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| Auteur : | Sujet: Immortel ( fic saison 5- SPOILERS) | Bas |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Non, non je n'ai pas laissé tomber la fic...enfin si , pendant un temps. J'avais ce chapitre en route depuis un moment et j'ai été très prise donc voilà la suite d'une histoire compliquée. Il va peut être falloir que je fasse des résumés pour qu'on s'y retrouve. Moi même parfois.... En tous cas , j'ai choisi un climat qui réchauffe. J'avais écrit la partie plage avant de voir l'épisode 9!! Comme quoi... Chap 17 : Syd somnolait dans son lit depuis à peu près une heure. Elle n’avait plus mené cette vie depuis une éternité. Dormir, manger, se reposer, se promener, rire, faire l’amour…Bref, mener une vie normale. Depuis trois semaines, elle menait enfin une vie normale. Elle voulait y croire. Comment ne pas y croire ? Quand ils étaient rentrés d’Italie après les dangers qui avaient menacé Amy, elle avait craqué. Elle avait perdu connaissance en descendant de l’avion et elle avait fait peur à tout le monde. Elle avait été hospitalisée dans un état de fatigue intense et elle avait juste attendu de récupérer sa fille avant de laisser son corps souffler. Puis elle avait obtenu des congés. Elle avait eu le droit de partir pendant deux mois avec Amy et Vaughn. Jack s’était engagé personnellement à ce qu’elle puisse le faire et il avait dit en lançant son fameux regard menaçant que quiconque enfreindrait cet ordre aurait affaire à lui. Personne n’aurait pris à la légère de telles menaces. Sydney sourit en se retournant sur le ventre, les yeux toujours fermés. Son père avait eu du mal à le faire mais il avait pris, juste avant leur départ, sa petite fille dans ses bras et Syd avait été bouleversée de le voir regarder avec un respect inattendu le petit corps qui gigotait. Il l’avait rendu très vite à Vaughn comme une façon de lui reconnaître son rôle dans la famille. L’atmosphère avait un brin de solennité et tout le monde l’avait senti. Ils avaient alors embarqué dans l’hélicoptère qui devait les mener jusqu’à une destination inconnue de tous sauf de Jack et Vaughn. Ils avaient atterri sur une petite île tropicale des Caraïbes si minuscule qu’elle n’était sur aucune carte et qui n’avait que quelques maisons. Il n’y avait pas de touristes ni d’hôtel. Juste une construction simple en bois blanc sous des arbres et à proximité d’une plage superbe bordée de cocotiers : leur bungalow au confort simple mais qui avait été un vrai paradis depuis. Une sorte de perfection seulement entamée par la perspective de devoir un jour retrouver le monde et la crainte encore vivace que des dangers les menaçaient à l’extérieur de cette bulle. Elle ne savait rien de ce qui se passait à l’APO et de ce que faisaient les autres mais à son départ, une semaine après les terribles événements italiens, la situation n’était pas éclaircie. Une obscure bataille juridique avait éclaté autour de Christine Grainger qui était intéressante ou peut être compromettante pour beaucoup trop de gens et Sydney avait su que deux jours après son retour sur le sol américain, il avait fallu la confier à une autre agence gouvernementale. C’était une piste précieuse qui disparaissait mais Sydney avait été presque soulagée de la savoir loin d’eux. Il y avait tellement de questions sans réponse encore : où se trouvait Grainger ? pourquoi Amy avait été enlevée par la mère de Vaughn ? Elle se retourna soudain mal à l’aise dans ses draps qui lui semblaient humides. Il faisait si chaud déjà alors qu’il était seulement huit heures du matin. Elle avait sommeil encore. Vaughn s’était levé au premier cri d’Amy. Il la laissait dormir tous les matins pour l’obliger à récupérer ce qu’elle faisait bien volontiers. Elle calcula le temps qu’il lui faudrait pour la rejoindre ce qu’il faisait immuablement chaque matin. Il allait arriver bientôt. Amy devait être rendormie. Elle dût s’assoupir quelques minutes ou plus peut être mais elle s’éveilla en sentant le matelas se creuser près d’elle. Elle était de nouveau sur le ventre, le nez dans les draps blancs froissés. Elle sentit une main suivre la ligne de son dos nu et frissonna. Elle allait ronronner s’ il continuait ainsi , se dit-elle. Elle se contenta de sourire et de pousser un soupir de plaisir qui révéla qu’elle ne dormait plus du tout. Vaughn eut un petit rire qui la ravit. Il murmura la voix pleine de sourire : - Tous les matins, c’est la même chose…Tu essayes de me faire croire que tu dors et… - Je n’essaye rien de tout. Tu me réveilles alors que je me repose. - Je te laisse si tu veux… Elle se retourna et le retint alors qu’il faisait mine de se lever. Elle attira sa main sur son ventre de nouveau plat. Il la plaça , doigts bien écartés et il déposa un petit baiser sur la peau qui frissonna. Sydney dut se mordre les lèvres pour ne pas gémir et elle se sentit absurdement émue par ce geste si tendre. Elle connaissait tout cela avec lui, tendresse, passion, douceur et avec nul autre elle n’avait atteint cette plénitude. Se savoir aimée à ce point et de deviner Amy endormie dans la pièce à côté lui donnait des réponses à toutes les questions qu’elle avait pu se poser sur sa présence sur cette terre. Elle laissa ses propres mains suivre le corps de Vaughn et l’attirer près d’elle, en elle. Jack Bristow était assis à son bureau lorsqu’il reçut la demande de Sophie. Elle voulait le voir. Depuis son rôle plus qu’actif dans la mission italienne ,elle avait gagné le respect de beaucoup et notamment de Thomas qui allait régulièrement lui rendre visite. Elle avait un bureau avec accès réduit dans les locaux de la CIA ce qui était une façon de la garder sous la main et d’exploiter ses compétences. Elle s’ennuyait ferme depuis trois semaines. On avait commencer par attendre des nouvelles de Christine Grainger qui devaient venir de Washington mais l’équipe avait appris avec surprise son transfert vers la France pour une enquête locale. Il était évident que si tous les délits faits au quatre coins de la planète par cette femme devaient être élucidés, ils n’étaient pas près d’en savoir davantage sur elle. Elle bénéficiait soit de puissants alliés soit de puissants ennemis qui avaient tout intérêt à l’éloigner des autorités. Jack avait serré les lèvres en apprenant ça mais Marshall avait pousser un cri de dépit sonore qui résumait la pensée de tous. Depuis, c’était les vaches maigres. Rien n’avait émergé. Aucun appel suspect, pas de nouvelles de Grainger dont tout le monde commençait à se demander s’il n’avait pas été éliminé par sa diabolique moitié. Leurs différentes propriétés étaient fouillées de fond en comble sans succès jusqu’alors. Ils étaient portés disparus tous les deux et l’affaire avait fait grand bruit et retombait dans le silence maintenant ce qui était aussi bien. Les services secrets n’aimaient pas trop cette publicité. Par contre, la situation était perturbante. Rien ne prouvait que l’ennemi était à terre mais il était inatteignable pour le moment. Sophie voulait le voir…Il accepta après un moment d’hésitation. Il n’attendait rien de bon de cette fille maintenant. Elle ne leur servait plus à rien et il la sentait bien trop avertie de leurs méthodes pour ne pas nager comme un poisson dans l’eau dans leurs petits jeux et notamment dans les siens. Il la rejoignit dans son petit bureau-cellule. Elle était devant son ordinateur sur lequel il vit des lignes d’un texte qu’elle rédigeait mais qu’elle ferma en le voyant. Il nota mentalement l’information. Elle le regarda et attaqua directement : - Je pense qu’il est temps que je vous quitte. J’aimerais mieux que vous me laissiez partir que je doive me débrouiller seule. Jack la regarda et allait répliquer quand elle lança perfidement : - Il me semble aussi que vous devriez livrer tout ce que vous savez. Il fut surpris ce qui lui arrivait rarement. Elle poursuivit : - C’est vrai. Vous avez conserver beaucoup de secrets et à chaque fois, votre fille a fini par le savoir ; A chaque fois, ça a failli vous couper d’elle… - Comment se fait-il que vous en sachiez tant sur ma vie privée ?? - Je suis dans le même bain que vous depuis longtemps et j’ai eu le temps de peaufiner mes renseignements depuis que je suis enfermée ici. Elle le regardait apparemment très tranquille. Ils avaient déjà eu des discussions semblables. Mais il sentait qu’elle voulait aller plus loin. - Et puis, il ne vous a pas échappé qu’on est le 5 avril ? Il ne dit plus rien mais lui lança un regard qui en disait long. Elle poursuivit encore : - Le 7 avril est une date importante pour la prophétie et votre petite fille aura un mois, l’âge requis pour pouvoir subir la Cérémonie. Il ne répondit pas mais il savait que son visage était rigide et que son inquiétude était visible. Il n’avait absolument pas envie d’échanger sur ce sujet avec Sophie mais il savait depuis longtemps qu’elle en savait beaucoup. Il en avait la confirmation. Et c’était terriblement gênant pour lui et pour Sophie. Il la regarda et dit : - Vous voulez partir quand et où ? Ce fut à son tour d’être surprise mais elle se reprit vite. - Quand vous voulez, je en suis pas très exigeante mais je veux que ça soit rapide maintenant . Je perds mon temps et je n’ai aucun intérêt là dedans. Ca, il en doutait sérieusement maintenant. Il la regarda et lança, le visage fermé et les traits durs : - Que voulez-vous exactement ? - Je viens de vous le dire… - Non. La voix avait claqué et il croisa le regard très fixe et très froid soudain de Sophie. Il comprit pourquoi cette fille avait été si recherchée par les organisations criminelles du monde et pourquoi il n’avait aucun intérêt à la vois sortir vivante d’ici. - Venons-en au fait, dit-elle, la voix métallique et dure. Je sais que le 7 avril , il y a toutes les chances que votre petite fille soit en danger. Je sais que vous le savez aussi. Je doute que vous n’ayez rien fait pour la mettre à l’abri. Je suppose aussi que vous n’avez pas cru une seconde que la mettre sur un endroit reculé de la planète sous deux satellites de surveillance est une sécurité suffisante. Ce que je en sais pas, c’est en quoi consiste la cérémonie. Ce que je veux, c’est partir mais richement dotée, si vous voyez ce que je veux dire. L’atmosphère étaient tendue mais presque amicale. Ils étaient totalement sur la même longueur d’onde. - Vous avez séduit ce pauvre Thomas ? demanda Jack sans vraiment attendre de réponse. Il n’en obtint d’ailleurs pas. Mais il avait bien fallu qu’elle communique avec l’extérieur et quelqu’un l’avait fait pour elle. - Que me proposez-vous ? demanda t-elle seulement. Jack se retourna et sembla réfléchir un instant. - Pour le moment, je suis occupée avec cette…cérémonie comme vous dites. Je pense que vous me laisserez le temps de préparer ça… - Non. Je veux être partie le 7 justement. - Bien, ça sera le cas. Elle le regarda avec suspicion. Il sourit vaguement et dit : - Je n’ai aucun intérêt à vous garder ici. Vous pouvez parler à n’importe qui. Si vous mourrez dans cet endroit j’aurai du mal à me justifier étant donné que je suis chargé de vous. J’ai besoin d’avoir les mains libres. Je vous propose 250 000dollars et… - Ce n’est pas assez, Jack…La vie est chère quand on doit disparaître…complètement. - Hum…je vois…500000 ? - Vos…sponsors doivent avoir des moyens illimités et ce que va rapporter votre projet est bien supérieurs à ce pourboire donc… Jack la regarda avec un vague dégoût. Il comprenait mal cet attrait pour l’argent. Dans cette affaire, depuis le début, il y avait les passionnés, les fanatiques et il y avait les cupides. Il était l’un des rares à n’être ni l’un ni l’autre. Grainger était un fanatique, sa femme n’était que cupide. Irina… Il se reprit et fixa Sophie. Il fit un simple signe de tête et la jeune femme sourit. Il ne prit pas la peine de la saluer ni de confirmer quoi que ce soit. Il sortit, respirant l’air à grandes goulées dans le couloir pourtant confiné. Sydney nageait en direction de la plage. C’était la fin de l’après midi et elle avait dormi encore sur la plage à l’ombre d’un cocotier, puis avait tranquillement joué avec la petite. Elle venait de commencer un entraînement intensif en nageant de plus en plus loin. Elle sentait tout son corps reprendre force, vigueur et répondre à ses demandes avec la rapidité qu’elle avait mis si longtemps à acquérir. Le bonheur décuplait ses capacités de récupération. Elle apercevait nettement Vaughn qui était allongé sur sa chaise longue. Elle nagea plus vite encore, fendant l’eau silencieusement. Elle sortit et marcha lentement sur le rivage immaculé, dégoulinante d’eau. Quand elle fut près de lui, elle remarqua qu’il dormait. Sa main reposait sur sa poitrine et elle eut une pensée attendrie pour lui. Il dormait bien moins qu’elle et il se levait beaucoup plus tôt. Elle hésita une seconde mais ne put résister au plaisir de laisser ses cheveux dégoulinants s’écouler en vagues fraîche sur lui. Il sursauta et commença à sourire avant même d’ouvrir les yeux. D’un geste, il la fit basculer sur lui. - Tu as faim ? demanda t-il doucement en mordillant son oreille. - Je ne sais pas…J’ai faim…oui… - Je te parle de poisson, de crustacés, de fruits…. - J’avais compris. Elle sourit dans son cou. Il souleva ses cheveux pour voir ses yeux et il planta son regard vert dans le sien. Quand il la regardait comme ça, elle était prise d’une envie de pleurer inexplicable comme lorsqu’elle écoutait une musique belle et passionnée. Parce que son regard était exactement comme ça. Elle n’avait jamais vu ça chez personne et elle avait parfois peur de l’intensité que prenait leur relation. Elle avait aussi beaucoup de chance. Elle le savait. Elle remerciait tous les jours depuis quelques semaines celui où qu’il soit qui permettait ça. Ils préparèrent à manger tranquillement mangèrent dehors dans l’obscurité . Sous les tropiques, le crépuscule est court et ils n’allumaient aucune lumière. Ils avaient alors pour seul éclairage un ciel étoilé avec parfois la lune. Elle avait suivi pour la première fois de sa vie l’évolution presque complète d’un cycle lunaire. Loin de tout, comme sur cette île, le ciel semblait plus proche qu’une ville ou qu’un aéroport. Vaughn était près d’elle. Elle sentit sa main qui prenait la sienne et sut avant qu’il parle qu’il allait briser l’ambiance. Elle se raidit instinctivement. - Tu sais qu’on est le 7 bientôt ? - Peut être…Je n’ai pas fait attention. - Après-demain. - Oui, et alors ? - Amy va avoir un mois et aurait dû naître ce jour-là. Tu y penses ? - Jamais. Sa voix était réservée et il sentait presque la colère en elle. Il soupira. Il détestait ce qu’il faisait. - Le jour avait été désigné par Rambaldi. Je ne peux pas m’empêcher de l’appréhender. Demain à la même heure, nous serons très proche de ce jour et ici, je ne vois pas ce que ça changera pour nous mais je voulais te remettre ça en mémoire pour que… Elle se leva, arrachant sa main à la sienne. Il pria silencieusement pour qu’ils ne se disputent pas. Pas ici, pas dans cette perfection qu’ils avaient trouvée… Elle dit d’une voix pleine d’incompréhension : - Pourquoi parles-tu de cela maintenant ? Il n’arrivera rien. Rambaldi a déliré sur beaucoup de choses. La preuve pour moi a été faite qu’il ne savait pas que la nature pouvait contrarier ses projets. - Il ne s’est jamais beaucoup trompé… - On ne sait pas finalement. On lui prête tellement… - Ne nie pas ça, Sydney . Tu y as cru, à cette date… - Elle coïncidait plus ou moins, c’est tout. Il n’insista pas. Il avait du mal lui même à expliquer ce qu’il ressentait par rapport à tout ça. Un vague malaise induit par le fait que personne ne semblait y faire attention. Paradoxal…mais il avait pris tellement l’habitude de tout remarquer qu’il n’arrivait plus à baisser sa garde. Sydney était entré dans le bungalow et il la suivit. Dans le noir, elle était penchée sur le berceau d’Amy et elle embrassait la petite qui dormait comme un ange. Quand elle se redressa, il vit à la lumière de la lune que des larmes brillaient sur ses joues et il ferma les yeux se maudissant, se demandant comment il allait pouvoir veiller sur elle sans la bouleverser. Jack ferma son ordinateur sur son dernier dossier. Il Avait lu le rapport des interrogatoires menés à Washington et à Paris sur Christine Grainger. Elle avait un passé impressionnant, ce qu’il savait mais il avait été surpris par le nombre de contacts qu’elle avait. Elle pouvait toucher des agents de tous les grands services secrets du monde. La seule personne qui était comme c’était Irina. D’ailleurs, ces deux femmes avaient beaucoup de choses en commun. Elles étaient même les grands mères de la même petite fille. Grainger avait été retrouvé sur les indications de Christine. Il n’était pas mort mais sans doute totalement fou. Il avait été enfermé chez lui et torturer avec des produits utilisés par le KGB au moment du début e la guerre froide lorsque chaque camp avait pensé que toute solution viendrait des services secrets et de leurs capacités à faire parler les agents. Les produits étaient violents et avec des effets secondaires incontrôlables. Les utiliser était une marque d’urgence absolue pour Christine. Elle avait dû obtenir ainsi les dernières informations nécessaires sur l’enfant de l’Elue. Aucun des documents les plus importants de Grainger n’avait disparu mais ils avaient livré tout leur secret semblait-il. Ce qui voulait dire que Grainger ne savait rien sur la Cérémonie ou que, plus vraisemblablement, il n’y avait jamais rien eu d’écrit là-dessus. Rambaldi conseillait le cryptage et comme ultime protection d’un savoir : le silence et l’absolue absence de trace écrite. Grainger de toute façon était contrôlable parce qu’il était un fasciné. Sa femme l’était moins. Jack se leva et marcha à travers les bureaux vides. Il entendit juste en passant devant le bureau de Marshall, une voix fausse qui entonnait le dernier tube de Madonna dans une vaine tentative d’imitation. Il poussa la porte, persuadé de trouver Marshall en train d’imiter la chorégraphie aussi. Il se trompait. Marshall chantait bien, un casque sur les oreilles mais était plongé dans des documents sur son écran. Il n’entendit pas Jack entrer. Celui-ci lui tapota l’épaule et il faillit basculer de son siège. - Ah…Monsieur Bristow…. - Alors Marshall vous voulez quitter la CIA et vous lancer dans al chanson ? Marshall lui lança un regard peiné et ne répondit pas. Il reprit après avoir enlevé son casque et couper le son de la chanson. - J’ai réussi à piquer le contenu du disque dur sans qu’elle ne le sache et depuis deux heures, j’essaye de passer ses documents dans des programmes de codage, cryptage dont certains remontent à l’Inquisition espagnole…Des fous, ces types-là, complètement paranos…Ils n’avaient pourtant pas beaucoup à cacher…enfin, si…mais ils ne craignaient rien, donc on pouvait penser qu’ils communiqueraient librement et bien pas du tout… Un système de codage quasi pervers…. - Marshall…. - Oui. Enfin tout ça pour dire, que ce qu’elle écrit n’est pas codé. - Ah…décevant…et c’est quoi ? - Pas grand chose…des rapports qui ressemblent à ceux qu’on fait. C’est très rigoureux… - Mais pourquoi fait-elle ça ? - Et bien, je pense qu’elle en a besoin pour ses supérieurs… - Cette fille travaille seule depuis toujours…en free-lance… - C’est une carte de visite, alors… Jack ne répondit pas. Il ne croyait pas qu’on rédigeait des rapports minutieux pour faire sa publicité. Pas dans ce milieu là où Sophie était connue. - Thomas est passé ? - Euh…oui. - Ca veut dire quoi ça ? - Et bien il l’a embrassé…j’étais gêné… - Oui mais il sait qu’il y a une caméra. Jack se passa la main sur le menton de plus en plus préoccupé. - Callie aussi est passée…Ca a chauffé… - Ah oui ? - Elle a vu la bande, elle était de service pour ça, alors… - Comment ça ? - Et bien elle est venue faire une scène à Sophie. C’était plutôt agité. Un garde est venu… - Vous avez l’enregistrement ? - Oui. Ils passèrent la demi-heure suivante à regarder l’enregistrement et ils firent la désolante mais prévisible constatation que Sophie n’avait nulle besoin de coder ses messages, elle passait tranquillement ce qu’elle voulait par l’intermédiaire d’un faux garde, muni de tous les badges et de l’uniforme adéquat. Celui-ci, profitant du désordre, plaquait un petit objet vers l’ordinateur de Sophie et prenait les informations sous le nez d’une Callie rouge de colère. Jack avait même une idée de qui avait besoin de ces informations et qui envoyait un complice qui lui semblai familier récupérer ce qu’il fallait. Depuis combien de temps cela durait ? sans doute, depuis longtemps et ça avait dû aider Sydney mais maintenant, il valait mieux y mettre fin. Quand le jourse leva, le 7 avril, Sydney ne dormait pas et quand Amy se réveilla pour réclamer son biberon, elle était épuisée par la nervosité. Elle avait passer la nuit à regarder le ciel magnifique à côté de Vaughn qui ne dormait pas non plus. Aucun n’avait pu se reposer mais ils n’avaient pas non plus réussi à parler. Elle bascula sur le côté et se leva si brusquement qu’elle cogna Vaughn près d’elle qui faisait le même geste. Il se recoucha sans prononcer un mot. Elle prit Amy qui ouvrait sa petite bouche la plus possible pour pousser de sonores cris de faim. Elle prépara le tout et s’installa dans la balancelle devant le bungalow. Un nuage obscurcissait le soleil. Elle ne se souvenait pas en avoir vu un depuis le début de son séjour. --Message edité par scg le 2005-12-21 00:41:42-- |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
Merci merci merci merci !!!!!!!!!! c'est magnifique !! mais comment tu fais pour nous en mettre plein la vue comme ça ??? C'est plein de rebondissements, tu résous les problèmes en en posant d'autres bref... du alias eactement comme je l'aime. Dommage que tu ne postes pas plus souvent mais ça, on peut pas t'en vouloir. Vivement la suite !!!! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
merci!!quel joeyux cadeau de noel!c'est trop génial, comment fais tu pour décrire tout aussi bien, on s'y croirait presque!!! mais ou est donc passée la suite? la suite est attendue dans la plus grande impatience.... | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
trop bien! ce qui serait bien maintenant apres ce cadeau de noel, ça serait un nouveau chapitre avant le 31, comme cadeaude nouvelle année!!! penses-y en tous cas, et fait une suite aussi bien que celle la! |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Holalala, la suite! C'était vraiment excellent scg, BRAVO! Franchement on compte sur toi pour nous faire patienter jusqu'à Mars Maintenant, comme toujours aprés chaque chapitre, j'ai affreusement envie de lire la suite et me dire qu'il va falloir attendre plusieurs semaines me déprime. C'est pour ça que je me joins à Line pour dire que ce serait bien si tu nous postais la suite pour un cadeau de nouvelle année! Quoi qu'il en soit, félicitation, ça fait du bien de voir notre couple posé mais pas bien loin du danger ... | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
merci scg...comme d'habitude rien a redire..parfait mais franchement je t'en conjure...met moins de temps avant d'ecrire la suite c'est si bien qu'on aurait besoin d'un épisode par jour! ![]() | |||
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| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
J'ai lu dans un autre post que tu partais quelques jours (je crois): et bien laisse-moi te dire que tes vacances sont bien méritées, car tu nous as encore offert un superbe chapitre. Vraiment, SCG, tu es la Reine de ce domaine, il n'y a pas photo!!! Comme Karine*21 l'a dit, c'est un véritable cadeau de Noël... | |||
Saison 4 virtuelle |
| sydney_47 Messages postés : 780 agent simple ![]() |
Je viens de lire tout d'un trait... Non, mais c'est vraiment nul cette fic!!!! Bon avant que je me fasse lapider, je tiens à rectifier ce que je viens de dire!!! Mais cest absolument hallucinant cette histoire!!! il est 6hoo du mat. et j'ai passé la nuit à lire ta fic; je ne voulais pas m'arrêter!!!!C'est absolument incroyable la façon dont tu as pu rendre toute cette histoire si réaliste!!! C'est boulversant de vérité et je suis totalement fan!!! Chapeau bas à toi SCG Il ne manque qu'une seule chose pour que tout soit parfait... La suite!!!! Non, mais arrête de te reposer, des vac de Nowel c'est pas fait pour ça!!! allez, au boulot tout de suite!!!!Nah, mais je sais que tu mérites bien ton repos... Mais j'espère que tu es en train de nous écrire la suite, parce que moi je n'arriverai pas à tenir très longtemps!!! Allez, bella, je te dis un énorme BRAVO!!! PS: jaime beaucoup le prénom Amy-Rose! Très bien choisi!!! ;) | |||
| ~I've denied in my capacity to love I'm willing to give up this fight Been up at night drinking to drown my sorrows down But nothing seems to help me since you've gone away~ |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Merci ça me touche beaucoup ce que vous dites! On voit que c'est les vacances parce que j'ai écrit un autre chapitre! et oui déjà!! Bonne lecture et bonne année! Meilleurs voeux de bonheur pour 2006! Chap 18 : La journée sembla durer éternellement, le sept avril. A tous ceux qui la vécurent et qui savaient que Rambaldi l’avait désignée quelques siècles auparavant. Sur une île paradisiaque Sydney faisait des allers retours entre le berceau de sa fille et la petite terrasse devant la maison en scrutant le ciel. Absurdement elle attendait une menace venant du ciel, comme une sorte d’intervention divine . Quand elle réfléchissait à ce qu’elle était en train de faire, une colère froide mêlée d’un rire amère la soulevait. Elle était impuissante. L’endroit lui paraissait sûr alors pourquoi le quitter alors que tout était si exigu que personne ne pouvait entrer ici sans qu’ils ne le repèrent. Ca c’était la raison mais une puissante intuition lui demandait de prendre sa fille et de fuir le plus loin possible. L’envie était si impérieuse qu’elle en était littéralement malade. Vaughn était dans le même état. A plusieurs reprises, il avait disparu comme s’il patrouillait sur l’île. Elle avait presque eu peur qu’il ne revienne pas. Au milieu de l’après midi, elle entra en trombe dans la petite chambre pour y faire ses bagages. Il valait mieux partir . Si cet endroit avait été le paradis, elle voyait maintenant les vagues comme des menaces et la tranquillité de l’île lui paraissait étrange et inquiétant maintenant. Elle sursauta parce que Vaughn y était déjà en train de ranger ses propres vêtements. Il lui jeta un coup d’œil sans vraiment s’arrêter et dit : - Je vois que tu as eu sans doute la même idée que moi. Elle fut soulagée d’entendre sa voix. Depuis la veille, ils n’avaient que peu échangé et pas du tout sur le sujet. Syd lui en voulait d’avoir créer ce doute en elle tout en sachant que c’était injuste. Il lui sourit et elle empoigna son sac. Ils poursuivirent leur tache en silence pendant un moment. Puis Syd demanda : - Tu as contacté LA ? Il faut un hélico. Vaughn ne répondit pas tout de suite. Il avait le visage dans la pénombre, dans le contre-jour. Elle essaya de deviner son expression. Le silence s’éternisa et il dit finalement : - Impossible d’établir un contact. - Comment ça ? - Ca ne répond pas. Le système fonctionne apparemment mais je ne joins personne. Syd avait relevé vivement la tête et essayait de calmer les battements de son cœur. Vaughn ajouta, la voix très calme : - Ne t’affole pas ! On avait prévu un système de secours avec ton père. - Arrête de me dire de me calmer ! Tu es en train d’insinuer que tu as magouillé quelque chose avec mon père ? - Je n’ai rien magouillé. Je voulais plutôt trois sécurités que deux. - Mais tu ne m’as rien dit. Vous ne m’avez rien dit… - A quoi bon ? - Quelle question ! Oui, je suis mère de famille et oui tu as le devoir de protéger ta femme et ta fille mais n’oublie pas que je ne suis pas vraiment sans défense et que… - Syd… Il n’avait pas élevé la voix mais elle le sentit très tendu lui aussi. Elle inspira un grand coup tentant de reprendre son calme. Il fallait réfléchir de façon détachée et mettre de côté ses sentiments. Elle reprit plus calmement : - Alors, c’est quoi ce protocole ? - J’ai un numéro pour les urgences pour le joindre très vite. - Tu l’as fait ? - J’attendais un peu. - Mais pourquoi ? - Parce que je sais qu’il faut partir mais je ne comprends pas pourquoi je le fais et qu’une partie de moi pense qu’il y a une simple panne à LA et que Marshall est train de pester en ce moment pour restaurer la liaison. C’était la voix de la raison. - Je pense qu’on va activer le protocole avec mon père. Je veux partir d’ici le plus vite possible. - Je comprends. Il lâcha les tee-shirts qu’il s’apprêtait à mettre dans son sac et se dirigea vers la commode . Il retourna un tiroir et retira un petit téléphone scotché juste dessous, extra-plat. - Technologie Marshall, dit-il en agitant le petit objet. Liaison directe par satellite sur une micro-puce. C’est le top. Il appuya sur quelques boutons et regarda Syd, le pouce soulevé au dessus d’une touche : - J’y vais ? Syd hocha la tête et il laissa tomber son doigt. Inexplicablement, Syd se sentit encore plus tendue. Elle regardait Vaughn sans bouger, les doigts si crispés que ses ongles lui blessaient la paume. Les secondes s’égrenèrent et mentalement elle se dit que tout prenait beaucoup trop de temps. Elle essaya en s’embrouillant de calculer l’heure à LA pour trouver une explication au fait que Jack ne réponde pas. Elle allait demander à Vaughn ce qui se passait lorsqu’elle vit son visage imperturbable s’éclairer. - Jack ? demanda t-il. Il fit un signe pour la rassurer. Oui, c’était bien son père. Syd se relâcha et se promit de tout contrôler elle même la prochaine fois. Vaughn en quelques mots demanda qu’on vienne au plus vite les chercher et si Jack se posait des questions sur ce changement subi, il ne demanda absolument rien. Syd se demanda comment il fallait interpréter ce silence. Jack reposa son petit appareil, parfait jumeau de celui qu’avait Vaughn. Il se passa la main sur le visage et décrocha un autre téléphone. - Un hélico peut partir immédiatement ? Ils veulent rentrer, oui. Il n’ajouta rien et se repoussa dans son siège. Il hésitait rarement longtemps et le moins souvent possible. L’hésitation fait perdre du temps, or, s’il était là où il était aujourd’hui c’est parce qu’il avait toujours pris très vite les décisions et heureusement, souvent les bonnes. Mais là…Il devait reconnaître qu’il n’y avait sans doute pas de bonne décision. Il faudrait juste contrôler leur retour avec Amy. Le téléphone sonna et il décrocha, se doutant bien de qui voulait lui parler. Il ne dit absolument rien mais se contenta de dire : « J’arrive ». La CIA avait un siège « officiel » à LA. En général, ce siège n’abritait que les pontes de l’agence, des types dans des bureaux qui ne connaissaient pas le terrain tout simplement parce qu’ils n’y avaient jamais mis les pieds. L’immeuble était au centre du quartier des affaires, il n’était pas le plus grand ni même le plus beau et l’Agence avait seulement trois étages du building. Tout le monde pouvait même savoir que c’était des locaux de la CIA. Les lieux étaient hyper sécurisés et de toute façon, la plupart des documents les plus chauds n’étaient pas là. Jack n’était venu que rarement ici. La discrétion de ses supérieurs empêchait ça. Mais le 7 avril était une date importante. Il venait d’activer le processus lui même. Il poussa la porte vitrée qui ressemblait à toutes celles des bureaux des sociétés voisines et passa tous les contrôles fastidieux que ce genre de locaux exigent. Cela lui prit un bon quart d’heure. Puis, il attendit dans un salon luxueux, conduit par une hôtesse aux jambes interminables. La même ravissante jeune femme refit son apparition et dit d’une voix mélodieuse : - Il vous attend. Ici, on ne disait pas les noms et celui de l’homme qui allait le recevoir moins qu’un autre. Il entra et salua John Castaneda, le chef de la division spéciale de la CIA sur les affaires sensibles. Cette appellation bizarre recouvrait des activités multiples dont celle de Rambaldi. Il y avait maintenant des dizaines d’années que cet homme remuait les imaginations et même plus que cela. Dans le contexte de la guerre froide autrefois et maintenant de lutte contre le terrorisme, ce vieux savant largement ignoré de son vivant avait attiré l’attention de tous les services secrets du monde. On parlait de la prophétie mais ce qui intéressait surtout les supérieurs de Jack, c’était l’extrême inventivité de ce savant en matière d’armes redoutables. Les laisser tomber entre les mains de n’importe qui aurait été stupide voire criminel. Se les approprier serait un formidable moyen de devancer ses ennemis. Jack savait depuis longtemps, depuis son mariage avec Irina, depuis la naissance de leur fille qu’il avait un rôle particulier à jouer. On lui avait expliquer qu’il était le père de l’Elue donc celui chargée de la protéger. Il n’avait pas cesser toute sa vie de le faire mais on entrait dans une phase critique de la prophétie. Castaneda le regarda, tassé dans son siège. C’était un homme plutôt petit qui n’avait pas beaucoup d’atouts au départ pour réussir. Il était issu d’une famille portoricaine pauvre , qui avait immigré clandestinement il y avait 35 ans. Il était arrivé à 17 ans sans parler la langue du pays qui l’accueillait et il avait par des manœuvres connus de lui seul et de quelques autres haut gradés réussi à devenir responsable d’une des divisions les plus prestigieuses et qui traitaient des affaires les plus risquées. Jack était sous ses ordres depuis le début, depuis leur jeunesse à tous deux alors que Castaneda parlait encore avec un accent qu’il avait appris à gommer depuis. - Alors, Jack ? nous entrons dans la dernière phase ? - Oui, en effet. Mais nous le savions. Nous sommes le 7 avril… - Vous vous inquiétez Jack ? Vous avez tort. Ni votre fille, ni votre petite fille ne risque rien à partir d’aujourd’hui. Depuis le 7 avril, la prophétie a commencé à s’accomplir. Il avait un air réjoui. Il travaillait depuis longtemps à cette affaire. Jack le regarda d’un air morne. Il savait que Syd et Amy ne risquaient potentiellement pas grand chose mais il y avait eu tellement de douleurs et de mensonges jusqu’à maintenant qu’il ne parvenait pas à se réjouir de ce qui devait être la fin du processus. - Les nouvelles sont assez rassurantes pour le moment. Les adeptes de Rambaldi se sont réunis dans des lieux bien précis que nous identifions peu à peu. D’ici, minuit, c’est à dire…dans 6 heures, ils auront tous entamé les cérémonies qui reconnaissent la petite fille comme le clone naturel de Rambaldi. Elle a le même code génétique que lui ce qui en fait en quelques sortes sa jumelle. Evidement ça ne fait pas d’elle une Rambaldi mais ces gens le croient. Nous allons arrêter tous les plus dangereux d’entre eux dont un nombre impressionnant de terroristes et de criminels en tout genre qui veulent travailler sur le code génétique de la petite. Jack savait tout ça et c’est bien parce que cette opération devait permettre de tout arrêter qu’il avait envers et contre tout soutenu ce projet dont on savait depuis le début qu’il durerait sur plus d’une génération. Il y avait sacrifié sa vie. Lui qui avait méprisé tous les Rambaldiens avaient dû y consacrer autant sa vie qu’eux. Un comble… Il n’arrivait pas à se détendre alors qu’il sentait Castaneda frémissant de joie. Si cette affaire marchait, demain , il serait le plus respecté des hommes et il aurait sans doute, dans les six mois, le poste de chef de la CIA. Pour un non- américain de naissance se serait absolument impensable sans cela. Et ce serait peut être que le début… La porte s’ouvrit et Sloane entra. Jack répondit à son petit signe de tête. Ils avaient commencé ensemble, avec le père de Vaughn aussi. Et le pouvoir et l’aura de mystère autour de Rambaldi avait fait le reste. Ils s’étaient tous brûlés les ailes et avaient laissé beaucoup d’eux mêmes. Non, il n’y avait pas tant à se réjouir et surtout pas trop tôt. Castaneda recommença à faire le point avec Sloane. Celui-ci écoutait avec intérêt et Jack constata que son œil brillait pour la première fois depuis longtemps. Il refusa de se demander ce que ça voulait dire. Il était plongé dans ses pensées. Il lança : - Et Christine Grainger ? - En France. Ces crétins veulent la faire parler sur des coups faits là-bas. La seule chose qui m’inquiète c’est qu’ils la laissent repartir. Je n’ai pas pu m’opposer à son transfert mais elle doit revenir sous peu. Son procès aura lieu ici. Peu de chances qu’elle échappe à al peine capitale. Rien à craindre donc de son côté. Son mari est quasi fou. Seule Irina Derevko est encore dans la nature et nous inquiète un peu. Jack ne dit rien. Il savait toujours comment la contacter mais ne savait jamais où elle état. C’était la seule façon de la contrôler mais ce mot convenait mal. On ne contrôlait pas Irina. Sloane regardait des notes tandis que Castaneda passait des coups de fil. Plusieurs agents entraient et sortaient constamment faisant le point sur la localisation des différentes cérémonies où devaient se rendre les adeptes. Ces endroits étaient peu nombreux et connus. Soudain, Sloane dit de sa voix douce et calme : - Vous avez fait des prélèvements sanguins sur Amy ? - Oui, bien sûr. Jack leva un sourcil. - Pourquoi ? demanda t-il al voix tendue. - Et bien…son code génétique est intéressant et , d’après Rambaldi… - Nous étions d’accord pour qu’elle soit tenue en dehors de tout cela, dit sèchement Jack. - Mais elle le sera, Jack. Les prélèvements ont eu lieu dans le cadre de la surveillance qu’on devait effectuer sur cette petite fille comme sur n’importe qu’elle autre. - Mais elle n’est pas pour vous, n’importe quelle petite fille, dit amèrement Jack. Castaneda le regarda avec commisération. C’était tellement évident qu’elle avait un statut différent. Il n’avait pas l’air de comprendre sans doute parce qu’il n’avait pas de liens familiaux avec elle. - Les études que nous avons commencé d’ores et déjà sont très prometteuses. L’ADN représente des particularités qu’on ne rencontre que chez peu de gens et on pense pouvoir faire des progrès considérables sur la compréhension longévité humaine ou plutôt de la faiblesse de cette longévité. La fameuse et supposée immortalité de Rambaldi qui faisait courir tout ce monde. Depuis, des illuminés, des scientifiques qui y voyaient un moyen de contrôler les autres, les hommes ivres de pouvoir ou d’argent…Tout le monde pouvait trouver quelque chose chez Rambaldi. C’est pour cela, que les services secrets du monde entier s’étaient livrés un guerre sans merci pour récupérer ses artéfacts et pour savoir enfin son secret. Si secret il y avait. Jack était sceptique. Il l’avait toujours été mais la réalité de cette prophétie n’avait plus beaucoup d’importance. Tant que ce secret n’aurait pas été révélé ou infirmé , tout continuerait. Jack regarda sa montre. L’hélicoptère était parti d’un point proche de l’île sur laquelle était Syd et sa fille. Il donnait encore un quart d’heure à Syd avant qu’elle le rappelle sinon il le ferait lui même. Le souvenir lui revint alors que Vaughn lui avait indiqué ne pas pouvoir joindre l’APO normalement. Il demanda à Castaneda : - On a eu des problèmes de liaison aujourd’hui ? Celui-ci le regarda avec un peu de surprise. - Pas à ma connaissance. Que voulez-vous dire ? Jack lui expliqua succinctement la situation. Il regrettait maintenant d’avoir négligé ce détail. Castaneda donna quelques ordres rapidement et un analyste partit vérifier les problèmes de connexion. Jack se leva et se planta devant la baie vitrée. Il se sentait inutile. Castaneda ne l’avait venir que pour pouvoir avoir des témoins de son triomphe. Le travail d’espion est ingrat car secret. Jamais personne ne saurait ce qu’avait fait Castaneda aujourd’hui hormis des gens importants qui le récompenseraient mais ce n’était pas la gloire pourtant. Il allait attendre et rejoindre l’APO. Syd allait arriver et il aurait lui seul la pénible tâche de lui expliquer pourquoi elle avait eu cette vie là, cet homme là dans sa vie et une fille comme la sienne. Syd vit arriver l’hélicoptère avec un plaisir sans mélange. Elle monta très vite à l’intérieur. Vaughn lui donna le couffin d’Amy et elle la plaça de telle façon qu’elle soit entre eux. Elle sourit à la petite fille qui pleurait, effrayée par le bruit. Vaughn se glissa de l’autre côté du couffin et lui prit la main. Ils ne pouvaient pas échanger dans ce vacarme mais il lui fit comprendre d’une pression de la main qu’il était là et qu’il l’aimait. Syd ne regarda pas la petite plage s’estomper dans la nuit, dans des bourrasques de sable. Elle ne voulait plus venir ici. Pourtant , elle y avait redécouvert la paix. Peut être le temps sélectionnerait les bons souvenirs mais elle restait trop sous l’emprise de l’angoisse de cette journée. Elle prenait fin. Amy semblait se porter comme un charme. Personne n’avait tenté quoi que ce soit ni par mer ni par air pour venir les surprendre. Le 7 avril avait été une journée normale et Syd se promettait de brûler tous les documents se rapportant à Rambaldi qu’elle pourrait trouver en rentrant. Le pilote leur passa des casques et ils purent communiquer avec lui. Syd le connaissait ce qui acheva de la rassurer. Elle avait même envisager qu’un hélico profite de leur appel pour intervenir. Elle allait pouvoir réorganiser sa vie. Elle avait refuser de penser à cela sur l’île mais il faudrait y songer. Le métier d’espionne lui plaisait mais représentait trop de risques. Elle se cala contre le siège et constata que Amy dormait. Elle sourit. Comment pouvait-elle dormir dans le bruit infernal des pales ? Vaughn serra de nouveau sa main. Elle la souleva et l’embrassa doucement puis la frotta contre sa joue. Il sentait bon le savon. Elle la blottit contre un sein et chercha aussi à se reposer. Jack regarda de nouveau sa montre. Il était 20 heures. Castaneda était de plus en plus excité. Il avait réussi à mettre la main sur un terroriste tchétchène recherché par le monde entier et qui était un Rambaldien notoire. Il avait pris le risque insensé de se rendre à Saint Pétersbourg , un des lieux choisis pour introniser Amy. Jack avait alors pensé à Irina. Elle aussi avait perdu son âme dans ce combat. Où était-elle ? Dans une heure, Syd serait là avec Vaughn et Amy. Il serait plus tranquille. La panne de communication était toujours inexpliquée et surtout elle avait été sélective. Il avait passé un coup de fil à Marshall l’arrachant à une soirée en famille, trop rare, pour qu’ils démêlent cette affaire. Castaneda n’avait plus assez de personnel pour cela. Tout le monde travaillait sur les arrestations. Sloane semblai gagner par la fièvre et participait activement. Il décida alors de s’éclipser. Il était dans l’ascenseur lorsque son portable sonna. - Marshall ? - Ah…Monsieur Bristow…Jack… - Quoi? - La panne...c’est un truc bizarre...c’est un virus informatique très perfectionné qui est entré et ressorti tout seul. Il a bloqué des lignes et des réseaux, notamment celui lié au satellite relié à l’île. Jack ne dit rien mais tout cela ne lui disait rien qui vaille. Marshall poursuivait : - Ce qui est étrange c’est que si je piste ce virus, pour moi il vient de chez nous et ce qui est très embêtant…de mon propre poste. - Quelqu’un peut avoir pirater vos codes… - Non, quelqu’un s’est servi de mon ordinateur. Je ne sais pas quand par contre. Ca peut faire une heure ou un mois …c’était programmé et très subtil. C’est quelqu’un qui savait comment détourner mes systèmes de protection…. - Avec qui en avez-vous parlé récemment ? - Je ne sais pas…j’évite en général… - Marshall, c’est important… - Sophie, peut être, dit Marshall d’une petite voix. Au même moment l’ascenseur s’ouvrit et Jack resta planté dans la cabine, hésitant à remonter pour prévenir que quelque chose clochait. Il préféra sprinter jusqu’à sa voiture tout en composant le numéro de Castaneda. Il informa rapidement un agent chargé de communiquer l’info. A Castaneda de se mettre au boulot. Lui même allait vérifier que tout allait bien pour Syd. Syd descendit sur le tarmac la première avec un sentiment assez réconfortant de rentrer à la maison. Vaughn régla les dernières formalités avec le pilote. Sydney regarda sa fille dormir. Finalement le voyage assez rapide avait été plutôt agréable. Elle avait réfléchit assez longtemps au tour que prenait sa vie et sans prendre de décision, avait commencé à ce qu’elle allait faire. Arrêter. Certainement. Ce métier ne permettait pas de vivre longtemps , or elle avait charge de vie maintenant. Elle se tourna en entendant des pas dans le hall désert du petit aéroport militaire et se trouve face à son père. Son visage était si grave que Sydney sut immédiatement que le 7 avril ne se terminait pas bien. Elle jeta un coup d’œil à Amy encore endormie et se demanda dans un tourbillon de pensées ce qui s’était passé. Jack fixa sa fille et la vit se raidir. Il se maudit de voir son visage bronzé et reposé se tendre. Mais il n’avait pas le temps de penser aux erreurs qu’il avait peut-être commises. Vaughn arrivait derrière Syd et lui posa une main sur l’épaule. Il croisa le regard de Jack et se tendit lui aussi. - Que se passe t-il ? demanda Syd. - Un problème …inattendu… - C’est lié aux problèmes de communication cet après midi ? demanda Vaughn. - En partie, oui. Il raconta brièvement ce qu’il avait réussi à savoir. Selon toutes probabilités, Sophie sur les ordres d’Irina ( qui d’autre ?) avait piraté l’ordinateur de Marshall et avait causé une panne très particulière pour la journée. Ce n’était évidemment pas un hasard. Par contre, aucune intrusion n’avait été repéré et quand il avait visionné les images satellites, il n’avait rien vu sur l’île de toute la journée. Rien. Pas le moindre bateau de pêche , aucun mouvement d’avion , d’objets sous-marins. Rien. Il avait fini par conclure que cette panne n’avait pas eu pour but d’envahir l’île et de s’emparer de la petite. Il ne savait pas ou refusait plutôt de comprendre ce qu’Irina voulait faire avec la petite fille et pourquoi elle avait mis en place ce stratagème. Irina avait toujours admis être fascinée par Rambaldi. Elle avait cru même être celle qui permettrait de réaliser la prophétie. Elle n’en avait été qu’un vecteur mais passionnée et elle y avait dédié sa vie. Sans jamais faillir. Pour elle, ce n’était pas un acte mauvais mais juste son destin et celui de sa fille. La longue dynastie de femmes qui avaient conduit jusqu’à elles avait eu le même. Le 7 avril revêtait trop d’importance pour elle. Il n’arrivait pas à saisir ce qu’elle voulait. Rien n’avait été volé, ni détruit. Elle n’avait pas Amy… Syd avait écouté très pâle et s’assit sous le coup du choc : - Maman ? tu es sûr ? mais elle a rendu la petite à Vaughn… - Je sais, je ne comprends pas. Ce n’est pas elle qu’elle veut , je suppose. - Mais que veut-elle alors ? Il fallait alors peut être parlé de cette histoire d’ADN mais il y avait trop de choses que cela impliquait. Il hésita un instant. Il entendit alors Vaughn pousser un cri étouffé. Il tenait Amy dont le petit visage rose respirait le repos, les paupières closes et le souffle régulier. - Je n’arrive pas à l’éveiller, dit-il dans un souffle. Sydney vit volte-face d’un bloc. Au même moment, le téléphone de Jack sonna et il décrocha : - Allo ? - Jack, rassure Sydney. La petite ne craint rien. Elle a juste une petite électrode sous la peau du crâne qui agit sur les hormones du sommeil. C’est sans risque. Mais ne le retirez pas vous même. - Ce que tu fais est impardonnable. - Pas de ça, Jack. Pas avec moi, toi qui dissimule le projet de la CIA à Sydney depuis toujours. - Tu veux ça ? - Je veux les données scientifiques sur le sang d’Amy et tout ce que les scientifiques ont déjà trouvé. - C’est de la folie. Tu n’en tireras rien. C’est un tissu d’âneries… - Jack… Le ton était froid et il s’interrompit. Il regarda Sydney, les joues inondées de larmes et renonça à la lutte. Pour le moment. Il s’apprêtait à raccrocher quand Irina dit d’un ton neutre : - Je te rappelle dans une heure. Ah…Fais remplacer le téléphone que tu avais confié à Vaughn, il y a dedans une puce qu’il a actionné lui même en t’appelant tout à l’heure. C’est elle qui a fait fonctionner l’électrode pour Amy. Jack ferma les yeux et raccrocha sans mot dire. Il se tourna vers Sydney et s’apprêta à lui faire un rapport circonstancié des derniers évènements. |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
Oh my god !!!!!!!!! mais comment tu fais pour avoir autant d'idées ????? C'est la saison 5 dont je rêve, merci scg de nous écrire cette fic c'est génial Le coup de l'électrode sous la peau.... Woaouuu c'est digne de JJ, c'est même plus fort que lui, je t'assure.. j'en reviens pas de ton imagination. J'espère que tu nous posteras bientôt la suite de cette fic démente. je te souhaite une excellente année 2006 !!! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Waow! Je te promets que j'étais accrochée à mon fauteuil tout en lisant le chapitre. Il n'y avait que mon doigt pour faire défiler l'écran qui bougeait... Tu as réussi l'exploit de me faire arrêter de respirer normalement pendant cinq minutes. C'était... Waow... En plus, à l'endroit où je me trouve en ce moment, tout est très silencieux, ce qui faisait que j'entendais le silence de l'île... Petit problème: il faut que les vacances durent encore un peu, parce que là, j'ai oublié comment on respirait, et tu peux avoir ma mort sur la conscience! Merci beaucoup, SCG! Et que l'année t'apporte encore plus d'inspiration. --Message edité par Spydinette le 2005-12-31 20:15:31-- | |||
Saison 4 virtuelle |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
heu alors la scg, soit tu postes tres tres vite soit je fais une ATTAQUE!!alors le coup de l'electrode c'est vraiement genial et vraiment meme parfait tout est parfaitement coordonné..tu devrais l'envoyer a JJ parce que bon c'est un peu la galere la il est en rade d'idée! | |||
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| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
C'est un truc de malade! mais où tu vas chercher toute cette imagination? Ca ne me serait même pas venue à l'idée. C'est vraiment bien joué! BRAVO Et puis l'attente plus courte c'est super parce qu'on est encore dans le bain on n'a pas le temps d'oublier les détails. MERCI pour ce cadeaux de fin d'année Vivement la suite... --Message edité par lolo38 le 2006-01-01 20:11:37-- | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| amazonqueen Messages postés : 1734 agent double |
C'est toujours aussi réaliste, je suis vraiment fan de chez fan... C'est fou, mais quand je lis les spoilers de la série, j'ai toujours un doute, je pense à ce que j'ai lu dans tes fics et j'ai quelques fois envie de les citer comme spoilers. Suis-je définitivement folle ? ... prière de ne pas répondre merci | |||
| Truth takes time... |
| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Disons que si tu es folle, on ira voir le psy en même temps (ça fera moins cher), car je suis dans le même cas que toi en lisant les fics de Scg. Je m'attends à retrouver les éléments qu'elle utilise dans les épisodes que je visionne. Ca a notamment été le cas lors de la saison 4, avec ta précédente fic, Scg. Je cherchais les jumelles asiatiques dès le premier épisode!!! | ||||
Saison 4 virtuelle |
| babakar30 Messages postés : 137 petit frère de Marshall |
j'aime beaucoup aussi ton histoire, c'est vraiment forimdable d'avoir autant d'idée, tu pourrais faire la pige à JJ....... C'est super bravo....... | |||
| en afrique, un vieillard qui meurt c'est une bibliothèque qui brûle......... |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Je suis désolée.. mais je suis complètement à côté des fics en ce moment... Mais je reviendrai! merci en tous cas d'attendre comme ça. Heureusement il y en pleins d'autres à lire! |
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