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| Auteur : | Sujet: Fanfiction (risque spoiler saison 3...) | Bas |
| loustik Messages postés : 50 jeune recrue CIA ![]() |
leitmotiv c'est superbe tu as un veritable don c'est pas possible autrement on dirait carement que tu es dans sa tete!!! T'inquiete pour le cindrome de la feuille blanche un bon episode (perso je te conseil le dernier mais c'est un secret)Et c'est repartit.Mais je t'empris VITE LA SUITE stp stp stp | |||
| Il est rare que l'histoire ai une fin.................................................Jack |
| leitmotiv Messages postés : 1415 agent double |
merci Butterfly pour ta proposition mais en fait j'ai trouvé le moyen de rebondir : c'était pas du tout ça que j'imaginais au début, mais bon, on verra ce que ça donnera... par contre du coup ça risque d'être un peu long... sinon je veux encore vous remercier les filles pour vos remarques, ça me fait super plaisir (je suis émue, il me faut les mouches-nez d'Artémis... ) voilà donc je poste encore un petit chapitre, le premier où vaughn fait véritablement son apparition... bonne lecture ![]() Chap 11 Voilà, il se réveille. Il se tourne sur le côté, puis reste immobile… c’est la surprise qui joue les arreteurs de temps. Enfin il ouvre les yeux, et il lève son regard vers moi. ET moi tout ce que je trouve à faire c’est de fondre en larmes… Lui il se tait. Il a raison, il n’y a rien à dire. Des petites rides d’inquietude apparaissent sur son front. Et tout à coup je me rends compte que s’il s’inquiete, ce n’est pas parce que nous allons mourir… Non, s’il s’inquiete c’est parce que je pleure. Parce que je chiale comme une mome, avec de longs sanglots, parce qu’on dirait que je ne pourrais plus jamais m’arretee de pleurer. Alors mes larmes cessent de couler IL a un malheureux sourire ; il ferme les yeux quelques secondes, puis il rampe vers moi, il se traine, il souffre. Puis plus rien n’existe. Parce qu’il m’a prit dans ses bras, et que c’était exactement ce dont j’avais besoin. On n’a pas besoin de se parler. On reste là, dans les bras l’un de l’autre, on se serre comme si on ne voulait jamais se décoller. Je sens sa main m’effleurer la nuque, puis caresser mes cheveux . Quand je brise notre etreinte, nous échangons un long regard. ET comme souvent depuis ces deriers mois, il baisse les yeux le premier. Quand il les relève vers moi, j’y vois quelques larmes… Oh, trois fois rien, un petit éclat dans ses yeux, un voile brillant qu’il s’empresse de ravaler. J’ai compris, on ne doit pas craquer. Ni moi, ni lui. Tout à coup j’ai envie de me battre. J’arracherais mes chaines avec les dents s’il le faut… IL ne me pose aucune question, et moi je ne lui demande rien. On prend simplement le temps d’être deux. J’ai posé ma tête contre son épaule, et je suis bien. Oui, c’est affreux à dire, mais c’est la vérité, je suis bien. Je sens son odeur, je respire sa peau, je devine son visage à quelques millimètre du bien… et ça me suffit. Je n’ai plus peur. Il est là, nous sommes deux, et rien ne pourra jamais changer ça. Et comme une alumette qu’on craque dans l’obscurité, je reviens brusquement à la réalité. Des bruits dehors, les mêmes que tout à l’heure. Je me redresse, tous mes sens sont en alerte. Mais non, rien ne vient. Personne n’est venu nous chercher. Mais c’est trop tard, trop tard pour rattrapper le moment que vaughn et moi venons de partager. Je le regarde gravement, il acquiese en silence. Et tout à coup j’en ai assez, assez de ce regard, assez de cette conivence, j’en ai marre de lui, de tout ce qu’il représente. Je le deteste d’être venue me chercher… _ Qu’est ce que tu fais là ? Ma voix est sèche, lui est à peine surpris. Ca aussi ça m’enerve, je voudrais qu’il réagisse, qu’il fasse quelque chose, qu’il crie, qu’il hurle, qu’il s’enerve à son tour. Mais non, il se tait. Puis très calmement il répond : _ A ton avis ? Je respire, il faut que je me détende… Il reprend : _ Weiss m’a appellé la nuit dernière pour me dire que ton avion avait disparue de nos écrans. Quand je suis arrivé à la CIA, Dixon n’était pas encore là. J’ai demandé à m’occuper de l’enquête, sans attendre Dixon. Je leur ai dit que chaqu eminute comptait, il n’ont pas voulu m’écouter. IL falliat attendre l’autorisation de Dixon, et puis un briefing infructeux qui durerait des heures…J’ai pas pu. Et je suis là… _ Qu’est ce qu’il s’et passé ? _ Rien… j’ai affreter un avion… Marshall est arrivé entre temps et à supposé que tu avais atteri dans le coin… je suis parti, et j’ai à peine eu le temps de descendre de l’avion qu’un groupe de militaire m’a pris en chasse… Ils m’ont tirés dessus, j’étais en terrain découvert… Je me suis arreté. _ Et c’est tout ? _ Ouais, c’est tout… Pas très glorieux hein ? Je n’ai rien répondu… Il n’y avait rien à répondre. Non, ce n’était pas très glorieux… Il n’y avait aucune gloire là dedans, il n’y en avait jamais eu. J’ai eu soudain ce désir irraisonné de fermer les yeux, et de les rouvrir dans mon lit. Que plus rien n’ai cette importance, et surtout pas cette gloire à la con… Du coup j’ai effectivement fermé les yeux. Comme si ça pouvait me rammener loin, très loin d’ici, comme si ça pouvait avoir plus d’importance que ce qu’il était en train de se passer. Mais même en fermant les yeux je voyais tout. J’entendais la respiration de Vaughn, à mes côtés. Je me sentais sale d’être ici. Sale et affreusement malheureuse. | |||
| Tu rêvais d'être libre et je te continue. Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaitre Pour te nommer ; Liberté. -vive la country ; bimbo attitude ; vive le champagne fraise- |
| Linoa Messages postés : 443 agent d information |
Bvoooooooo Leitmotiv pour ce magnfique chapitre!!!!!!!!!!! J'aime toujours autant les pensées de Syd , mais le plus intéressant est bien évidemment le réveil de Vaughn! Ce qu'ils sont mignons ensemble!! C'est fou ce qu'une étreinte pourtant rapide peut être intense et attendrissante !!! J'en ai la larme à l'oeil ! ;) Encore un bravo à toi pour ce que les émotions que tu as pu retranscrire!!! ;) |
| loustik Messages postés : 50 jeune recrue CIA ![]() |
Encore bravo leitmotiv c'est super bien encore une fois . C'est deux la ensemble c'est un vrai delice sa me donne envie de pleurer ...La suite stp, je suis impatiente! | |||
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| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
La suite ! Non franchement c'était génial !! | |||
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| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Magnifique ! A quand la suite ? | |||
| La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit - Le seul moyen de de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder - Oscar Wilde |
| Monsieurchat Messages postés : 1380 agent double ![]() |
bravo pour tes fic trés bien écrit ![]() | |||
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| leitmotiv Messages postés : 1415 agent double |
encore merci !! j'ai l'impression de me repeter à dire merci tout le temps mais c'est de votre faute, vous avez qu'à pas être si gentils!! bon allez, encore deux chapitre... bon ils sont évidemment shippeurs à fond, on ne se refait pas... et puis dsl, je les trouve un peu foireux ces deux là... c'est pas facile d'écrire des dialogues!! chapitre 12 - Et j’ai recommencé à pleurer, en silence, sentant à peine les larmes couler sur mes joues. Et Vaughn m’a repris dans ses bras, pour me consoler, murmurant mon nom, carressant mes cheveux. Tout doucement je lui ai demandé pourquoi il était venu, à quoi ça servait de me sauver, pourquoi il ne m’avait pas laissé crever dans cette cellule. Je suis resté de longues minutes à parler toute seule, le visage ruissellant au creu de son cou,à dire n’importe quoi, les yeux fermés, mes bras autours de de ses épaules. Peut-être qu’au fond j’attendais simplement qu’il en ai assez… le pousser à bout pour qu’il reprenne les choses en main. Puis je me suis calmée, pour ne pas finir hysterique. J’ai levé les yeux vers Vaughn, et j’ai trouvé son regard. Ma petite crise avait au moins eu le mérite de me laisser vide et sereine. Alors je lui ai reposé ma question, beaucoup plus calmement cette fois : _ Michael, je suis sérieuse… Pourquoi est ce que tu n’as pas attendu ?Pourquoi est ce que tu es venu me chercher… Et il a sourit. Je m’attendais plutot à ce qu’il me hurle dessus, ou alors à ce qu’il me dise qu’il allait pas me laisser moisir ici… Un truc assez professionnel somme toute. Et bah non, lui, il a sourit, comme s’il trouvait vraiment cela tordant. Et tout en souriant il m’a répondu : _ Tu m’as appellé Michael. Ouais, et alors ? C’était si drole que ça ? Nous étions concretement sur le point d’en finir avec toute vie, et lui il trouvait rien d’autre à faire qu’à sourir en m’entendant prononcer son prénom. Il a du comprendre que moi je ne comprenais pas tout. Il est redevenu sérieux, ne gardant qu’une petite lueur dans les yeux comme seul souvenir du passage de ce sourire. _ C’est parce que j’ai retrouvé la foi. IL m’a balancé ça comme ça, comme si ça expliquait tout… Comme si… Nous nous sommes regardé droit dans les yeux, et cette fois il n’a pas baissé le regard, il m’a tenu tête. Et c’est moi qui ai perdu dans cet etrange afrontement visuel. _ Syd… Il a murmuré mon nom en se détachant de moi, pour se mettre face à moi, comme si l’on pouvait discuter tranquillement de tout ça. _Il y a quelque chose que tu dois savoir. Je l’aurais volontiers tué de mes mains si je n’avais pas été aussi suppliante : _ Vaughn... Non, il a continué… Et son regard disait clairement que je ne pourrais pas l’empecher de parler _ Il n’y a jamais eu qu’une seule personne dans ma vie. IL ne comprenait pas… Il ne comprenait pas que je le savais… Il ne comprenais pas que c’était pour ça que je le detestait autant ? IL ne voyait pas que cet aveu ne faisait que rendre les choses encore plus difficiles ? _ Ne fais pas cela. _ Regarde moi. ET moi je l’ai regardé… Je ne voyais que lui. Je ne voyais pas le mur derrière, ou le sang sur ses vetements, je ne pensais pas au fait que nous étions dans cette cellule, à des milliers de kilomètres de chez nous, sur le point d’être excecutés… _ Vaughn... _ La seule raison pour laquelle je t’ai repoussé... Mais j’écoutais à peine… Tout ce qu’il disait sonnait trop comme un au revoir… Je voulais simplement qu’il se taise, qu’il ne dise plus rien… Qu’il me prenne à nouveau dans ses bras. _ Je t’en prie... Il pleurait presque. _ La seule raison, c’est que je ne savais pas comment être à tes côtés… _ Je sais Vaughn. Je sais, repetais-je à bout de souffle. chapitre 13 - Il a levé ses yeux vers moi, on s’est regardé longuement. ET tout à coup, alors que je n’aurais du voir que son regard vert, tout ce que j’ai apercu, moi, c’était le décor derrières, presque ireel, un décor fait de mur en bétons, sur lesquels des inscrptions sybillines dressaient une toile rouge sang . J’ai vu l’unique lucarne de la cellule, avec ses barreaux épais, qui laissait echapper, presque malgrè elle un fin rayon de soleil. J’ai vu le sol, sale, recouvert de plusieurs centimètres d’une poussière noire, avec un tas de chiffons dans un des coins. J’ai vu la porte, lourde, mauvaise… Je ne veux pas de cet adieu-là. Si vraiment on doit mourir ici, aujourd’hui, ou demain si nos bourreaux sont trop fatigués pour nous tuer maintenant, alors je lui dirai au revoir moi même, je lui parlerai avec les yeux, au moment crucial, juste avant qu’on ne sente la douleur causée par les balles. Je le regarderai et je lui dirai je t’aime en une seconde, la dernière, pour que tous les deux nous puissions partir l’âme en paix, avec ce dernier message comme ultimatum, sans se préocuper du reste… Ce regard pour conclure une histoire qui de toute façon, aurait du se terminer autrement. Et si jamais, par le plus grand des hasards, ou par le plus beaux des miracles, nous sortons vivants de cet enfer, alors je ne veux pas que nous ayons à regretter le reste, des paroles prononcées sous l’effet de la peur, des je t’aime auquel on ne croira presque plus une fois rentré à LA. Et puis pour être honnête, je n’ai aucune envie qu’il me dise je t’aime comme ça, dans une sordide prison, pour ensuite le voir retomber dans les bras de sa femme . Ce que je sais, c’est que cet homme m’aime. Il m’aime comme je l’aime. Ce que je sais aussi c’est qu’il ne s’est marié avec Lauren que parce qu’elle n’est pas moi . Il y a d’autres choses encore que je sais avec certitude, mais elles n’ont aucune importances… Tout ça est terriblement stupide… Je me sentais presque plus en sécurité avant qu’il ne vienne mourir avec moi. J’étais plutot bien, ou en tout cas pas trop mal avant qu’on ne le jette avec moi ici… J’étais enveloppée dans une espèce de couverture d’auto compassion, j’arrivais à mettre deux ou trois pincées d’ironie dans le bilan de ma vie desastreuse… Il a suffit qu’il me regarde une seconde pour que je perde toute maitrise de moi… Un bon agent ne perd jamais de vu ce qui lui semble important, et moi il a suffit que je le vois pleurer, qu’il me prenne simplement dans les bras pour que j’oublie même jusqu’à mon nom. Je suis un mauvais agent. Mauvais, mauvaise Sydney, tu ne mérites que l’execution sommaire… C’est vrai, je ne mérite peut-être que ça. Qu’est ce que je raconte ? Qui mérite ça ? Et pourquoi est ce que j’ai ce putain de besoin de hurler, de frapper, de mordre ? je voudrais redevenir l’agent Bristow, rien qu’une seconde, pour être forte à nouveau, forte et sans sentiment. Je ne veux pas que l’agent Vaughn voit ce qu’est devenue l’agent Bristow. Je ne veux pas que Mike voit ce que moi je suis devenue. C’est trop triste tout ça. Et en même temps il sait tout, bien sur qu’il sait. Même si je n’avais pas pleuré dans ses bras, même si je n’avais pas gémi comme une mauvais actrice porno, même si il n’ y avait pas ces traces de larmes, les miennes, sur son tee-shirt en coton, même sans ça il aurait sut. J’aurais pu prendre mon masque d’indiférence, celui que je porte depuis ces derniers mois, en oubliant de le laisser tomber, il l’aurait su aussi. Et du coup moi je ne sais même plus si je veux ramasser ce masque et me le recoller sur le visage, ou alors si pour une fois, sans doute la dernière de ma vie, je veux être faible à nouveau, aussi fragile et innocente que la gamine de 6 ans que j’étais, celle qui pensait que le monde était beau, que ses parents étaient des gens biens, celle qui s’endormait paisiblement après un doux baiser de sa maman. Si Vaughn n’était pas venu j’aurais pu hésiter entre ces deux extremes, passant de l’un à l’autre sans m’attendrir… Mais il est là. Ouais, quand jétais seule c’était plus facile. Et je pouvais penser à toutes les conneries que je voulais, partir en vrille si j’en avais besoin, repenser à ma mère sans me sentir coupable de ce qu’elle avait fait… C’est peut-être ça que je regretterai le plus : ne jamais avoir dit au revoir à ma mère. La dernière fois que je l’ai vue, elle sautait du toit d’un immeuble. Je ne sais pas si je la reverrai, et au fond je m’en fous pas mal, mais j’aurai aimé au moins lui dire au revoir. J’aurai aimé la touché, au moins une fois dans ma vie, la voir pleurer peut-être… La sentir aimante, pleine de regret pour tout ce que nous avons vécu… | |||
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| Linoa Messages postés : 443 agent d information |
Encore un graaaaaannndddddd bvvvvvvoooooooooooooo!!!!!!!!!! ( vas-y , radote encore!! ) Roh!! Mais c'est quoi ces écrivains qui se sous-estiment et manquent de confiance en eux ?? ;) Ces deux chapitres étaient mangnifiquement bien écrits ( comme d'hab! Moi aussi j'ai l'impression de me répéter là ... ) et j'ai tout particulièrement aimé la scène du fameux " Michael " ! Qu'ils sont mignons ensemble!!!!!!! Dis , j'ai entendu parler de ton syndrôme de la feuille blanche alors j'ai un proposition pour toi : Et si tu dérivais carrément de l'histoire réelle et créait un chapitre sur le meurtre de Lauren par Vaughn ou Syd ( au choix ) , pour se débarrasser enfin de cette femme horrible qui s'immisce entre eux!! Ils formeraient un si beau couple sans elle !!! Euh... c'était une propostion hein! T'en fais ce que t'en veux maintenant! |
| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Que dire ??? Maaaagnifique ! J'adore ! C'est bien écrit en plus ! | |||
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| loustik Messages postés : 50 jeune recrue CIA ![]() |
attend je m'en remet ........sa y est ! C'est encore superbe | |||
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| leitmotiv Messages postés : 1415 agent double |
euh... je vais esayer d'être originale : merci ;) a linoa : t'inquiete, on est sur la même longueur d'onde bon, encore un ptit chapitre, mais je risque de pas pouvoir en poster d'autres avant quelques temps (bah ouais, c'est bien beau ce forum, mais les partiels ça se bossent pas tout seul ... hélas ! chapitre 14 J’ai si mal au crane tout à coup… J’ai l’impression que ma tête va exploser… je voudrais ne plus jamais reflechir de toute ma vie. Plus j’y pense, et plus je me dis que j’aurais fait une magnifique plante verte : bien ancrée dans mon pot en terre, dans un coin du salon, baignée par le soleil, sans rien avoir à faire d’autre que me laisser pousser… Ca aurait été formidable ! Je peux toujours me dire que mon corps, une fois décomposé fera un magnifique engrais, mais la terre est trop seche par ici, rien ne peut pousser dans cette putain de région ! Ou dans cette saleté de vie… Je jette un coup d’oeil à Vaughn. Ca fait plusieurs minutes déjà que nous ne parlons plus. Pourtant je trouve immédiatement son regard ; lui ne m’a pas quitté des yeux. D’un voix un peu éraillée par les regret, il me dit : « Je suis désolé Syd… » Je baisse la tête. Je ne veux pas qu’il me voit. Je ne veux pas qu’il sente toute la detresse qu’il y a dans ma réponse . Mais je suis un bon agent, jouer un double jeu je sais faire… alors le ton de ma voix est sec : « Je ne parlerai pas de ça ici avec toi. _ Je voulais juste que le saches… Il me regarde avec intensité, sa voix est claire à présent. J’essaye de mettre le plus de mépris possible dans la mienne, mais au final, il y a surtout beaucoup de peine dans ma réponse : « Je sais… ton attitude des derniers mois parle pour toi… _ Je n’ai jamais voulu te faire du mal. _ Alors arrete de parler de ça ! Ma voix est forte, et resonne dans la pièce. Je continue, vaughn n’est pas prêt à lacher le morceau : _ Tu ferais mieux de reflechir à un moyen de nous sortir de là… _ Il n’y a pas de moyen Syd, sinon tu l’aurais trouvé depuis longtemps . IL dit ça si calmement… et le pire c’est qu’il a raison. Il le sait pertinament d’ailleurs, il n’aurait pas été si serein sinon. _ Ok, tu proposes quoi alors ? Qu’on passe nos dernières heures à nous appitoyer sur nos pauvres vies ? _ Non, mais on pourrait au moins mettre certaines choses aux claires ! Il commence enfin à perdre son calme… Ca aurait du me faire du bien, mais non… je suis simplement en colère. Contre tout. Pas seulement contre lui, même s’il y est pour beaucoup… Et cette fois je n’ai pas à me forcer pour mettre une pincée de dédain dans ma réponse : « Tu veux quoi Vaughn ?Que je te donne l’absolution ? Ok, très bien… Michael Vaughn, tout vos péchés sont pardonnés… Vous êtes aussi pur qu’au jour de votre naissance… _ Amen. Il me dit ça droit dans les yeux, avec dans la voix cette intonnation sarcastique qui m’a toujours enervée… L’ironie et la douleur ne font jamais bon ménage… Un silence malsain s’installe entre nous… c’est la première fois en 5 ans de « collaboration », vilain mot, que je suis génée en sa présence… Il n’y a jamais eu avant ça de silence pesant entre nous… On a connu tous les autres pourtant… Les silences amoureux, où rien ne sert de parler, les silence post-coïtal, pour le simple plaisir d’être bien, les silences inquiets, quand on ose à peine respirer, les silences de haine aussi quand l’incomprégension mutuelle empeche toute parole… Mais tous ces silences étaient presque beaux… ils trahissaient simplement le fait que nous n’avions pas vraiment besoin des mots pour nous comprendre… Aujourd’hui en tout cas, le moindre qu’on puisse dire c’est qu’on ne se comprend plus… On a peut-être gardé en nous trop de cris, trop de coups, trop de colère, pour que notre immunité originelle face à ce type d’atmosphère soit encore d’actualité. _ Sydney, je ne veux pas mourir sans t’avoir dit certaines choses… Sa voix me rammene à la réalité… Il a toujours eu le chic pour me sortir brutalement de mes pensées… Etre une plante… c’est fou ce que j’aimerai être une plante… Vas-y Syd, fais la plante, concentre toi bon Dieu ! Raté… et comme les joies végétales me sont une fois de plus refusée je réponds… _ Et moi je ne veux pas que tu me dises certaines choses parce que tu vas mourir… _ Alors quoi ? On continues à fermer nos geules… même maintenant ! _ Vaughn… Si c’était Lauren qui était ici, est ce que tu lui dirais la vérité ? Ma voix est douce, désabusée… Je le connais trop bien. _ Je lui dirais que je ne l’aime pas, que je ne l’ai épousée que parce qu’elle était là, que nous jouons à un jeu malsain depuis la première fois où l’on s’est vu… je luis dirais que la seule femme que j’ai aimé, c’est toi, que tout les reste c’est des conneries… Je lui dirais que te revoir a été le plus bel instant de toute ma vie, que rien n’a jamais été plus important que toi… Je lui dirais que si je suis restée avec elle malgé toi, c’est uniquement parce que je me suis laisée submergé par le mensonge… Je lui dirais qu’elle ne me connaît pas, que je me suis menti, et que j’ai menti à tout le monde en étant avec elle parce que j’ai créée un personnage qui n’aurait jamais du exister… Et je lui dirais aussi que je continues encire à lui mentir en lui disant tout ça parce qu’il y bien d’autres choses dont je ne parle pas… que par exemple quand je lui dit que je t’aime, je lui mens toujours parce que c’est un mot trop faible pour décrire ce que je ressens pour toi… Alors si tu considères que c’est ça la vérité, la seule, et l’unique, alors la réponse est oui, je la lui dirais. _ T’as appris ton texte par cœur ? _ Presque oui… Il ne se démonte pas… je le remerie pour ça. Parce que c’est une des choses que j’aime le plus chez lui… Il continue : _ Pourtant c’était à toi qu’il était destiné. Mais si lauren était à ta place ce soir, je le lui réciterai de la même manière que je viens de la faire pour toi. _ Alors tu es un sale con Vaughn ! _ Non, je suis un sale égoïste. La différence est faible, mais elle existe… Les répliques fusent, comme si on savait ce qu’on allait répondre à la question de l’autre avant même qu’elle ne soit posée. J’ai l’impression de retrouver le Vaughn que j’ai connu il y a longtemps, avant toute cette foireuse histoire de disparition… Je retrouve l’homme que j’aime… Il n’est plus cet homme que j’avais l’impression de ne pas connaître, celui qui n’était plus que l’ombre de lui-même, qui jouait aux marionettes avec sa vie, exactement comme moi je le faisais… Mais ça ne m’empeche pas d’être enervée contre lui… Quoique je ne sais plus s’il m’enerve ou si je l’aime… Peut-être d’ailleurs que ce n’est pas si incompatible que ça… _ Tu n’as aucun respect pour elle… Même moi qui l’a deteste je la respecte plus que toi… _ Tu te trompe. Moi aussi je la respecte… Si je ne l’a respectais pas un minimum je l’aurais laissé mourir sans rien lui dire. Comme toi tu veux me laisser crever… c’est toi qui ne me respecte pas Syd. _ Faux… Je ne te respecte plus. La aussi la nuance est légère mais elle existe… _ Tu as raison… _ Tu vas continuer longtemps à t’auto-flageller ? Il ne réponds pas. Il me regarde dans les yeux. IL y a tellement de force dans ce regard… Pour la première fois je me sais plus faible que lui. Il ressemble aus souvenir que j’ai de lui, quand je l’ai vu pour la première fois… il est calme, presque serein. Son expression transpire l’honneteté, et cette force que je lui envie tellement en ce moment… Et moi je ne sais plus si j’ai encie de le frapper ou de l’embrasser… Je lui ai menti tout à l’heure… Je l’ai toujours respecté . Même aujourd’hui je le respecte : il a au moins eu le courage que moi je n’ai pas encore trouvé : celui de laisser tomber le masque, de se présenter à moi tel qu’il est, de me dire les choses telles qu’il les ressent… --Message edité par leitmotiv le 2004-04-30 12:10:18-- | |||
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| Linoa Messages postés : 443 agent d information |
Ouahhhh!!! Une dispute Syd-Vaughn ! C'est du jamais vu , non ? En tout cas, c'était hilarant! ( surtout l'attitude inébranlable de Vaughn )Et aussi un bigg bravo pour le p'tit texte de Vaughn sur sa femme! Ca m'a fait un bien fou! ;) lol |
| kaïla Messages postés : 189 petit frère de Marshall ![]() |
leitmotiv, ta fanfiction est magnifique . BRAVO et vivement la suite. PS: Bonne chance pour tes partiels. Kaïla | |||
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| Linoa Messages postés : 443 agent d information |
Vui!!!!!! vraiment désolée , j'ai oublié de te souhaiter bonne chance pour tes partielssss!!!!!!!!!!!!!!!!!! ( ma soeur aussi doit en passer et elle est constamment plongée dans ses bouquins alors je sais ce que c'est! 'Fin presque ! ) Reviens-nous avec une mention très bien et une tonne de nouveaux chapitres!!!!!!!! ![]() |
| saralias Messages postés : 2355 agent triple :) |
Bravo Bravo c'était trop exellent , t'ecris trop trop bien ! Sinon quand tu vas écrire la suite pense quand meme à pas briser tou le coeur qui reste aux défenseurs de Lauren , merci Ps : bonne chance pour tes exams | |||
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| lulu Messages postés : 338 agent d information ![]() |
encore bravoooo !!! décidemnet jadooore ta fanfiction leitmotiv !! ![]() émouvant et marrant a la fois!! en + elle est géniale pour les shippeurs v/s et les détresteurs de lauren !! ![]() t'as pas fini de radoter je crois !! bonne chance pour tes partiels ! | |||
| CHOSE : I know how difficult this must be... ZZZBAAAFFF *j'imite bien le bruit de la gifle hein ??* SYDNEY: That was for turning me in to Lindsey. >> yeah syd t'assures!!besoin d'aide??AAAAAHHH à moi la ligue!! |
| Butterfly Modérateur Messages postés : 7194 ...la machine il dire... ![]() |
Bravo ! une dispute comme celle-là, il fallait l'imaginer et bon courage pour tes partiels. | |||
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| leitmotiv Messages postés : 1415 agent double |
bon comme les lettres modernes c'est décidemment pas mon truc, je prefere encore me concentrer sur alias en général et sur ce forum en particulier.... merde, faut avoir des priorités dans la vie ! donc j'ai un peu avancé et je post donc deux ptits chapitres.... la fin est un peu chelou, m'en veuillez pas je l'ai écrite assez tard dans la nuit, et dans un état d'ébrieté total!! mais bon, après l'avoir relue, ça me semblait quand même convenir... mais si vous pouviez me dire ce que vous en pensez... ca me permettrait de savoir si pour écrire je dois avoir bue ou alors surtout pas ;) voilà, et encore une fois merci pour toutes vos ptites remarques ;) sinon désolée pour la DDL, mais je vais commencer à partir de pas trop longtemps à casser un peu de la lauren ... et n'oubliez pas, viva la ligua!!!chapitre 15 Et moi pendant ce temps là je continues à mentir… Ou plutot non, je continues à me taire, et peut-être est ce encore pire. Mais je suis si fatiguée, si lasse de tout ça… j’ai l’impression de ressasser toujours les même choses, comme si mes pensées tournaient en boucle dans mon esprit dérangé. Je me souviens de la haine que j’ai ressentie ce jour là à Hong Kong. J’ai detesté tout le monde : Vaughn bien sur, et puis mon père, ma mère, ma vie… J’aurais voulu mourir. Pourtant ce dont je me souviens le mieux c’est du soulagement que j’ai ressenti en voyant la porte s’ouvrir, et Vaughn s’avancer vers moi. J’ai couru vers lui sans vouloir m’attarder sur l’expression de son visage ou sur la lenteur de ses gestes. Je savais pourtant que quelque chose n’allait pas… Il avait l’air si épuisé, comme terrassé par un trop-plein d’émotion. Mais moi j’étais déjà dans ses bras, je sentais déjà son corps contre le mien, et sa main dans mes cheveux, alors comment aurait-je pu reflechir à autre chose ? C’est quand il s’est détaché de moi, en refusant de me regarder, que j’ai pris conscience de sa douleur. Elle transparaissait dans chacun de ses mouvements, dans chaque traits de son visage. Ses yeux pleuraient, même si les larmes ne coulaient pas. Et puis après, il y eu cette espèce de trou noir, un vide dans le cœur et dans la vie… J’ai occulté notre conversation, mais comme une idiote, j’ai gardé chaque sentiment en moi, je les ai porté comme d’autres portent une croix. Je sais la surprise, et le malheur, et cet incroyable vertige… Je sais la culpabilité, l’horreur, les regrets. Je sais tout ça parce qu’un jour, l’homme que j’aimais m’a dit que ça faisait deux ans que j’avais disparue… et parce que l’homme que j’aimais, lui, s’était marié. J’ai essayé d’être forte après ça, de ne pas frissonner quand nos corps, par hasard, se frolaient, j’ai essayé de ne pas hair Lauren, cette gourde de Lauren, j’ai essayé de ne plus pleurer… Et même si le temps a passé, ça ne va pas mieux… C’est simplement que je deviens meilleure de jours en jours au jeu de la vérité. Je ne deteste pas Vaughn. Je devrais, j’aimerais, vraiment, le detesté, mais je ne peux pas. Parce qu’il est aussi perdu que moi… aussi que bon que moi dans ce jeu stupide. Lui et moi on s’est laissé noyé par tous les mensonges, auxquels on a même failli croire de temps à autre. Son mariage, mon sourire… Tout ça c’est pareil au fond, c’est le même silence, ce silence que ni lui ni moi n’arrivons à surmonter… En fait si, lui il y arrive. Maladroitement, mais il y arrive. Peut-être que je pourrai y arriver moi aussi. Reste à savoir si j’en ai envie… C’est dingue ça, j’arrive à me déprimer toute seule, tournant et retournant dans ce cercle vicieu… Je suis déprimée, alors je déprime, ce qui fait que je suis encore plus déprimée… Je n’ai plus envie de penser à tout cela… J’en ai marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Marre. Bref. Je m’éloigne un peu de Vaughn, et part me réfugier contre l’autre mur. Ce n’est pas en restant près de lui, que tout ça va s’arranger… ET puis on devrait parler… Pas de nous, d’autre chose, de n’importe quoi d’autre…Il raison, on ne va quand même pas passé nos dernières heures à se taire. ET si nous devons discuter, alors la meilleure chose à faire c’est que je m’eloigne… Notre dispute de tout à l’heure souffrait déjà trop de notre proximité… C’est pas forcément évident d’essayer de hair l’homme qu’on aime quand on sent son corps contre le sien … Nos regards se rencontrent, nous sommes face à face à présent… Dieu que c’est homme est beau ! Je lui sourit, ses yeux et sa bouche me répondent tendrement la même chose. D’une voix douce et incroyablement posée, comme pleine de regret et de larmes étouffées, je lui demande : « Tu ne crois pas que nous aurions du avoir une vie différente ? _ Tu veux dire, de manière générale ? _ Evidemment, de manière générale. _ Si, surement.. Pourquoi ? _ Je ne sais pas… Histoire de faire la conversation… dis je en haussant les épaules. _ Je croyais que tu ne voulais pas me parler ? Son sourire… Mon Dieu, quel sourire… _ Non, je t’ai dit que je ne voulais pas discuter de nous… _ Tu m’en demandes beaucoup… _ Fais un effort. J’ai besoin de parler… _ D’accord… Est ce que j’aurais du avoir une vie différent ? Oui, sans doute… Mais est ce que je regrette celle que j’ai vécue ? Absolument pas… _ Tu n’as pas une seul regret ? _ Si mais comme tu refuses que je parle de nous… _ C’est malin… _ … _ Tu sais ce que je crois moi ? c’est qu’on s’est trompé de vie… _ Tout le monde se trompe de vie Syd… C’est pas grave. _ Je me dis que tout ça c’est de la faute de ma mère… _ C’est de la faute de personne… _ Si, c’est la sienne. C’est la seule responsable… Si elle n’avait pas tué ton père, si elle n’avait pas fait tout ce qu’elle a fait, ni toi, ni moi nous ne serions ici. _ Tu reflechis trop Syd. Ca sert à rien de remuer tout ça… Tu sais,quand je regarde ma vie, je me dis que toute les merveilleuses choses que j’ai pu vivre découlent de quelque chose qui au départ était mauvais… Mais ça n’a aucune importance. _ je regrette tellement de choses… _ Tu ne dois rien regretter Syd… Tu ne dois pas te detester d’être qui tu es, ou d’avoir eu la vie que tu as eu… _ … _ Je sais qui tu es, je sais quelle femme merveilleuse tu es, je connais ton courage et ta force… Tu es quelqu’un de formidable Syd… _ … _ … _ T’es pas trop mal non plus… _ Je sais. _ Ouais, on est tout les deux des gens biens, mais regarde où ça nous a mené… _ Non, je prefere pas trop m’attarder sur la question… silence _ Est ce qu’au moins tu sais que je n’ai jamais aimé Lauren ? Sa voix est grave, bien plus grave que tout à l’heure. _ Oui, je le sais. _ Je voulais simplement en être sur. Silence chapitre 16 _ Nous aurions du partir à Santa Barbara ce soir là, tu t’en souviens ? Il ne me regarde pas . Moi je ne vois que lui. Mon cœur est vide à présent, je ne ressens plus cette haine incontrolable. Je suis zen, aussi zen qu’on peut l’être quand on sait qu’on va mourir. Vaughn, en me parlant, m’a libérée de cette rage absurde, de cette tristesse lancinante qui me brulait le cœur. C’était peut-être ça la solution, depuis le début : parler avec lui, de tout et de rien, tranquillement, en se laissant aller… Il y à peine quelques minutes, je l’aurais volontiers etranglé de mes mains en l’entendant me dire ça, mais les choses ont changé, et je sais que moi aussi je change… doucement, à mon rythme, mais je change. Pour la première fois depuis des mois, il n’y a plus de gêne entre nous. Je comprends soudain ce qu’il voulait dire tout à l’heure, quand il disait que si le bien être provient de quelque chose de monstrueux, ça n’a pas d’importance. Il a raison : je suis enfin bien avec lui, je suis enfin bien avec moi aussi… et si c’est la mort que je dois remercier pour ce dernier morceau de bonheur, alors je la remercies. _ Evidemment… En entendant ma voix, il relève la tête et un même sourire passe sur nos visages, un sourire tragi-comique, léger ; un sourire qui ne respire pas franchement la joie de vivre, mais plutôt cette douleur qu’on porte tout les deux, la certitude que nous nous sommes manqué trop longtemps. _ Voilà, c’est ça mon plus gros regret… _ Qu’on n’y soit pas allé ? _ Qu’on n’ait pas pu y aller, rectifia-t-il. _ C’est de ma faute ; _ Ouais, tu l’as dit ! Si tu t’étais pas fait enlevée et si moi j’avais pas crue que tu étais morte, on aurait connu trois jours paradisiaques ! _ Abuse pas trop quand même ! _ Nous venons de franchir un grand pas… _ … ? _ On arrive presque à en plaisanter ! IL a celle lueur malicieuse dans le regard, et ce fin sourire sur les lèvres… ; Comment est ce que je peux resister ? _ C’est hilarant… _ hey, vaut mieux en rire qu’en pleurer… on va pas se lamenter sur notre sort ? _ Ouais, c’est pas comme s’il ne nous restait que quelques heures à vivre ! _ On a connu pire non ? _ non. _ On est ensemble Syd… On sera toujours ensemble… _ On est ensemble coincé en Corée du Nord en attendant d’être exécuté ! _ Tu sais bien ce que je veux dire… _ Oui.. je sais. _ … _ Hey, tu veux une blague ? _ Ouais, si elle est bonne… _ Quelle est la plus petite prison du monde ? _ La notre ? _ le cerveau d’un homme… il n’y a que deux cellules… _ Elle est nulle ta blague ! _ Arrete, elle est bonne… _ Nan, elle est nulle… Premièrement parce qu’elle est sexiste… _ … Pauvre chou _ Et deuxièmement parce que t’aurais pu trouver une blague qui ne soit pas centrée sur les joies carcérales ! _ C’est toi qui a dit qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer ! _ Ok, j’en ai une ! Après l’amour, que fais une femme dans un lit ? _ je sais pas… Je faisais quoi quand j’étais dans le même lit que toi ? Je m’en souviens plus, désolée, ça fait des années … _ Tu hésitais entre reprendre le travail ou recommencer… Je crois d’ailleurs me souvenir que tu préferais souvent la deuxième proposition… Mais c’est pas ça la réponse… _ Ok, jt’écoutes… _ Elle gène. _ Mdr _ Chaque condamné à mort à droit à une mauvaise blague ! _ Donc on a chacun eu la notre, on peut arreter là ! _ De toute façon elles étaient nulles … | |||
| Tu rêvais d'être libre et je te continue. Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie. Je suis né pour te connaitre Pour te nommer ; Liberté. -vive la country ; bimbo attitude ; vive le champagne fraise- |
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