante. Vingt minutes en voiture et elle était en plein désert devant le pénitencier. Les architectes avaient poussé l’humour jusqu’à lui donner un style local couleur sable et vaguement mexicain. C’était pourtant une prison réservée aux prisonniers sensibles.
Elle n’eut aucun mal à entrer dans les lieux et fut accueillie par l’adjoint du directeur à qui elle fit son numéro de jeune avocate aux dents longues intéressée par une telle affaire. Elle croisait haut les jambes et papillonnait des yeux derrière ses lunettes. Le pauvre jeune homme était littéralement hypnotisé et n’écoutait pas ce qu’elle disait. Il lui accorda une entrevue de quinze minutes avec son client sans en référer à ses supérieurs ce qui était contraire à tout règlement. De toute façon, cet ordre aurait été confirmé, pérorait-il avec assurance. Sydney fugitivement se dit qu’elle allait encore causer des ennuis à un pauvre type mais ses pensées étaient déjà auprès de Vaughn.
Elle marcha lentement derrière le jeune adjoint qui bavardait en vantant son système de surveillance et l’exceptionnel confort dont jouissait ses détenus totalement isolés dans des cellules individuelles vitrées. Rien n’échappait aux gardes en faction derrière leurs caméras.
Elle était nerveuse, pourtant les risques étaient minimes. Elle arriva enfin devant la cellule. Elle aperçut Vaughn, allongé sur la couchette fixée au mur. Il avait un bras rabattu sur les yeux dans un geste de vaine protection. Elle distinguait juste le bas de son visage mal rasé et pâle. Il était amaigri aussi. Son cœur se serra et une bouffée de colère contre Katya Derevko l’envahit. Il n’avait pas entendu les nouveaux arrivants ou feignait de ne pas les avoir vus. Sydney interrompit d’un geste le mouvement de l’adjoint qui s’apprêtait à appuyer sur le bouton ouvrant le micro de la cellule. Il sembla comprendre et quand Sydney le regarda sans ciller, il opina de la tête et s’éloigna. Il était vraiment stupide. Il s’écoula quelques secondes avant que Vaughn ne se sente observé. Il se raidit et écarta avec lenteur son bras de ses yeux. Sydney savait qu’il la reconnaîtrait malgré sa perruque et ses lunettes parce que sa silhouette ne mentait pas et que Vaughn la connaissait mieux que quiconque. Elle ne se trompait pas. Elle vit immédiatement un léger sourire se peindre sur ses lèvres. Il se leva avec une certaine difficulté et s’approcha de la vitre. Elle fut submergée d’émotion en le voyant si près d’elle mais si inaccessible. Il la regarda longuement sans sourire ni parler comme pour graver ses traits en lui. Puis il dit doucement :

- Mademoiselle Campbell ?

Elle hésita, sur le point de lui dire qu’il pouvait parler sans crainte mais, sans savoir pourquoi, elle changea d’avis et se tut.

- Je vous attendais, Mademoiselle Campbell.
- Et bien, je suis venue vous annoncer qu’on ne vous oublie pas

Vaughn eut un imperceptible mouvement de la tête mais continua à la fixer sans ciller. Elle était impressionnée malgré elle et en oubliait la déformation des voix par le micro.

- Je pense aussi que vous ne passerez plus un très long moment ici. Votre libération sera accélérée par la… procédure que je vais mettre en place et qui respecte scrupuleusement les lois.
- Je ne sais pas si ce processus doit être accéléré comme vous dites.
- Oh si, il doit l’être, votre incarcération est injuste et inutile, nous le prouverons.
- Je ne parlais pas de ma culpabilité. Je n’éprouve pas de remords mais je suis coupable de la mort de ma femme. Mais je parle de mon retour à LA. Je ne crois pas que je pourrai reprendre mon emploi et…que je pourrai mener la vie que je souhaite mener avec les gens que j’aime.

Elle ne répondit rien et lui rendit son regard intense. Elle plaqua juste sa main sur la vitre, doigts écartés à hauteur de sa bouche. Il regarda alternativement la main puis Sydney et enfin posa sa propre main contre la sienne au delà de la vitre. Elle sourit doucement.

- Je reviendrai bientôt.

Elle eut droit à un nouveau signe de tête à peine esquissé et à un sourire très léger. Tout était si fragile.

Elle sortit très vite, accélérant dans le couloir de peur de ne pouvoir retenir ses larmes. Elle trouva le jeune adjoint juste derrière la grille qui la conduisait vers la sortie. Il sembla remarquer son visage bouleversé mais ne dit rien. Il allait passer le reste de sa journée à se demander ce que ce détenu silencieux et taciturne avait pu dire à la volcanique Mademoiselle Campbell pour la mettre dans cet état.

Le voyage du retour fut difficile. Elle n’arrivait pas à se satisfaire du peu de mots échangés avec Vaughn. Elle ne savait pas ce qu’elle attendait de lui, elle ne savait plus ce qu’elle voulait vivre avec lui, elle savait seulement que le voir avait susciter un émoi violent, identique à celui qu’elle éprouvait depuis toujours avec lui. Et cela lui déplaisait presque parce qu’elle n’était pas sûre du tout d’avoir une chance de dépasser tout ce qui les séparait maintenant. Même libre, elle craignait que Vaughn demeure aussi loin d‘elle que derrière cette vitre.
Elle pénétrait dans son appartement quand son bipper se mit à sonner. Elle posa son sac et repartit aussitôt vers le quartier général de la CIA. Rien ne transparaissait de son trouble lorsqu’elle rentra dans la salle de réunion quelques minutes plus tard.
A sa grande surprise, elle était légèrement en avance. Les autres n’étaient pas tous là, notamment son père et Dixon. Elle saluait Kendall quand elle aperçut Weiss dans un coin de la pièce absorbé dans la contemplation de sa cravate. Intriguée, elle s’approcha. Il leva alors les yeux sur elle et lança :
- A ton avis, c’est de la soie ou du shantung ?
- Quoi ? ta cravate ? répondit-elle, interloquée. C’est quoi le shantung ?
- Je ne sais pas.
- Alors que fais-tu à palper cette cravate en te posant des questions auxquelles tu ne peux pas répondre ? lança t-elle, amusée.
- Tu sais quoi ?
- Non !
- Et bien, d’après Penny, c’est de la soie. Elle m’a dit que j’étais un homme de goût et que j’avais évidemment fait le choix de la soie.
- Penny ?
- Et bien Mademoiselle Fernandès.
- Ah bien sûr ! Tu l’appelles Penny ? et elle te fait des remarques sur la qualité de ta cravate ?
- Et bien oui, entre collègues…
- Je suis aussi collègue de mademoiselle Fernandès et je peux t’assurer qu’elle ne s’intéresse pas au tissu que je porte et je ne savais même pas qu’on l’appelait Penny.
- Ah bon ? Tu crois que…non, elle aurait…il serait possible que…

Au bord de la crise de rire, Sydney acquiesça de la tête.

- Weiss, je suis à peu près sûre que Penny a complètement craqué pour toi et pour tes goûts vestimentaires.

Il se détourna, cherchant du regard Penelope qui parlait à l’autre bout de la pièce avec Dixon. Sydney de plus en plus amusée, remarqua son air renfrogné quand il distingua les deux têtes rapprochées. En quelques secondes, il traversait la salle, prêt à l’abordage de la belle Penny.
Cet instant lui avait fait du bien. Elle avait désespérément besoin de gens heureux autour d’elle. Weiss méritait plus que tout autre de l’être. Il fallait que Penny soit à la hauteur.
Les autres personnes arrivaient dans la salle et la réunion put commencer. Le pauvre Weiss n’avait pas eu le temps de se rapprocher de Penny et il s’assit en grommelant. Sydney observa son père qui ne lui avait pas adressé la parole. Elle soupira ; elle avait la confirmation de son incapacité à travailler de nouveau, comme avant avec tous ces gens et particulièrement son père. Elle devait prendre une décision rapide. Elle regarda Linda Grafton qui compulsait avec sérieux des documents. Elle se tenait debout et allait visiblement diriger la réunion. Dixon se tenait en retrait. En effet, Linda prit la parole :

- Bonjour à tous, je vais, aujourd’hui diriger le briefing. Je vais en fait diriger une nouvelle cellule dont le travail sera d’infiltrer le Covenant comme nous en avons parlé il y a quelques jours. Vous vous doutez que vous avez été convoqués pour une bonne raison. Et bien, le Covenant a pris contact avec Penelope et nous allons commencer cette mission. Penny va rencontrer un agent . Son nom est Jason Bourne.

Une photo apparut sur leurs écrans posés sur la table. Sydney dut reconnaître qu’il avait tout pour plaire. Agé d’une trentaine d’années, il était brun et mince. Deux extraordinaires yeux bleus illuminaient un visage qui aurait été trop dur sinon. Linda poursuivait :

- Il a un casier plutôt impressionnant. Il a été un homme de main avant d’obtenir des responsabilités. C’est un homme très dur et froid. On ne lui connaît pas de faiblesses particulières et il est très doué pour travailler avec les agents en mission. Ce sera votre alter ego dans le Covenant, Mademoiselle Bristow. Vous allez assurer la liaison avec Mademoiselle Fernandès pour nous, ce qui vous place sous mes ordres directs pour cette mission. Quand vous travaillerez sur d’autres affaires, Dixon prendra le relais.

Sydney reprit péniblement sa respiration. Le ton de Linda lui déplaisait souverainement. La nouvelle chef avait changé par rapport à leur première rencontre. Elle était autoritaire et avait toisé Sydney en lui indiquant sa nouvelle mission. Son regard semblait exprimer un défi. Sydney hésitait à le relever mais elle avait décidé de négocier sa place à la CIA et n’avait pas envie de prendre le risque d’échouer dans ses projets.
Linda reprenait :

- Penelope, vous avez rendez vous ici à LA avec votre contact dans trois heures. Il vous suffira de suivre les instructions qu’il vous donnera. Vous, Sydney avec Weiss, vous serez en back up, à l’écoute de tout ce qui se dira , prêts à intervenir si quelque chose se produit et vous tenterez de voir qui est derrière tout ça, si Jason Bourne travaille seul ou pas. C’est une mission simple, ça devrait bien se passer.

Elle lança un regard de côté à Sydney qui ne put s’empêcher de réagir :

- Oh, je crois que c’est à notre portée, hein, Weiss ? Elle battit des cils pour accentuer l’impression de stupidité laissée par sa voix.
- Il vaudrait mieux, dit Linda d’un ton mauvais.

Elle leva ensuite la réunion et Sydney eut l’impression que tout le monde partait la tête basse sans la regarder. Weiss rejoignait déjà Penny, le regard fixé sur ses admirables jambes. Sydney hésita une seconde puis se dirigea vers Dixon qui se replaiait sur son bureau. Elle s’engouffra derrière lui avant qu’il ne ferme la porte.

- Ah c’est toi !
- Et bien, je suis habituée à des accueils plus chaleureux ! Que se passe t-il avec cette femme ?
- C’est compliqué tu sais…
- Et bien, explique-moi ! je veux comprendre !
- Linda a été nommée car beaucoup pensent que nous avons très mal menés l’ensemble de nos affaires ces derniers mois. Tout est gâché, la mort de Lauren, la disparition de sa mère, de Sloane et ta sœur…Ils ont des doutes sur les capacités des dirigeants c’est à dire sur les miennes et sur les agents. Weiss est considéré comme mou, Vaughn comme perdu dans ses problèmes personnels et toi… tu es trop indépendante. Elle est là pour une sorte d’évaluation de la situation et pour redresser les affaires. Elle m’a été présentée comme notre dernière chance.
- C’est une plaisanterie ? Nous avons plus fait que n’importe quel agent…
- Oui, je le sais mais beaucoup sont gênés par notre indépendance et les liens qui nous unissent. Bref, tu es particulièrement surveillée, méfie toi, elle est très puissante et travaille directement avec le secrétariat d’état.
- Intéressant ! Moi qui cherchais une personne d’influence !
- Ne plaisante pas Sydney !
- Je me ficherais complètement de laisser tomber ce boulot si ma sœur et Vaughn n’étaient pas en vilaine posture actuellement. J’ai besoin de la CIA et je l’utilise.

Elle avait failli dire : comme elle m’a utilisée, mais s’était retenue à temps. Pourtant Dixon la regarda avec intérêt.

- Je sais que tu veux tout changer par la force si il le faut mais fais attention !
- Ne t’inquiète pas ! je suis prudente.

Elle sortit et faillit heurter Linda Grafton qui avançait à vive allure dans le couloir.

- Vous devriez vous préparer Sydney .
- J’allais le faire !
- Dépêchez-vous !
- Je n’ai pas l’habitude de  ne pas honorer mes rendez-vous et encore moins de me faire rappeler à l’ordre au milieu de tout le monde dans un couloir.
- C’est peut être ce qui vous manque, des rappels à l’ordre.
- C’est quoi votre problème, Madame Grafton ? demanda Sydney qui était maintenant folle de colère.
- Je n’ai pas de problème encore ! Mais vous par contre vous risquez d’en avoir un si vous continuez ainsi.
- Ah oui ! Madame Grafton, vous faites très bien votre travail de surveillance mais ne commettez pas l’erreur de sous estimer les gens que vous avez en face de vous
- Vous me menacez ?
- Pas du tout ! je vous rappelle à l’ordre.

Elle s’éloigna, folle de colère. Elle avait encore des frissons de rage qui courait sur sa peau quand elle croisa Weiss, appuyé contre un pilier avec en face de lui Penny qui riait aux éclats. Elle avait un beau rire clair et sonore. Weiss regardait la jeune femme rire comme s’il n’avait jamais vu personne aussi heureux. Ses yeux brillaient . Elle ne le connaissait comme ça. Penny s’interrompit aussitôt qu’elle l’aperçut et reprit son sérieux. Ils discutèrent de la mission pendant quelques minutes puis se séparèrent.
Sydney éprouvait des sentiments mitigés. La mission était simple mais elle n’avait plus envie de travailler comme ça. L’attitude agressive de Linda Grafton avait encore renforcé l’impression qu’elle éprouvait de ne plus être à sa place. Les questions qui la torturaient depuis quelques temps avaient une réponse : elle allait partir après avoir fait ce qu’elle avait à faire

 leitmotiv
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 agent double
 leitmotiv
  Posté le 23/10/2004 09:44:19
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C'était un chapitre génial!!!! Toujours aussi bien écrit et toujours aussi fidèle à la série, je me répète, c'était génial... J'ai particulièrement aimé la rencontre brève mais si intense entre syd et vaughn. J'en ai frémi. Et je suis toute prête à détester cette Mme Grafton.

Mais faut pas nous laisser comme ça!!! A quand la suite?

Tu rêvais d'être libre et je te continue.

Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaitre Pour te nommer ; Liberté.

-vive la country ; bimbo attitude ; vive le champagne fraise-
 saralias
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 agent triple :)
 saralias
  Posté le 23/10/2004 11:16:04
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Un chapitre exellent !

  La rencontre vaughn/syd est bien écrite.

Vivement la suite  

http://img278.imageshack.us/img278/432/1miabann2jg.jpg
 scg
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 agent triple :)
 scg
  Posté le 24/10/2004 20:33:18
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et bien voici la suite! merci pour les encouragements et les commentaires! ça fait plaisir!

Chap 4 :

Sydney se trouvait dans un camion banalisé de la CIA à proximité d’un vaste centre commercial du centre ville de Los Angeles. Le rendez-vous avait été choisi par Bourne et ne plaisait pas à Sydney. Il y avait trop de monde dans cet endroit en plein après midi. Si la mission de Penelope ne se passait pas bien, il serait difficile de lui venir en aide. Quand elle en avait fait la remarque Linda Grafton avait haussé un sourcil et dit vaguement ironiquement que cela lui semblait un choix logique.
Penny devait prendre contact et accepter sa première mission qui serait probablement un test. Elle devait revenir au plus vite ensuite ou chercher de l’aide auprès de Sydney. Le contact entre elles deux était visuel et auditif. Tout semblait simple et parfaitement bien réglé.
Sydney entendit dans son casque la voix ferme et posée de Linda Grafton. Elle avait tenu depuis le siège de la CIA à suivre les communications audios. Sydney y voyait une manière de se faire surveiller et en était très agacée. Elle entendit la voix de Penny qui confirmait bonne réception et, très vite, sur un ton plus tendu l’annonce de l’arrivée de Bourne. Celui-ci était un spécimen masculin particulièrement intéressant. Il traversait l’esplanade devant le centre commercial et s’approchait d’un pas nonchalant de la table où Penny sirotait un jus de fruit. Il portait un élégant costume sombre éclairée par une chemise bleue que Sydney aurait juré de la même couleur que ses yeux. Ceux-ci étaient justement dissimulées par des lunettes sombres  Il était grand, mince et racée. Il était difficile d’imaginer la cruauté et la violence que son casier judiciaire révélait. Il se glissa sur une chaise près de Penny et se retrouva face à Sydney. Elle entendit Penny prendre une aspiration et puis la conversation commença :

- Les boutiques ont fermé plus tôt aujourd’hui, dit Penny, répétant fidèlement la phrase convenue.
- C’est toujours comme ça à la veille d’un jour férié continua t-il.

Le silence se fit, chacun jaugeant l’autre. Puis il reprit en tendant avec nonchalance les jambes sous la table :

- On m’avait dit que vous étiez belle mais le mot est trop fade .
- Merci, monsieur Bourne mais nous sommes là pour autre chose.
- En effet, miss Fernandès.

Le ton s’était durci mais il ne quitta pas sa pose détendue.

- Puisque votre temps semble compter, nous allons aller droit au but.

Sydney se fit mentalement la remarque qu’il faudrait ménager la susceptibilité de cet homme qui éprouvait du plaisir à séduire. Weiss, à ses côtés, regardait avec attention la scène. Il était beaucoup plus concentré que d’habitude, nota t-elle.

- Je suis assez étonnée que vous soyez prête à trahir Mademoiselle Fernandès.
- Penny fera l’affaire si nous devons travailler ensemble. Mes motivations sont personnelles et je pense que vous avez vérifié qui je suis. Vous savez que je peux vous rendre de précieux services. Et moi, je veux définitivement agir contre la CIA. Elle est responsable de beaucoup de …désordres dans ma vie et je ne veux plus l’oublier.
- Je sais ce que sont ces désordres mais il faudra beaucoup plus qu’une lecture attentive de votre cv.
- Je m’en doute. J’attends vos instructions.

Sydney se détendit légèrement. L’entretien se déroulait normalement et elle trouvait Penny très convaincante. Sa voix était ferme et elle avait prononcé avec conviction ses motivations. Cela semblait si facile de conduire quelqu’un à faire confiance…
Bourne expliquait que les missions de Penny seraient plus complexes mais qu’on lui demandait juste de glaner des informations dans un premier temps. Sydney commençait à trouver cet échange anormalement anodin. Il n’avait encore donné aucun ordre précis. Elle glissa dans le micro :
- Penny, attention, cela devient long et inutile. Reste sur tes gardes.
Penny avait presque sursauter mais Sydney comprit qu’elle avait eu raison quand Weiss lui montra deux types visiblement là pour surveiller les alentours. Ils étaient en grand danger d’être repérés elle décida d’écourter au besoin la mission. Weiss avait l’air anxieux. Elle lui posa la main sur le bras dans un geste de réconfort. Puis elle dit dans le micro :

- Penny, attention deux hommes, lunettes et costumes . Tu les repères ? ils sont là pour nous. En cas de besoin tu files.

Elle se reculait sur son siège en surveillant les deux hommes quand elle entendit Grafton dans son casque :

- Pas de danger immédiat, Fernandès. Vous ne bougez pas sans mon ordre. Il est impératif que vous repartiez avec une nouvelle rencontre prévue.

Sydney manqua laisser tomber son casque. Weiss éberlué pâlit et frappa violemment la table devant lui.

- Mais elle est folle ! c’est sa première mission ! elle veut qu’elle fasse une bêtise !

Sydney ne répondit pas mais se mit à écouter avec attention l’échange entre Penny et Bourne.
Celui-ci prononça alors le nom de Nadia. Sydney de plus en plus inquiète, se pencha sur son écran et serra les écouteurs contre ses oreilles.

- …que vous devez absolument rapporté.
- Mais, je n’ai pas forcément accès à de telles informations.
- Evidemment ! mais ce n’est pas mon problème.
- La CIA ne sait pas où est Nadia Santos, je ne vois pas comment je pourrais vous aider à la localiser.
- Allons, Penny, je ne vois pas à quel jeu vous jouez. Mais Si vous localisez Sloane, vous avez de bonnes chances de localiser Nadia, or Sloane, la CIA a les moyens de le trouver.

Sydney sentit que Penny avait un moment d’affolement et elle maudit Grafton et ses manipulations qui n’avait pas jugé bon de prévenir les agents en mission d’un fait aussi important. Elle eut envie d’hurler dans le casque tout ce qu’elle pensait d’elle et sa colère de ne pas avoir su que Sloane était repérable. Pendant combien de temps devrait-elle supporter d’être manipulée par tout le monde ? Elle se contenta pourtant de parler calmement à Penny :

- Dis quelque chose Penny ! Dis que tu sais tout cela mais que tu doutes de pouvoir le trouver vite ! gagne du temps !

Elle surveillait en même temps les deux gorilles de Bourne qui faisaient une reconnaissance systématique des gens présents sur l’esplanade et des véhicules. Ils s’approchaient d’eux et elle doutait de pouvoir leur échapper. Elle n’avait pas peur mais Penny était seule sur cette esplanade pleine de monde. Si elle devenait une cible, l’intervention serait difficile au milieu de la foule. Weiss avait fait le même raisonnement qu’elle et il la regardait avec angoisse. De nouveau, elle le rassura et dit :

- Je vais faire évacuer c’est mieux.

Il hocha la tête visiblement soulagé. Elle s’apprêtait à communiquer avec Penny quand elle entendit de nouveau la voix de Grafton. Elle avait visiblement tout suivi et devant les pénibles explications de Penny, elle dit sèchement :

- Penny, obtenez un nouveau rendez vous, vite !

L’effet fut désastreux. La jeune femme qui était mal à l’aise le fut plus encore. Sydney entendit avec stupeur la voix de Penny se casser. Elle était à bout de nerf. Bourne dont l’attitude nonchalante devenait inquiétante la regarda avec attention et commença à regarder autour de lui. Sydney comprit qu’il doutait maintenant de son interlocutrice et qu’il cherchait autour de lui une présence. Il attrapa son téléphone et composa un numéro. L’un des deux hommes en costume répondit. Il était à quelques dizaines de mètres du camion. Au moins il n’avançait plus dans leur direction. Il répondit et poursuivit pendant quelques secondes la conversation. Bourne s’était redressé et s’apprêtait à s’éloigner. Sydney était elle aussi prêt à surgir si l’attitude Bourne devenait menaçante mais Penny semblait se reprendre Syd se précipita sur son micro :

- Penny ! tu m’entends ? tu vas répéter mot pour mot ce que je te dis, ok ? si tu veux bien et te sens capable de le faire, touche tes cheveux.

Penny passa une main plutôt ferme dans ses boucles.

- Allez, on y va : Bourne, arrêtez votre petit jeu ! je trouverai ses informations sur Sloane et Nadia. Mais il va falloir que vous soyez plus franc avec moi. N’amenez pas vos hommes à chacune de nos rencontres ! ce n’est pas discret et c’est inutile. Je veux d’ailleurs savoir ce que vous avez prévu pour cela. Lieu de rencontre et modalités de ces rencontres ?

Penny répétait telle une marionnette. Bourne se rassit lentement et rangea son portable. Les deux gardes se baladaient toujours près du camion. Si Penny avait de nouveau capté l’attention de Bourne ce n’était pas le cas des gardes qui poursuivaient leur inspection. Sydney les surveillait et continuait à parler à Penny. Pendant ce temps, Weiss s’apprêtait à sortir des armes. Ce serait catastrophique mais peut être inévitable.

- Je tiens à ce que ces rencontres se passent bien, Penny. C’est moi qui vous contacte à chaque fois sur ce téléphone portable totalement sécurisé. Attention, il est bourré d’électronique et s’ il est manipulé de façon inhabituelle, je le saurai.
- Pas de problème, Monsieur Bourne
- Jason !
- Oui, Jason.
- Bien, je vais être franc avec vous, je ne vous fait pas totalement confiance et les informations que vous m’apporterez , disons…dans une semaine devront être intéressantes.
- Mais elles le seront.

Sydney se demandait comment écourter l’entretien. Les deux chiens de garde avaient repéré leur camion. Il ressemblait à ce qu’il était : un véhicule de surveillance. Il était noir et avait les vitres fumées. L’un deux s’approchait d’ailleurs, portant la main vers l’intérieur de sa veste vers son arme selon toute vraisemblance.
Bourne se levait et saluait courtoisement Penny qui resta assise. Le garde fut appelé par un sifflement bref. Il hésita, fit un pas en avant puis s’éloigna lentement comme à regret mais Bourne tournait déjà le coin d’une rue et il courut derrière son maître.
Penny soupira dans les écouteurs et sembla se tasser sur son siège. Sydney n’eut pas le temps d’enlever son écouteur, Weiss était déjà dehors marchant d’un bon pas vers le centre de l’esplanade.
Sydney le laissa prendre en charge Penny . Elle resta assise, songeuse. Grafton venait de commettre une grave erreur.
Elle finit par sortir du camion et s’approcha du couple formé par Weiss et Penny. Elle était visiblement éprouvée par les conditions de l’entretien ; Weiss lui tenait la main avec sollicitude et avait posé son autre bras sur ses épaules. Il lui parlait doucement et Syd hésita à les déranger. Le couple semblait ne pas s’apercevoir de sa présence et elle ressentit un regret poignant. Elle aussi avait connu cette totale absence du besoin des autres. Elle se souvenait avec une clarté douloureuse d’éprouver une totale confiance en quelqu’un d’autre . Depuis un an, elle n’avait jamais réussi à retrouver cette qualité de compréhension et cette communication si directe qu’elle se passait parfois de mots. Cela lui manquait tellement qu’elle luttait chaque minute avec elle même pour ignorer ce vide. Et puis parfois, comme à cet instant cela devenait impossible et elle criait en silence. Elle se détourna les larmes aux yeux. Elle doutait de connaître cela de nouveau avec qui que ce soit. Elle marcha rapidement vers le camion qu’une voiture avait rejoint. Elle demanda à l’agent de la conduire rapidement au centre des opérations parce qu’elle avait son rapport à faire. Le ton de sa voix fit se retourner l’agent.
Quelques temps plus tard, elle marchait à pas vifs vers le bureau de Grafton. Elle frappa et entra en même temps découvrant Grafton assise, les lunettes en demi-lune au bout du nez, en train de lire un papier. Celle-ci esquissa le geste de se lever puis se rassit tranquillement. Son regard était calme et assuré. Sydney n’en fut que plus décidée.

- Madame Grafton, vous aurez mon rapport très rapidement sur votre bureau. Je ne voudrais pas qu’une opération couronnée d’un tel succès ne soit pas aussitôt rapportée à tous.
- Epargnez moi vos sarcasmes, mademoiselle Bristow. Il était impératif que cette mission fonctionne. D’ailleurs j’espère que vous n’oublierez pas de signaler que Mademoiselle Fernandès était particulièrement nerveuse.
- Vous tenez vraiment à ce que je dise aussi pourquoi elle était si nerveuse ?
- Vous pouvez dire tout ce qu’il vous plaira.

Les deux femmes s’étaient rapprochées par dessus le bureau.

- Comptez sur moi, Madame Grafton. D’où vient votre certitude que vous ne devrez pas rendre des comptes ? Faudra t-il qu’un agent perde la vie avant que vous admettiez vous et votre hiérarchie que vous avez agi de façon stupide aujourd’hui ?
- Je ne vous permets pas…
- Nous ne sommes pas en train d’avoir une discussion de salon, Madame Grafton. Un agent a failli perdre la vie et même Weiss et moi avons été menacés d’une certaine façon. J’ai longtemps travaillé en couverture avec mon agent traitant qui me parlait dans l’oreille et je peux vous assurer que le stress est si important que vous avez besoin de sa totale sérénité et d’avoir confiance. Je doute que Penny vous fasse de nouveau confiance et à moi non plus. C’est une faute grave et de débutant. Alors je le signalerai, croyez-moi sur parole.

Sydney se redressa frémissante de colère. Elle se sentait mieux après avoir réglé ses comptes avec Grafton. Celle-ci toujours imperturbable murmura :

- Je sais ce que vous êtes en train de faire. J’ai connu votre père jeune, et votre mère aussi. Je connais les méthodes Bristow : intimidation et manipulation.

Sydney vit immédiatement l’opportunité que lui offrait Grafton. Elle refoula les questions que suscitait ses paroles et poursuivit :

- Oui, vous avez connu mes parents, alors je pense que vous savez que je ferai tout pour vous mettre en difficulté avec cette affaire jusqu’à ce que vous partiez à moins que…
- A moins que… ? demanda Grafton avec une pointe de sourire
- Je sais que vous pouvez sortir Vaughn de prison sans procès. Je veux qu’il soit réhabilité.
- Nous y voilà ! Vaughn…le fameux Vaughn…alors vous faites ça pour sortir votre petit ami de prison ?

Sydney se raidit mais refusa de tomber dans la provocation.

- Vous ne salirez pas cette relation avec vos mots Grafton ! vous n’avez pas ce pouvoir.
- Oh, je crois que monsieur Vaughn s’est chargé de la détruire, non ? A moins que, envers et contre tout vous vous accrochiez à lui ? C’est un jeune homme charmant mais je ne comprends pas .que vous abdiquiez toute fierté face à lui. J’ai lu les rapports et je sais qu’il a épousé…
- Ca suffit ! Faites-le libérer ! je ne commenterai pas avec vous ce qui me motive , vous ne le comprendriez pas ! Etes-vous prête à le faire ? sinon mon rapport est dès demain chez Dixon et il suivra la voie hiérarchique. Je doute que votre ambitieuse carrière n’en prenne pas un coup.

Sydney essayait de garder un calme qu’elle n’avait plus vraiment. Elle regardait cette femme qui pour une raison étrange semblait la détester. Elle paraissait réfléchir. Elle se tourna soudain vers elle et dit de mauvaise grâce :

- Je n’aurais pas de problème mais je ne veux pas que la cellule que je mets en place explose. Penny a noué le contact avec cet homme, il faut qu’elle continue. Alors faites un rapport qui présente sa prestation habilement et diminue mon rôle. Vaughn sera libéré assez vite. De toute façon, son emprisonnement devenait un problème.


Syd sortit sans remercier ni saluer Grafton. Elle se doutait que de nouvelles altercations les opposeraient.

 leitmotiv
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 agent double
 leitmotiv
  Posté le 25/10/2004 00:29:28
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C'est toujours aussi bien!!!! ET puis Vaughn qui sort de prison?Mon ptit coeur de shippeuse fait des bonds! (et en plus ça rime!!)....

Je suis impatiente de lire la suite    

Tu rêvais d'être libre et je te continue.

Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaitre Pour te nommer ; Liberté.

-vive la country ; bimbo attitude ; vive le champagne fraise-
 saralias
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 agent triple :)
 saralias
  Posté le 25/10/2004 11:07:14
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Toujours aussi exellent, je suis pressée de lire la suite

Bravo