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| Auteur : | Sujet: fanfiction ( saison3): syd/vaughn/lauren | Bas |
| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Bon chapitre. Ouh là là, je n'aurais pas aimé être dans la même pièce qu'eux à ce moment là. Scg, tu t'es un peu lâchée sur Lauren là. | |||
| La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Suite mon petit feuilleton! merci pour les remarques vous êtes gentils et indulgents mais ça fait toujours plaisir! je pense qu'on approche de la fin peut -être! Chap 12 Vaughn était allongé sur son lit dans un motel assez terne qu’il avait choisi parce qu’il était loin de chez lui. Il ne voulait pas tomber sur Lauren ou un voisin. Il n’avait pas très bien compris comment il en était arrivé à partir de chez lui en quelques minutes de discussion ou plutôt de querelle avec sa femme Mais il était là et se demandait comment tout cela allait finir. Il aurait dû se douter que le retour de Syd empêcherait toute reprise de sa vie antérieure. Il était inconcevable qu’il vive comme avant. Et il y avait ce curieux trou de mémoire et ce flou du début de l’après Sydney Quand il la croyait, peu importait ses faits et gestes. Il ne croyait pas être capable d’avoir fait souffrir Sydney mais alors pourquoi ce vide ? Depuis qu’il avait quitté son domicile, il avait fait des efforts considérables de mémoire mais c’était totalement vain. Il avait juste réussi à se provoquer une belle migraine. Ce qu’il avait appris de plus c’était Weiss qui lui avait communiqué et ce n’était pas rassurant. Celui-ci avait un rendez-vous, sans doute avec la jeune femme pour qui il mettait des caleçon de soie, mais il avait pris la peine de récupérer le volumineux dossier de l’enquête et il était clair que les interrogatoires de Lauren avaient été longs et infructueux. Pire encore, au bout de six longs mois, elle semblait avoir renoncée et elle apportait une conclusion très désinvolte sur l’absence d’informations . Son supérieur avait contresigné l’enquête et tout c’était arrêté. Lauren était une agent sérieuse et opiniâtre. Il était tout à fait invraisemblable qu’elle ne soit pas allée au bout des choses même pour lui. Weiss y croyait mais pas lui. L’attitude méfiante de Lauren quand il lui avait posé la question lui confirmait cette impression. Mais il ne voyait aucune explication logique. Il avait été un agent plutôt efficace et il savait que lorsque quelqu’un agissait de manière inhabituelle, il fallait chercher une cause. Il était très démuni. Il avait quitté la CIA, et à part Weiss n’avait plus de contact. Or Weiss était visiblement amoureux et l’appeler au milieu de la nuit n’était pas une très bonne idée. Il y avait Sydney mais tout était compliqué avec elle maintenant. Avec tristesse, il se souvint que chaque fois qu’il avait eu besoin de la contacter, il l’avait pu. Même au pire moment de la lutte contre le SD6 quand ils se méfiaient de tout et de tout le monde, ils avaient pu se voir. Ils savaient comment, mieux il savait où, même quand elle ne lui disait pas. Maintenant, il avait son numéro et son adresse grâce à Weiss mais cela ne lui servait à rien. Le problème était ailleurs : il n’avait aucune raison de la contacter. Il n’en avait pas le droit moral, même. Mais il avait très envie de le faire quand même. Ses doigts jouaient avec son cellulaire comme doués d’une propre vie. Il en avait tellement envie. Il se rendait compte à quel point leurs rencontres avaient été stimulantes à tout point de vue et là il crevait d’envie de l’avoir en face de lui, seule, toute à lui, comme avant. Il composa le numéro. Il était trois heures du matin, il avait la migraine et il n’avait aucune raison de déranger Sydney dans son sommeil alors qu’elle avait son lot de problèmes mais il allait le faire. Et ça lui faisait du bien. Le téléphone sonna longuement avant que Sydney ne décroche et lance un « allo » ensommeillé qui l’attendrit. Il connaissait cette voix rauque et étouffée qu’elle avait au cœur de la nuit et il en tressaillit. - C’est moi, Sydney. - Vaughn ? mais tu as vu l’heure ? Il l’entendait qui se redressait ; sa voix se raffermissait. Elle n’était jamais longtemps sans vigilance. - oui. - Je suis désolée mais je me suis couchée tard, j’ai essayé d’obtenir une autorisation pour voir mon père mais il est interdit de visite, je ne comprends pas. - C’est ça depuis le début. Aucune communication avec des personnes ayant participé aux évènements d’il y a deux ans. - Je ne comprends pas…ce n’est pas un criminel… - Ce n’est pas ce qu’ils croient et puis ton père sait se faire de nombreux et puissants ennemis… - Tu ne l’aimes pas… - C’est lui qui ne m’apprécie pas Elle soupira et il sentit qu’il devait dire quelque chose. Mais il avait composé le numéro sans savoir ce qu’il allait dire. - J’ai besoin d’aide, de ton aide. Le silence lui répondit mais elle ne raccrochait pas. Elle attendait. - En fait, j’ai besoin de toi. Toute entière. J’ai besoin de discuter avec toi, d’échanger mes impressions avec toi sur cette boucle d’oreille. J’ai besoin de te voir. J’ai besoin de savoir que tu m’as pardonné. J’ai besoin de te voir. J’ai besoin de te toucher. J’ai besoin de t’embrasser. Je n’ai aucun droit de dire et de faire tout cela mais il y a longtemps que je ne me demande plus ce qui est bien ou pas bien avec toi. Je sais que la seule chose qui est bien c’est que je sois avec toi et que je suis prêt à faire beaucoup pour cela. Contre tout le monde s’il le faut. Je serai près de toi de toute façon. Et si toi tu as besoin de moi et bien je suis là comme avant. Mais si tu me le demandes, je m’effacerai. Mais aucune convention et pas le mariage en tous cas, ne nous séparera. Je ne le souhaitais pas et je regrette de toutes mes forces ce que je vais faire mais quoiqu’il arrive je ne vivrai plus avec ma femme. J’ai cru que je le pourrais. J’ai cru que j’avais refermé cette partie de mon passé mais ce n’était pas du tout le cas . Un long silence suivit son monologue. Il était essoufflé. Il avait parlé avec une intensité qu’il se sentait fatigué mais maintenant une paix miraculeuse l’envahissait. Celle de celui qui se retrouve, celui qui est en accord avec lui même. Même si Sydney le rejetait, il savait maintenant qu’il survivrait parce qu’il s’était retrouvé. Il regardait autour de lui avec un regard neuf et admirait presque la chambre standard et minuscule avec ses meubles rares et la décoration impersonnelle. Même l’affreuse moquette bleue lui sembla lumineuse alors. Il reprit dans le téléphone où il n’entendait que le souffle légèrement accéléré de Syd : - Je ne te demande pas de répondre, Sydney mais merci de m’avoir écouté. Il attendit quelques secondes et s’apprêtait à couper la communication quand il entendit Sydney parler. - Je suis bouleversée par ce que tu viens de me dire et dans une totale confusion. Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point ce que tu me dis est difficile à entendre. J’ai envie de me réjouir et je pense à ta femme et je me dis qu’elle sera toujours entre nous. - Oui, tu as raison. C’est une erreur que j’ai commis moi même, je m’en rends compte maintenant. Je vais avoir besoin de temps pour me l’expliquer parce qu’aujourd’hui je ne comprends pas ce qui m’a poussé vers elle. De mauvaises raisons , je le crains. Mais , s’arrêter à cela serait de la folie pour moi. Je ne pourrai pas t’oublier que tu meurs ou que tu refasses ta vie. C’est ainsi et ça le restera toujours. Tout change sauf ça. C’est ce que je viens de comprendre. - Oh mon dieu ! elle étouffa un sanglot qui lui blessa le tympan. Je crois que tu as raison. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Rien n’était gagné mais il sentait qu’elle ressentait quelque chose de similaire à lui . Il enchaîna aussitôt : - Viens me rejoindre ! Il lui communiqua ses coordonnées avant qu’elle ne puisse répondre. Elle répondit lentement la voix pleine de larmes encore : - Je ne sais pas si… - Ne te pose pas de question ! suis ton instinct ! Je ne sais pas s’il te fera venir à moi mais la raison n’a rien à faire dans notre histoire sinon nous n’aurions jamais eu les moments que nous avons vécus ! Il coupa la communication. Maintenant il se sentait lucide et prêt à attendre avec sérénité. Il s’assit sur le bord du lit et fixa la nuit à travers la fenêtre sale. |
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
waouh encore un superbe chapitre que nousoffre là, scg ! Notre vaughn est en paix avec lui-même et rejette Lauren ! Bravissimo! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Exelent chapitre, et encore une fois super bien écrit | |||
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| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
bravo!! vaughn serait il devenu moins lache que dans la serie? ecoute t-il cette fois ci son instinct? j'en ai bien l'impression! en tout cas j'ai beaucoup aimé ce chapitre! vraiment tres bien! | |||
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
voivi le chap 13 et la fin qui approche! un chapitre qui m'a apporté certaines satisfactions! Chap 13 : Les phares de la voiture balayèrent la chambre de lumière. Il n’avait laissé allumé que la lampe de chevet et il était dans une semi pénombre. Son cœur fit un bon dans sa poitrine. Elle était venue et très vite en plus. Il se demanda combien de temps s’était écoulé depuis leur échange téléphonique. Il lui semblait que seulement quelques minutes avaient passé mais il avait été perdu dans ses pensées et il n’avait sans doute pas une claire conscience de l’écoulement du temps. Il entendit la portière claquer et se leva prêt à accueillir Sydney. Il se sentait très calme et avait très envie de la prendre dans ses bras. Un léger coup sur la porte annonça sa visiteuse et il alla ouvrir . Il fut totalement surpris quand il découvrit Lauren sur le pas de la porte qui souriait ironiquement. Ses pensées voltigèrent dans sa tête cherchant une explication à la présence de Lauren sur le pas de porte de cette chambre de motel dont il ne lui avait jamais parlé. Il se demandait encore comment elle avait pu être avertie de sa présence ici quand elle le poussa rudement à l’intérieur de la pièce en claquant la porte derrière elle. Il faillit tomber à la renverse sur le lit en reculant. Il refusait encore de voir ce qui était pourtant évident. Lauren était différente , de façon inquiétante. Et il essayait encore d’y voir une réaction normale et conforme à ce qu’il connaissait de son épouse. Elle avait dû le suivre ou quelqu’un l’avait renseigné…Elle était furieuse de son départ… Tout cela n’avait pas grand sens, il le savait mais il refusait d’aller aux conclusions qui s’imposaient. S’il se laissait aller à s’avouer que la présence de Lauren était anormale, que son attitude la faisait apparaître sous un jour différent et très inquiétant et que sa violence et son assurance étaient loin de ressembler au comportement de la distinguée et sérieuse Lauren Reed, il verrait le monde s’ouvrir sous ses pieds. Car cela voudrait dire que ce qu’il croyait être sa vie depuis de longs mois n’était qu’un gigantesque et ignoble mensonge. Il serait obligé de reconnaître qu’il lui était arrivé ce que tout agent de base apprenait : il avait été trompé et avait abrité dans son foyer, dans sa famille et dans son cœur une ennemie, une parasite . De façon absurde, il eut soudain la vision d’un fruit mur et juteux d’où sortait un ver gras et luisant. Il en conçut une violente nausée. Il se laissa tomber sur le lit et admit l’inacceptable. Lauren le regardait. Elle avait suivi dans ses yeux la révélation qui se faisait. Et quand elle observa une dernière fois son visage, elle comprit qu’il savait. Elle n’avait pas une attitude menaçante, elle ne portait pas d’arme de façon visible, elle n’esquissait aucun geste mais Vaughn se garda bien de penser qu’elle ne représentait qu’un faible danger . Il était anesthésié. Il ne souffrait pas , pas encore. Il mobilisait toute son énergie à analyser la situation quand Lauren prit la parole. - Quand j’ai commencé ma formation d’agent, mes supérieurs m’ont expliquée que le rôle le plus difficile est celui d’agent double. C’est un travail de mimétisme. Il faut prendre les couleurs du milieu dans lequel on vit. Il faut parler, se comporter, parvenir à penser comme le ferait une personne de ce milieu. Mais il faut rester toujours vigilant , ne jamais oublier qu’on est un agent en mission. C’est cela le plus difficile. Je n’ai pas eu de mal à mentir , à feindre et à donner l’image d’une Miss Reed efficace et discrète mais parfois j’ai eu du mal à ne pas oublier ce que je devais faire. Il la regardait en essayant de rester totalement imperturbable. Il fallait qu’elle parle. Il gagnait du temps et il pouvait préparer un plan de sortie de ce guêpier dont il soupçonnait l’issue. Il se rendait compte avec inquiétude qu’elle n’avait pas l’air pressé comme si elle avait tout son temps. - Ca été si long ! reprit elle. J’ai mis tellement de temps à te convaincre qu’il fallait refaire ta vie que j’ai fini par penser que c’était ma véritable mission. Mais non, je devais te maintenir hors de la CIA et en savoir plus sur Sydney. Et oui, l’homme le plus proche de Sydney, la grande espionne. Si quelqu’un savait des détails, cela ne pouvait être que toi bien avant son père et ses amis. Et mes supérieurs avaient besoin de détails parce que Sydney leur donnait du fil à retordre ! Ils m’ont remercié pour cela. Le peu qu’ils ont su de sa vie privée c’est moi qui leur a apporté…grâce à toi… Il serra les dents de rage et de douleur mêlées. Il était inutile de montrer sa fureur. Il savait pourquoi elle avait été envoyée près de lui. Il ne put résister au plaisir de lui lancer une pique : - Je suis soulagé d’une certaine façon…Je suis heureux de savoir que notre rencontre est le résultat d’une manipulation. Je n’ai pas trahi Sydney. Elle ne réagit pas mais il avait vu un éclair de colère dans ses yeux. Il s’en réjouit : qu’elle s’énerve et que son amour propre en prenne un coup ne pouvait que le servir - Tu ne devrais pas le prendre comme ça, siffla t-elle. Ce qu’on m’avait demandé de faire c’est de te tuer. Immédiatement. Quand on t’a trouvé dans l’appartement de Sydney, les ordres étaient clairs. Je ne les ai pas respectés. J’ai affronté mon supérieur direct pour te sauver la vie, je ne sais pas si tu te rends compte. Vaughn essayait de cacher la surprise que lui causait les propos de Lauren. Ainsi, il avait bien été sur les lieux de l’incendie…Il lança pour qu’elle ne se rende pas compte de sa bévue : - Ah oui ? c’est ce qu’on appelle un coup de foudre, non ? Elle éclata de rire . - Si tu veux ! Tu m’as plu, je dois le reconnaître ! Tu étais si perdu, si malheureux, si désespéré…Tu as bien failli faire jaillir un sentiment de protection chez moi. Que veux-tu, je demeure une femme …Mais c’était aussi très agaçant de te voir aussi ramolli. Une vraie loque ! Là , j’ai compris que tu serais facile à manipuler et j’ai réussi… - Que veux- tu , je ne suis qu’un homme…faible et influençable, continua t-il . Il devait reconnaître qu’il avait été une proie facile et que sa vigilance et son esprit d’analyse l’avaient quitté en même temps que Sydney. Il avait perdu surtout l’instinct de survie. Il avait, il le comprenait maintenant, délibérément choisi de ne plus rien contrôler. Le résultat était désastreux aujourd’hui. Sa seule excuse était l’immensité de son chagrin et la conviction que chacun à la CIA et autour de lui avait mis à le convaincre que Sydney était vraiment morte. Mais il avait tout retrouvé maintenant et il était prêt à se battre jusqu’au bout . C’est pourquoi, il continua : - Et j’étais si irrémédiablement attaché à Sydney que je suis devenu facile à duper. N’oublie jamais ça, Lauren ! Si tu m’avais rencontré avant la disparition de Sydney, je ne t’aurais jamais regardée , je ne t’aurais même pas vue et tu n’aurais jamais pu faire ton sale boulot. Elle était touchée. Il le voyait. Elle était aussi un agent mais aussi une femme comme elle l’avait dit et il savait que partager la vie de quelqu’un crée des liens même si on le refuse. - Oui, mais je l’ai fait et je vais le terminer aujourd’hui. Elle avait sorti de sa poche, un minuscule révolver sur lequel elle vissait un silencieux. Elle le regardait pour voir sa réaction. Il se demandait qui elle était et pour qui elle travaillait. Elle avait certainement trompé deux agences :le NSC et la CIA. Selon toute probabilité, elle travaillait pour le Covenant . C’était la logique même. Ils détenaient Sydney et pour faire avancer leurs projets avec elle, il l’avait lui. Il se demanda avec inquiétude quels détails il avait pu fournir et quelles conséquences cela avait eu pour Sydney. Il fallait qu’il gagne encore du temps. Il savait que Lauren avait du prendre une décision rapide et avait sans doute pris le minimum de matériel avec elle. Elle ne devait pas avoir d’autres armes et elle était visiblement seule. Si malgré tout, elle avait un complice, il serait temps d’aviser avec lui après s’être débarrassé d’elle. -Comment as-tu su que j’étais ici ? Elle le regarda, le sourire aux lèvres puis elle dit : - Ton téléphone est sur écoute. Dès que tu t’en es servi, j’ai su. Une sueur glacée coula dans son dos. Ils savaient à qui il avait téléphoné et avaient probablement entendu la conversation. - Ah ! tu viens de comprendre ce que ça veut dire ? Sydney va recevoir une petite visite si ce n’est déjà fait ! Je crois que vous n’êtes pas destinés l’un à l’autre et tu seras apparemment toujours responsable de sa mort ! La colère le submergea alors comme un voile rouge passant devant ses yeux. Il avait réussi à bien se maîtriser mais la simple pensée de Sydney blessée ou tuée à cause de lui était insupportable. Pas maintenant et pas comme ça ! Il se leva sans réaliser l’inconscience de son geste avec l’intention de se jeter sur elle. Il n’obéissait plus à un plan préétabli mais il était poussé par une colère terrible . Lauren recula face à l’assaut mais ne put éviter le poing de Vaughn qui s’abattit lourdement sur sa tempe. Elle vacilla et Vaughn réalisa quel plaisir il venait d’éprouver à frapper sa propre femme. Mais il n’arrivait plus à faire le lien entre son adversaire et son épouse. Elle aurait si elle sortait de cette chambre vivante, un très vilain hématome vers l’œil droit pensa t-il avec satisfaction. Lauren reprenait cependant ses esprits et il dut reconnaître qu ‘elle avait été bien formée parce qu’elle se mit aussitôt en place pour riposter. Elle n’avait pas perdu son révolver mais il n’était pas armé. Il devait lui faire lâcher le plus vite possible. Elle s’approchait de lui lentement en crachant : - J’ai agité le chiffon rouge devant tes yeux, hein ? j’ai réveillé l’homme qui sommeillait en toi et l’agent aussi, je crois ! Mais tu es un peu rouillé ; pas moi !Cette femme causera ta perte, je t’avais prévenu. Il ne savait pas très bien comment tout cela allait finir. Il n’était pas armé et Lauren n’avait pas l’air trop diminué. Ils étaient cependant deux, face à face. La lutte serait relativement égale entre un homme non entraîné depuis de longs mois et une agent de qualité au meilleur de sa forme ou presque. Il était en train de faire ce constat assez réconfortant quand la porte s’ouvrit avec fracas. |
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Ahhh je veux la suite , c'était trop super une confrontation Lauren/Vaughn, c'est trop bien (jespere que lauren va tuer vaughn lol) | |||
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| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
ah ah le masque est levé! cette saleté montre enfin son vrai visage a vaughn! super chapitre, je dois dire que je ne m'attendais pas du tout a une telle suite! de plus j'ai vraiment l'impression d'assister a cette scene et je reconnais bien là, lauren! bravo!!!! hourra a toi! | |||
| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
Alleluiaaaaaaaaaaaaaa ! oh my godddddddd ! J'ai adoré , enfin qqn qui traite lauren comme elle le mérite ! vas y vaughn botte lui ses fesses ! super chapitre que voilà ! vite la suite ! super style scg ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
le chap 14 et sans doute avant dernier! il faut savoir s'arrêter! encore un qui me fait un bien fou! Chap 14 : Le vacarme les fit se retourner tous les deux. La personne qui avait enfoncé la porte ne se montrait pas et restait volontairement en retrait dans dans l’ombre. Vaughn pensa qu’il s’agissait de professionnel et chercha fébrilement qui pouvait faire cette entrée fracassante. Lauren semblait déstabilisée et il décida d’en profiter. Il était déjà sur le point de se jeter sur elle avant l’intervention extérieure. Il continua son geste mais elle avait déjà retrouvé toute sa vigilance et elle vira sur elle même, pour le contrer mais aussi pour faire face à cette porte qui représentait une nouvelle menace éventuelle. Vaughn ne put que se reculer pour éviter le révolver qui se pointait vers lui. Elle lui lança un regard impérieux et siffla : - Toi, tu ne bouges pas ! - Un imprévu ? Lauren, ironisa Vaughn. Il hésitait encore à se réjouir. Il n’était pas sûr que le coup de théâtre lui soit profitable mais il avait intérêt à en convaincre Lauren. Le temps semblait s’étirer. Quelques secondes s’étaient écoulées seulement mais elles semblaient avoir durées des heures. Il jetait des coups d’œil vers la porte en espérant de toute ses forces que la solution vienne de là car il avait besoin de temps et envie de vivre maintenant alors qu’il avait flirté avec l’idée de la mort plusieurs fois. Il ne fut pas tellement surpris quand l’ombre tapie le long du mur extérieur se profila dans la porte pendant un court instant. Sydney… Il exultait. Elle était venue pour lui et elle avait compris que quelque chose se passait. Mieux que cela , elle avait su se débarrasser de ceux que Lauren avait lancé à ses trousses . Il retrouvait les sensations d’autrefois et une Sydney fidèle à elle même, efficace et terriblement affûtée. Lauren ne se méfiait pas assez d’elle. - Lâche cette arme, Lauren, lança t-il. Tu n’arriveras à rien. Nous sommes deux et tu es seule, tu ne pourras pas nous tuer tous les deux. Il ne croyait pas que sa remarque changerait quelque chose même s’il savait qu’il avait raison. Elle le foudroya du regard et en guise de réponse tira dans la seule lampe allumée qui dispensait seulement une chiche lumière. La pièce fut plongée dans le noir et seule un éclairage d’une veilleuse donnait une lueur diffuse et lointaine très insuffisante. C’était habile. Sydney aurait du mal à distinguer qui était Lauren dans la pièce. Il fallait donner des indices à Sydney en parlant . Elle situerait les personnes grâce aux voix. Il poursuivit : - Lauren, Syd est là et tu… - Tais-toi ! Elle comprenait son manège. - c’est moi qui parle. Miss Bristow ? appela t-elle. Répondez, nous perdons du temps. Vous avez raison, je ne suis pas en position de force mais je sais des choses. Le silence lui répondit encore mais la qualité en avait changé. Sydney comme Vaughn se sentaient concernés. Lauren s’adressa à lui : - Oui, pour toi, mon chéri par exemple. Il grinça des dents en entendant ce mot. Il avait contrôlé et refoulé la rage que faisait naître en lui la trahison de Lauren mais il savait que c’était là en lui en train de grandir et d’amplifier. ; Il gardait assez de lucidité pour savoir que toute perte de contrôle lui serait fatale à lui et à Sydney et cela le faisait tenir. Lauren poursuivait : - Toi, mon chéri qui au bout de deux ans vient enfin de se demander pourquoi ses souvenirs se sont envolés ! tu as été comme endormi durant deux ans sans excercer vraiment ton esprit critique ! cela m’a facilité le travail ! Si tu ne te rappelles de rien c’est parce que tu as subi le même traitement que Sydney mais pour une durée plus courte c’est tout et c’est beaucoup plus simple. Il ne put s’empêcher de demander : - Mais qu’est-ce que je devais oublier ? - Je veux négocier : je parle et vous me laissez partir. Vaughn ne crut pas une seconde ce qu ‘elle venait de dire, elle avait besoin de temps c’est tout. Il comprit qu’elle attendait du secours probablement de ceux que Sydney avait évité. Ils avaient donc la pression du temps et l’attrait de la faire parler. Il prit rapidement une décision. - Ok, négocions ! - Miss Bristow ? - Oui, je suis d’accord. Vaughn vit se profiler dans l’ombre de la chambre la silhouette fine de Sydney. Elle entrait sans crainte. Il eut peur que Lauren ne tire et il s’apprêtait à détourner son bras mais elle abaissa son arme au contraire et chercha à tâtons sur le mur un interrupteur pour allumer le plafonnier. La lampe de chevet était irrémédiablement détruite. La lumière se fit intense et douloureuse et Vaughn cligna des yeux en apercevant Syd magnifique toute de noir vêtue. Ce n’était pas le moment mais il n’avait jamais pu l’apercevoir sans recevoir un coup au cœur. Elle avait parfaitement compris ce qui se jouait. Elle lança : - Miss Reed ? je ne vous connaissais que de nom et je me serais contentée de cela mais puisque nous voilà réunies…je dois vous avouer que je en suis pas très surprise de vous retrouver une arme à la main. Ce que vous avez fait est …impardonnable et à plus d’un titre… - Je ne crois pas que nous soyons là pour ça…je veux quitter ce motel et vous vous voulez savoir ce qui vous est arrivé à tous les deux , n’est-ce pas ? Ils acquiescèrent tous les deux . Vaughn se doutait que le temps pressait mais il fallait qu’il sachent. - Alors je vous livre quelques informations et je sors ? - On est d’accord, articula lentement Sydney. - Et bien , commençons par Toi, Michaël. Tu es revenu ce soir là à l’appartement de Sydney après la bagarre. Tu es arrivé au plus mauvais moment. C’est à dire alors que nos équipes n’étaient pas encore en place. Tu as donc trouvé l’appartement avec Sydney et Fran. En un regard tu savais tout donc tu étais dangereux. Heureusement tu étais très inquiet pour Sydney et tu as donc surtout pensé à elle. Elle était inconsciente. Elle avait une commotion importante et tu as voulu lui porter les premiers secours . Tu as été le premier surpris quand les médecins que tu avais appelés ont refusé que tu montes dans l’ambulance et qu’ils t’ont maîtrisé. J’étais là ! tu étais pitoyable ! un agent qui oublie le protocole d’urgence et la prudence parce que son amie est blessée… Elle avait l’air dégouté. Ce que lui disait Lauren l’atterrait et le réconfortait en même temps. Il avait été là , quelque chose l’avait fait revenir et il avait tenté d’aider Sydney. Ils avaient été pris tous les deux dans quelque chose de très puissant. Sydney écoutait avec une grande attention. Le regard qu’ils échangèrent alors en disait long. Il lut dans le sien qu’elle se rappelait d’une certaine manière cette scène pas dans sa mémoire mais dans sa chair comme lui. Lauren se tournait vers Syd et continuait : - Quant à vous…vous avez eu deux années chargées et vous avez continué en faisant ce que vous faites le mieux, l’agent double… Elle s’interrompit une seconde ce qui permit à tout le monde d’entendre une voiture qui arrivait et s’arrêtait brutalement. Une lueur de triomphe apparut dans les yeux de Lauren. Vaughn échangea un regard avec Sydney. Ils s’étaient compris. Rapidement il frappa le bras de Lauren qui gémit et lâcha son arme , Syd en profita pour se jeter sur elle et lui assena un vigoureux direct sur le nez. Lauren voltigea mais se releva le visage ensanglanté. Sydney s’était déjà tourné vers la porte qui s’ouvrait et où deux hommes s’encadrèrent. Ils étaient lourdement armés. Sydney chercha à coups de pied à les désarmer mais l’un des hommes se décala et fit très rapidement feu. Sydney cria : - Vaughn, attention ! Il avait vu le geste et avait plongé le long du lit. Il entendit l’arme automatique cracher pourtant et vit des éclats arrachés au mur voltiger dans la direction opposée à la sienne. Puis les armes se turent et il risqua un œil pour aller aider Sydney en cas de besoin. A sa grande surprise, les deux hommes n’étaient plus à leur place et Sydney tournait le dos à la porte regardant fixement par terre loin de lui. Il suivit son regard et aperçut, couchée sur le sol, dans une position improbable, bras et jambes tordus, le corps ensanglanté de Lauren. Son visage était presque intact malgré une balle qui lui avait transpercé le crane. Le visage de Lauren était tourné vers lui et il vit ses yeux sans vie qui le fixait étrangement. Le regard était encore vif et exprimait une intense surprise. Il comprit alors qu’elle était morte et que ses propres hommes l’avaient abattue . |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
excelent! je n'aurai jamais cru que tu tuerais lauren meme si l'envie s'en fait ressentir!lol et puis c'est quoi cette histoire? ses hommes l'int tué? pourquoi? trop bon ce chapitre! vraiment tres bien! | |||
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Mais combien de fois je vais devoir vivre la mort de Lauren ?? Heuresement que c'est tres bien écrit | |||
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| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
et bien voilà c'est la fin comme promis! j'ai fait en sorte que ceux qui lisent le regrettent!!!enfin j'ai essayé!je me suis beaucoup amusée à faire ça, j'espère que vous aussi à me lire! alors c'est le moment de me dire ce que vous avez toujours voulu dire!!lol merci à ceux qui ont posté régulièrement!! Chap 15 Vaughn se passa une main lasse sur les yeux en soupirant. Trois semaines que sa vie avait basculé définitivement. Trois semaines à se repasser le film des derniers événements en essayant de comprendre comment il avait pu en arriver là. Il était assis sur un banc près de la plage. Il faisait froid et venteux comme souvent à cette saison. La plage était déserte et la mer de ce gris plombé caractéristique des jours de pluie. Il était presque seul sur cette jetée à part un jeune couple qui marchait enlacé sur la plage en regardant un chien qui courait avec constance derrière le bâton que lui jetait son maître. Un résumé de la vie idéale pensa t-il amèrement Même si ce charmant tableau n’était pas son rêve , il aurait presque souhaité être le jeune homme de ce couple. Sa vie aurait été normale et heureuse, normalement heureuse. Il avait voulu ça avec Lauren. Elle l’avait compris et avait soigneusement exploité ces faiblesses et deviné ce qu’il désirait . Elle avait adopté comme douée de pouvoirs plastiques particuliers l’aspect de l’épouse idéale pour lui. Le psychologue qui le suivait depuis les événements du motel avait beaucoup insisté sur cet aspect des choses : La manipulation, la tromperie et l’extraordinaire comédie qu’était devenue leur vie. Il avait beau se répéter cela , il ne parvenait pas à extirper la rage en lui. Une colère énorme, titanesque tournée vers Lauren et ses chefs mais aussi et surtout contre lui et son intolérable naïveté. Elle ne l’abandonnait pas vraiment. Elle l’abattait parfois. Il avait alors l’impression que le monde entier représentait un danger mais le plus souvent, elle lui tordait les tripes de fureur et il sentait monter une violence presque incontrôlable. Dans ses nuits, c’était encore pire ; il avait ainsi fait des rêves d’une clarté confondante où il serrait le cou de Lauren lentement et où il voyait la vie la quitter . Il se réveillait en sueur, sanglotant et bouleversé de se souvenir du plaisir qu’il avait à commettre de tels actes. Le psychologue le rassurait, parlait de rêves exutoires, de nécessaire phase d’acceptation. Mais lui ne se reconnaissait pas et ne s’aimait pas dans cet être violent et triste. Le vent mêlé de pluie le fouettait avec violence. Il passa la langue sur ses lèvres et sentit le sel. Il avait eu envie de sortir de son appartement meublé qu’il avait loué dans l’urgence. Il était hors de question qu’il remette les pieds dans la maison de poupée de Lauren. Weiss avait accepté d’y reprendre quelques unes de ses affaires : son équipement de hockey, quelques jeans et tee-shirts, en fait, tout ce que Lauren n’aimait pas ;chez lui. Depuis il survivait dans cet appartement impersonnel où il n’avait même pas complètement vidé son sac. Aujourd’hui, il avait voulu retrouver de l’air malgré le mauvais temps, vérifier s’il était encore vivant. Il n’avait vu pratiquement personne depuis trois semaines. Il avait accepté que Weiss le rencontre et l’épaule. Il s’était souvenu des reproches de son ami lors de la mort de Syd. Il savait qu’il pouvait compter sur lui. Il avait à peine revu les parents de Lauren. Pourtant, la CIA lui avait glissé que la trahison de Lauren serait gardée secrète tant que l’enquête ne serait pas close et que même ses propres parents ne sauraient rien. Ils lui avaient demandé de se taire. C’était au-dessus de ses forces. Il ne pouvait pas jouer au veuf éploré devant les parents de Lauren effondrés alors qu’il rêvait chaque nuit qu’il tuait leur fille. Il avait donc lâchement fait dire par les médecins qu’il n’était pas en état de voir les parents de sa femme. Il avait péniblement assisté à la cérémonie d’inhumation. Son malaise était si palpable que tout le monde y avait vu un homme brisé par le chagrin. Il en voulait même à Lauren de, au-delà de la mort , le contraindre à de pareils mensonges. Depuis, il se terrait chez lui . Il savait que son entourage pariait sur un nouvel effondrement et que son attitude actuelle ne pouvait que leur donner raison. Mais il savait qu’il n’était pas dépressif. Au delà de son chagrin, il sentait bouillonner une énergie intense qui reposait en partie sur sa colère mais aussi sur l’espoir. Un espoir minuscule et ténu comme la flamme d’une bougie dans un océan d’ombre mais une lumière tout de même. L’espoir de refaire sa vie. Un entretien avec Kendall lui avait fait comprendre que sa place l’attendait à la CIA. Il refermerait ainsi la parenthèse qu’avait été l’absence de Syd dans sa vie. Il savait aussi cyniquement que la CIA n’avait pas le choix et qu’il ne pouvait lui proposer que l’alternative de devenir un témoin protégé ou de rejoindre son ancienne équipe. La CIA espérait la même chose de lui que Lauren :des informations . Sa femme avait été tuée mais pas Syd ni lui. Elle avait sans doute échoué une fois de trop, elle n’avait pas réussi à le contrôler et elle allait être démasquée. Ses chefs n’avaient pas hésité, ils l’avait éliminée. Elle était sans doute déjà remplacée. Vaughn se demandait par contre pourquoi eux avaient été épargnés. Ils devaient avoir un rôle dans cet gigantesque partie d’échec que jouait la CIA et cette organisation criminelle. Pour le moment, il s’en moquait parce que son espoir était de retrouver Sydney, enfin. Il n’avait pas de nouvelles d’elle depuis la fin de l’épisode du motel. Il se rappelait son regard après la fin de la fusillade. Elle l’avait fébrilement cherché dans la pièce pour vérifier son état. Quand elle avait vu qu’il était indemne comme elle, elle avait paru soulagée . Elle avait souri avec douceur, un sourire large et qui avait illuminé ses yeux. Puis il y avait eu soudain beaucoup de monde autour d’eux : policiers appelés par le gérant du motel et rapidement des agents de la CIA. Ils avaient été séparés, examinés et questionnés . Cela avait duré jusqu’à la fin de la matinée qui commençait à peine quand Lauren était morte. Ils étaient épuisés tous les deux. Ils avaient été emmenés séparément loin de là et depuis il n’avait plus aucune nouvelle de Sydney. Il n’avait pas cherché à en avoir et elle non plus visiblement. Il s’agita sur son banc et regarda autour de lui. Il se trouvait bien dans cette tourmente bruyante qui le coupait du monde encore mieux que son appartement. Tout était gris autour de lui, la mer, le ciel et même le sable qui semblait éteint dans cette clarté de cendre. Le jeune couple au chien avait disparu depuis longtemps, il n’y avait plus personne. Il avait l’impression d’être seul sur terre. S’il s’était retourné, il aurait vu la ville et sa frénétique activité mais il ne regardait que l’océan. Il n’aimait pourtant pas particulièrement cet endroit souvent surpeuplé, bruyant et qui était un véritable piège à touristes. Mais là il était bien. Il ferma les yeux laissant le bruit du vent le submerger et accentuer encore cette impression de solitude. Il se sentait enfin apaisé au moins pour un moment parce qu’il doutait d’oublier un jour Lauren et le désastre qu ‘elle avait provoqué dans sa vie. Il chassa le plus vite qu’il le put l’image de sa femme qui se formait dans son esprit. Instantanément, celle de Sydney la remplaça. Ce n’était pas une très bonne idée mais il laissa cette image grandir et s’épanouir derrière ses paupières closes. Sydney telle qu’elle lui était apparue la première fois, un premier octobre, contusionnée , le cheveu écarlate, la joue gonflée et pourtant tellement belle. Il l’avait vu après si souvent, toujours différente mais de plus en plus proche de lui. Il avait un souvenir aigre doux de ces moments. Son bonheur de la voir luttait avec l’angoisse de la mission à venir. Mais elle était là et pendant quelques minutes ineffables , elle lui appartenait, elle se confiait à lui et il était alors l’unique soutien qu’elle avait. Il regrettait cette période pourtant pénible parce qu’elle l’était beaucoup moins que celle qui avait suivi, celle de la mort de Syd et celle de maintenant. Maintenant il vivait avec la sensation torturante qu’il allait vivre près de Sydney mais qu’elle lui était à tout jamais interdite. Il allait être comme un enfant devant la vitrine du confiseur, le nez écrasé contre la vitre devant des montagnes de bonbons mais avec la certitude absolue qu’il ne les atteindrait jamais. Il sourit amèrement à sa comparaison. Soudain à son grand déplaisir, il sentit qu’on se glissait à ses côtés. Il n’avait pas entendu la personne arriver, et pour cause, le vent était encore plus violent et emplissait ses oreilles de son sifflement. Il eut envie de se lever et de disparaître . Il se retint pourtant. Il n’allait pas fuir toujours et se cacher des autres. Il évita de regarder à sa droite c’est tout. Au bout de quelques secondes pourtant, il sursauta parce qu’une main s’était posée sur a cuisse. Il se repoussa avec stupéfaction et découvrit Sydney à ses côtés. Elle souriait ses longs cheveux volant autour de sa tête. Elle les réunit dans sa main pour les discipliner dans un geste qu’il connaissait bien. Elle commença à parler et il dut prêter l’oreille pour l’entendre car le vent toujours aussi furieux grondait. Il se rapprocha d’elle alors formant ainsi une bulle d’intimité dans la tempête. - Nous deux, sur un banc…c’est drôle, non ? Il ne trouvait pas cela si amusant mais il sourit parce qu’ils avaient dû faire tous les endroits les plus incongrus pour se rencontrer. Il s’étonnait de sa présence à ses côtés quand il remarqua qu’il se trouvait par la plage à cinq cent mètres au plus de l’appartement de Sydney. Elle devait aussi se promener et l’avait aperçu. -Tu viens souvent ici ? demanda t-elle - Non, jamais - Moi non plus. Je n’aime pas la plage, il y a trop de monde, d’enfants avec des ballons et de couples heureux. Je ne supporte pas cela en ce moment. Mais aujourd’hui, je savais qu’il n’y aurait personne. Mais il y avait toi. - Oui, moi… La conversation languissait. Il n’avait jamais été aussi mal à l’aise avec Sydney. Il reprit en se disant qu’il pouvait difficilement débiter de pires platitudes : - Oh, c’est dommage de ne pas aimer la plage alors que tu as un superbe appartement à proximité. Il sentit qu’elle l’observait et se sentit misérable. Il lui jeta un coup d’œil en coin et vit qu’elle fixait l’océan sans le voir avec une grande détermination. Elle prit une longue coulée d’air et dit d’une voix basse et frémissante : - Je ne suis pas vraiment chez moi là-bas. Je crois que je n’ai jamais été chez moi nulle part. Toute petite, nous avons déménagé souvent. Je changeais de chambre. Une fois, elle était décorée de rose et avait une banquette sous la fenêtre d’où je voyais aussi l’océan ; c’était la chambre que j’avais quand ma mère est morte soi-disant, une autre avait des nounours jaunes sur les murs ; plus tard, j’ai eu des chambres de jeunes filles, chez les Sloane où j’allais souvent, chez mon père. Je ne me souviens pas de toutes. C’était toujours joli et accueillant mais je n’ai jamais éprouvé la sensation d’un foyer. Je ne le savais pas alors, je ne me rendais pas compte. Et puis j’ai eu mon propre appartement et mes amis…. Sa voix devint rauque et il comprit qu’elle étouffait des sanglots. Il prit alors sa main dans la sienne et elle ne lui retira pas. Il regardait devant lui et apercevait un couple âgé qui avançaient penchés sous le vent et il se disait que ces gens ne savaient pas qu’il écoutait les mots les plus importants qu’il avait jamais entendus. Il ne dit rien et Sydney reprit la voix, plus ferme : - J’ai cru que j’étais enfin chez moi, j’avais choisi la décoration avec Danny, puis avec Fran mais je n’étais pas souvent là, presque jamais et je ne crois pas y avoir tant déposé ma marque, je le comprends maintenant. Je ne regrette pas cet appartement qui a disparu à part quelques objets. J’ai compris quelque chose cet après midi. Tu veux savoir quoi ? Il hocha la tête et fixa son regard directement. Il n’avait pas fait cela depuis deux ans, si près d’elle. Elle faisait de même. Elle dit avec un mince sourire : - Je ne sais pas si c’est bien de te le dire mais je crois que tu es encore plus beau que dans mes souvenirs, c’est fou… Son cœur sauta dans sa poitrine de très agréable façon et il répondit : - Merci, tu es restée pas mal non plus. - Oh, quel beau compliment ! - Tu voulais me dire quoi ? dit-il en enlaçant ses épaules - Tu te rappelles toutes les safe houses qu’on a utilisé à travers le monde ? - Euh oui, mais…. - Je me rappelle d’une particulièrement en Russie. Mon dieu, cet endroit était glacé, le divan était couvert de brûlures de cigarettes et de tâches douteuse. Tu le regardais avec une mine dégoûtée, ça m’a fait rire. Tu as dit quelque chose comme : « si le lit est pareil, je couche dans la baignoire » et nous avons pourtant utilisé le lit sans problème après on ne pensait plus à ça. J’étais bien . Il y avait ta veste sur une chaise, ton sac au pied du lit à côté du mien. Et bien, tu sais, cet après midi, j’ai regardé mon divan et j’ai pensé à cela, il est neuf et très design mais je me suis dit qu’il ne me plaisait pas. J’ai cherché ce qu’il manquait : ta veste, la même qu’en Russie, ton vieux tee-shirt, je ne sais pas, tout ce que tu laisses traîner. C’est ça qu’il me manque . Alors là je serais chez moi. - Oh, Sydney… Il ne put en dire plus, il n’arrivait pas à trouver les mots qui transcrivaient l’immensité de sa joie. Il se dit qu’il dirait tout plus tard quand l’émotion ne lui couperait plus le souffle. Il se pencha vers ses lèvres et l’embrassa comme il en avait rêvé de longs mois. Il s’y abreuvait comme un assoiffé avec la certitude absolue qu’elle éprouvait les mêmes sensations. Cela dura longtemps et il dut se faire violence pour arrêter parce qu’ils étaient dans un lieu public. Il la regarda, elle avait le regard chaviré et doux.: Elle sourit et acquiesça doucement de la tête. Elle lova sa tête dans son cou et il éprouva de délicieux frissons quand il sentit son souffle sous son oreille. Elle lui dit alors : - Je ne sais pas ce que j’ai fait durant ses deux ans , mais je sais que si je suis revenue, c’est parce qu’Irina l’a voulu. Il se tendit et elle dut le sentir parce qu’elle lui passa la main sur le visage pour le calmer. Elle reprit : - Elle me l’a dit il y a quelques jours. - Tu l’as vu ? demanda t-il ? - Non, elle a réussi à me contacter. Elle n’a pas besoin des moyens classiques. Tu le sais bien toi aussi. - Ah oui ? - Oui. Pourquoi es-tu revenu si vite ce soir là ? parce qu’Irina t’a appelé, elle me savait en danger. C’est elle qui t’a dit de prendre une des boucles pour communiquer avec toi après, mais c’était trop tard et tu es devenu une victime aussi. Mon pauvre chéri…Elle n’a pas voulu ça. Je crois qu’elle m’a parlé pour que je sois là aujourd’hui, pour qu’on dépasse tous…nos ressentiments. - Tu crois que ce sera possible ? - Nous le voulons, n’est-ce pas ? Il sourit et répondit après quelques secondes à son oreille : - On rentre à la maison ? FIN |
| juliathorne Messages postés : 3290 agent triple :) ![]() |
tu me comprendras surement si je te dis que tu es "pleine d'artifices" tu finis en beauté en tout cas! cette scène sur la plage, j'avais l'impression d'y être et de sentir le vent fouetter mes cheveux (et d'avoir des grains de sable coincés dans les dents! lol et oui c'est fréquent au bord de la plage quand il y a du vent! je sais de quoi je parle )!non vraiment là, tu as trouvé de bonnes idées et en plus tu as réglé parteillement le mystère de la boucle d'oreille et de la perte de mémoire de vaughn! quand je dis partiellement, je veux dire que tu en dis assez pour nous satisfaire et ne pas nous laisser dans l'incompréhension totale (c'est gentil ça) et pas trop non plus pour que le mystère d'irina plane encore un peu! bravo ! j'ai été heureuse de suivre ta fic, dommage que ce soit déjà fini! bon je m'arrête là, je viens de remarquer que j'ai écrit un roman! | |||
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
C'était vraiment une tres bonne fic (bon a part que Lauren meurt )Non serieusement c'était tres bien écrit et on pouvvait tres bien immaginer les scenes (sauf la mort de Lauren pour moi ) Mais sinon bravo pour ta fic | |||
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| Boite-à-musique Messages postés : 1522 agent double ![]() |
J'ai adoré cette fic, tu as très bien retranscrit les sentiments,tu as un très beau style ! Merci beaucoup pour le plaisir que tu nous as procurés ! Bravo ! | |||
| Elle n’était pas digne de toi Faut surtout pas que tu la regrettes En plus elle te trompait On le sait on se l’est tous faite Vraiment tu mérites mieux Elle ressemble à Jean Gabin Nous remercie pas mon vieux C’est fait pour ça les copains |
| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Hey. Ben j'ai raté des trucs en mon absence... Cette fiction était vraiment bien écrite. J'ai adoré. ;) | |||
| La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde |
| zeus Messages postés : 518 agent simple |
je sais que ca date un peu (1 an que tu as posté ton histoire presque) mais j'ai lu ton histoire il y a pas longtemps et je l'ai vraiment trouvé génial! tu écris superbement bien, tu mets un suspence dans l'histoire à couper le souffle, on se croirait presque dans un épisode, manquerait plus que la musique ;) alors voilà grand bravo a toi kiss | |||
| vive les bipus !!!! Have you ever felt that someone's your soul mate? la vie c'est comme une boite de chocolat.... |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Moi non plus je n'avais jamais lu cette fic et.....quel bonheur!!! On s'y croirait, on dirait un épisode! (de toute façon dans toutes tes fics on croirait lire des épsiodes!). La scéne de fin sur ce banc c'était je n'aurais pas rêver mieux. Tu as un don pour décrire les scénes SVS! Qu'est ce que ça doit être alors une fic entiérement SVS écrite par toi!!!Magnifique Fanfiction dont je me souviendrais longtemps en tout les cas. | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
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