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Forum Alias par fil2001 Administrateurs :fil2001
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Auteur : Sujet: fanfiction  Bas
 kaïla
 Messages postés : 189
 petit frère de Marshall
 kaïla
  Posté le 09/07/2004 15:03:56
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Bonjour tout le monde, après avoir hésité longtemps et repoussé son écriture durant des mois, je me décide enfin  à publier une fanfiction. Elle est un peu différente de celles déjà postées sur ce forum, en effet elle ne parle pas vraiment d’un personnage de la série mais raconte la vie (où tout du moins une partie d’elle) d’un des alias de Sydney dans la série. Je ne vous révèle pas le nom de mon personnage principal, je préfère que vous le découvriez par vous-même au fil de vos lectures. L’histoire se déroule durant les saisons 1 et 2. Cette indication n’a pas grande importance mais évitera des confusions. Avertissement : le premier chapitre est un peu sanguinolent, âmes sensibles s’abstenir donc !    Les suivants le seront moins, promis. Une dernière information avant de vous laisser à votre lecture, cette histoire risque de contenir des spoilers sur la saison 3. Que les personnes ne voulant aucun spoiler passent leur chemin … Bonne lecture à tous.



Chapitre 1 :
   

La porte d’entrée claqua dans un bruit sourd. Elle se trouvait devant son portail qu’elle s’apprêtait à ouvrir. Ce bruit l’avait surprise.  Elle se retourna avec curiosité. Un bambin de 6 ans ; au visage rond, aux cheveux blonds et aux yeux d’un bleu azur ; accourait vers elle, les bras grands ouverts près à sauter dans les bras de sa mère. « Maman, attend-moi !!! » Un large sourire éclaira le visage de la jeune femme. «Alexandre, dépêches-toi mon chéri tu vas être en retard à l’école ! » Elle lui prit sa petite main et déposa un baiser sur sa joue. Ils remontèrent ainsi la rue encore vierge des bruits de l’activité humaine. Des oiseaux chantaient. Un léger vent frais sifflait annonçant que la fin de l’été était proche. Ce calme la détendait et la motivait à attaquer cette nouvelle journée. Son fils brisa le silence et, de sa voix chaude comme celle des rossignols, commença à parler de ses copains d’école, de sa maîtresse dont il était secrètement amoureux, des vacances que la famille avait passé au bord de la mer, du zoo qu’ils allaient visité le week-end suivant en annonçant que l’ours était son animal préféré. Sa mère l’écoutait calmement, attendrie. Ils arrivèrent dans un petit parc. Ils n’étaient plus seuls. Un jeune homme d’une trentaine d’années faisait son jogging matinal un peu plus loin. Puis tout à coup, un bruit, une sorte d’explosion, un coup de feu. Elle sentit la main d’Alexandre glissée lentement entre ses doigts. Elle voulut prendre son fils dans ses bras mais il gisait allongé sur le sol bitumé, les yeux encore ouverts. Du sang coulait d’une plaie béante que le petit avait à la tempe. Ses yeux bleus avaient perdus de leurs éclats. Il n’avait même pas crié, même pas pleuré. Les larmes lui montèrent aux yeux. Une immense tristesse s’envahit. Une tristesse qu’elle avait ressentit un fois déjà lors de la mort de ses parents dans un incendie, une tristesse presque oubliée qu’on lui forçait à revivre comme la piqûre de rappel d’un vaccin mortel. Des larmes chaudes et salées perlaient sur ses joues. Elle pleurait comme si on venait de lui arracher le cœur. Ses sanglots résonnés sous les arbres. Elle prit le corps encore chaud de son fils dans les bras. Le sang de son fils coulait sur sa poitrine. Elle ne pourrai plus jamais entendre ses rires, sa voix de rossignol, ses pas qui arrivent vers elle pour l’embrasser tendrement. Sa peine se faisait de plus en plus aiguë. Puis en un instant comme transpercer  par un éclair, elle comprit se qui venait de se passer.  Cet homme qui courait paisiblement. Ce sportif apparemment comme tous les autres. C’était lui qui avait tiré. Ce ne pouvait être que lui. Elle se releva précipitamment cherchant frénétiquement des yeux le jeune homme. Elle l’aperçu non loin sur le chemin qui traversait le parc. Il continuait tranquillement à courir comme si rien ne c’était passé. Cependant son comportement lui semblait bizarre. Il paraissait vouloir dissimuler à son regard sa main droite. Il passa près d’une poubelle. D’un geste précis et presque invisible à son observatrice, il y déposa un objet.  Sans même réfléchir elle courut après cet homme mystérieux dans l’espoir de le rattraper. Mais il avait une certaine avance et elle ne courait pas assez vite. Ces instants si brefs lui semblait interminables. Elle atteignit enfin la poubelle et jeta un coup d’oeil rapide à l’intérieur. Elle fut horrifiée par cette vision. Une arme, un revolver pour être plus précis était posé là, nonchalamment, presque avec arrogance, être un paquet de chips vide et une bouteille de bière. L’arme qui avait tué l’être qu’elle aimait le plus au monde avait été jeté dans une poubelle publique comme un vulgaire sac en plastique. Une rage insoupçonnée s’empara d’elle. La tristesse était soudainement masquée par une rage froide et aveugle. Elle récupéra précautionneusement le revolver. Ses mains tremblaient légèrement. Elle n’avait plus qu’un idée : se venger. Venger toutes les morts qu’elle avait dû subir, celle-là était la provocation de trop. On avait tué son fils devant ses yeux. Le tueur continuait sa course tranquille à travers les arbres ignorant la souffrance et la rage de cette femme. Elle se remit à courir plus cette fois. Il ne semblait pas s’apercevoir qu’il était poursuivi. Elle rattrapa l’homme au bout de quelques instants infiniment longs. Elle n’était plus qu’à quelques mètres de lui. Elle savait qu’elle avait le pouvoir, c’était elle qui avait l’arme et le droit de vie ou de mort. Un doute lui étreint le cœur, serait-elle capable de tuer un homme, de le voir rendre son dernier soupir. Car elle ne voulait pas le blesser, elle voulait le tuer, elle ne voulait pas le livrer à la justice, elle voulait faire justice. Elle avait déjà tenu une arme, elle avait déjà tiré mais toujours à l’entraînement, elle n’en avait jamais eu besoin.  Mais elle devait le faire pour Alexandre.  Elle releva la tête et interpella l’homme. « Arrêtes-toi, fils de pute ! ». L’homme ralentit son allure sans se retourner pour se stabiliser à son rythme de marche habituelle. Il ne s’arrêta pourtant pas. Julia continuait à le suivre en marchant à son rythme. Elle répéta « Je t’ai dit de t’arrêter, espèce de salaud ! ». L’homme se décida à obtempérer. Il s’arrêta toujours dos à la femme qui l’interpellait. Elle fit quelques pas vers le tueur de son enfant. Elle mit en joue l’homme tenant fermant l’arme entre ses mains tremblantes. « Les mains sur la tête » cria-t-elle d’une voix qui se voulait assurée. Il ne résista pas et posa calmement les mains sur sa tête avec des gestes lents, précis et assurés. Cette attitude effrayait Julia. Comment un tueur pouvait-il être aussi calme ? Elle se méfiait cela pouvait cacher quelque chose. Elle préférait rester à quelques pas de cet individu pour éviter qu’il ne la désarme par surprise. « Maintenant retournes toi lentement ». Il commença à se mouvoir. Ses pieds se déplaçaient lentement avec la même assurance que ses mains précédemment. Elle était de plus en plus effrayer, la pression montait de plus en plus. Il était maintenant face à elle. Il la regardait. Aucune peur ne transparaissait. Il était face à elle presque d’égal à égal. Elle le voyait de près. Il mesurait environ un mètre quatre-vingt. Son visage était creusé, ses yeux d’un noir profond. Il avait des lèvres fines et des cheveux courts et châtains. Elle l’aurait croisé dans la rue jamais elle ne se serait doutée qu’il était capable de tuer un enfant de sang froid. Il esquissa un sourire narquois. Cette attitude réveilla toute la rage qu’elle avait en elle. Elle perdit tout contrôle sur son corps. Elle ne ressentait plus aucune peur, plus aucun sentiment, elle était devenue froide et sans cœur. Il n’y avait plus de cause, plus de conséquence, seulement un objectif : tuer cette homme. C’était comme si elle était passée en pilotage automatique. Ses mains ne tremblaient plus. « A genoux maintenant » dit-elle calmement d’une voix glaciale et sans émotion. Les rôles s’inversaient. Le tueur connaissait la peur d’être tuer. Il posa un genou à terre. Ses gestes se faisaient moins précis. Puis l’autre genou se posa au sol. « Pourquoi vous ne me tuer pas maintenant ? » dit-il dans un souffle. « Je ne veux pas te tuer debout ni même à genoux. Je veux que tu meures à terre comme le chien que tu es. » Sa voix se faisait sarcastique et dangereuse. « Visage au sol ! » ordonna-t-elle. Elle se rapprocha d’un pas. Tout ce fit très vite sans même qu’elle en ait conscience. Elle leva légèrement les bras, chargea l’arme et appuya sur la détente. Elle n’entendit pas le bruit du coup de feu. Elle se retourna et lâcha l’arme. Julia s’effondra près d’elle et se mis à pleurer. Son fils avait été tué et elle avait tué un homme.


Voilà, c’est la fin du premier chapitre. J’espère qu’il vous a plus. J’attends avec impatience vos réactions et vos critiques qu’elles soient bonnes ou mauvaises. C’est grâce à ça que l’on s’améliore.
Kaïla.
PS : Vous avez deviner de quel alias de Sydney je parlais au début du post maintenant ?  
Bonne journée.  Kaïla

--Message edité par kaïla le 2005-07-08 11:57:04--

http://img66.exs.cx/img66/3710/9024.jpg
 Boite-à-musique
 Messages postés : 1522
 agent double
 Boite-à-musique
  Posté le 09/07/2004 15:13:57
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wouhhhhhhhhhhhhh super ! magnifique j'en ai encore la chair de poulette !!!!!!!!!!!!!!!!! c'est génial continue !!!!!!!!!!!!!!!!

Elle n’était pas digne de toi
Faut surtout pas que tu la regrettes
En plus elle te trompait
On le sait on se l’est tous faite
Vraiment tu mérites mieux
Elle ressemble à Jean Gabin
Nous remercie pas mon vieux
C’est fait pour ça les copains
 saralias
 Messages postés : 2355
 agent triple :)
 saralias
  Posté le 09/07/2004 15:21:40
Send a private message to saralias
Moi j'aime beaucoup.
Je trouve que t'écris vraiment bien.
J'ai hâte de lire la suite.
 

C'est une bonne idée de sujet en plus.

http://img278.imageshack.us/img278/432/1miabann2jg.jpg
 juliathorne
 Messages postés : 3290
 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 09/07/2004 16:23:12
Send a private message to juliathorne
bravo kaila! c'est genial, j'avais la pression quand il se retournait! lol
bravo, j'espere que t'as deja ecrit la suite que tu nous en fasse profiter bientot!

Miaouuuu
 scg
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 agent triple :)
 scg
  Posté le 09/07/2004 17:02:12
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bravo vraiment! il ya beaucoup de tension ! mais qui est cette mystérieuse Julia?

 Pmax
 Messages postés : 312
 agent d information
 Pmax
  Posté le 09/07/2004 17:06:56
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J'aime beaucoup. La suite la suite!!! j'espere que tu repondra au pourquoi du comment.(pourquoi il tue l'enfant?les entrainements?)

PM
 juliathorne
 Messages postés : 3290
 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 09/07/2004 18:04:32
Send a private message to juliathorne
ben c'est moi julia, tu m'appelles scg?

desolé c'etait une mauvaise blague!
je pars j'ai compris!

Miaouuuu
 Butterfly
 Modérateur
 Messages postés : 7183
 ...la machine il dire...
 Butterfly
  Posté le 09/07/2004 21:31:31
Send a private message to Butterfly
Génial.

Ouh làlà. Mon coeur battait la chamade pendant que je lisais le moment où le tueur va se retourner...

Vivement la suite !  

La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 10/07/2004 00:24:09
Send a private message to scg

Citation :

juliathorne  a dit :

ben c'est moi julia, tu m'appelles scg?

desolé c'etait une mauvaise blague!
je pars j'ai compris!





c'est bien ce qui me semblait!!! une fille qui bat à la course les assassins d'enfants!! une belle blonde sportive qui connait le morse!! c'est tout à fait toi!

 juliathorne
 Messages postés : 3290
 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 10/07/2004 12:18:03
Send a private message to juliathorne
mdr scg!
ben oui c'était moi qui courait comme une furie dans le parc une arme a la main pour tuer le vilain monsieur!
mais bon en meme temps, mon truc c'est la torture! kaila ya pas moyen de reecrire le passage en rajoutant un petit je ne sais quoi sadique? lol
je plaisante evidemment!

Miaouuuu
 Jennyfer
 Messages postés : 3871
 agent triple :)
 Jennyfer
  Posté le 11/07/2004 19:33:44
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voilà j'ai lue !!! c trop stayle . c un peu noir aussi lol. bon je crois ke j'ai pas trop compris le truc des entrainements , parce ke je me suis perdue entre les lignes et j'ai du relire pednant 2 ou 3 minutes la même frase lol . mais sinon c'est trés bien écrit .^^

http://img218.imageshack.us/img218/5008/edit01gifts0.gif


http://so-palin-so-cisson.skyblog.com/
Les différents styles de jeunes aujourd'hui !
 kaïla
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 petit frère de Marshall
 kaïla
  Posté le 13/07/2004 00:03:24
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Coucou tout le monde. Le deuxième chapitre est presque fini. Laissez moi encore quelques jours et je le post. Je sais que je radote mais encore merci pour vos encouragements ça me soutiens beaucoup pour l'écriture de la suite qui je dois l'avouer est un petit peu galère . Mais vous inquiétez pas ça arrive bientôt .

http://img66.exs.cx/img66/3710/9024.jpg
 gnit
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 agent triple :)
 gnit
  Posté le 13/07/2004 00:04:44
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On attend patiement (nous sommes disciplinés )

You gotta understand that I need a helping hand
Somebody who takes care of me
 kaïla
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 petit frère de Marshall
 kaïla
  Posté le 13/07/2004 14:34:10
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Voilà la suite ! Bonne lecture !

Chapitre 2 :

« Julia relèves-toi, se suppliait-elle, ce n’est pas le moment de craquer ».
Ses larmes coulaient toujours sur ses joues. Son fils était mort, elle n’avait pu agir. Tout se mélangeait dans sa tête, elle se sentait complètement perdue. Elle ne savait pas quoi faire. La tristesse de la mort de son enfant, la culpabilité qu’elle ressentait d’avoir tuer un homme mais aussi la fierté d’avoir eu le courage de l’exécuter et de s’être venger la submergeaient. Elle ne ressentait plus de colère ou de vengeance cependant la mort du tueur de son fils n’atténuait pas sa tristesse et sa détresse.
« Allez Julia relèves-toi !! » se répétait-elle. Elle releva lentement la tête. Tout le sang qui s’était accumulé dans son crâne redescendait lentement. Elle avait mal à la tête comme si celle-ci allait exploser. Il fallait qu’elle reprenne le dessus sur ses émotions, qu’elle mette de l’ordre dans ses idées. Elle ferma les yeux et respira profondément et lentement comme le lui avait appris son père quand elle était petite. Elle se calma un peu. Elle souleva les paupières.
La lumière transperçant les feuilles s’éblouissait. Le silence. Un silence pesant régnait toujours. Les oiseaux s’étaient envolés affolés par les détonations. Elle essayait de ne plus penser à rien. Son pouls, petit à petit, ralentissait. Elle retrouvait peu à peu le contrôle d’elle-même. Elle se concentra, repoussant ses émotions, pour analyser la situation.
Un homme, qu’elle n’avait jamais vu auparavant, avait tué son fils en pleine rue et de sang froid. Elle était persuadée que c’était un professionnel. Son attitude lui faisait penser qu’il avait l’habitude de tuer et qu’il savait ce qu’il faisait. Ses gestes étaient si précis et si calme. Une question s’imposa à son esprit. Pourquoi. Pourquoi avait-on voulu tuer son fils ? Pour quelle raison ? Ou bien dans quel but ? Elle refusa d’y réfléchir maintenant et repris le fil de sa réflexion. Ensuite elle avait rattrapé cet homme et l’avait tué avec sa propre arme. Elle avait fait preuve d’un sang-froid dont elle s’était toujours crue incapable auparavant. Elle regarda l’arme qui était posée au sol.
C’était une arme de poing chromée de petit gabarit, un colt 45 qu’elle trouvait plutôt jolie d’aspect. Une forte odeur se dégageait de l’arme encore fumante. Maintenant qu’allait-elle faire ? Elle fallait qu’elle appelle la police. Elle repensa au fait qu’elle est tuée cet homme. Elle ne pouvait pas les appeler en tout cas pas maintenant. S’ils s’apercevaient qu’elle l’avait exécuter, sa vie serait démolit à tout jamais. Elle continuait à fixer l’arme. Elle la toucha doucement. Son contact semblait différent alors qu’elle s’avait plus cette rage. Elle lui paraissait extrêmement froide. Il y avait ses empreintes dessus et faudra bien qu’elle appelle la police à un moment ou à un autre. Elle devait s’en débarrasser. Elle pensa à le remettre à la poubelle mais le périmètre allait être bouclé pour l’enquête et les poubelles allaient être fouillées. Elle réfléchit encore longtemps ne trouvant pas de solution adéquate. Elle pensa alors à garder l’arme. Oui, c’était peut-être la solution. Bien sûr, cela comportait des risques mais elle pourrait cependant les contrôler. Le principal danger était que son mari découvre l’arme. Elle considéra que le risque était acceptable et qu’il suffisait de trouver un endroit sûr pour la cacher et surtout de rester vigilante. Elle pesa un moment le pour et le contre. C’était la meilleure solution. Elle déposa donc l’arme au fond de son sac à main et la recouvrit des divers objets qui s’y trouvaient.
La culpabilité l’envahissait de nouveau. Les larmes remontaient à ses yeux. Elle replia ses genoux contre sa poitrine et enfouillit son visage dans ses mains. Elle se sentait sale. Elle avait perdu sa dignité et n’allait même pas assumer ses actes. Elle préférait fuir. La fuite et le mensonge sont des choses tellement plus simples. Elle pensait maintenant à son fils qui était étendu un peu plus loin, là-bas. La tristesse réapparut. Toutes ses émotions ressurgissaient les uns après les autres. Sa pensée redevenait confuse. Elle ne réussissait plus à se contrôler. Elle se releva cependant. Elle ne sentait plus son corps. Ses jambes avaient du mal à la supporter. Elle marcha quelques pas jusqu’au corps de son fils.
Elle s’assit à côté de lui et l’enroula de ses bras. Son corps était froid maintenant. Ses membres semblaient figés. Elle l’embrassa tendrement comme si cela allait le réveiller. Elle ferma à nouveau les yeux. Elle espérait qu’il allait ouvrir les siennes et lui sourire en lui disant de sa voix la plus joyeuse « Maman arrêtes de pleurer c’était un blague !! » Tout le monde se remettrait debout et rigolerais en répétant « On t’a bien eue !». Elle rouvrit les yeux rompant l’illusion. Son enfant ne se réveilla pas, son expression resta figé.
Elle attrapa son portable dans son sac tout en évitant de regarder à l’intérieur et de toucher l’arme dissimulée au fond de celui-ci. Elle composa le 17. Ca sonnait. Elle prit une grande inspiration tout en essuyant ses larmes.
«- Allo, commissariat de Paris, que puis-je pour vous ?
-Allo Marie, c’est Julia. » Sa voix était rauque et cassée. Quelques sanglots s’échappaient encore.
« - Julia, que ce passe-t-il ? Tu as l’air bizarre.
- Tu peux envoyer une équipe au parc municipal qui est près de chez moi. »
Elle déglutit avec difficulté et annonça :
« - On a tué Alexandre.
- Oh mon dieu ! Je les préviens tout de suite. Restes où tu es ils arrivent !
- Marie, Guillaume est de repos aujourd’hui. Tu peux me rendre un service, préviens le. Je n’en ai pas le courage.
- Oui bien sûr. Je vais le faire.
- Merci.
- On arrive ! »


C’est tout pour aujourd’hui. Ce chapitre est un peu court mais je pense que le prochain sera un peu plus long.
Merci beaucoup Juliathorne et Saralias pour votre aide et vos conseils qui m’ont été très précieux. (J’espère ne pas avoir écrit trop de bêtises).
Kaïla

http://img66.exs.cx/img66/3710/9024.jpg
 saralias
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 saralias
  Posté le 13/07/2004 14:48:40
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    Encore une fois bravo !

C'est tres bien écrit et les sentiments de Julia sont tres bien exprimés.
Continue comme ça  

http://img278.imageshack.us/img278/432/1miabann2jg.jpg
 juliathorne
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 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 13/07/2004 16:54:19
Send a private message to juliathorne
super j'adore vraiment mais ca tu le sais dejà!
franchement j'adore ton style. c'est vraiment bien cette histoire!

Miaouuuu
 Butterfly
 Modérateur
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 ...la machine il dire...
 Butterfly
  Posté le 14/07/2004 10:56:42
Send a private message to Butterfly
 

C'est toujours aussi bien écrit.  


La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde
 Boite-à-musique
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 agent double
 Boite-à-musique
  Posté le 14/07/2004 11:41:20
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Encore bravo, c'est splendide ! J'ai failli pleurer !!!! j'adore, continue, je meurs d'impatience de connaitre la suite !

Elle n’était pas digne de toi
Faut surtout pas que tu la regrettes
En plus elle te trompait
On le sait on se l’est tous faite
Vraiment tu mérites mieux
Elle ressemble à Jean Gabin
Nous remercie pas mon vieux
C’est fait pour ça les copains
 kaïla
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 petit frère de Marshall
 kaïla
  Posté le 22/07/2004 12:25:39
Send a private message to kaïla
Voilà la suite, depuis le temps ! J’espère que ça vous plaira. Bonne lecture !

Chapitre 3 :

Quelques minutes s’étaient écoulées. Marie tenait son visage entre ses mains. Et pleurait. Après le coup de téléphone, elle avait immédiatement prévenu quelques collègues pour qu’ils aillent sur les lieux. Ils se préparaient. Elle devait partir avec eux. Ce n’est qu’après qu’elle avait comprise ce qui venait de se passer. Elle était l’une des meilleures amies de Guillaume, le père d’Alexandre. Ils s’étaient rencontrés au collège et étaient devenus rapidement amis. Ils partageaient en effet la même révolte contre l’injustice et avaient organisé une collecte alimentaire pour aider les pays du Tiers-Monde. Ils avaient dû s’éloigner durant le lycée et s’étaient retrouvés à l’école de police quelques années plus tard. Puis il avait rencontré Julia, mais cela n’avait pas nui à leur amitié. Julia était une fille très sympathique et toujours souriante. Elles s’entendaient à merveille et étaient maintenant amies. Ensuite les deux amoureux se sont mariés, et Alexandre était arrivé. Ils lui avaient demandé de devenir sa marraine. Elle avait accepté avec joie. Aujourd’hui, elle devait annoncer à son meilleur ami que son fils était mort. Julia le lui avait demandé. Elle comprenait que son amie ne veillent pas le faire cependant elle aurait tout donné pour ne pas avoir répondu à cet appel. Elle soupira tristement et essuya ses larmes. Sa gorge était nouée et de nouvelles larmes lui brouillaient la vue. Il fallait qu’elle appelle et tout de suite. Il avait le droit de savoir. Et c’était elle qui devait porter le fardeau de l’informer. Elle ravala ses larmes et décrocha le téléphone. Elle pensa alors à la souffrance qu’aller endurer son ami. Elle se dit qu’elle devait être forte pour pouvoir le soutenir dans cette épreuve et que ce qu’il allait vivre était bien pire que ce qu’elle ressentait. Elle composa le numéro lentement, chiffre après chiffre, comme si cela lui permettrait d’éviter de faire souffrir son ami. Ca sonnait. Un coup … deux coup … Au fond elle-même elle commençait à espérer qu’il n’était pas là.
Le téléphone retentit pour la troisième fois. Il venait de renverser son bol de café sur son vieux pantalon de survêtement et courait répondre au téléphone qui se trouvait à l’autre bout de la pièce.
« Allo !
-Allo, Guillaume ! répondit la voix cassée de son ami
-Marie, c’est toi ?
-Oui, s’il te plaît laisse-moi parler et ne m’interromps pas. J’ai quelque chose à te dire. Hum … C’est très difficile à annoncer …  Assis-toi s’il te plaît …
-Mais qui a-y-il Marie ?
-Tu es assis ? demanda la voix cassée
-Bon d’accord je m’assois, mais dit ce qui se passe Marie. C’est à propos de Julia ?
-Non, enfin si, … ne me pose pas de question sinon je vais être incapable de te le dire. » Sa voix était secouée par quelques sanglots qu’elle ne pouvait plus retenir.
« Guillaume, c’est Alexandre, murmura-t-elle. » Elle se sentait incapable de finir sa phrase.
« Qu’est-ce qui est arrivé à Alex, Marie répond ! Cria-t-il de colère. Sa voix était pourtant mêlée d’appréhension et d’inquiétude.
« Il est mort, articula-t-elle avec difficulté. On lui a tiré dessus, au parc à côté de chez toi ce matin quand il allait à l’école.
-Mon dieu ! Comment est-ce possible !! Marie, il est mort … » Un long silence s’installa. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Il lui avait parlé le matin même. Ils avaient joué un peu ensemble. La tristesse l’envahissait et des larmes brûlantes ruisselaient le long de ses joues. Il déglutit péniblement et demande :
« Et Julia comment va-t-elle ? Elle est blessée ?
-Non, je ne crois pas. C’est elle qui nous a prévenus. Elle est au parc avec le petit …
-D’accord susurra-t-il soulagé que sa femme n’est rien. » Il raccrocha, laissant tomber machinalement le combiné sur son socle. Il se sentait perdu. La tête lui tournait. Il ne réalisait pas que son fils était mort malgré la tristesse qu’il ressentait. Il attrapa sa veste de survêtement et l’enfila. Le parc n’était qu’à quelques centaines de mètres de chez lui. Une partie de lui voulait aller s’en rendre compte sur place. Il ferma précipitamment la porte et marcha quelques pas avant d’accélérer pour les rejoindre à petites foulées rapides. L’effort lui vida l’esprit quelques instants. Il en oublia même sa tristesse et ce qu’on venait de lui annoncer.
Marie raccrocha, elle aussi, son téléphone. Elle posa ses mains et les avant-bras à plat sur le bureau en face d’elle et posa sa tête dessus, le front contre le dessus de ses mains. Elle était à la fois épuisée et sanglotante incapable d’exprimer ce qu’elle ressentait. Une voix masculine l’interpella du fond de la pièce.
« Marie ! Il faut y aller tout le monde est prêt. On attend plus que toi ! » Elle ne bougea pas. Elle entendit des bruits de pas. Il lui posa la main sur l’épaule et demanda gentiment :
« Hé Marie, ça va aller ? Tu vas tenir le coup ? »
Elle tourna légèrement la tête pour voir qui lui parlait et émit une sorte de grognement, un « hum… » sans conviction qui signifiait oui. L’homme la prit doucement dans ses bras. Elle murmura un petit « merci » à peine audible. Il la questionna du regard pour savoir si elle était capable de venir. Elle lui adressa un petit sourire triste du coin des lèvres. Elle cligna des yeux. Une larme coula le long de sa joue. Il la prit par les épaules pour qu’elle se lève. Et le groupe de policiers s’éloigna vers la sortie du poste.
Une dizaine de minutes s’étaient écoulées. Julia était maintenant assise adossée contre un arbre qui bordait le chemin. Elle aperçu au loin un homme qui courait. A cet instant, elle crut qu’elle devenait folle. Sa tête lui tournait de nouveau, elle ne comprenait plus rien. Revivait-elle un flash-back ? Etait-elle prise d’hallucinations ? Cet homme qui courait, elle venait de le tuer. Elle n’était plus sûre de rien. Le doute la submergeait. Les larmes envahirent ses yeux, mais pas du tristesse cette fois, mais de peur. De peur d’être folle. La réalité et la fiction se mélangeaient dans sa tête. Elle ne savait plus ceux qui étaient vrais, ceux qui étaient faux. Elle n’était plus sûre de ses actes. Avait-elle tout imaginé ? Elle regarda un moment le cadavre de son fils. Son fils était-il vraiment allongé, mort devant elle ou était-ce une vision sortie de son imagination ? Et puis avait-elle réellement un fils ?
« Julia ! » cria le coureur. Le cri la sortit de sa torpeur. En une fraction de seconde tout revint clair. Cet homme qui courait n’était pas le tueur, bien au contraire, c’était son mari. Il était venu. Toutes les horreurs qu’elle venait de vivre étaient donc vraies. Elle releva la tête, les yeux encore pleins de larmes et les joues humides. C’était bien lui. Guillaume était venu. Une vague de bonheur la transperça. Il courait rapidement vers elle.  


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 juliathorne
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 agent triple :)
 juliathorne
  Posté le 22/07/2004 12:39:00
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vraiment extra comme toujours! c'est super de voir la vie d'un autre personnage que syd et compagnie...
et puis je vois que toi aussi tu te mets a la tristesse! mdr
preparez vos kleenex vous autres! lol

Miaouuuu
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