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| Auteur : | Sujet: fanfiction: Enfances volées, destins partagés.(spoilers saison 3)!! | Bas |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
Combien de fois devrais je te répéter et je parle surement au nom de tous que il n'y a pas de merci ! Cest sincère ! Je vais me facher ! ( et qd je me fache, je deviens une sorte de tomate radio active ! mdr je divague encore !) C'est à toi que je dis merci car tu travailles bcp pour nous ravir ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voila un nouveau chapitre! il parle encore de lauren!!lol allez bonne lecture a tous! (bma je te promets que je ne vous remericierai pas apres ce cahpitre, je vous remercie deja d'avance! lol)Quatre ans plus tard : Demeure des Reed, Angleterre : En ce jour de fin de printemps, tout paraissait faste, le beau temps commence à prendre ses marques, l’excitation des enfants en cette fin d’année scolaire se fait ressentir au dehors. Chez les Reed, l’excitation de l’extérieur ne se ressent pas, un autre sentiment plane au dessus d’eux, la tension. George est là pour une fois. Il tente désespérément de nouer quelques liens avec sa fille qui a bien grandi et bien changé aussi. Il essaie de converser avec la jeune adolescente qui a désormais 13 ans. Ils prennent leur petits déjeuners ensembles, tous les deux, pendant qu’Olivia s’affaire à autre chose. Ils sont dans un grand salon à l’image des grands domaines anglais. Une immense table de style ancien est plantée au milieu. Lauren et son père sont à chacune des extrémités de la table. Ils sont face à face, Lauren n’essaie même plus d’attirer l’attention de son père maintenant, les rôles s’inversent. - Lauren, tu ne veux pas venir avec moi aujourd’hui ? Je comptais faire une balade à cheval dans les plaines. Alors cela te fait envie, ma chérie? Sinon on pourrait très bien aller pêcher ou autre chose? A toi de choisir, je suis tout à toi pour la journée. Dit il, fier de sa proposition. -Euh à vrai dire j’avais déjà autre chose de prévu. Mais c’est gentil d’avoir proposé. Dit elle sur un ton désinvolte. -Ah oui ? Qu’as-tu de prévu ? -Je…je vais avec maman, au bureau. Lança t-elle entre deux cuillerées de céréales la tête baissée. -Et que vas-tu faire là-bas de si intéressant pour refuser une balade avec ton père ? Dit George légèrement vexé par le refus de sa fille. - C’est-à-dire que… -Elle va m’aider à classer des dossiers. Coupe alors Olivia. Nous sommes débordés en ce moment au bureau alors Lauren nous a proposé gentiment ses services. N’est ce pas généreux de sa part George ? -Oui en effet, c’est bien ma chérie, tu es une travailleuse, tu iras loin dans la vie. Dit il alors, oubliant soudainement sa déception. Il s’imaginait déjà avec une fille sénatrice, suivant les ambitions de son père. Avoir une fille n’ayant pas peur du travail très jeune le ravissait. -D’ailleurs il est temps d’y aller Lauren. Tu es prête ? Tu as fini ton bol ? Il est important que nous n’arrivions pas en retard aujourd’hui. -Oui c’est bon. Dit elle avalant sa dernière cuillérée avant de balancer sa cuillère dans son bol en se levant de sa chaise. Elle se dirige alors droit vers sa mère d’un pas hâtif jusqu’à ce que son père l’arrête et réclame une bise. La jeune adolescente retourne donc vers son père et dépose une bise sans émotion sur la joue de son père qui semble néanmoins satisfait du geste. Olivia dit également au revoir à son époux d’un bref baiser déposé sur ses lèvres et partent toutes les deux, laissant George à son petit déjeuner. Siège de l’Association des Enfants Malades d’Angleterre ( A.E.M.A) : Ce lieu aux mauvais souvenirs pour la fillette, lui parait désormais familier. Elle y a passé des heures et des heures à apprendre les ficelles du métier d’espion, à suivre des entraînements physique et mentaux. Elle en connaît les moindres recoins et n’avait plus peur de ce que cachent toutes ses portes. Elle n’avait plus peur de ces bruits étouffés qu’elle pouvait entendre. Elle savait d’où ils venaient maintenant, elle savait à quoi ils correspondaient. Elle connaissait aussi la plupart des personnes travaillant ici. Certains avaient son respect et d’autres sa crainte. Elle était encore impressionnée par certains agents comme par exemple Jackson, le redoutable Jackson. Il avait beau être un ami intime à sa mère, Lauren le tenait pour responsable du tournant qu’a pris sa vie et sait que lui seul peut déterminer son avenir. Il avait donné quatre ans à Olivia pour faire de sa fille une espionne hors pair et déciderait de son devenir au terme de cette durée jugée très généreuse. Aujourd’hui est le grand jour, les quatre ans sont écoulés, le moment est venu de rendre des comptes. Jackson lui a certainement prévu un test. Lauren commence à connaître ce milieu où la parole ne suffit pas, où une preuve de sa loyauté, de sa compétence est désirée. Elle marche dans ce même couloir qu’elle avait parcouru il y a des années de ça. Ses sentiments sont différents aujourd’hui même si la peur est toujours là. Mais une peur différente, elle a peur de mourir, de ne pas être à la hauteur de leurs exigences et d’en mourir. Avant d’entrer dans le bâtiment elle n’y avait pas vraiment pensé, elle était optimiste et se savait à la hauteur. Mais la porte de la salle de réunion approche et l’heure de la vérité aussi. Olivia marche à ses côtés, elle aussi a peur mais ses traits ne révèlent rien de cela. Elle craint de perdre sa fille. Elle a foi en sa fille, elle l’a entraîné sans relâche pour la préparer à ce jour. Elle a été dure avec elle, elle l’a changé, elle l’a détruite pour la reconstruire. Elle l’a façonnée à son image. En effet, Lauren est bien loin de son image de petit ange jouant avec une toupie. Elle est devenue dure, elle est devenue manipulatrice et calculatrice. Même à son jeune âge elle s’accommode très bien à cette vie de mensonge et de noirceur. Elle n’est plus comme les autres enfants de son âge. Elle est froide et solitaire et ne possède pas le sens de l’humour, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle commençait de tout de même, malgré cette épreuve à passer pour prouver son dévouement, à croire en la cause du Covenant. Elle est persuadée que c’est une bonne cause, comme le lui a enseigné sa mère. Elle commence à apprécier ce monde. Jouer le jeu. Ca lui parait tellement évident maintenant. Mentir à son père ne lui semble même plus être une mauvaise chose. « C’est pour la bonne cause se dit-elle ». Elle n’en éprouve aucun remord et ne redoute même plus la prochaine fois où cela devra encore arriver. Les voilà devant cette fameuse salle de réunion où Lauren sera jugée être une gêne ou un atout. Jackson est déjà là campé sur ses deux pieds, les bras croisés face à la porte discutant avec un autre homme que Lauren n’avait jamais vu. L’inconnu est plus vieux que les autres et Lauren découvre son visage dès son entrée dans la pièce alors qu’il se retourne pour les voir, au signe de la tête de Jackson. C’est un homme d’une cinquantaine d’années aux traits aussi durs que Jackson. Elle se dit alors que ce sera certainement son « juge ». Olivia salut les deux hommes et l’adolescente n’a plus aucun doute sur l’identité de cet inconnu. Sa mère fait preuve de tant de respect à son égard qu’il n’est pas difficile à comprendre qu’il est son supérieur et celui de Jackson. Il est sans doute venu se rendre compte sur place du sort de ce nouvel agent de 13 ans dont Jackson lui a déjà parlé. Lauren salut les deux hommes également mais avec plus de réticence que sa mère, elle avait peur de Jackson et l’inconnu ne lui inspirait pas confiance non plus. C’est alors que l’inconnu décide de se retirer en disant : -Et bien, que la démonstration commence. -Naturellement, M.Burguess. Rétorque alors Jackson lançant un regard mauvais à la jeune fille. J’espère qu’elle sera à la hauteur ajoute t-il à l’attention de son amie, Olivia. -Elle le sera. Dit-elle. De toute manière elle n’a pas le choix se murmure t-elle à elle-même avant de s’approcher vers sa fille. -Qu’est ce que je dois faire maintenant ? Questionne la jeune fille voulant en finir au plus vite. -Jackson répond à la place d’Olivia. Et bien ce que je vais t’ordonner tout simplement. Et cela sans délai, c’est bien compris ? -Oui. Dit elle sûre d’elle. Elle reprend alors confiance en elle, cette confiance qu’elle avait perdu en entrant dans le bâtiment. C’est sans doute les poussées d’adrénaline qui lui font cet effet là. Elle regarde alors sa mère pour plus de soutien et de courage. Elle regarde alors Jackson pour lui dire qu’elle est prête. Elle ne sait pas ce qui l’attend mais elle reste confiante. C’est alors que Jackson regarde en direction de la glace se trouvant sur un mur à sa gauche derrière laquelle attendait sans doute M.Burguess et peut être d’autres personnes aussi. Il marque une pause et décide que la démonstration peut commencer. La démonstration, il ne peut pas y avoir un mot plus déplacé pour désigner ce qu’il va se passer. C’était plutôt une épreuve de survie, une épreuve de force mais pas une démonstration. Cela rappelle bien trop les activités du cirque. Jackson prend alors son talkie walkie : -Ici Jackson, apportez le nécessaire pour la démonstration. Il débarque alors deux hommes de noir vêtus avec un autre homme entre eux tenus par les bras par les deux hommes l’entourant. Il a la trentaine à en jugé par son allure et ses cheveux. Il porte un bandeau sur les yeux et un bâillon sur la bouche et il a les pieds et poignets liés entre eux. Il semble effrayé. Lauren regarde les nouveaux hommes entrer avec attention. Olivia a tombé la face depuis l’entrée de ces mêmes hommes. Visiblement elle a compris ce que Jackson attend de sa fille, de sa petite fille chérie. L’homme attaché est littéralement jeté sur une chaise en bois à laquelle il se retrouve attaché, encore. La jeune fille regarde ça sans trop se soucier de ce qu’il se passe, elle observe et puis de toute manière ce n’était pas la première fois qu’elle voyait ce genre de manœuvre, sa mère l’avait préparé à tout ou presque. Olivia ne dit toujours rien et appréhende. Jackson dit alors à ses hommes de quitter la salle et fait signe à Olivia de se taire et de s’éloigner de sa fille. -Voilà ton épreuve Lauren. Dit il comme si cela lui semblait le plus naturel du monde. -Le monsieur ? Demande alors la jeune fille dépitée. -Oui tu vas devoir l’éliminer. Avec cela, rajoute il en lui tendant un pistolet semi automatique. Il n’y a qu’une balle dedans, ne rate pas ton coup surtout. -Je dois le tuer, vous voulez dire ? Jackson acquiesce. La jeune fille se tourne alors brusquement vers sa mère. Elle n’avait jamais fait ça encore. Elle attend une réaction de sa part mais Olivia ne cille même pas. Lauren comprend alors qu’elle est seule face à cette épreuve et qu’elle doit en venir à bout elle-même. Alors, quand elle réalise qu’elle joue sa vie, son regard devient dur, elle regarde l’arme que lui tend Jackson et la lui prend des mains calmement. Elle est concentrée à cet instant où elle regarde l’homme devant elle. Elle s’approche alors de lui. L’homme transpire par grosses gouttelettes et ses mains sont crispées sur les accoudoirs de la chaise de bois. Il sait qu’il va mourir. Il a beau ne pas comprendre cette langue il connaît son sort. Lauren se trouve maintenant à un mètre de lui et le tient en joug. Soudain Jackson lui somme de s’arrêter. Lauren tourne sa tête en sa direction tout en étant coupée dans son élan. Jackson s’approche alors de l’homme étranger et lui retire le bandeau sur ses yeux. -Voilà maintenant tu vas pouvoir affronter le regard du premier homme que tu as tué. Murmure t-il à l’oreille de Lauren avec une pointe de cruauté dans la voix. Il pensait sans doute déstabiliser la jeune fille. Ce n’était pas le cas, Olivia semblait avoir craint ce geste de la part de Jackson mais la jeune fille n’y voyait aucune différence. Elle restait insensible au regard suppliant de l’homme. Elle ne pensait même pas au fait qu’il pouvait avoir des enfants et une femme qui l’attendaient quelque part. Elle ne se demandait même pas pourquoi il était là. Elle n’en voyait tout bonnement pas l’intérêt. Décidemment elle avait bien changé en quatre ans. Elle était loin de cette petite fille aux anglaises jouant bien gentiment dans sa chambre, cherchant l’amour de son père. Elle est devenue comme sa mère l’avait faite : insensible et déterminée croyant en une bonne cause et s’y lançant corps et âme. Elle marque une pause regardait droit dans les yeux de l’homme sans laisser transparaître une quelconque once de sentiments de pitié ou remord. Bang. Elle a tiré. La tête de l’homme tombe sur ses épaules, ses mains se relâchent. Lauren tient toujours son arme dans les mains et même les gouttes de sang éclaboussées sur son visage ne l’ôtent pas de sa concentration. Jackson est agréablement surpris par la démonstration de la jeune fille. Olivia semble retrouver le calme intérieur, elle est fière de sa fille. Sa fille va rester en vie, elle en est sûre maintenant. Lauren baisse enfin son arme et regarde Jackson et sa mère. Son visage reprend une attitude froide mais naturelle pour elle, voyant l’air satisfait qu’ils affichent.Elle rend son arme à Jackson et sort un mouchoir en tissu de sa poche pour s’essuyer le visage de la manière la plus naturelle qu’il soit comme s’il s’agissait de sueur. Sa mère la rejoint et la félicite de cette merveilleuse prestation. Jackson se mêle alors à leur discussion : -Je pense pouvoir affirmer, et cela même sans confirmation de nos supérieurs que Lauren a réussit sa mise à l’épreuve. Nous pouvons donc désormais te nommer agent du Covenant Mademoiselle Reed. Toutes mes sincères félicitations. Il avait comme changé d’attitude envers la jeune fille. Il était respectueux. Lauren adorait ce changement soudain et était fière d’elle. Elle a montré à son âge un sang froid et un professionnalisme hors du commun qui montre qu’elle sera certainement un très bon élément. Finalement, la sévérité de sa mère avait servi. | |||
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
ah mais elle fout vraiment la trouille la petite blonde! si jeune et déjà si noire! et bien Julia que te dire que je n'ai pas encore dit? c'est vraiment très bien vu et je ne sais pas si c'est un compliment mais je me dis que ça a du se passer exactement comme ça! et que tu as connu ces enfants! |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
Waouh (je me répète !lol) ,je suis choqué là ! C'est génial,tu as bien retranscrit le caractère perfide et froid de Lauren! allez avoue ,tu connais jj abrams? bravo! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| Monsieurchat Messages postés : 1380 agent double ![]() |
je suis choqué aussi c'est troublant je trouve que c'est vraimment trés bien décris et trés bien amené ![]() mon dieu je suis presque à apprecier lauren !! | |||
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| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
C'est super bien écrit Pauvre Lauren quand meme --Message edité par saralias le 2004-08-16 10:43:38-- | |||
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| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voila un nouveau chapitre! c'est parti! bonne lecture! Angleterre, Pensionnat pour jeunes garçons : Une jeune autre personne montrait dès le plus jeune âge des capacités hors du commun. Un autre très bon élément se présente. Cela fait maintenant un peu moins de quatre ans que le jeune Julian est dans un pensionnat pour jeunes garçons. Des enfants de six à dix-huit ans vivent ici. La plupart d’entre eux rentrent dans leur famille le week-end et échappent ainsi à cette grande et vielle bâtisse sans âme. C’était un grand bâtiment à la manière des grands manoirs écossais. L’ordre et la discipline régnaient en ces lieux, ce qui au fond, ne changeait pas vraiment les habitudes de Julian. Au moins il n’y était pas battu. Il était, certes abandonné par son père, mais il n’était plus abusé. Durant ces quatre longues années, la haine qu’avait commencé à sentir Julian envers son père n’a fait que s’amplifier. Désormais c’est comme si le jeune garçon était orphelin. Toutes ces années, il s’est contenté de se faire discret et d’être un excellent élève sans problème. Il n’avait aucun ami dans le pensionnat, pas même un camarde de travail, personne. Il ignorait tout le monde et les autres en faisaient de même. Personne à qui se confier, personne avec qui plaisanter, personne avec qui partager du bon temps. Il était déjà très ambitieux et aussi très orgueilleux. Ses professeurs en avaient l’image d’un élève brillant, discret, poli et courtois. Il ne parlait pas beaucoup mais savait beaucoup de choses, assez pour que ce lui soit utile en tout cas. Gymnase du pensionnat, minuit : Julian se tenait au milieu du terrain de basket dessiné sur le parquet ciré du gymnase. Il attendait, debout, les bras croisés. On ne pourrait pas dire s’il était impatient, agacé ou au contraire excité, son visage ne laissait rien paraître. Que faisait-il en ce lieu, sans doute interdit à cette heure si avancée de la nuit ? Le couvre-feu était à vingt-et-une heure d’ordinaire et vingt-deux heures le week-end. Il observait de temps à autre les murs de la salle mais surtout ses hauts plafonds qui paraissaient atteindre le ciel. Une porte s’ouvre dans un immense fracas, sans doute amplifié par l’écho dans le gymnase vide. Un jeune homme d’environ dix-sept ans entre dans la pièce, l’allure assurée et un léger rictus aux lèvres. Il est seul et s’avance vers Julian toujours dans la même position tandis que le calme a repris sa place. Le jeune homme se pose juste devant Julian et le regarde d’un air à la fois amusé et dédaigneux. -Alors c’est toi qui m’as donné rendez-vous ici ? Questionne alors le jeune homme dédaigneux. -Oui c’est bien moi.Répond alors Julian calme et sûr de lui. -Ecoutes moi, j’ai autre chose à faire qu’écouter un gamin alors si t’as un truc à dire, vas-y, finissons-en. Le temps c’est de l’argent petit. -Je suis là pour affaire moi aussi. Le jeune homme explose littéralement de rire. Puis il finit par se calmer et le voilà maintenant sa main près de sa bouche faignant d’être redevenu sérieux mais un reste de sourire est toujours visible. -Bon alors si c’est pour affaire. Dit–il de manière plus qu’ironique. Julian ne prit même pas note de sa pointe d’ironie, il voulait aller à l’essentiel. Son attitude lui était indiffèrent. -J’ai entendu dire que tu cherchais des informations sur notre directeur ou sa famille. Et bien tu seras ravi d’apprendre que j’ai ce que tu demandes. Annonce calmement Julian, ne montrant aucun signe d’agacement devant le mépris dont faisait preuve son interlocuteur. -Et qui t’as dit que j’en cherchais ? Dit-il soudain plus intéressé. -Je l’ai seulement entendu dire. Alors tu es intéressé ? -Ou as-tu eu ses infos ? Et qui es-tu d’abord, je ne te connais pas. -Hé bien pour les infos c’est mon secret. En ce qui me concerne, tout ce que tu as besoin de savoir c’est que je suis Sark. -Sark ? C’est ton nom de code ? Tu ne te prends pas au sérieux toi. Tu tiens vraiment à ce que je t’appelle comme ça ? Dit-il rieur. -Si tu veux que je te réponde, oui. En fait, si quelqu’un te demandes d’où du sort ces informations tu devras leurs dire qu’elle viennent de Sark. Même si tu découvres mon vrai nom, tu ne dois le révéler à personne ou notre collaboration s’arrête là ok ? -Collaboration ? Je ne collabore pas moi, donnes moi ton info, je te donne ce que j’estime être de même valeur en échange et c’est fini. -Et bien à vrai dire, je connais plus d’un secret qui pourrait t’aider à continuer « tes affaires à l’abri ». Tu utilises des secrets de famille sur le directeur pour qu’il ferme les yeux sur tes combines n’est ce pas ? -Qu’est ce que tu veux en échange de ces d’infos ? -Je crois savoir que tu as les doubles de chacune des pièces de ce bâtiment. Je veux un double de la clef de la cuisine. Je veux un libre accès. -Ca peut se faire. Moi j’aimerais savoir si ton info est si géniale qu’elle y parait. Alors tu as quoi à m’apprendre ? -Et bien en fait, c’est au sujet de sa fille aînée, celle de seize ans, Carol ann, elle est enceinte. -Tu parles d’une info, j’aurai fini par le remarquer. -Oui, mais le père est le professeur Saunders. -… comment tu sais ça toi ? -Je te l’ai déjà dit, c’est mon secret. Alors tu acceptes de collaborer avec moi ? Je t’aiderai à maintenir tes affaires en te fournissant les infos que tu veux et en échange tu me donneras ce dont j’aurai besoin. On est d’accord ? -Ok…oui ok ça va, on collabore…Monsieur Sark. Dit-il s’approchant de Julian pour lui serrer la main comme pour sceller leur association. -Euh…et bien j’attends. La clef ? -Ah oui, tiens la voilà, j’en ai une autre dans mon dortoir. Amuses toi bien dans la cuisine. Je te conseille d’attendre la nuit pour y pénétrer, c’est plus sûr. -Evidemment tu me prends pour un débutant ? Dit Julian le plus naturellement qui soit. -Non, bien sur que non. Lance alors le jeune homme amusé de voir cette petite tête blonde tout juste sortit du berceau, mener ses affaires de la sorte et être si arrogant. Et qui me dit que tu ne vendras pas tes infos à quelqu’un d’autre ? -Personne. C’est à toi de t’assurer que j’ai bien tout ce dont j’ai besoin. Répond alors Julian avec un petit sourire aux lèvres. Les rôles s’inversent alors. Julian présente un sourire narquois sur ses lèvres alors que le jeune homme perd le sien. Décidemment Julian avait su tirer profit de cette situation. Le jeune homme s’appelle Gary Mc Carthy. Il est connu de tous dans l’établissement comme l’exemple à ne pas suivre. Il est le mauvais gars de l’école, celui que tout le monde craint mais aussi celui à qui ils rêvaient tous de ressembler ou d’approcher. Il était le bookmaker, le fournisseur en alcool, en bonbons, en magasines osés, en cigarettes et tout autre chose ayant une valeur marchande. Pour couvrir ses arrières il utilisait surtout le chantage. Il essayait de connaître la vie privée de professeurs ou du directeur afin qu’ils fassent semblant de ne rien voir de ce qui se passait autour de lui. Il avait un sens aigu des affaires et ne faisait pas de cadeau. Mais il lui manquait une chose que Julian pouvait lui apporter : la malice. Julian savait comment avancer vite, il faut trouver les personnes influentes. Gary était LA personne à connaître. -Bien, je vois où tu veux en venir. Je crois que tu es du genre à manger à tous les râteliers. Je ferai avec. -Disons que je regarde avant tout mon intérêt. -Tu sais que t’es futé et débrouillard pour ton âge toi ? Tu as quel âge au fait, onze, douze ans ? -Oui je sais. Mon âge n’a que peu d’intérêt. -Bien, alors à plus tard Sark. Heureux de t’avoir rencontré. Ne traînes pas trop ici, je ne voudrai pas que mon meilleur informateur se fasse consigner. Lance t-il en se dirigeant vers la sortie toujours un léger rictus dessiné sur son visage. -… Gary quitte alors le gymnase. Julian reste là un instant, fier de lui et de son sang froid puis je dirige à son tour vers la porte de sortie. Il se dépêche de gagner son dortoir. Il se montre très prudent, il ne doit en aucun cas se faire prendre ou son image d’enfant modèle ne sera plus. Il arrive enfin à la porte du dortoir, il tente de ne pas réveiller le surveillant de nuit à son passage. Tout est sombre ici, et ce n’est pas seulement une question d’éclairage. Il avance dans le noir et se glisse dans son lit veillant à ne pas réveiller son voisin de chambrée. Il avait tenu à organiser ce rendez-vous secret avec Gary un week-end pour avoir moins de risque de se faire prendre. En ce soir de week-end, le dortoir était presque vide ce qui lui facilitait beaucoup les choses. Il est très difficile de se rendre compte qu’un lit est vide au milieu de plein d’autres lits vides. Il se met en pyjama, toujours en silence, sort de son lit et se met à quatre pattes au sol afin d’avoir accès à une petite commode près de son lit. Il retire le tiroir du haut de sa place et scotch la clef de la cuisine en dessous du tiroir, sur la fine planche en bois servant de fond au tiroir. Il jette un rapide coup d’œil au dortoir, pour veiller à ce que personne ne l’ait vu et replace le tiroir dans son encadrement le plus silencieusement possible. Il a maintenant les pieds gelés, le contact du vieux carrelage, même l’instant d’une minute, ne l’a pas épargné. Il tente de les réchauffer sous les couvertures et en frottant ses pieds l’un contre l’autre mais il ne réussit qu’à étendre la zone de fraîcheur. Il stoppe alors toute tentative future et attend seulement que ça passe. Il n’arrive pas à dormir. C’est peut-être l’excitation d’un nouvel avenir qui s’offre devant lui ? Ou peut-être pense t-il à son passé ? Souvent il repense à son passé, à son père, à sa défunte mère morte trop précocement. Il se souvient de sa tristesse et de sa haine. Il sait que pour avancer, il va devoir oublier tout cela, mettre à part le personnel pour ne se consacrer qu’aux affaires. Julian est désormais loin de son image de petit garçon meurtri et soumis d’il y a quatre ans. Il est calculateur, vil mais très brillant. Il avait tout simplement grandi trop vite. A dix ans, il semblait en avoir quinze, pas en apparence bien sur, mais dans son esprit, dans sa façon d’être. Il était même un homme d’affaire. C’est marrant d’utiliser le mot « homme » quand on évoque un enfant. C’est ce qu’il semblait vouloir, arriver loin et vite et cela quelque soit le prix à payer. Il avait conscience qu’en dévoilant ces secrets il ferait du mal à quelqu’un et briserait peut-être aussi des vies, mais il avait décider de ne pas y songer. Il ne se souci guère des autres. Il ne pense qu’à son propre intérêt et personne ne pourrait le lui reprocher. Sa vie n’est pas ce que l’on pourrait qualifier d’une sinécure. Il semble se suffire à lui-même, en tout cas il en donne fortement l’apparence. Même sa façon de s’exprimer, cette façon de chercher chaque mot en fonction du ton qu’il emploie. Sa gestuelle si assurée, sa manière de se montrer si posé, son sang froid. Tout cela lui donne un aspect d’enfant déjà adulte et lui assure un avenir prometteur. Il a de l’ambition. C’est bien l’ambition mais est-il parti dans le bon sens ? Certainement pas. De toute manière, il est certainement trop tard pour lui, il n’a que dix ans mais il est déjà trop tard. Il s’est bien trop éloigné de son enfance pour cela, bien trop éloigné de ce qu’il devrait être, un gamin faisant des bêtises de son âge et non des « affaires ». Pas étonnant que dans une dizaine d’années, bien que très jeune il soit déjà un homme d’affaire redoutable avec de nombreux contacts et aussi pas mal d’expérience. Finalement cette collaboration pourrait bien être les prémices de son engagement dans le milieu du crime. --Message edité par juliathorne le 2004-08-18 13:24:06-- | |||
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Encore un exellent chapitre On reconnait bien Sark C'est toujouts tres bien écrit | |||
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| foliedouce Messages postés : 500 agent simple ![]() |
Bon je l'avoue, je ne t'ai pas souvent complimentée , je suis ignoble ! mais sache que je te suis régulièrement et que je trouve que ton style est vraiment puissant ! tu as un véritable talent ! Continue comme ça ! | |||
| ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n'en sortirez pas vivant! Ligueuse à la retraite ! |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
et bien les dialogues sont aussi bons que le reste et terriblement réalistes! bravo! encore une fois le petit sark a du être comme ça: pourri jusqu'à la moelle! et ces endroits où tu les installe, c'est froid et terrifiant à chaque fois! on est partagé entre dégoût et pitié! bravo! |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
hé hé encore un très bon chapitre ! pour notre plaisir à tous ! merci julia ! bravissimo ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| Monsieurchat Messages postés : 1380 agent double ![]() |
allez on reprends, avec le sourire, vraiment bravo julia, c'est prenant et toujours aussi bien écrit, bien écrit, car on se pose pas la question, est ce réaliste ou pas ? on y croit ! et moi j'étais entre sentiment emerveillé par tes idées et par l'envi de casser la gueule de ce petit sark. Vraimment quel petit.... Je crois que tu dois vraimment être fier de ce que tu fais ( car des fois je t'entends douter) tu arrives en ( peu de temps quand même) à écrire des dialogues justes ( et cela c'st pas facile) bravo miss | |||
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| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voilà le chapitre suivant, déjà! il est sur vaughn et un peu différent de ce que j'écris d'habitude mais j'espère qu'il vous plaira quand même(merci pour vos posts) amateurs de hockey, si j'ai fait des erreures, je serais ravie d'être corrigée (mais sachez que j'ai fait des recherches, de nombreuses recherches sur le hockey, tout ça à cause de vaughn! mdr)allez bonne lecture! Los Angeles, Chambre de Michael Vaughn : C’est un grand jour aujourd’hui, c’est la remise des diplômes. Michael va être gradué. Il a attendu toute sa scolarité pour arriver à ce jour. Dans deux heures on lui remettra son diplôme dans la main, c’est l’aboutissement de son travail d’écolier et il en est fier. Il se prépare pour ce grand jour. Il est dans sa chambre qui n’a pas beaucoup changé depuis quatre ans, toujours les mêmes couleurs décorent sa chambre, les posters de son équipe favorite ont juste changé, les joueurs ont changé. Dans un an à peine, tous ses posters seront remplacés par un seul et unique poster grandeur presque nature de Wayne Gretzky « la Merveille », le seul numéro 99, son joueur favori et sans doute celui de toute une génération. Il rêvasse tandis qu’il rassemble toutes ses affaires, sa robe de cérémonie, le couvre chef qui va avec même s’il le trouve ridicule, et n’oublie sûrement pas, sa montre. Enfin à vrai dire ce n’était pas vraiment sa montre mais plutôt celle de son père.Il la lui avait donné dans sa plus tendre enfance en lui glissant quelques mots à l’oreille « Tu pourrais régler ton cœur sur cette montre. ». Il n’a jamais compris cette phrase, peut-être comprendra t-il un jour ? Peut-être la comprendra t-il un premier Octobre ? En tout cas, tout cela le ramène dans le passé le temps d’enfiler sa robe et sa montre. Il est sorti de ses rêveries par l’irruption de sa mère : -Michael chéri, tu es prêt ? Je voudrais arriver en avance pour avoir une place devant. Je vais apporter le caméscope. Dit-elle en secouant l’appareil sous les yeux de son fils toute souriante et fière. -Maman, arrêtes avec ça, je n’ai pas envie d’être filmé… Mais je suis fin prêt. Je récupère mon chapeau ridicule et voilà. -Très bien, très bien. Viens là que je t’arrange un peu. Dit-elle tout en ajustant la toge de son fils et en coiffant les cheveux du jeune homme en passant une main dans ses cheveux. -Maman je t’en prie, laisses ça tranquille. Regardes moi, tu crois vraiment que j’ai encore l’âge que tu m’aides à m’habiller ? Certainement pas. Je ne me laisserai pas faire. Dit-il en plaisantant à l’attention de sa mère. -Ok Monsieur Vaughn, en route. Ironisa t-elle. Michael reste alors sur place secouant légèrement la tête quelques secondes, amusé par cette petite discussion avec sa mère. Les voilà enfin arrivés à destination, son ancien établissement scolaire. Une foule est déjà visible du parking. Il était à la fois excité et tendu. Mais aux contacts de ses amis, la tension disparaît. Il est très vite entouré et sa mère se faufile auprès des autres mères vers les premiers rangs et prend bien soin de se réserver une place. Elle regardait son fils et ses yeux emplis d’amour et de fierté. Elle se dit sans doute que son père aurait été fier de son fiston ou alors se dit-elle que son fils est le portrait craché de Bill. Impossible de le savoir. Une horde de jeunes gens rient alors aux éclats en venant s’ajouter au petit groupe déjà formé. Un grand gars attire l’attention, ce doit être un ami à Michael car il le soulève tout en le serrant fort dans ses bras volumineux. -Ca va maintenant Dylan, lâches moi, tu m’étouffes. Dit-il soudain devenu rouge comme une pivoine. -Hé Vaughn, tu sais quoi ? -Non mais tu vas me le dire je suppose. -Et bien je suis pris dans l’équipe de Hockey de UCLA. Ca t’en bouches un coing n’est ce pas ? -Quoi ils ont pris un joueur minable comme toi dans leur équipe ? Ils manquaient de postulants, c’est pas possible autrement. Lance t-il pour taquiner son ami. -Moques toi tant que tu veux mon vieux, mais moi l’année prochaine je joue dans une vraie équipe, pas cette bande de rigolos que je me suis traîné cette année. Dit-il en regardant ses camarades qui avaient visiblement réagit en lui assénant des petites tapes sur les épaules. -Bon allez Gordie Howe, il est temps de rejoindre nos places de futurs étudiants. Dit-il à l’attention de son ami Dylan en l’attrapant par sa toge et le dirigeant vers leurs siéges. -Oui je me vois déjà tel Gordie, portant le maillot des Red Wings de Détroit acclamé par la foule à mon entrée sur la patinoire… -Reviens sur Terre s’il te plait. La cérémonie commence, tous les élèves sont assis en rang par ordre alphabétique, leurs coiffes sur le crâne et le bas de leurs toges balayant le sol à chacun de leurs mouvements. Le calme est enfin revenu, l’hilarité d’il y a quelques minutes s’est transformée en sérieux même s’il y a toujours quelques plaisantins qui amusent l’assemblée par intermittence en lançant quelques remarques humoristiques. Dylan en faisait partie d’ailleurs ce qui n’étonnait personne apparemment. Le directeur de l’établissement assomme alors l’assemblée avec un discours traditionnel mais qui commencer à traîner en longueur. Puis il finit au bout de ce qu’il semblait une durée de deux ans, son discours pour enchaîner sur la remise des diplômes. Chaque élève, à l’entente de son nom se lève et monte sur l’estrade, montée pour l’occasion, afin de récupérer son dû. Michael voyait les sièges de vider au fur et à mesure lui indiquant que ce sera bientôt son tour d’y aller et de serrer la main à de bons hommes presque inconnus des élèves. Vient alors son tour, sa mère n’en manque pas une miette, sa caméra est déjà pointée sur son fils qui parcoure la pelouse pour atteindre les escaliers de l’estrade. Une chute à ce moment là serait terrible. Heureusement, tout se passa bien. Il est enfin arrivé sans encombre auprès du directeur et prend ce petit parchemin de papier simple qui renferme son avenir bien plus que son passé. Le jeune homme regarde alors la foule devenue plus bruyante qu’au début de la cérémonie. Tous discutent, beaucoup ont un grand sourire affiché sur leurs visages comme s’il était figé. C’est un jour heureux pour beaucoup sinon pour tous. C’est en voyant la foule qu’il se rend compte alors qu’il manque quelqu’un dans l’assemblée ; son père. Il se dit qu’il serait certainement fier de lui, comme sa mère. Il est replongé dans ses rêveries, comme déconnecté avec l’événement présent. C’est à ce moment là, qu’il se fait une promesse, qu’il fait une promesse à son défunt père. Il va tout faire dès aujourd’hui pour entrer à la CIA. Quand il était plus jeune il s’était déjà fait cette promesse mais elle n’avait pas le même sens qu’à ce jour. Il n’avait jamais était plus proche de son dessein, de sa destinée. C’est à ce jour qu’il va devoir choisir son avenir : quelle université choisir ? Quelle branche choisir ? Quelle vie choisir ? Que de questions difficiles pour un jeune homme de dix-huit ans. Mais il est plus déterminé que jamais. Il jette un œil à sa montre et la touche de son pouce, non pour connaître l’heure mais pour avoir comme un contact avec son père, comme pour le sentir auprès de lui. Il est soudain extirpé de ses rêves par une femme en furie, faisant de grands gestes très peu discrets. C’était évidemment sa mère qui tenait absolument à ce qu’il fasse un signe à la caméra. Le pauvre garçon ne sait plus où se mettre et tente de regarder furtivement si les gens de la foule avaient vu toute la scène espérant qu’ils soient affairés ailleurs, mais non. Et à voir le nombre de personnes s’étant retournées en direction de sa mère, il est fort probable que le reste du groupe ait aussi profité de cette démonstration d’affection et de fierté. Il se sent alors rougir comme jamais auparavant. Il réfléchit alors et se dit que la seule manière de cesser ce massacre est de faire ce qu’elle demande. Il fait donc un bref signe de la main, ce qui semble calmer sa fan. Michael regagne alors sa place et ne manque pas de se faire chambrer par ses amis et en particulier par Dylan : -Michael chéri, regardes maman, fais signe à la caméra… Lance alors Dylan avec sa voix la plus aigue qui lui était donné de simuler. -Ca va, ça va, j’ai compris, je vais y avoir droit combien d’années à cette blague ? Faut me le dire, que je me prépare psychologiquement. -Oh mais Mickey faut pas le prendre comme ça, mon coeur. C’est juste qu’on est fier de toi. Rajoute alors Dylan faignant d’être ému, ce qui amusa tout le groupe, Michael y compris. Il était heureux mais ne pouvait s’empêcher de penser à son père. Puis de sa place il vit sa mère parler à un homme d’environ son âge qu’elle semblait connaître vue la familiarité dont elle faisait preuve. Cette vision l’intrigua car il ne le connaissait pas, pourtant il connaissait pratiquement tous les amis de sa mère. Il les observait et se demandait qui peut bien être cet inconnu. -Et Mike, t’es avec nous là ? Demande alors une jeune fille. -Euh…je reviens, je vais voir ma mère. Rétorque alors Michael sans même lui accorder un regard. Il se dirige droit vers sa mère qui était maintenant près du buffet avec la moitié de l’assemblée depuis la fin de la cérémonie. Il se poste juste devant eux en interrogeant sa mère du regard. -Ah Michael, je te présente un ami de ton père, Thomas Quinn. Bizarrement toute l’appréhension de Michael tombe aussitôt. Pourquoi ? Peut-être avait-il eu peur que sa mère s’intéresse à un autre homme ? Peut-être était-il soulagé de connaître l’identité de cet inconnu ? Ou alors c’est juste la joie que lui procure la rencontre avec un ami de son père qui fait baisser sa tension ? En tout cas son visage se relâche et même un sourire apparaît. -Enchanté Monsieur Quinn. Dit-il en lui serrant la main. -Mais de même Michael, tu peux m’appeler Tom. J’ai tellement entendu parler de toi que te voir en chair et en os est presque un honneur. -Mon père vous a parlé de moi ? -Bien sûr, il n’arrêtait pas. Tu étais sa fierté. Pas une seule personne à la CIA n’avait pas entendu parler de son fiston, le hockeyeur. Michael se sentit flatté et n’a pas eu le temps de s’en remettre que Thomas avait encore ajouté quelque chose. -C’est fou comme tu ressembles à ton père. N’est-ce pas Elisabeth? Sa mère le regarda alors ave un sourire qui parlait de lui-même. -Oui énormément. -Tu joues toujours au hockey ? Tu comptes entrer dans une équipe universitaire ? -Oui j’y joue toujours mais je ne sais pas encore dans quelle université j’irai alors je verrai plus tard si une équipe veut bien de moi. -Et tu sais ce que tu veux faire plus tard ? -Euh…Hésita Michael voyant sa mère se décomposer. J’aimerais entrer à la CIA. -Ah oui ? Et bien je pourrais peut-être te renseigner un de ces quatre, si tu as des questions à poser ou quoi que ce soit…Enfin, si ta mère est d’accord ? Elisabeth se contenta d’acquiescer d’un signe de tête. -Merci beaucoup, ça me plairait oui. Dit-il avec un enthousiasme certain. -Bon on en reparlera une autre fois, je dois rejoindre ma femme et ma belle-fille, elle vient d’être diplômée elle aussi. Ravi de t’avoir revu Lizzie et d’avoir fait ta connaissance Michael. -Ecoutes Tom, pourquoi ta femme et toi, et ta belle-fille bien sur, ne viendriez pas boire un café à la maison ? Tu pourras nous les présenter de cette manière. -D’accord, bien sur, avec plaisir.Je te laisse ma carte et tu m’appelles ok. -Ce sera fait. A bientôt alors. -Bye Tom. -Bye Mike. Michael regarde alors sa mère et se rend compte qu’évoquer le passé et la CIA a du lui être pénible. -Ca va maman ? Il repris alors son rôle de protecteur, son rôle de chef de famille qui veille sur les siens. Sa mère allait mieux maintenant, le temps y était sans doute pour quelque chose mais cela ne l’empêchait pas de toujours être à ses côtés et de veiller sur elle, comme il se l’était promis. -Oui bien sur, pourquoi ça n’irait pas, aujourd’hui mon fils est diplômé. Je suis fière de toi, tu le sais au moins ? -Oui maman, c’était difficile de ne pas s’en rendre compte tout à l’heure avec ta caméra. Dit-il rieur. Elle lui frotte de crâne avec ses mains avec affection et l’embrasse sur la joue. -Allez va retrouver tes amis. Je viens de voir la déléguée des parents d’élèves, je vais aller lui faire un brin de causette. -Ok j’y vais. A tout à l’heure. Ca y est, le jeune Michael a désormais un pied dans l’avenir. Il a trouvé quelqu’un pour le guider, il a son diplôme et la vie devant lui. Tout pour faire un bon départ dans la vie. --Message edité par juliathorne le 2004-08-22 01:06:16-- | |||
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Encore un exellent chapitre On imagine bien la scene et les dialogues sont tres bien écrit | |||
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| Monsieurchat Messages postés : 1380 agent double ![]() |
Oh comme c'est beau ! je suis tout fier pour le petit michael mais il trouve ou tout ce petit courage lol elle est sa tête de chien battu ![]() bravo julia ![]() | |||
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| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
C'est vrai qu'il est tout mimi! ça laisse rêveuse! ah Julia quelle chance tu as eu de rencontrer le jeune vaughn!!! non, tu as seulement imaginé? |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
Oh comme je suis fier de notre vaughny,je l'imagine déjà avec sa toge ! Il a bien grandi et c'est devenu un jeune homme très bien ! Je suis tte "émotionnée" et sa mère est mignonnne comme tout ! lol bravo juliathorne ! encore un fabuleux chapitre ! Merci ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voilà le chapitre suivant! il est sur Sydney! bonne lecture! moment culture générale: ah j'allais oublier! vous allez être étonné mdr, mais je suis dans ma phase recherches et donc j'ai fait des recherches sur Griffith Park! hé oui il est immense ce parc, c'est la folie! il y a des tonnes d'activités diverse: planétarium avec démonstrations le jour, observatoire (allez savoir la différence), promenade à dos de poneys,en voiture aussi,zoo aussi, randonnées organisées etc... et voilà aussi une petite carte pour vous donner une idée du parc si comme moi vous n'avez pas eu la chance de vous y rendre! http://perso.wanadoo.fr/losangel/griffithparkplan.html Griffith Park, Los Angeles : Tandis que Michael Vaughn pense que son avenir s’annonce sous les meilleurs hospices, pour Sydney Bristow il en est tout autrement. Enfin, c’est ce qu’elle pensait. Elle est maintenant dans sa phase critique, l’adolescence. Elle a désormais douze ans, trente centimètres de plus que tous ses camarades de classe et un appareil dentaire. En bref, c’est l’enfer pour elle. De plus n’étant pas de nature très avenante, elle se retrouve souvent très seule à la récréation. Alors elle faisait ce qu’elle savait le mieux faire : se faire discrète et lire. De toute manière, elle en avait l’habitude, d’être seule. C’est sans doute pour cela que ce jour là, Emily Sloane l’avait convié à venir se promener avec elle au parc. Sydney adorait les planétarium et Griffith Park, situé en bordure de Hollywood, en a un magnifique avec des démonstrations le jour. Emily avait donc prévu d’aller faire un tour dans le planétarium au grand bonheur de Sydney. Emily faisait toujours attention à ses goûts, elle était différente des autres rien que pour cela. Elle était toujours attentive et ce jour là elle a été merveilleuse avec la jeune fille, elle avait écouté ses secrets, ses doutes et avait bien vu que Sydney n’était pas à l’aise à l’école. Elle avait toujours des notes excellentes, mais en dehors du travail scolaire rien n’allait. Alors Emily faisait donc en sorte qu’elle passe de bons moments quand elle le pouvait. Elles sortent du planétarium, Sydney affiche un sourire rayonnant d’une petite fille qui ne s’est jamais autant amusée. Emily en est ravie d’ailleurs. Elles continuent à marcher, Sydney marchant à reculons pour faire face à Emily et lui raconter tout ce qu’elle savait déjà, c’est-à-dire ce qu’elles venaient de voir. Mais elle faisait ça avec tant d’enthousiasme qu’Emily s’en amusait énormément. Finalement Emily aussi passait de très bons moments, elle avaient peut être autant besoin, l’une et l’autre, de compagnie. Sydney avait un père absent mais Emily c’était son mari qui était absent. Elles marchent le long du parc et discutent de choses et d’autres. -Oh Emily ! Regarde comme elles sont magnifiques ces fleurs. -Ce sont des œillets sauvages. Tu aimes les fleurs ? -Oui beaucoup, les marguerites tout particulièrement et maintenant les oeillets sauvages. Dit-elle toute souriante. -Je ne t’ai jamais montré mon jardin ? -Non jamais. Tu as un jardin ? Dit-elle étonnée. Elle l’imaginait déjà comme un décor d’Alice aux pays des Merveilles. -Oui j’aime beaucoup jardiner….tu veux que je te le montre ? -Ton jardin ? Tout de suite ? -Oui pourquoi pas, si cela te fait envie, bien sur. -D’accord, oui bien sur. Dit-elle avec enthousiasme. Elle n’était jamais allée chez les Sloane et curieusement elle appréhendait ce moment. Elle s’était tellement imaginée l’endroit comme la maison du bonheur qu’elle appréhendait d’être déçue, même si elle savait au fond que ce n’était pas possible. Maison des Sloane : Sydney est émerveillée, « cette maison est magnifique » pense t-elle. Elle avait l’air de sortir de son imagination fertile d’enfant ou de contes de fées. Elle est très luxueuse et joliment décorée. Elles ne s’attardent pas dans le hall, Sydney est bien trop pressée de voir ce fameux jardin. Elle n’est pas déçue. A la vision de ce jardin magnifique, Sydney en reste bouche bée et ne reprend la parole que quelques secondes plus tard, qu’après avoir parcouru entièrement le jardin du regard. -Waouhh c’est magnifique. -Merci beaucoup Sydney. Tu voudrais peut être m’aider de temps en temps à l’entretenir. -Oui j’aimerais beaucoup…mais je ne sais pas si j’ai vraiment la main verte… -Je vais t’apprendre Sydney, tu vas voir ce n’est pas difficile. Viens, approches toi, je vais te montrer. La jeune fille s’approche d’elle et se met sur les genoux tout comme Emily, à ses côtés. Elle la regarde un instant, émerveillée tout en écoutant ses explications. Elle était tellement douce avec elle et tellement compréhensive. Elle voyait en elle une mère de substitution. Elle pense alors qu’elle ferait une excellente mère. Un sentiment de culpabilité prend alors Sydney à la gorge. Comment pouvait-elle penser à remplacer sa mère décédée ? Elle se rendra compte plus tard qu’Emily a été plus une mère pour elle que sa vraie mère mais pour le moment Laura était son modèle. En passant ce bon temps avec Emily elle avait quelque fois le sentiment qu’elle trahissait Laura, qu’elle trahissait son souvenir. Mais cela lui faisait tellement de bien qu’elle se dit qu’elle s’accommoderait de la culpabilité. Lui revint alors un souvenir d’avec sa mère. Laura avait emmené Sydney dans un parc fleuri comme celui des Sloane mais bien plus étendu. Elle devait avoir quatre ou cinq ans, elle ne se souvenait plus très bien. Sa mère lui avait dit d’aller se faire un joli collier de fleurs un peu plus loin. Elle se souvint qu’elle ne s’était pas faite prier, elle adorait ça, se faire des collier de jolies fleurs blanches. Elle a toujours trouvé qu’ils étaient bien trop fragiles mais elle faisait avec, un peu d’attention suffisait à les maintenir en état un petit moment. Elle se souvient d’avoir jeté de temps à autre, un coup d’œil sur sa mère un peu plus loin sur un banc, juste pour s’assurer qu’elle ne l’avait pas laissé seule. Elle n’était pas seule sur le banc. Un homme l’accompagnait, un homme que Sydney n’avait jamais vu auparavant. Elle n’y fit pas plus attention que ça. Elle se dit que ce devait être un monsieur qui se promenait aussi dans le parc avec ses enfants. Mais il n’était pas là pour promener et encore moins pour amuser ses enfants. C’était l’agent de liaison de sa mère mais évidemment la petite Sydney l’ignorait et l’ignorerait sans doute toujours. Malgré le fait qu’elle avait une famille maintenant, elle n’avait pas oublier son objectif premier : prendre des informations sur le Projet Noël. Elle devait les trouver par n’importe quel moyen, en fouillant les poches de son mari, Jack, en écoutant ses conversations téléphoniques, en fouinant dans ses dossiers, enfin tout ce qui pourrait se révéler utile à sa mission. Parce qu’il s’agissait bien d’une mission et non de sentiments. Sydney se souvient avoir trouvé le regard de sa mère changé, il était plus dur, plus sérieux, un regard qu’elle ne lui connaissait pas. Elle avait l’impression de voir une autre personne. Mais elle se rappelle aussi qu’au moment même où le monsieur est parti, sa mère est redevenue elle-même, elle lui souriait comme avant, comme si elle n’avait jamais pris cet air si sérieux et si rigide. Sydney s’était alors sentie bien mieux après cela et a pu reprendre ses activités florales. Elle avait même eu le temps d’en faire un, d’une plus grande taille pour sa mère, avec soin. -Tiens maman. Dit-elle avec entrain en lui tendant le collier. -Oh il est pour moi ? Merci ma chérie, il est magnifique. -Attends je vais te le mettre, ne bouges pas d’accord. Dit-elle se concentrant bien sur sa tâche délicate. -Alors tu y arrives ? -Oh non, il vient de se briser. C’est nul que les fleurs sont si fragiles. J’aimerais faire un collier de fleurs qui dure longtemps, sans que les fleurs perdent leurs pétales ou se cassent. -Et bien ma chérie, certaines choses ne sont pas faites pour durer. C’est la nature des choses qui veut ça. Sydney ignorait qu’elle faisait référence à sa vie, sa vie de famille surtout. Laura ou plutôt Irina savait qu’un jour sa mission s’achèverait et qu’il lui faudrait rentrer au pays et abandonner mari et enfant. -Et c’est pas possible de changer la nature des choses ? Demande la petite fille pleine d’espoir. -Pas toujours. Quelques fois nous sommes obligé de faire avec, de vivre en sachant qu’on ne peut pas changer les choses. Tu comprends ma chérie ? Dit-elle avec un fond d’amertume dans la voix. -Oh… oui je comprends, des fois on peut rien faire, c’est comme ça. Répond t-elle tout en provoquant un haussement d’épaules comme pour accepter la fatalité. Elle ne comprenait sans doute pas le sens caché de cette discussion mais Irina avait sans doute l’espoir qu’elle s’en souvienne et comprenne un jour. Qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas le choix. Peut-être que finalement elle ne voyait son rôle d’épouse et de mère de famille comme un accessoire de sa mission ? Elle paraissait s’être, au bout du compte, attachée à sa petite famille créée dans le mensonge et la manipulation. Et même à douze ans en repensant à cette discussion Sydney ne réalisait toujours pas le vrai sens de tout cela. Peut-être que lorsqu’elle l’apprendra et se rendra compte que dans ses souvenirs il y avait des signes ? Ou peut-être ne fera t-elle pas le rapprochement ? Peu importe finalement. Tout ce qu’il lui importera sans doute c’est se s’être rendue compte qu’elle a été trahi par sa propre mère. Elle pourra toujours se consoler en pensant qu’elle a au moins une mère de substitution, une mère spirituelle, Emily. Elle sort enfin de ses souvenirs et se rend compte qu’Emily lui explique toujours comment s’occuper des rosiers ou des orchidées. Elle l’écoute d’ailleurs avec attention et s’imprègne de tous ses conseils. Elle partageait une activité avec elle c’est tout ce qui lui importait. -Alors ? Tu veux essayer Sydney ? -Oui ok, je coupe en vertical….comme ça ? C’est bon là ? Questionne t-elle craignant de se tromper, sa langue sortie de la bouche pour se plaquer sur ses lèvres comme si ce geste l’aider dans son application. -Oui voilà un peu plus comme ça. Conseille alors Emily tout en déplaçant légèrement le sécateur. Elles sont alors interrompues par deux voix graves. Emily et Sydney se tournent alors, toujours dans la même position accroupie, vers la porte vitrée blanche immaculée qui donnait sur le jardin. Arvin et Jack se présentent alors à l’embrasure de cette fameuse porte. Jack parait surpris de voir sa fille ici. Il savait bien qu’elle passait la journée avec Emily mais n’imaginait pas qu’elles se retrouvent finalement chez son meilleur ami, à jardiner. -Vous êtes déjà de retour les filles ? Dit alors Arvin. -Oui je montrais à Sydney comment entretenir un jardin. Dit-elle tout en se relevant. Elle embrasse son mari et salue Jack. Quant à Sydney, elle est toujours accroupie, le sécateur à la main et regarde son père, étonnée de ne pas le voir au travail. -Alors Sydney tu as passé une bonne journée avec Emily? Dit Jack esquissant un sourire maladroit. -Oui vraiment très bonne. On est allé au planétarium à Griffith park et puis ensuite…on s’est promené. -Sydney a été adorable. Et je serais ravie de remettre ça à une prochaine fois. -C’est vrai ? Dit Sydney enthousiaste se levant et se retournant vers Emily maintenant à moitié dans les bras de son mari. Super c’est quand tu veux. -Ca ne te dérange pas au moins Jack ? -Non, en aucune façon. -Dans ce cas là, que dirais-tu de dimanche prochain Sydney ? -D’accord, tu es d’accord papa ? -Oui, parfait. Et reprend après avoir marqué une pause : Et bien… il est peut être temps de rentrer à la maison Sydney. La déception se lit alors immédiatement dans ses yeux. Elle se baisse alors pour poser le sécateur au sol et se dirige vers son père sans grande conviction. Et Arvin observait la scène depuis le début, en silence, intéressé. -Au revoir Sydney. Dit alors Arvin. -Au revoir répond t-elle puis se tournant vers Emily : Merci beaucoup pour cette journée Emily. Avec un sourire à se dévisser des mâchoires. -Je te dis à dimanche d’accord ? Bye ma puce. -Bien…Arvin…Emily.Dit alors Jack tout en faisant un salut de la tête. -A demain Jack. Jack et Sydney sortent alors de la maison des Sloane. Le malaise fait alors son entrée. Alors pour briser la glace, il s’est dit justement qu’une bonne glace serait de circonstance. -Tu aimerais aller manger une glace ma chérie ? -Euh…oui bien sur, j’adorerai. Dit-elle à la fois étonnée et heureuse de cette proposition. Elle était décidemment contente de sa journée. Elle a vécu un moment merveilleux avec Emily et maintenant elle va pouvoir passer du temps avec son père, faire quelque chose de normal avec lui : manger une glace. Pour elle cela signifiait beaucoup même si pour d’autres cela aurait été une activité normale et banale. | |||
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
bravo jess comme d'habitude tout est criant de vérité, une sydney grande et avec un appareil, une petite fille seule mais brave, un papa maladroit mais présent.... et puis les glaces à griffith park, déjà! merci pour l'introduction culturelle, on s'instruit en plus! |
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