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| Auteur : | Sujet: Immortel ( fic saison 5- SPOILERS) | Bas |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Et bien la voilà la suite... rapide pour uen fois!! ne vous habituez pas! mais je pars quelques jours alors je me suis dépêchée! Bonne lecture et merci pour tous vos encouragements! je ne me lasse pas! Chap 15 : Sydney flottait dans un état de semi-conscience assez confortable mais elle sentait que quelque chose n’était pas normal et que malgré le confort relatif de son état il fallait qu’elle reprenne vite conscience. Elle fit un effort pour tendre la main de côté et heurta une masse lourde et tiède. Elle palpa et identifia un corps. Elle dut se concentrer de toutes ses forces pour essayer de trouver une explication à tout cela. Elle entendit une voix qui l’appelait en même temps et en un quart de seconde tout se remit en place. Vaughn…Amy-Rose… Elle ouvrit vraiment les yeux et vit Vaughn qui s’accrochait à la main qu’elle avait promenée sur lui. Il avait retrouvé ses esprits en même temps qu’elle et la secouait doucement, la voix inquiète. Elle le regarda les yeux agrandis d’angoisse, ses lèvres formulant silencieusement le nom de leur petite fille. Elle avait l’espoir fou qu’il avait pu faire quelque chose mais il fit un signe négatif de la tête, qui l’anéantit. Il passa ainsi quelques secondes où le temps sembla s’arrêter et ils retrouvèrent tous les deux en même temps leurs esprits. Vaughn lui tendit un bras pour l’aider à se relever. Il vacillait sur ses jambes mais son regard était fixe et sa bouche serrée. Il entrait dans une de ses colères rentrée et silencieuse où la violence se retournait contre lui. Sydney éprouva une envie quasi physique de vérifier qu’ils étaient ensemble dans ce moment là et se glissa contre lui. Elle lui dit : - On va la retrouver. Il faut juste qu’on fasse vite. J’ai du mal à rassembler mes idées. Aide-moi ! Qu’est-ce qu’on fait ? Elle sentit qu’il luttait contre sa rage froide et il répondit calmement : - Je vais prévenir LA. Maintenant, il n’y a plus rien à cacher. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Je vais aussi essayer de faire fermer l’aéroport le plus proche, essayer de la retenir ici. Si jamais… - Ne dis rien. Il n’y arrivera rien, c’est impossible. - Oui. Ils se regardèrent de nouveau, bouleversés. Il ajouta : - Repose-toi. Bon sang, tu viens à peine d’accoucher et déjà… - Je sais, mais je ne fais rien normalement, tu le sais bien… Elle essayait de faire un peu d’humour sinon elle allait craquer et il ne fallait surtout pas que ça se produise. - Oui, tu es exceptionnelle, répondit Vaughn avec tendresse et je t’aime comme ça. A en mourir. - Non. Ne dis pas ce mot. Il préféra se taire et l’embrasser longuement avant de l’éloigner de lui avec fermeté. Il fallait agir. Ils se séparèrent et pendant qu’il prévenait les autorités locales, elle appelait son père. Jack raccrocha, le visage fermé. Il croisa le regard de Sloane et lança brièvement : - Qui est devant chez Grainger ? Sloane ne répondit même pas et décrocha un combiné. Il passa quelques coups de fil et se retourna vers Jack : - C’est assez difficile à expliquer… - Alors n’essaye pas, nous perdrions du temps et moi mon calme. Il faut agir ! Sydney a besoin d’aide là-bas. Je file. Il faut mettre toutes nos forces dans cette affaire. Il se leva et commença lui aussi à décrocher le téléphone. Sloane le regarda et lança : - J’emmène avec nous l’équipe. Il commença à s’éloigner et se retourna et demanda presque timidement : - Le bébé… - Elle est née. - Oh…et Sydney ? - Est malade d’inquiétude pour sa petite fille mais se porte bien apparemment. Sloane regarda Jack et lança : - Sois sûr que quoi qu’il se soit passé entre nous, je suis profondément heureux de ce qui arrive. Je veux que Sydney soit heureuse et ce bébé aussi. Jack ne répondit pas mais Sloane crut discerner un pâle sourire sur ses lèvres et une brève inclinaison de la tête. Il regarda Sloane sortir et soupira. Il aurait rêvé d’apprendre tout cela différemment , que tout se passe bien, de façon prévisible. Il aurait voulu être un grand père normal, annoncer à son club de bridge que sa fille avait donné naissance à son premier petit-enfant, ronchonné gentiment en faisant mine de préférer un petit garçon pour pouvoir l’emmener à la pêche. Il aurait rêvé de vivre autre chose mais il avait aussi espéré vivre une vie d’époux et de père normale et cela n’avait jamais été possible . Il avait signé il y a longtemps pour une autre vie que celle-là. Il ne s’y ferait sans doute jamais vraiment. Il regarda pensivement l’écran de son ordinateur qu’il avait machinalement lancé. Il allait prévenir Irina, bien sûr. Il allait à la fois lui annoncer la naissance du bébé et sa disparition. Tant que ses rapports avec Irina seraient aussi mêlés de prophétie rien ne serait possible mais on ne pouvait défaire plus de trente ans de vie sur ce mode. Il tapa rapidement un message froid et bref. Il aurait voulu être plus doux, et la ménager davantage. Non pas qu’Irina soit faible et fragile. Elle ne le serait jamais mais il aurait voulu avoir la possibilité de la traiter comme telle, d’être le seul à pouvoir le faire. Au lien de ça, il avait balancé un message qui tuerait un cardiaque. Pas le temps. Et puis si Irina pouvait réagir avec émotion, elle serait redoutable. Il se leva, ferma l’écran et décida de rejoindre Sophie. Il était temps qu’elle remplisse une autre fonction que simple source d’information. D’ailleurs, elle avait joué avec eux. Il en avait assez. Il la trouva dans un bureau. Elle avait été mis dans un régime de pseudo-liberté. Retenue dans les locaux, elle avait cependant accès à un ordinateur sécurisé et si elle ne pouvait joindre l’extérieur, elle pouvait travailler. Quand il entra, elle leva la tête et lui lança un petit regard narquois dont elle avait le secret. - Oh…je vois que les nouvelles ne doivent pas être fameuses… - Sydney a accouché et le bébé a été enlevée. - Waouh…Et que faisait la CIA pendant ce temps ? demanda t-elle faussement naïve. Il ne répondit pas. Il poursuivit : - Je veux que vous jouiez un rôle là dedans. Nous partons en Italie. Il y aura Dixon, Sloane, deux autres agents et moi. - Vos supérieurs sont d’accord ? - Mes supérieurs vont avoir du mal à me refuser d’agir à ma guise dans cette affaire . Vous devenez utile à autre chose maintenant. - A quoi ? - Vous êtes celle qui connaît le mieux Christine Grainger… - Christine ? Vous voulez dire que… Il la regarda. Elle semblait stupéfaite. - Elle l’a fait alors… - Quoi ? - Elle a décidé de tomber le masque. Je me doutais que ça arriverait mais quand vous avez cacher ce que vous étiez avec tellement d’efforts durant tout ce temps et que vous grillez le tout il faut que le jeu en vaille la chandelle. - Je suppose que le bébé la vaut. - Du moins, elle le croît. - Des nouvelles de Grainger ? - Introuvable pour le moment. - Hum…Elle pourrait être derrière ça aussi. - J’y ai pensé. - On fait quoi ? - On file sur place. Elle n’a pas pu matériellement aller très loin. Nous allons essayer de la trouver ou de la pister. - Elle va rentrer en contact avec vous. - C’est une possibilité. - Alors préparez-vous. Il regarda la jeune femme. Elle avait changé. Elle était plantée , debout, dans le bureau, les bras croisés et les sourcils froncés. Visiblement, elle était totalement dans le travail qu’on allait lui demander. Vaughn recontacta pour la troisième fois les agents déjà sur place qui étaient censés surveiller les aéroports et tous les moyens de quitter cette zone. Il avait remonté ses bras de chemise . Il faisait pourtant un temps glacial dehors malgré la réputation de douceur du climat toscan. Mais il transpirait depuis un moment. C’était nerveux, il le savait fort bien mais il faisait des efforts démesurés pour rester calme, il fallait bien que ça apparaisse d’une manière ou d’une autre. La simple pensée du petit corps emmailloté dont il avait pris soin toute la nuit et qu’il avait appris déjà à aimer le faisait frémir. Il avait peur qu’on lui arrache déjà ce bonheur comme tous ceux qu’il avait eus dans sa vie. Il regarda Sydney dont les joues pâles et les yeux cernés l’effrayaient. Elle serrait les dents et fixait l’écran de son ordinateur en essuyant une larme furtive par moment. Il était désemparé devant cette douleur. Il se sentait misérable aussi. Il n’avait pas su empêcher ça. Quand il avait vu sa mère de l’autre côté de la porte il avait eu un moment de surprise et il avait vraiment flotté dans l’incertitude quelques secondes. Il y avait encore en lui assez de naïveté pour penser qu’elle était là pour des raisons pacifiques. Il avait envie de frapper violemment sur la table pour se soulager. Etre tellement confiant dans la nature humaine après tout ce qu’il avait vu ! Il avait encore du mal à comprendre ce que sa mère faisait là. Les quelques mots échangés avec LA avaient révélé que ce n’était pas une surprise pour tout le monde. Il dit à Sydney : - Elle n’a pas pris un moyen aérien pour quitter le pays. C’est impossible même si elle avait pu décoller avant qu’on donne l’alerte. Ils ont vérifié. Elle n’est pas partie comme ça. Il reste la côte. Les grands ports sont sous alerte mais la surface de côte où peut accoster un bateau discret est immense. Je pense que c’est son choix. - Tu crois qu’elle quitte le pays ? - Je pense qu’elle doit s’éloigner de nous. - Elle fait ça pourquoi ? - Aucune idée. Je pense malgré tout qu’elle part. J’ai lancé des ordres pour que les satellites repèrent tout ce qui bouge sur la côte ouest la plus proche de nous. Ce sera difficile d’intervenir mais on peut repérer pas mal de choses. Il ne fait pas très beau ce qui est un problème mais cela ralentira un bateau aussi. - Et si tu te trompais ? - Les routes sont surveillées. - Mais elle peut être à dix kilomètres d’ici si bien cachée… - Syd…tu dois garder ton calme. Nous savons que nos suppositions sont raisonnables et que dans 90% des cas ce sont ces suppositions qui fonctionnent. Il faut qu’on oublie que Amy-Rose est impliquée parce que sinon nous allons devenir fous et ça en la ramènera pas. - Je ne crois pas que je peux le faire. En plus…c’est ta mère…comment… - Je n’ai plus de mère depuis longtemps et tu devrais me comprendre très bien. Il la regarda quelques secondes, plus perturbé qu’il voulait le montrer. Il avait besoin d’une Sydney forte comme d’habitude. Parce qu’il tenait le choc à la seule force de sa volonté mais il était très fatigué. Il l’enlaça et se glissa contre lui en pleurant. Il se contenta de la serrer. Il essaya mentalement de lui faire passer toute la force qui lui restait. Il ne savait pas quel était le pouvoir de l’esprit sur le corps mais quand elle s’éloigna un peu de lui, son visage était sec et ses yeux plus vivants. Quant à lui il vacillait sur ses jambes. Jack et Sloane débarquèrent les premiers sur le petit aéroport militaire à deux pas de la planque de Syd et Vaughn. Le rendez-vous avait été fixé là. La planque était justement bien située près de cette piste. Autant en profiter. Le voyage avait le plus long de tous ceux que Jack avait effectué par dessus l’océan. Il avait pourtant travaillé sans relâche, relisant les rapports de surveillance des deux crétins qui s’étaient laissés bernés comme deux débutants parce qu’ils pensaient visiblement qu’une femme blonde d’un certain âge ne pouvait être une agent de la CIA ou de toutes agences. Il avait observé aussi la prise de contact entre Callie et Sophie. L’antipathie avait été immédiate, il l’avait sentie. A l’inverse, le nouvel agent qu’il connaissait mal, Thomas , avait eu un sourire engageant et échangé longuement avec la jeune femme ce qui avait visiblement fortement déplu à Callie. Il ferait une mise au point le plus vite possible. Tous ces gens devaient collaborer et laisser de côté leurs problèmes. Le temps était gris et froid à leur atterrissage. Ils traversèrent la piste glacée le nez plongé dans leur veste pour se protéger. Sydney attendait appuyée à une camionnette au loin. Elle s’avança vers Jack. Elle avait le visage pâle et déterminé, ce qui le rassura un peu. Il la prit dans se bras se demandant confusément ce qui était différent. Il réalisa que, bien sûr, elle était de nouveau mince sous son manteau et il eut un petit sourire. Il retrouvait Sydney. Elle dit doucement : - Il faut faire vite. Apparemment elle est encore dans les parages. - Nous sommes là. Marshall est resté à LA il fera le lien mais nous allons essayer de régler ça très vite. Ils s’engouffrèrent tous dans la camionnette et Syd eut à peine le temps de voir qui se trouvait là. Elle fixa Sophie d’un drôle d’air sans émettre le moindre commentaire. Vaughn les attendait, mal rasé, les yeux cernés dans la pièce principale de la planque. Sophie lui tomba littéralement dans les bras sous les yeux ébahis de la plupart des membres de l’équipe et Jack eut un moment de doute sur le bien fondé de réunir tous ces gens ensemble. Le travail commença aussitôt. Jack établit la liaison avec un Marshall un tantinet vexé d’être maintenu à l’écart. Celui-ci s’enquit de tout le monde avec inquiétude et balbutia maladroitement des félicitations pour Vaughn et Sydney. Elle faillirent faire pleurer Sydney qui se raidit simplement. Une demi-journée passa dans un silence de cathédrale, interrompu seulement par des échanges brefs entre les agents. Ils étaient seulement des yeux et des oreilles. Leur patience fut enfin récompensée par un hurlement excité de Marshall dans leurs casques : - On l’a ! on l’a !! - Où? Demanda simplement Jack. - Elle a été contactée par un homme, il y a trois minutes. Elle se trouve dans un petit port de la côte ouest à…150 kilomètres de votre localisation actuelle. Je cherche plus de détails mais j’ai déjà une localisation quasi parfaite. La tension déjà très vive avait monté d’un cran et déjà Syd s’emparait de sa veste. Son père la calma d’un geste. Son visage demeurait fermé et les nouvelles de Marshall à peine dix minutes plus tard furent une véritable douche froide. Il entama d’une voix moins glorieuse : - Elle se trouve dans la propriété d’un certain Werner Strack. C’est un Autrichien. Un véritable parrain mafieux recherché par de nombreuses polices. Je vous envoie la fiche d’Interpol, c’est long comme un jour sans pain. Il a commencé sa carrière de criminel très jeune et n’a jamais arrêté . Il a 70 ans. Sa maison italienne est un bunker. Il faut, selon moi débarquer par la mer ou alors se faire inviter. L’autre problème c’est qu’il n’y a aucune trace de l’arrivée d’un bébé. Je ne peux pas savoir tout encore. Il donc probable qu’elle est là quand même. C’était le genre de supposition qui assommait. Agir allait se révéler très compliqué. Ils se regardèrent, perplexes. Sloane commença : - Pas le temps d’attendre pour une invitation et une infiltration . On ne peut faire ni repérage, ni pénétration en douceur. La mer… - Il faut demander les cartes et les plans de la maison et notamment de tout ce qui est système de défense…ajouta Thomas. - On n’a pas le temps non plus, dit sombrement Vaughn. Tout le monde savait qu’il avait raison. - Ca veut dire mission en aveugle avec une grosse chance de pertes humaines. Ou attendre, dit tranquillement Jack. Un nouveau silence plana. Syd ne disait rien, elle se tordait les mains. Vaughn dit sans regarder personne. : - Je ne peux pas attendre. Même en raisonnant calmement, je refuse de laisser les choses entre les mains du hasard ou du temps. Jack opina lentement et ajouta : - Il faut y aller. Je propose quelque chose. D’habitude, nous évitons les alarmes. Et bien là nous allons les déclencher. Il va suffire d’un renseignement très sommaire de Marshall là dessus. Deux agents vont se présenter et se faire prendre. - Tu es fou ! dit Sydney, ils vont se faire exécuter sur le champ. - Pas forcément. Nous allons les faire passer pour de simples voleurs. La villa doit être luxueuse. C’est plausible. Je connais Strack , c’est un gros poisson. Il va les livrer à la police pieds et poings liés ou alors les jeter dehors. De toute façon, il n’aura pas le temps d’agir. Pendant que les alarmes seront en marche, n’importe qui d’autres peut entrer par ailleurs. Sydney eut un air entendu et tout le monde écoutait maintenant Jack. - La deuxième intrusion sera celle qui doit repérer très vite Christine Grainger et Amy. Il va falloir faire très vite. Repartir par la mer. Il nous faut un bateau rapide. Une partie de la deuxième équipe devra veiller à se débarrasser des gardes. C’est très risqué mais finalement un jour ordinaire il doit y avoir le minimum de surveillance. - C’est une mission qui peut marcher mais qui serait garantie par plus de temps, murmura Sloane. Thomas parla alors : - Il faut que ça marche. Je pense que c’est la meilleure solution. Comment forme t-on les équipes ? Les mots audacieux finirent par conforter les autres et chacun se rapprocha. C’était le coeur de la nuit. Amy avait disparu depuis 36 heures et en avait à peine 72. Il faisait moins froid au bord de la mer Méditerranée. Mais il pleuvait avec obstination depuis quelques heures et ils attendaient, transis , le signal pour entrer. Ils devaient forcer une porte de service et se laisser capturer. Callie pestait intérieurement de se trouver là en compagnie de Dixon. Elle aurait voulu faire partie du groupe qui attendait sur la plage. Le vaste espace découvert était remarquablement facile à traverser mais justement très peu protégé. De plus, dès qu’il s’agissait de s’approcher de la piscine à débordement qui se trouvait juste en surplomb de la plage, les alarmes se multipliaient. Là-bas, dans l’ombre attendaient Sophie, Vaughn, Thomas et Jack. Malgré toutes ses demandes Sydney avait été tenue à l’écart. Elle n’avait pas encore récupéré une forme optimale et le danger était tel qu’elle ne pouvait pas s’imposer. Mettre en danger les autres serait stupide. Sloane restait près d’elle. Ils étaient sur le bateau rapide qu’ils avaient loué, prêts à partir. Dixon fit un signe à Callie et elle eut un coup au cœur. Le danger était réel. Elle plaça sa cagoule et emboîta le pas à Dixon qui se coulait silencieusement dans le noir. Le hurlement d’une alarme déchira la nuit, soudain. Toutes les lumières s’allumèrent simultanément. Les quatre silhouettes tapies dans l’ombre se levèrent . Chacun savait ce qu’il avait à faire. La villa s’éveillait et les huit hommes qui en assuraient la défense allaient surgir partout. Il faudrait juste jouer à cache-cache avec eux et tenter de s’emparer de Christine Grainger dans une des dix chambres de la villa. C’était un véritable problème puisque rien n’indiquait où elle se trouvait. Un infime doute continuait d’ailleurs à exister sur sa présence réelle dans les lieux. Personne ne voulait songer à cela. Vaughn et Sophie filèrent le long de la piscine direction nord et les deux autres empruntèrent la direction sud. Sophie volait avec légèreté devant lui. Ils fracturèrent sans difficulté une petite porte et entrèrent dans une pièce brillamment éclairée qui était de toute évidence une vaste cuisine. Elle était impeccablement rangée et vide. Au même moment, des cris se faisaient entendre et ils comprirent que leur camarades venaient de se faire prendre. L’alarme fut débranchée dans les secondes suivantes. Pendant un laps de temps court et indéterminé ils allaient pouvoir pousser les portes de cette vaste demeure sans que quiconque ne puisse le repérer. Ce genre de système devait être réinitialisé après une violation. Cela prenait quelques minutes et au pire, un employé commençait à le faire. Au mieux, ils étaient trop occupés pour ça. Ils ouvraient toutes les portes. Une seule fois, ils tombèrent sur des occupants. Une grosse femme avec une nuisette ridiculement courte les regarda avec stupéfaction. Vaughn lança rapidement en italien : - Désolé, madame, sécurité. Pas la peine de faire des mensonges élaborés. Ils tombèrent sur Christine Grainger au détour d’un couloir. Elle s’était vêtue visiblement rapidement avec un pull sombre et un jean. Un style inhabituel mais qui révélait son extrême prudence. Elle se figea en les voyant. Sophie fut la première à réagir et elle entendit vaguement Vaughn s’encourager. Elle lança un violent coup de pied en direction de Christine Grainger. Celle-ci fit un pas d’écart mais ne put éviter le second. Elle tomba et Vaughn d’un geste précis pressa un point sur son cou. Elle tomba inanimée. - Ca ne te soulagerait pas de la tuer pour de bon ? demanda alors Sophie. Il la regarda avec une lueur de douleur dans les yeux qui sembla la déstabiliser. - Tu fais comme tu veux…Mais je la tuerais. - Je sais ce que tu fais d’habitude. C’est inutile de me le dire. Ligote-là. Dès qu’on a le bébé, on l’emmène. Je veux lui parler. - Mauvaise idée… - Tais-toi. Sophie obtempéra et commença à prendre un filin en nylon qu’elle avait dans un petit sac à dos. Elle n’avait pas encore terminé que déjà Vaughn repartait lançant une information brève dans son micro. Il se tourna vers Sophie qui avait entendu comme lui ce que disait Jack : - Ils ont trouvé un berceau mais Amy n’était plus là. |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
arghhhhhhhhhhhhhhhhhh c'est quoi cette fin snif snif poste nous la suite vite s'il te pliatttttt c'est trop bien écrit kiss | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Ah ça fait du bien un long chapitre livré dans les plus brefs délais Comme toujours, super! Pas le temps de souffler, on s'y croit vraiment c'est hallucinant! Notre Vaughn a quand même beaucoup de sang froid pour ne pas lui avoir tiré une balle dans la tête sur le champs! Il me tarde vraiment de lire le prochain | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Rassure-moi! Le prochain n'arrivera pas pour Npël, dis, s'il-te plaît??? Merci miss pour ce super chapitre! j'adooore Papa Jack s'imaginant jouer au bridge (j'ai même la vision de lui fumant un cigare)! | |||
Saison 4 virtuelle |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
excellent !! on ne s'ennuie pas une minute, c'est vraiment bon ! ralala j'attends avec impatience la siute, c'est pas grave pour le temps que tu mettras pour l'écrire du moment que tu le fais. Merci encore pour ce magnifique chapitre !! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
| Maggou Messages postés : 36 jeune recrue CIA |
Je ne vais pas être très originale mais cette histoire est magnifique, bravo à l'auteur pour son imagination et son inventivité, vivement la suite!!! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
dis scg tu veux me tuer ou quoi?pfff, tu sais j'ai l'impression d'y etre, c'est tellement réelle palpitant, et frustrant de ne pas savoir la suite qui est dans ta tête!en tous les cas merci c'est vraiment de la haute qualité que tu nous as ecris la et j'ai vraiment hate d'avoir la suite je ten prie pas d'attente trop longue!! | |||
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| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
scg j'en peux plus l'attente devient insupportable, je relis les chapitres précedents en boucle Je sais qu'il faut que t'écrive une suite digne de ce nom mais je voulais juste te signaler qu'il y en a une qui ne tient plus... | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| sick boy Messages postés : 95 jeune recrue CIA |
Je pense qu'il y en a beaucoup plus de une qui ne tiennent plus --Message edité par sick boy le 2005-11-18 17:55:36-- | |||
| everywhere I go, everyone I meet, everytime I try to fall in love, they all wanna know why I'm so broken, why am I so cold, why I'm so hard inside, why am I scared, why am I affraid of, I don't even know!! This story never had an end . I |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
J'abuse ..je sais... Bon, voilà le suivant! Comme je dois être une peu frustrée de l'absence de Vaughn, il est très présent dans ce chapitre... Bonne lecture! Chap 16 : L’info avait sonné dans tous les écouteurs en même temps. Jack ferma les yeux brièvement. Il savait que ce ,qu'il avait annoncé avait anéanti tout le monde mais ils n'avaient plus le choix. - Pas le temps de chercher davantage. Vous prenez Christine Grainger avec vous. Nous allons nous occuper de faire libérer les deux autres. On se rejoint à la plage dans trois minutes. Si jamais il manque quelqu’un on part quand même. Soyez à l’heure ! Vaughn avait entendu les mots de Jack et pendant quelque secondes il pensa arracher l’écouteur de son oreille et poursuivre les investigations et pousser chacune des portes de cette villa pour retrouver des traces du passage d’Amy. Il regarda Sophie qui avait un regard inquiétant posé sur Christine ; il savait que si elle avait eu quelques minutes de plus, elle allait la frapper et commencer à la torturer. Il lui donna un ordre sec. - Prends là avec toi. - Et toi ? - Je viens. - Si jamais tu restes coincé ici, elle ne et pardonnera pas et à moi non plus. Vaughn la regarda avec surprise. Sophie avait un regard grave. Elle avait raison. Les dernières traces de folie qui traînaient dans sa tête s’évaporèrent. Il aurait voulu être assez dingue pour rester là. Mourir ici serait préférable à vivre sas son enfant mais Sydney avait besoin d’aide. Christine fut remise vivement sur pied par une Sophie vindicative et Ils se mirent à courir dans les couloirs retrouvant facilement leur chemin. Ils surgirent sur la plage au même moment où se faisait entendre des coups de feu à l’intérieur. Vaughn marqua un coup d’arrêt et demanda : - Jack… Ca va ? Un grésillement inquiétant lui répondit. Il y avait encore au moins 40 secondes avant le départ. Il vit arriver Thomas et Dixon poursuivis par plusieurs hommes qui leur tiraient dessus. La situation était inquiétante. Le terrain de la plage était découvert. Le bateau les attendait tous feux éteints et allaient dans quelques secondes faire un vaste arc de cercle pour se rapprocher du bord. Ils devraient tous courir dans les vagues. Il faisait nuit mais c’était un désavantage pour les tireurs comme pour eux. Une balle perdue pouvait suffire. Il hésita une seconde et dit : - Sophie, tu files au bateau. Je repère Jack et tu essayes de voir ce que tu peux faire pour les deux autres. Il plongea à terre et courut en sens inverse vers la maison. Il entendit Sophie tirer et offrir une opportunité à Dixon et Thomas. Où se trouvait Callie et Jack ? Comment avaient-ils pu être séparés ? Il entendit aussi dans le vacarme, le bateau démarrer. Il allait selon toute vraisemblance manquer le rendez vous avec deux des autres. Le scénario était le pire qu’ils avaient imaginer. Il allait s’engouffrer par la même porte que tout à l’heure lorsqu’une ombre qui filait dans le jardin tout proche attira son regard. Quelqu’un quittait les lieux totalement silencieusement et en croyant être à l’abri de tout regard. Il prit la décision subite de la suivre. Il fit demi-tour avec un sentiment d’irréalité. Il entendait des cris et des tirs sur la plage et distinctement le bateau qui partait. Il n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvaient les autres membres de l’équipe ni leur état et il suivait une ombre qui pouvait bien être une domestique terrorisée ou n’importe qui d’autres. Il essayait de faire le minimum de bruit et coupa même sa communication dans l’oreille pour pouvoir repérer d’éventuels bruits tout autour de lui. Il s’arrêta . Il était dans une sorte de verger avec des arbres plutôt bas, sans feuille à ce moment de l’année mais serrés et sur une surface très grande. Impossible de distinguer quoi que ce soit. La pluie qui tombait toujours le gênait pour entendre. Des bruissements divers se faisaient entendre qui correspondaient à la chute de l’eau , à des brindilles qui cédaient sous la gifle de la pluie. Il fit un effort de concentration intense et perçut une sorte de gazouillis qui ressemblait à un gémissement de bébé . Il se raidit de tout son être. Il avait tellement envie de retrouver Amy qu’il interprétait sans doute les sons. Un mouvement discret se fit de nouveau entendre. Le calme semblait revenu sur la plage toute proche et il se demanda encore une fois ce qu’étaient devenus les autres. Il écarquilla les yeux et n’eut que le temps e se déplacer sur la gauche pour éviter ce qui lui sembla une grosse masse qui tombait sur lui. Il lança à tout hasard le poing et rencontra un corps et il eut l’immense satisfaction d’entendre un gémissement de douleur. Mais le petit pleur de bébé qui suivit le calma aussitôt. Le petit cri venait de plus loin. Qui que ce soit, la personne qui tenait l’enfant avait pris la précaution de le déposer sur le côté avant d’attaquer. Il rebalança un coup dans le corps affaissé mais cette fois, la silhouette l’évita et il vit disparaître le corps dans la nuit. Il se dirigea immédiatement vers l’endroit d’où provenait de sonores cris maintenant. Il fallait immédiatement faire taire le bébé. Il fit quelques pas fébriles et repéra une petite masse mouvante posée à même le sol trempé. Il tomba à genoux et ramassa le petit corps en murmurant des mots sans suite. Et il pleura. Il était tout seul sous la pluie, il pouvait se permettre cela. Il savait que c’était Amy. Il reconnaissait avec ses mains le petit corps. Il l’aurait reconnu au milieu de cent autres. Il leva les yeux vers le ciel et laissa la pluie froide se mêler à ses larmes, éteindre l’émotion qui l’avait soulevé. Il fallait faire vite. Retrouver au plus vite une planque. Protéger le bébé. Il était toujours dans le jardin d’une villa où venait de se produire une intrusion. Au même moment il entendit des sirènes de police approcher. Les puissants projecteurs de la piscine s’allumèrent et il se tassa. Dans le verger il faisait soudain presque jour. Il baissa les yeux sur sa fille dont les yeux furieux semblaient lui reprocher la situation. Il eut absurdement envie de rire. Il rebrancha son écouteur et murmura : - Syd ? Syd ? Plus de nom de code, plus rien. Il voulait l’entendre. Mais seul le silence lui répondit. Ils ne bénéficiaient pas d’une liaison satellite. Ils n’avaient pas eu le temps de l’installer. Il était donc peut être seul avec un bébé sur les bras dans un verger trempé avec une horde à ses trousses sans compter l’ombre mystérieuse qui emmenait Amy. La situation pouvait difficilement être pire. Sydney était assise dans le bateau à côté de Sophie et de Christine Grainger. Le silence était total. Le bateau s’était arrêté et on attendait l’ordre qui devait venir pour qu’ils soient tous transférer vers un hélicoptère. L’arrivée des membres de l’équipe sur la plage avait été chaotique. Tout d’abord, ils avaient trouvé les deux femmes pataugeant dans l’eau et pliées sur les vagues pour éviter les balles, puis les avaient rejoint Dixon et Thomas. Ils avaient embarqué tant bien que mal se jetant dans le hors bord et tombant dans une gerbe d’eau les uns sur les autres. Le bateau avait effectué sur ordre de Sydney un demi-tour supplémentaire au milieu des balles. Il était hors de question de reparti avec trois membres de l’équipe en moins et sans Amy ; Le deuxième tour avait été plus fructueux. Jack courait sur la plage tenant à bout de bras une Callie visiblement touchée. La montée sur le bateau avait été très pénible et dangereuse. Jack avait lancé à peine monter un ordre bref de départ malgré les cris de Sydney. Il avait fermement crié : - Il doit savoir ce qu’il fait. On reviendra mais rester plus longtemps ici, c’est suicidaire. Sydney le savait. Elle le savait si bien qu’elle avait ressenti une sorte de vagues de tristesse profonde. Elle n’en pouvait plus de ce travail d’équipe. Elle voulait courir seule sous les balles mais ne plus rester inactive ou soumise à la protection du groupe. Maintenant, elle était là avec l’envie difficile à contrôler de frapper sa voisine. Christine Grainger n’avait rien dit mais paraissait vieillie. Ses cheveux d’habitude impeccables étaient totalement échevelés et trempés. Elle n’avait rien fait pour y remettre une peu d’ordre. Elle ressemblait à une vieille femme plutôt inoffensive mais Sydney savait qu’il ne fallait pas se fier à cette apparence plus qu’à celle de femme froide et soumise. Elle attendait et avait simplement fait goûter sa mauvaise humeur à Sophie qui avait tenté une de ces sorties ironiques sur la CIA qui les laissait dans une drôle de situation. Jack revint ; Il ne s’était pas changé et était trempé comme eux tous. Il regarda Sydney et elle sentit l’anxiété qui le tenaillait. Elle essaya de s’abstraire de la réalité et à ne pas penser au désastre qui s’était abattu sur eux. Jack dit : - L’hélico est là. Callie est déjà dedans. Son état est stable. Elle a juste pris une balle dans la cuisse. Dixon courait et n’a rien vu. C’est moi qui l’ai ramassée. Dixon , le regard sombre fixait ses chaussures. Il s’en voulait mais la mission était inhabituellement improvisée. Qu’elle ait mal tourné n’avait rien d’étonnant. - Rejoignez tous à l’hélico. Il est assez grand pour tous. Nous rejoignons Florence. Départ immédiat pour les Etats Unis. - Comment ? demanda Sydney. - Retour au pays. - Tu plaisantes ? - Non. - Mais Vaughn…Amy… - Je reste. - Moi aussi. - Je sais. Sydney regarda son père. Il avait l’air peiné. Il avait sans doute eu envie de lui imposer de rester mais il n’avait pas osé. De toute façon, elle serait revenue à la nage. Il lui semblait que de rester sur le même continent que son bébé serait un moyen de la ramener à elle. Elle avait bêtement pensé que Vaughn l’avait peut être déjà récupérée ce qui expliquerait son absence. Mais cela pouvait aussi dire qu’il avait comme Callie pris une balle perdue. Mais Sophie jurait que non. Elle disait qu’il avait voulu sauver Jack et Callie. Mais ils étaient là tous les deux et aucun n’avait vu Vaughn… Elle soupira. Elle se sentait fatiguée et tendue, mal à l’aise et loin de sa forme habituelle. Elle en avait assez d’être diminuée physiquement au pire moment de sa vie. Christine Grainger fut littéralement soulevée du sol par Jack. Il lui lança un regard mauvais et elle dit alors d’une voix claire et agressive qui démentait son air affaibli : - Faites attention, sale brute. - C’est ce que je fais. Je suis en train de prendre de grande précaution pour ne pas vous éclater contre le mur, répliqua Jack. Sydney le regarda. Il avait été inhabituellement clair. Jack lui lança un coup d’œil et demanda à Christine : - Où est Amy ? Qu’avez-vous fait d’elle ? - Je ne sais pas où elle est. Jack la regarda avec une moue de dégoût et tira sur le nylon qui entravait ses bras et elle ajouta : - Vous pouvez m’éclater contre le mur. La dernière fois que j’ai vu Amy c’est chez Werner dans le berceau que vous avez trouvé vide et c’était à peine une demi-heure avant que vous arriviez. Quelqu’un nous a doublé. Vous comme moi. Sydney pensa aussitôt à Grainger dont on n’était sans nouvelle et qui pouvait bien avoir profité du travail de sa femme. Elle allait lui poser la question quand Thomas arriva et lança : - Il faut y aller. C’est urgent. Jack la regarda et précisa : - Je l’accompagne à Florence. Je l’interrogerai jusqu’à ce quelle me dise tout ce qu’elle sait. Son départ aux USA ne se fera qu’à cette condition. Sydney fit un signe de tête et rejoignit l’hélico. Il n’étaient qu’à quelques kilomètres de la villa et elle avait envie de rester dans les parages mais elle savait qu’elle était déjà trop loin pour capter Vaughn éventuellement. Par contre, ils allaient envoyer un agent pour le contacter au besoin. Et dès qu’elle le pourrait elle reviendrait elle même. Peut être à l’aube. Vaughn se baissa et se tassa au pied d’un arbre. Il pressa la petite tête d’Amy mais il était dans une position difficile. Il refit une tentative discrète dans son matériel d’écoute mais en vain. Il fallait qu’il s’éloigne de là et vite. Trop de lumière, de personnes pour le repérer. Que ce soi la police ou les sbires de cet autrichien, c’était la même chose pour lui. Il était particulièrement démuni. Il se répétait un numéro de téléphone d’urgence dans la tête. Il s’agissait de son contact en Italie. Il trouverait pour se protéger mais il fallait sortir de là. Les lumières balayaient le jardin, le verger, la piscine sans discontinuer. Il pleuvait toujours. Il avait peur pour la petite. Il la protégea en la glissant dans son blouson dont il referma les pans. Il vérifia qu’elle était bien accrochée contre lui et piqua un sprint jusqu’à un grand arbre plus loin. Il se cacha dans son ombre, conscient de la lenteur du processus. Il zigzagua ainsi pendant quelques minutes avant de se faire prendre dans un faisceau lumineux. Il avait baissé sa garde un quart de seconde pour essayer de voir ce qui lui semblait bien être de nouveau une ombre mouvante près de lui. Il entendit un cri. Il était repéré. Des ordres furent lancés en italien et il entendit ce qu’il redoutait : les aboiements des chiens. Il se doutait qu’on les avait amenés. Il repartit au galop, la rage au ventre. Il refusait de mourir ici avec sa fille. Il refusait que tout se termine ici surtout pour Amy. Il ne pouvait pas laisser faire ça : Sydney ne s’en remettrait pas. Un bruit de course et de gémissements étouffés d’un chien excité par l’odeur de sa proie lui parvinrent. Il s’apprêtait à taper sur le museau du chien avec la crosse de son arme avant de tirer sur son maître quand un tir qui venait de derrière lui sonna. Il plongea, se roulant à moitié sur Amy. Il s’attendait à sentir la douleur se répandre dans tout son corps mais rien ne vint. On ne l’avait pas touché et ce n’était pas de la maladresse. Il était une proie trop facile alors. Un second tir retentit et il réagit enfin. Le garde s’était affaissé et le chien gémissait de douleur maintenant. D’autres cris approchaient. Il partit dans le sens inverse et fut tout surpris lorsqu’un bras de fer le tira hors du chemin, manquant de leur faire tomber avec son précieux chargement. Une main se plaqua sur sa bouche et il se tint coi. Une voix au niveau de son épaule glissa : - Ne bougez plus, bon dieu ! Irina avait une poigne de fer. Il avait envie de l’embrasser soudain. Pour la première fois qu’il la connaissait, la savoir à ses côtés étaient un soulagement. Pas le temps de se congratuler cependant. Il serra son bras seulement et elle ajouta : - Ils ne sont pas très nombreux. La sortie du verger donne sur une falaise. Il va falloir plonger. - Impossible. J’ai Amy. Le silence lui répondit et elle murmura : - Ainsi c’était vous…Je serais déjà loin si vous n’aviez pas … - Je sais. On n’a pas le temps de plaisanter … - Je suis venue par la falaise, il va falloir reprendre le chemin que j’ai pris. Difficile mais pas impossible. - Génial ! - Une autre idée ? Il ne répondit et se contenta de lui emboîter le pas, vérifiant l’attache du petit sac improvisé qu’il avait mis pour Amy. Les chiens étaient pas loin derrière eux de nouveau. Il savait que les hommes étaient furieux d’avoir retrouvé l’un des leurs blessés. Irian filait souplement entre les arbres et le guida dans une nuit sans lune et sans se tromper une seule fois jusqu’au bord de la falaise. Il distingua un filin qui pendait au dessus d’eaux furieuses et essaya de se remémorer un vieux cours d’escalade de Langley. Irina se tourna vers lui et souffla déjà à moitié en train de descendre : - Dès que je suis en bas, je tire sur la corde et vous descendez. Attention à Amy ! Il la regarda avec l’envie de hurler. Attention à Amy…Il faisait ça depuis sa naissance et c’était déjà plus que mouvementé ! Il s’accroupit au bord du gouffre, secoué par un vent violent. Ils n’avaient que quelques secondes d’avance. Il s’efforça de ne pas surveiller ses arrières, attendant juste que la corde se tende. Après des secondes longues comme des heures, il sentit une secousse et la corde se tendit malgré le vent. Il plongea plus qu’il ne prit la corde. Il entendait les pas précipités des poursuivants et les invectives en italien. Il n’eut pas le temps de se poser plus de question. La falaise était balayée par des vents puissants qui envoyaient des rafales de pluie. Il devait se concentrer sur chaque geste pour éviter d’être précipité contre la paroi. Il descendit de quelques mètres sans trop de problème avant de sentir comme un souffle près de sa tête. Il comprit qu’on lui tirait dessus et il se rapprocha de la falaise. Une seconde plus tard, un autre souffle plus puissant passa près de lui. Irina répliquait en prenant des risques insensés. Il se promit d’avoir une discussion avec elle mais il accéléra la descente. Quelques secondes plus tard, il touchait le sol glissant de la plage. Irina le prit par le bras et lui désigna, un petit bateau pneumatique, ridiculement minuscule qui faisait des loopings sur les vagues et il regarda Irina , incrédule. Elle sourit doucement et s’éloigna rapidement. Les cris continuaient au dessus. Il jeta un coup d’œil mais leurs poursuivants ne pouvaient pas les apercevoir. Il longea la plage, jetant des coups d’œil furtifs à Amy. Elle s’agitait mais était étonnamment calme. Une bouffée de fierté inattendue le secoua. Elle avait de qui tenir…. Il rejoignit Irina qui était déjà à bord du petit bateau. Il la laissa prendre les rames. Elle lui demanda seulement : - Tout va bien ? Il hocha la tête. Il se demandait ce qu’elle avait prévu. Mais il avait relativement confiance. En effet, il aperçut à quelques centaines de mètres, une sorte de camping car. Il se douta qu’Irina y avait installé son PC. Ils furent rapidement au chaud. Irina sauta sans se changer au volant et conduisit pendant une demi-heure sans parler. Vaughn ne posa aucune question. Il chercha juste de quoi coucher la petite. Elle était fatiguée et elle s’endormit très vite. Il eut une sorte de terreur rétrospective et un voile rouge passa devant ses yeux quand il songea à sa mère qui avait fait prendre de tels risques à un si petit bébé. Quand le véhicule s’arrêta, il était trempé et glacé jusqu’aux os mais calme. Irina se tourna vers lui et dit : - On est tranquille ici. Comment va t-elle ? - Bien, très bien, vu ce qu’elle a vécu. Elle va bientôt devoir manger… - Je vois. - Il faut absolument prévenir Sydney. - Je viens d’y penser. Elle se leva et commença à sortir un ordinateur portable. Vaughn la regardait faire sans comprendre. Elle tapa quelques données et un écran bleu apparut. Elle tapotait nerveusement en jetant des coups d’œil furtifs vers le bébé, allongé sur une couchette. Elle s’assit et attendit. Vaughn ne disait toujours rien. Il avait très envie de rassurer Sydney. Depuis que les choses étaient plus calmes il se rendait compte de l’inquiétude qui devait être la sienne. Il avait peur qu’elle fasse une bêtise et ne se protège plus. Il risqua une question : - Vous contactez qui ? - Jack. - Intéressant. Vous le faites souvent ? Elle sourit et dit : - Je contacte qui je veux quand je veux. Evidemment. Au même moment, un petit signal sonore se fit entendre et Irina se tourna vers l’écran. Vaughn vit apparaître un message. « Amy ? ». Irina répondit juste « ok ». Ces deux là avaient des moyens minimalistes de communiquer. Irina ajouta : « Syd ? » Un simple « ok » réapparut. Vaughn était soulagé mais il avait besoin de plus. Irina le regarda et dit : - Je sais où ils sont. Je vais vous laisser vers eux. Repartez vite d’ici et prenez soin de la petite. J’ai été…heureuse de faire sa connaissance. - Prenez-là un peu. - Non…non… Irian se leva et reprit le volant. Vaughn était curieusement ému et se demanda quelques secondes ce que cette femme avait été auprès de Syd bébé. Elle avait su lui donner de l’amour, il en était convaincu à ce moment précis et il se promit de le dire à Syd un jour. Ils roulèrent dans la nuit. Amy s’agitait et pleurait un peu. Il lui fallait à boire. Elle agrippa son doigt et serra avec la force étonnante des bébés. Comme à chaque fois, il ressentit un petit souffle de bonheur passer en lui , comme une bulle de champagne. Ils se connaissaient depuis si peu de temps mais ils avaient déjà tellement vécu ensemble… Il fut tiré de sa rêverie par l’arrêt du camping car. Irina le regarda sans rien dire comme elle faisait souvent. Elle indiqua juste d’une main négligente, la voiture qui était garée sur une sorte de lande. Il faisait toujours aussi noir. Il la regarda vaguement interrogateur. - Ce sont eux. J’ai prévenu Jack des coordonnées que j’empruntais. Il a eu vite fait de nous repérer. La porte de la voiture s’ouvrait et Vaughn vit Syd en sortir. Il ouvrit rapidement la sienne et sauta du véhicule. Sydney avait les yeux pleins de larmes et elle tendit les bras pour y déposer le bébé. Elle le regarda avec des yeux si plein de reconnaissance qu’il en fut remué. Il vit jack s’approcher d’ Irina et échanger quelques mots avec elle. Sydney parlait à sa fille tout doucement et le bébé semblait l’écouter. Il leva les yeux vers le ciel enfin plus sec. Un coin de lune dans la brume apparut. Il frissonna de froid dans ses vêtements humides. Il était peut être temps de rentrer. --Message edité par scg le 2005-11-19 21:12:30-- |
| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
c'est génial!!!! depuis le temps que je l'attendais ce chapitre!!!!!! en tous cas moi j'adore quand vaughn est très present!!!!!!! ecris vite vite vite la suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
oh c'est si génial, très touchant, et moi du vaughn trsè touchant ça me dérange pas ![]() | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| sick boy Messages postés : 95 jeune recrue CIA |
raaaa c'est génial! | |||
| everywhere I go, everyone I meet, everytime I try to fall in love, they all wanna know why I'm so broken, why am I so cold, why I'm so hard inside, why am I scared, why am I affraid of, I don't even know!! This story never had an end . I |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
C'est génial !!! absolument parfait !!!!! tu as peut-être mis du temps à le poster mais c'est absolument ce qu'il fallait. Je suis completement fan, ça fait du bien de voir Vauhgn un peu. Et le retour d'Irina Bref, vivement la suite !!! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Vraiment bien! C'était génial scg! On s'y croit vraiment et puis c'est vraiment touchant. J'ai hate de lire la suite et j'espère que tu la postera rapidement | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
ha scg, on est jamais dèçu avec toi!franchement je pense que tout ce que tu ecris est 10fois meileur que tout ce que lon voit de la derniere saisonnnn!lol en tous las cas merci, cest vraiment que du bonheur de te lire et j'espere avoir la suite très prochainement! | |||
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| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Encore bravo: tout y était: on voyait le décor autour de Vaughn,, Sydney attendre... Tu as vraiment ce don de nous emporter dans l'action! Bravo, bravo et bravissimo! | |||
Saison 4 virtuelle |
| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
je voudrais pas paraitre pressante scg mais j'ai besoin de la suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! y a presque que toi qui me fait oublier cette saison 5!!!!! c'est un devoir envers nous d'ecrire cette fic!!! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
S'il te plaît scg je t'en prie...reviens et dis nous la suite ...on attend imatiamment la suite de ta fic que l'on adore...alors please...POST LA SUITE!lol | |||
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