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| Auteur : | Sujet: fanfiction: Enfances volées, destins partagés.(spoilers saison 3)!! | Bas |
| many bristow Messages postés : 430 agent d information ![]() |
tu as raison boite à musique WAOUHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!! que dire d'autre c'est excellent j'attend avec impatience les dialogues | |||
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| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
bravo! continue! mais Lauren doit devenir vilaine pas une pauvre petite abandonnée! Vaughn est très bien aussi! brave petit soldat! |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
merci beaucoup a tous et toutes! @scg: ne t'inquietes pas la lauren contient deja en elle les premices de la mechanceté, de la manipulation et aura bientot l'oscar de la meilleure menteuse et du meilleur faux sourire! | |||
| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Chouette | |||
| La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde |
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Oui pourtant beaucoup d'autres nominés, Sloane.... Mais voilà and the winner is.....Lauren Reed !!!!! | ||||
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| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voila la suite! il y a quelques dialogues mais pas des masses, de toute façon c'est pas plus mal, les dialogues c'est pas ma tasse de thé! bonne lecture! Retour à la demeure des Lazarey, URSS : Julian, lui, contrairement à la petite Lauren ferait tout à certains moments pour que son père soit absent. Il donnerait sans doute son âme pour qu’il le laisse tranquille quelque fois, pour qu’il l’ignore un peu lorsqu’il est en colère. Julian attend toujours, les yeux fermés et la peur au ventre. Que va-t-il encore lui reprocher, que va-t-il lui faire, la ceinture, les poings, quoi ? Ca y est il est tout proche, Julian le sait, le sent. Les pulsations de son cœur s’accélèrent, un nœud se forme au creux de son estomac lorsqu’il entend la porte s’ouvrir. Il ne bouge pas, il ne bouge jamais dans ces cas là, il sait ce qui l’attend et rien ne sert de tenter d’y échapper, la douleur n’en serrait que plus forte. Et lorsqu’ Adrian entre dans la pièce, Julian reste immobile et ose à peine lever ses yeux vers son père. Mais lorsqu’il entend sa voix, c’est pire que tout, il ne peut plus bouger, il est comme paralysé. -Julian, où étais-tu ? Dit Adrian d’un ton sec et appuyé. Julian ne bouge pas d’un fil et sa bouche reste close. -Je viens de te poser une question, Julian. -Mais…j’étais là. Dit le garçonnet la voix tremblante. -Arrêtes de me mentir Julian ou ça va mal finir. Dit il d’un ton encore plus sec et déterminé que précédemment. -… -Je sens que tu me caches quelque chose. Réponds moi. Hurla le père, les veines de son cou ayant déjà commencé à gonfler. Le garçonnet ne répondait toujours pas et la colère de son père se fait de plus en plus lourde dans l’atmosphère, l’air devient pesant. -Tu ne fais que manigancer des choses dans mon dos, toujours. Tu es le mal en personne. C’est comme avec ta mère. Vous auriez jamais du vouloir me quitter. Sur ces derniers mots, Julian frémit. Il sait que c’est à ce moment que la colère va avoir raison de son père et il ne va pas tarder à « attaquer ». Et il avait raison. Décidemment Julian connaît bien son père et ses colères. Adrian saisit son fils par le col de son t-shirt et le rapproche de son visage comme pour qu’il soit plus attentif. Et pourtant Julian boit chacun de ses mots, observe chacun de ses gestes. -Alors t’es décidé à répondre à ma question maintenant ? Dit-il certain d’arriver à faire parler sa « victime » sachant qu’il détient désormais le pouvoir, maintenant que le petit est à sa merci. -Je n’ai rien fait, père….je le jure, c’est vrai. Dit Julian pétrifié par la peur. Adrian se contente, pour toute réponse, de jeter le garçonnet au sol sans retenue. La tête de l’enfant frappe le mur avec violence mais garde pourtant toujours l’œil sur son père, sans doute afin de pouvoir anticiper une éventuelle suite à ce geste de violence. Le tortionnaire semble calmer sa colère, il parait soulagé d’avoir sévit, de s’être fait respecter de son fils. Enfin c’est ce qu’il croit certainement. Mais ce genre de comportement ne le rend pas plus respectable aux yeux de son fils. Il lui apparaît seulement plus éloigné de lui encore, plus loin de l’image d’un père. Pourtant tout ce que veut le jeune garçon c’est que son père l’aime et l’attitude de son géniteur, parce qu’il n’est que cela finalement, ne fait qu’attiser les prémices d’une haine. Et pourtant au début il s’en voulait à lui, c’est lui qu’il haissait. Il s’en voulait de ne pas être comme son père le souhaitait, il s’en voulait de n’avoir rien fait pour sa mère. Mais maintenant il commence à déverser sa haine contre lui, contre son père, parce qu’après tout, ce n’est pas sa faute tout ça. Si seulement Adrian savait ce qui l’attend dans d’ici vingt ans, peut être se serait-il méfié de ce garçonnet si sage et si craintif. Il faut toujours se méfier de l’eau qui dort. Une autre personne devrait se méfier des répercutions de son comportement sur son enfant. Après tout, les parents ont une grande influence sur le devenir de leurs enfants. Ne serait-ce pas eux qui font le caractère de leurs enfants ? Leur absence, leur présence, leur gentillesse, leur attention, leur amour, ne font–ils pas d’un enfant ce qu’il est ? Jack Bristow le savait pourtant, mais c’était plus fort que lui. Il aimait sa fille, il l’aimait de tout son cœur mais pourtant…cela ne suffisait apparemment pas pour le faire renoncer à la boisson. Il sait que son comportement présent va entraîner des conséquences sur sa relation père/fille peut être irréversibles d’ailleurs. Mais pourtant il préfère la compagnie d’une bouteille plutôt que d’affronter la vie, sa vie. Los Angeles, Save our souls’ bar, Etats-Unis : Jack sirote toujours son verre de whisky. Son ami Arvin est désormais assis à ses cotés sur le tabouret voisin au sien. Ils discutent, de Sydney principalement. Il discute sur un fond de musique country venant du jukebox de l’autre coté de la salle. -Il est que tu reprennes ta vie comme avant Jack. Tu as une petite fille qui a besoin de toi. Dit Arvin sur un ton de conseil. -Ma fille va très bien. Elle a tout ce dont elle a besoin, une nounou qui veille bien sur elle et c’est ce qui importe, merci Arvin. Dit Jack d’un ton sec mais calme. -Oui mais elle ne t’a pas toi. Emily et moi s’occupons plus de Sydney que toi. Rajouta Arvin. -Pardon ? Qu’insinues-tu par là, que ne me soucie pas de ma propre fille ? Dit-il sur un ton moins neutre qu’auparavant. -Je dis seulement que depuis que Laura est morte, c’est moi qui veille sur elle, pendant que toi tu veilles sur tes bouteilles. Dit Arvin en montrant du regard la bouteille Jack Daniel’s posée juste devant son ami. -Mais je ne t’ai rien demandé. -Il faut bien que quelqu’un le fasse, toi tu n’es pas en état d’assumer quoi que ce soit. Laura est morte, je sais mais… -Non tu ne sais rien Arvin. Tu ne sais pas et tu ne peux pas comprendre… alors fous moi la paix. Coupa Jack sur un ton plus mélancolique qu’énervé vers la fin de la phrase. -Jack… -Ecoutes, si tu n’as rien d’autre à me dire, tu peux disposer. Sydney, c’est mon affaire, laisses nous tranquilles…tous les deux, ok. Dit Jack sur un ton fort sérieux. -Je ne disais ça que pour t’aider tu sais, après j’aime Sydney comme si c’était… -Non surtout ne finis pas ta phrase. Elle ne l’est pas, compris ? Dit-il sur un ton de défi. -Et bien tu devrais la rejoindre, il est encore tôt, emmènes la promener ou accorde lui un peu d’attention au moins. Elle en a besoin, elle n’a plus de mère et Emily ne peut pas tout faire et la nounou non plus, d’ailleurs. Réfléchies bien à tout ça Jack, bientôt il sera trop tard. Maintenant j’ai fini, je ne voudrais pas t’empêcher de siroter ton verre. A plus tard. Dit-il sur un ton à la fois ironique et peut être un peu blessé de la remarque précédente de son ami. Jack finalement avait été touché par les conseils de son ami, même s’il ne le montrait pas vraiment. Mais le fait est qu’Arvin avait raison. Jack doit réfléchir, c’est sur. Il n’a pas vraiment la tête à ça en ce moment à cause de l’alcool qui lui grignote sa matière grise petit à petit, sans parler de son foie (petit avertissement contre l’alcool, alcool=pas bien). Mais le fait est qu’il y réfléchissait. Il réfléchit à son comportement envers sa fille, qu’il aime d’ailleurs plus que tout, malgré les apparences, il réfléchit à elle, à son avenir éventuel sans parent, sans lui. Il réfléchit à tout ça tout en se dirigeant d’un pas, que l’on peut qualifier de fébrile vers la porte de sortie du bar. L’essentiel c’est qu’il réfléchit à tout ça. ah j'allais oublier! merci a kaila pour sa précieuse aide! --Message edité par juliathorne le 2004-07-15 22:54:24-- | |||
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
bien docteur Julia ! quels cas d'école tous ses persos! toujours beaucoup d'idée et même une pointe de morale! génial! |
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Encore un exellent chapitre Bien écrit comme toujours Pauvre petit julian mais que va t-il devenir ? Enfin on le sait mais la maintenant , en tout cas les sentiments de julian sont bien retransmis. | |||
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| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
L'ambiance est tendue entre Sloane et Jack... Et hop une leçon de morale par sieur Sloane. ;) | |||
| La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde |
| kaïla Messages postés : 189 petit frère de Marshall ![]() |
De rien Julia. Bon je sais je me fais vieille et je commence à radoter un peu mais c'est toujours aussi bien. Comment tu fait pour écrire ta fic aussi vite il faut que tu me donne ton truc. (Au fait apparament personne n'a encore relevé notre, comment peut-on appeller ça, notre humour ou notre clin d'oeil je sais pas ce qui convient le mieux) Bon courage pour la suite ! | |||
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| lolgirl02 Messages postés : 578 agent simple ![]() |
c' est super y a rien d' autres a dire...continue | |||
| vive les blondes !!!!! |
| gnit Messages postés : 4097 agent triple :) ![]() |
C'est quand meme mieux avec des dialogues ![]() | |||
| You gotta understand that I need a helping hand Somebody who takes care of me |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
encore géniale julia ! les dialogues sont percutants ! j'adore entre jack et arvin ! et le pov'petit julian ! bravissimo ! c'est un plaisir ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| many bristow Messages postés : 430 agent d information ![]() |
que dire a part bravo tu as trouvé le moyen pour sark/jack enfin tu me comprend | |||
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| Monsieurchat Messages postés : 1380 agent double ![]() |
bravo ! j'attends la suite avec impatience ![]() | |||
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| Mousetick Messages postés : 5580 ...la machine il dire... |
je trouve ça magnifique. ( qu'elle idée j'ai eu de tout lire avec une musique triste derrière... j'ai presque les larmes aux yeux ) | |||
![]() In my opinion, we don't devote nearly enough scientific research to finding a cure for jerks |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
voila la suite! attention ame sensibles sortez vos mouchoirs! non je plaisante! c'est triste mais c'est comme d'hab!lol bonne lecture a tous, j'espere que ca vous plaira encore! Pologne, camp d’entraînement des agents dormants : Allison aussi réfléchissait de son coté, tout comme Jack elle se posait des questions essentielles sur elle. Comment devait-elle réagir face à tout ça? Devait-elle tenter d’échapper à toute cette histoire d’armes et d’entraînement ? La vérité c’est qu’elle n’en avait pas le pouvoir mais pourtant elle sentait qu’obéir ne lui convenait pas vraiment. A cet instant, elle était avec tous les enfants, elle était entourée de bruits et d’enfants de son âge et pourtant si seule. C’était comme qui dirait le moment détente dans ce monde d’entraînement et de performance. Ils étaient tous réunis dans une grande pièce sinistre et glauque comme la plupart des lieux de rassemblement de ce camp au programme tout aussi sinistre et glauque. Un camp : ce mot évoque les vacances, la détente et des enfants qui jouent, mais il n’est rien de tout ça. Des agents dormants. Qui avait pu avoir l’esprit si dérangé pour avoir conçu ce programme ? Les enfants se rendaient-ils compte de ce à quoi ils étaient amené à faire plus tard. Certains s’en doutent et d’autres préfèrent ne pas se poser la question, ils préfèrent simplement l’ignorer. Bientôt ils ne le pourront plus. Le bruit incessant et sonore quelque fois des chuchotements d’enfants cessa à l’instant même où les adultes firent leur entrée dans la salle vétuste. Les enfants se retournent immédiatement, en silence vers leurs « supérieurs » si l’on peut déjà les appeler de cette manière. Tous se tiennent droits et raides et leurs visages perdent alors leurs aspects enfantins. Leurs visages se durcissent, leurs yeux reprennent leur sérieux habituel. Ils se tiennent là, debout. Certains d’entre eux ont le front plissé signifiant une certaine surprise sur leur visage. En effet, cette surprise était un homme, assez jeune, brun et sans expression. Il parait parfaitement détendu et sûr de lui. Les enfants semblent être impressionné par le personnage. Il s’avance alors doucement et semble prendre la parole. -Je me nomme… Alexander Khasinau. Tout ce que vous avez besoin de savoir sur moi c’est que je suis désormais le dirigeant de ce camp. Dit-il laissant le temps aux enfants d’imprégner la nouvelle qui ne parait pas vraiment les rassurer. Des caisses entrent dans la pièce, portés par des hommes à fortes corpulences mais les caisses ne paraissent pas pour autant lourdes. -Je vous confie à tous, votre première mission. Dit-il montrant du regard les caisses, aux futurs agents. Surtout, reprit-il, ne me décevez pas. Sur ce, il se retira et fit signe à l’homme qui surveillait Allison lors de son épreuve chronométré du montage de l’arme. Il prit la parole tandis que Khasinau se dirige d’un pas décidé vers la sortie comme pour régler une affaire de la plus haute importance, c’était peut être le cas. -M. Khasinau m’a semblait clair sur sa présentation je vais donc passer directement à l’essentiel. Dans ces caisses se trouvent des chatons. Il y en a 12 en tout. Chacun de vous se lèvera à l’entente de son nom pour y prendre un chaton. C’est une mission sérieuse, ne la négligez pas. Vous devrez vous occuper des chatons 24h/24 et 7j/7. La nourriture et le matériel minimum nécessaires seront à votre disposition dans le réfectoire. Avez-vous des questions ? Dit l’homme aussi antipathique qu’auparavant. Un des enfants demande la parole qui lui fut accepté. Les autres enfants se tournent vers lui, se demandant s’il s’agissait de la même question qu’ils se posent eux même. -Pourquoi ? Dit le jeune garçon aux cheveux blonds. L’homme sembla ignorer sa question : -D’ autres questions ? Ajouta l’homme. Les enfants avaient compris que toute question était inutile. Ils s’exécutèrent alors, non sans enthousiasme. Quel enfant ne rêverait pas d’avoir un animal de compagnie dans un tel enfer ? Allison sait que cette « mission » cache quelque chose, comme tous les autres enfants mais pourtant elle ne dit rien, elle obéit aux ordres tel un soldat zélé. Elle ne se doute pas de l’objectif de cette mission. Elle ne sait pas que dans quelques jours elle en souffrira. Une semaine plus tard : Allison avait rempli sa mission à la perfection. Elle avait trouvé en ce chaton l’affection dont elle manquait depuis son arrivée au camp. Elle retrouvé en lui de l’espoir, l’espoir de ne plus être seule au monde. Elle l’avait cajolé et aimé pendant cette semaine écoulée. Chaque soir elle courrait retrouver son chaton dans sa « cellule », c’est le nom donné aux chambres dans ce camp. Elle n’attendait que ça toute la journée et du coup, mettait du cœur à l’ouvrage. Elle revivait en quelque sorte. Ce chaton lui permettait de s’évader un peu de cet univers horrible. Elle se prépare, il y a un rassemblement demandait par M. Khasinau apparemment, l’information est assurée par des hauts parleurs qui relient toutes les cellules. Les hauts parleurs se trouvaient tous dans le même coin dans toutes les cellules qui étaient d’ailleurs toutes semblables. Elles contenaient toutes un lit en fer, un matelas simple et des draps blancs, toujours des draps blancs. Les lits étaient fait au carré comme pour rappeler le coté martial de ce camp. Aucun signe de distinction n’était admit dans les cellules. Elles étaient glauques mais pourtant nettes. Elles inspiraient un sentiment étrange indéfinissable mêlant malaise et calme. Tous les enfants sont enfin réunis dans la pièce sinistre de la semaine d’avant. Et M.Khasinau est de nouveau présent, toujours aussi raide et non expressif. Il ne faisait qu’observer, il n’avait même pas besoin de prononcer un mot pour se faire comprendre par ses hommes. L’homme au chronomètre repris la parole, comme la semaine passée, il devait sûrement être le bras droit de Khasinau. -Vous voilà fin prêts à passer votre première réelle épreuve. Votre première mission touche à sa fin. Dit il. Les visages des enfants tombent littéralement en entendant ces quelques mots, ils ont compris que les chatons leur seront sans doute retirés. Mais ils ne savent toujours pas à quoi rimait cette courte et forte agréable mission. Et ils ne savent certainement pas de quelle manière la mission doit s’achever. Quelle est cette première épreuve ? Ils n’en ont aucune idée, Allison n’en a aucune idée. C’est alors que l’homme reprend : -Vous avez maintenant 5 minutes pour aller récupérer les animaux dans vos cellules et les ramener ici même. Ils s’exécutèrent comme à l’accoutumée. Il leur aura fallu moins de temps que prévu pour ramener leurs nouveaux amis. Entre-temps du matériel avait fait son apparition dans la pièce. Des bureaux étaient disposés les uns à coté des autres, douze au total. Sur chacun des vieux bureaux en bois sont posées des bacs à jouets de couleurs. A coté des caisses multicolores sont posés des armes de poing, toutes identiques et toutes posées avec soin. Tout est parfaitement aligné, bureaux, armes, bacs, tout. Les enfants regardent le nouveau décor, sceptiques. Allison se demande ce qu’il se passe et craint malheureusement le pire. Pourquoi avoir réclamer d’apporter les chatons ? Pourquoi ce matériel est là ? Elle se doute de la réponse mais n’arrive pas à réaliser. Elle espère encore se faire des idées, croire que ce n’est pas ce qu’elle croit. Mais la vérité la rattrape bien vite quand elle entend l’homme de main reprendre la parole. -Chacun se dirige vers un bureau, dépose l’animal dans la caisse et prend l’arme posée à droite du bac et fait en sorte qu’il soit prêt à l’utilisation. Les enfants ne bougèrent pas. Ils savent désormais, et ils ne veulent pas s’exécuter. Mais ils ne résistent pas longtemps, au deuxième ordre ils obéissent. L’angoisse se lie sur leurs visages. Ils avancent vers leurs bureaux respectifs d’un pas lent. -Allez dépêchez-vous soldats. Cria l’homme sur un ton sec rempli de reproches. Ca y est quand il a prononcé ce mot : « soldats » tout était clair, ce camp était bel et bien le lieu où elle allait devoir vivre toute sa vie. Ce camp régirait sa vie entière jusqu’à son âge adulte venu et peut être même après. Elle en était convaincue désormais, elle était considérée comme un soldat et finirait sa vie en tant que tel et aucune échappatoire possible n’est connue à ce jour. Une fois tous les futurs soldats placés l’homme poursuit. -Maintenant chacun à votre tour vous allez tenir en joug l’animal et à mon signal pour tirerez. Est-ce bien compris ? Rajouta t-il comme si ce n’était pas clair comme de l’eau de roche. -… -Je n’ai pas entendu. Grogna t-il. -Oui monsieur. Répondent alors les enfants, tous en cœur. Le cœur d’Allison battait la chamade. Son esprit était embrouillé pas des tas de questions. Elle ne savait pas quoi faire à cet instant ! Il est sur qu’elle ne pouvait pas tuer ce chaton qu’elle avait tant chéri, elle ne le voulait pas. Que faire ? Et les ordres alors ? Son tour n’était pas encore venu de s’exécuter mais elle souffrait déjà, elle souffrait de voir les autres dans le même état qu’elle. Le premier futur soldat avait entendu le premier signal pour tirer mais pourtant il ne bougeait pas d’un cil, son arme était braquée sur l’animal mais son doigt fin ne parvenait pas à presser sur la détente. -Tirez soldat dit l’homme pour la seconde fois regardant le garçon juste devant lui. Il ne bougea pas et un signe de tête de la part de Khasinau a suffit à l’homme antipathique pour ordonner à ses hommes d’évacuer le garçonnet. Que allait-il lui arriver ? C’est la question que se posent alors les enfants à présent, ayant peur de connaître la réponse dans quelques minutes quand leur tour viendra. Au second signal de la part de l’homme, une détonation se fit entendre et tous les enfants, pourtant habitués à ses sons, sursautèrent. Certains fermaient même les yeux par compassion ou simplement par angoisse. Vient maintenant le tour d’Allison. Elle a les jambes en coton, les mains moites, et son estomac est tout retourné. Elle ne sait pas ce qu’elle va faire, elle se pose toujours la question. Elle observe son chaton entrain d’essayer d’atteindre le haut du bac sans y parvenir, elle le voit déambuler ignorant ce qui va lui arriver bientôt. Elle regarde le chaton et tout s’arrête l’espace d’un instant. Elle savait que si elle pressait cette détente, elle ne serrait plus jamais comme avant. D’un autres coté elle avait peur, que lui arriverait-il si elle ne le faisait pas ? Qu’est-il arrivé au premier petit garçon ? Le signal se fit entendre. Elle hésite une seconde, elle ferme les yeux comme pour l’aider à réfléchir, peut être aussi pour s’isoler. Elle sent sa gorge se nouer et les larmes lui monter aux yeux. Quel choix cruel que de choisir entre sa vie et son espoir. Parce qu’elle pensait mettre sa vie en jeu si elle n’obéissait pas et personne n’aurait pu alors le démentir ou lui reprocher d’avoir pensé ça. Comme avait dit l’homme de Khasinau c’est une épreuve et lors des épreuves de ce type, les perdants disparaissaient, comme le garçonnet. Son cœur bat toujours la chamade et ses mains tremblent. Elle sent qu’elle doit le faire, elle sait ce qu’elle doit faire. Son esprit le sait mais son cœur le refuse. Et là, la haine de devoir faire ce geste si horrible la prend aux tripes. Elle sait ce qu’elle va faire. Au signal, elle ouvre les yeux et tire presque instantanément. Elle regarde le chaton, toujours son arme pointée sur lui, observe les derniers battements de son cœur et baisse alors son arme lentement, les yeux toujours posés sur le corps minuscule de l’animal. Elle est triste, comme elle ne l’a jamais été et elle a la haine. Pourquoi a-t-elle fait ça ? En tout cas elle pensait bien, parce qu’après ça, elle ne sera plus jamais comme avant. Elle a à peine 10 ans et elle voit s’envoler son enfance. Son enfance disparue ce jour là, le jour où elle a retiré la vie pour la première fois, le jour où elle a tué un être cher de ses mains d’enfant. Elle ne serait plus jamais comme avant. Sa vision du monde a changé à jamais. alors vous avez eu besoin des kleenex? mdr | |||
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
ben pas les kleenex mais pas loin!!! oh la la mais ça fait froid dans le dos! c'est de plus en plus sombre ! La face cachée de Julia j'aime beaucoup aussi les effets de style: il fallait choisir entre sa vie et son espoir. Bravo julia! de chapitre en chapitre tu maitrises de mieux en mieux, je trouve! |
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