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| Auteur : | Sujet: Immortel ( fic saison 5- SPOILERS) | Bas |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Bon je n'ai pas vraiment été très efficace!!! mais le voici! Des problèmes pour faire naître le bébé lol!!! Chap 13 : C’était un monde chaud, doux et sombre. Mais ce n’était pas une obscurité inquiétante comme celle qui est noire et opaque. Il y régnait plutôt une pénombre presque lumineuse. Elle s’y sentait bien au moins jusqu’à il y a quelques temps. Elle ne souffrait pas, de rien. L’endroit était étroit mais elle y était bien même si elle se heurtait aux parois assez souvent. Même si elle était enfermée, elle ne voulait pas sortir de cet endroit parce qu’elle savait ou plutôt avait deviné qu’il y avait un monde difficile à l’extérieur. Elle avait écouté les voix autour d’elle. Elle les percevait plutôt bien même si elles étaient étouffées. Elles étaient souvent amicales ou douces mais il y a avait de la fureur autour d’elle, elle le savait, elle le sentait. Elle essaya de se détendre un peu mais heurta l’habituelle paroi. C’était encore plus étroit et comme resserrée autour d’elle, elle en avait l’impression. Sans qu’elle sache très bien ce qui se passait elle sentit vraiment une puissante pression sur ses membres qu’elle essaya de repousser en balançant un coup de pied. Mais la pression était trop forte et elle ressentit une vive douleur. Elle se doutait bien que ça finirait pas arriver. Elle avait entendu les voix parler et elle savait que sa retraite protectrice ne serait qu’un abri temporaire, qu’il faudrait un jour en sortir. Elle n’avait pas compris par contre comment cela se passerait. Elle avait l’impression de commencer à le savoir. Par contre, elle n’avait pas compris que le monde extérieur était une telle fureur. La pression devint forte et elle essaya de nouveau de balancer son coude pour repousser ce qui l’étreignait mais ce fut en vain. Elle en aurait hurlé de rage mais elle n’en eut pas le temps. Elle bascula tête la première dans ce qui semblait un puits sans fonds. Elle se sentait totalement démunie dans cette position et avec très peu d’espace. Elle n’avait qu’un seul choix : essayer de descendre. La lutte fut longue, très longue et laborieuse. Ce fut un combat et elle n’avait pas le choix. Elle devait aller où ce puits la menait. Elle sentait qu’il y avait une lumière plus forte plus loin. Elle avait mal et lorsqu’elle put enfin respirer, l’air qui entra dans ses poumons la déchira. Elle poussa enfin son cri de rage et de douleur. Amy-Rose comprenait très bien ce qui se passait. Elle venait de naître. Enfin, elle venait d’apparaître dans ce monde. Et elle se disait que c’était bien au-delà de ce qu’elle avait compris. Si la vie sur terre était aussi pénible que la naissance, elle n’était qu’au début de ses peines. Un peu plus tôt… La décision à peine prise de partir, Sydney et Vaughn avaient été rejoindre Jack. C’était le matin très tôt et quand Sydney les introduisit dans l’appartement de son père en utilisant sa clé, il était dans la cuisine, pas rasé, buvant un café. Il les regarda entrer avec ce regard d’homme trop vieux qu’il avait lorsqu’il désapprouvait quelque chose. Il resta, silencieux, se contentant de tendre une tasse à Vaughn. Sydney ne sembla pas remarquer son regard et commença sur le même ton animé qu’elle avait eu avec Vaughn à expliquer ses projets. Jack resta parfaitement silencieux pendant de longues minutes mais Vaughn sentait presque physiquement sa désapprobation et il attendit qu’elle s’exprime. A sa grande surprise il lança : - Et le bébé ? Vous y avez pensé ? - On ne pense qu’à elle, répliqua Sydney interloquée. - Tu pars sans savoir si tu pourras prendre soin d’elle dans quelques semaines. Cette fois-ci, ils le regardèrent sans comprendre. Vaughn sentit que Jack ne voulait vraiment pas qu’ils partent sans savoir cependant exactement pourquoi. Il craignait que la situation lui échappe ? Jack sembla se reprendre et ne dit plus rien. Sydney reprit sans sembler se formaliser : - Nous avons besoin de toi. Nous prendrons soin du bébé mais il est impossible que ça soit ici. - Ta décision est prise, ajouta simplement Jack. Il avait compris. Vaughn le regarda vaguement suspicieux, mal à l’aise. Il développait une sorte de sentiment de paranoïa depuis quelques temps, assez explicable mais qui le gênait. Il décida de faire abstraction de tout ça. Jack répondait déjà. - Qu’attends-tu de moi ? - Tu couvres notre départ ici. Avec Sloane ? - Oui c’est possible. Il comprendra et il servira d’intermédiaire auprès des autorités. C’est jouable. - Pour le lieu, j’avais réfléchi à plusieurs points de chute mais je crois savoir que tu connais beaucoup d’endroits qui feraient l’affaire. - Pas beaucoup non mais s’il faut que ça soit en dehors du pays, j’en vois un. - Lequel ? - Florence en Italie. - Tu as le sens du symbole, murmura Sydney. - C’est une coïncidence. C’est une grande ville, tu y trouveras tous les soins en cas de besoin. Je connais un intermédiaire très efficace. C’est loin d’ici… beaucoup d’avantages pour vous… - Tu penses que c’est difficile de monter ça ? - Non, en quelques heures c’est opérationnel. - Ca te sert à quoi tous ces lieux et tous ces gens ? - A dépanner mes amis ou mes proches en cas de besoin dit-il en esquissant un sourire. - Quand part-on ? - Dans douze heures si tu le peux. Le plus tôt sera le mieux. Grainger aura forcément du retard. Vaughn n’avait rien dit mais l’affaire lui plaisait. L’Italie, il aimait beaucoup. Le seul problème était que c’était proche d’une partie des bases de Grainger en Europe, en France. Mais il mettrait du temps à les trouver. Les douze heures suivantes furent longues et épuisantes. Il fallut trouver un avion , des passeports au nom d’un couple de Français, Pierre et Diane Nicolas en voyage à travers le monde et de passage à Florence. Après quelques hésitations, Sydney passa un long moment à changer de corps. Il avait été décidé de dissimuler sa grossesse. On la transforma artificiellement en grosse femme. La grossesse était trop visible et repérable. Au bout de deux heures de pose elle avait vraiment une autre allure. Si on ne regardait pas de trop près, elle était forte et enveloppée surtout pour le ventre. Ca suffirait pour l’avion. A Florence, elle ne pourrait cacher sa grossesse cependant. Les adieux avec les autres membres de l’équipe furent rapides. Marshall était visiblement inquiet et les serra tour à tour contre lui avec effusion. Pour les autres ce fut plus rapide. Le nouvel agent et Callie devaient s’occuper de Grainger. Les contacts avec eux seraient nombreux. Le plan était vague. La mise hors circuit de Grainger serait longue et il faudrait vérifier bien être sûr que rien n’était dissimulé derrière lui. Ils finirent par se retrouver dans l’avion. Vaughn jeta un coup d’œil inquiet à Sydney dont le visage fatigué trahissait l’épuisement. Elle n’avait pas dormi de la nuit et avait eu une journée épuisante. A peine en Italie, ils devaient rencontrer Paolo Leteriello, le contact de Jack. Elle s’écroula sur son siège plus qu’elle ne s’assit et il l’obligea presque à s’allonger contre son siège. Elle lui lança un regard furibond et siffla entre ses dents : - Je me débrouille très bien depuis 7 mois et demi. Je vais bien , je vais me reposer, ne t’en fais pas. - Oui mais j’aimerais que tu le fasses tout de suite. Tu es grise tellement tu es fatiguée. - Merci. - Syd, repose-toi, s’il te plaît. Elle le regarda et le laissa l’attirer vers lui. Alors, il eut l’immense satisfaction de la sentir chercher l’endroit de son épaule le plus confortable et se caler doucement. Quelques secondes plus tard, elle dormait. Il se cala lui même contre le siège et ne bougea plus . Il préférait avoir le bras paralysé en Italie que de bouger d’un millimètre. L’hôtesse passa un peu plus tard et lui confia une couverture qu’il plaça autour de Syd. Il fut un peu surpris de voir le regard appuyé de l’hôtesse sur Sydney et sur lui. Mais elle regardait le cou boudiné de Syd et les rembourrages divers qui la gonflaient de partout. Il cacha un sourire et resserra son étreinte. Il la trouvait plus belle que jamais avec ce ventre boursouflé de vie et de toute façon, il l’aurait aimée chauve et laide. C’était comme ça. Paolo Leteriello était un homme d’une quarantaine d’année qui n’avait rien d’un italien typique. Il était blond aux yeux bleus et avait des traits un peu poupins. Il ne payait pas de mine avec sa taille moyenne et son allure de fonctionnaire. Il les accueillit et les conduisit jusqu’au superbe appartement de Jack qui donnait sur l’Arno et permettait de voir le Duomo au loin. Il les quitta très vite, efficace et silencieux. Vaughn regarda sans mot dire les lieux décorés de meubles anciens et de façon plutôt luxueuse. Il ne savait que penser. C’était loin d’être une planque anodine. Sydney observait aussi les lieux avec surprise. Leurs regards se croisèrent et elle sourit. Il oublia les interrogations sur l’appartement et s’approcha d’elle. Elle le laissa l’enlacer et murmura dans son oreille : - Tu m’aides à me déshabiller ? Il reprit son souffle, n’en croyant pas ses oreilles. Il ne se fit pas prier, cherchant la fermeture éclair. Elle eut un petit rire et elle murmura : - J’ai surtout besoin que tu aides à décoller toutes ses couches supplémentaires qui me donnent terriblement chaud. Après je file sous la douche et je vais dormir encore douze heures. Ca te convient ? Elle jouait. C’était agréable mais un peu décevant tout de même. - Tu arrives à te doucher toute seule ? parce que sinon… - Tout va bien une fois que j’ai enlevé les rembourrages, tu sais… - Surtout ne te gêne pas… Elle rit encore et ajouta : - Je préfère que tu me vois plus tard parce que ça fait un peu peur maintenant… - J’en doute, dit-il en resserrant son étreinte. Parfois, les missions offraient cet avantage là. Seuls, dans un appartement florentin luxueux. Une sorte de parenthèse avant l’orage. Jack se hâtait dans les couloirs de la CIA. Sloane sembla se matérialiser devant lui soudain. Il s’arrêta brusquement et lança : - Un problème ? - Pas vraiment. Tout est réglé avec les directeurs. Grainger doit donc être déjà au courant. Il va remuer ciel et terre. J’espère que tu as pensé à tout. - Oui, ne t’inquiète pas. - Tu ne veux rien me dire ? - Non. - Quel est le problème ? - Il n’y en a pas mais je veux le minimum de gens dans la confidence. - Même moi. - Oui. - Je me demande ce que tu crains à ce point venant de moi. Je pense que tu fais aussi une lourde erreur. La confiance entre nous est essentielle… - Evite de parler de confiance. C’est trop récent pour employer ce mot. - Je pense aussi que tu as des choses à cacher Jack. C’est toi qui a préparé la sortie de Sophie ? - Oui. J’ai obtenu sa coopération totale pour le reste, c’est équitable et tu aurais fait la même chose. - C’est une criminelle de haut vol. On ne la relâcherait pas comme ça si tu ne le demandais pas expressément. Ca aussi j’aurais voulu en discuter. Tu m’écartes , Jack et je ne vois pas pourquoi. - Tu imagines des choses. - Tu crois ? Sloane s’écarta alors et le suivit du regard. Jack sortit vaguement mal à l’aise. Il avait du pain sur la planche. Il fallait mettre en place les relations avec Florence, il devait réinterroger Sophie et la mettre en relation avec Thomas et Callie. Il voulait aussi éclaircir certaines choses personnelles. Et pour ça il devait voir Christine Vaughn. Il l’avait rencontré autrefois lorsqu’elle était mariée à Bill. Elle était lumineuse et gaie , pas du tout comme elle était maintenant . L’explication semblait évidente pour tous. Elle avait fait un mauvais mariage et elle le payait depuis longtemps. Mais il savait qu’elle était intelligente. Et fourbe. Il en avait eu des preuves par le passé. Irina aussi le savait. Personne n’avait pu prouver quoi que ce soit mais Christine appartenait certes à la famille qui possédait une partie du secret de Rambaldi mais elle avait été aussi une agent français. Elle avait d’ailleurs rencontré son époux lors d’une mission en France. Ce n’était pas vraiment une femme naïve. Il devait la rencontrer bientôt et cerner son degré d’implication. Il ne savait pas quoi faire de cette information pour le moment. La destruction du danger Grainger restait d’actualité mais il voulait extirper le mal jusqu’à la racine. Le fait que tout le monde ignore la courte présence de Christine dans les services français l’inquiétait. Aucune trace nulle part. Il se prépara rapidement. Il devait se retrouver au restaurant. En sortant, il passa rapidement en salle de réunion. Sloane lui lança un regard impénétrable et dit seulement : - Contact établi avec Florence. Ils vont bien. Callie et Thomas partent pour les Bahamas. Un contact de Grainger vient de donner signe de vie. Il est intéressant parce qu’il est sans doute le comptable en chef de Grainger. Il détient donc tous ces secrets financiers. Il a d’ailleurs mis sur pied une société écran aux îles Vierges. Il continue aux Bahamas. Ils vont pirater les données. Nous aurons sans doute de précieuses informations. - Bien. - Merci de ta visite, Jack, lança ironiquement Sloane. Il ne releva pas. Il fallait que Sloane comprenne. Il était très vigilant. Il fallait compartimenter en et en dire le moins possible. C’est comme ça qu’il tenait depuis des années. Il y avait Sydney et son bébé, son enquête sur Christine Grainger et il y avait ses propres secrets. Après, Christine , il verrait Sophie. Dure journée. Le dîner en compagnie de Christine fut exquis. Elle était encore très belle et sa beauté glaciale lui plaisait ainsi que sa blondeur. Il n’aimait pas ce genre de femme pourtant mais elle avait une autre face il en était sûr. Le restaurant était exquis et ce fut vraiment un moment agréable. Il lui avait demandé de venir pour parler du bébé. Elle avait dû tomber des nues puisque selon toute probabilité elle se moquait comme d’une guigne de cet enfant. Elle n’avait sûrement pas envie d’en parler à Jack non plus mais elle ne pouvait pas vraiment dire non. Grainger était absent, elle était venue seule. Mais il n’apprit rien et ne fit jamais vacillé le masque qu’elle portait malgré des allusions à Bill Vaughn qu’il avait connu et toutes sorte de pièges tendus dans la conversation. Il la raccompagna à sa voiture et elle le salua avec grâce, le visage impeccable comme à son arrivée. Puis il s’éloigna et il ne vit que de façon totalement fortuite ce que faisait alors Christine Grainger. Il s’éloignait vers sa propre voiture lorsqu’un ballon roula à ses pieds. Il se pencha pour le ramasser et le tendit gentiment à l’enfant qui courait après dans le parc qui longeait l’avenue. Il se détourna alors légèrement et vit Christine au téléphone. Ce n’était pas en soi très surprenant mais elle avait le regard fixé sur lui et elle criait presque dans le combiné ce qui , dans son visage de glace, faisait une disgracieuse grimace. Leurs regards se croisèrent et il y eut une seconde sans le masque. Jack se dit qu’il était probablement urgent de la désarmer comme son mari. Il rentra rapidement à son bureua . Il avait appelé Marshall de sa voiture et celui-ci l’attendait avec une feuille des appels passés par le relais du téléphone portable de Christine Grainger. - Mauvaise nouvelle. Numéro protégé. - Vous savez lever ça non ? - Euh…oui mais aucun de mes logiciels n’espionnait ce téléphone et je n’ai pas pu faire jouer mes petites inventions. Il y a peut être une solution mais ça sera long . - Très long ? - Je ne sais pas du tout. - Et bien , foncez , mon vieux ! Marshall fit demi-tour manquant renverser la fontaine à eau dans le coin et se rua dans son bureau. Jack passa une main fatiguée sur son visage. Il fallait affronter Sophie maintenant. Son rôle allait devenir important puisqu’elle allait les aider directement avec les documents de Grainger. Quand il entra dans sa cellule, il vit à quel point son statut avait changé. Sur son ordre, elle avait été détachée et elle avait eu des meubles et des livres amenés dans sa cellule. Rien à voir avec les conditions spartiates habituelles des prisonniers. Elle l’accueillit avec un large sourire. Il passa une dizaine de minutes à lui faire un point sur les nouvelles sans trop s’étendre sur certains éléments. Il cacha le départ de Sydney. - Bon alors ils reviennent quand vos agents ? demanda t-elle - Je ne sais pas. Ils sont partis il y a peu de temps. Soyez patiente. - Facile à dire. - Que voulez faire d’autre ? - Rentrer chez moi. - Que savez vous de Christine Grainger ? Le changement de discours l’étonna et elle se tut , vraiment muette pour une fois. Une lueur rusée apparut alors dans ses yeux et il se tendit : - Que savez-vous ? Dépêchez-vous ! - Autant que vous ! Elle est loin de son mari. Il la mène à sa guise. - Sophie… - Hum…je vois. C’est une folle. Elle serait active de son côté que ça ne m’étonnerait pas. - Pourquoi ne rien avoir dit ? - Vous ne m’avez rien demandé. Vous vouliez Grainger ! D’ailleurs ce n’est pas un innocent. Il marchait de long en large. Quelque chose lui échappait. Il fit volte face. - Vous avez travaillé pour elle ? - Non. Il s’approcha d’elle avec la ferme intention de la secouer vigoureusement. Cette fille était un poison. Il s’arrêta et lui souffla doucement : - Je ne suis pas Vaughn. Je serrerai ce joli coup ou je vous collerai une balle dans la tête un jour. - Je ne serais pas votre première victime, monsieur Bristow. - Vos menaces ne me font pas peur. - Peut être. Je vous ai déjà dit que j’avais accepté notre accord. Respectez-le et ça ira. - Respectez le vôtre alors. - Christine Grainger sait beaucoup de choses. Elle a commencé par vouloir se venger de lui avant que la CIA ne la recrute. - Comment ? - Et oui. Elle a travaillé pour une division secrète chez vous. Avant de trahir. Et de trahir encore. Elle travaille pour beaucoup et a oublié son mari. Je pense qu’elle attend le résultat de ses recherches pour agir. Il y a peu à attendre maintenant. - Elle a travaillé à la CIA ? demanda Bristow glacé. - Oui. Et je pense comme vous, qu’elle en sait beaucoup. Si vous ne voulez pas qu’elle sache certaines choses, c’est dommage. Elle attendait pour lire sur son visage l’impact de ses mots. Il se releva lentement sans rien montrer. Mais il sortit rapidement. Il courut dans les couloirs et entra en coup de vent dans le bureau de Sloane. - Par quel biais as-tu contacté les différents directeurs ? - Mais… - Réponds, tonna Jack en frappant le bureau. Sloane se cala contre le dossier de son siège, un sourcil levé. - Tu es fou ? Par les moyens habituels. Mails internes… Tout est sécurisé. - Peut être. - De toute façon, ils ne savent rien puisque tu ne m’as rien dit. - Des agents ont préparé Sydney et Vaughn. Des informations ont circulé… Marshall entra soudain. - Ah monsieur Bristow, je vous cherche partout…Le coup de fil… - A qui a t-elle téléphoné ? - Je ne sais pas mais j’ai découvert autre chose… - Elle a composé un code de la CIA sur ce téléphone juste avant de vous rencontrer. Elle a eu quelqu’un de chez nous. - Qui ? - Un agent secondaire… Jack ne prit pas la peine d’attendre. La planque de Sydney et Vaughn était déjà repérée et il fallait intervenir vite. Il sortit en courant en criant qu’il fallait immédiatement arrêter l’agent en question. Il fonça sur la salle où était installée la liaison directe avec Florence. Sydney avait l’impression d’être en vacances. Il faisait un doux soleil en ce début de printemps et elle reconnaissait en souriant que l’idée de son père avait été bonne du point de vue climatique. Ils étaient censés préparer un plan de manœuvre en liaison avec LA mais ils étaient là depuis la veille et elle avait beaucoup dormi. Ce matin-là, elle prenait son petit déjeuner sur la terrasse de l’appartement. Il faisait un peu frais mais le soleil la réchauffait. Elle avait fermé les yeux mais le sentait sur sa peau. Vaughn était dans la cuisine. Il sifflotait. Elle sourit. C’était faux, affreusement faux. C’était une chanson italienne qu’il avait déjà chanté sous la douche. Il adorait l’Italie et il voulaiot l’emmener dans des petits villages qu’il connaissait. Elle n’avait pas osé lui dire qu’ils en auraient probablement pas le temps. Elle s’apprêtait à se lever pour l’aider lorsque l’ordinateur qui les connectait à LA clignota. Il était posé, ouvert mais pas de son côté. Elle hésitait à se lever quand Vaughn entra et lança : - Attends, j’y vais. Au même moment, la porte fut violement secouée et Sydney se dressa vivement. Vaughn, en tee-shirt et pieds nus la regarda et lui cria : - Donne l’alerte, et cache-toi. Il fit volte-face et se jeta sur une valise qu’il avait prudemment disposé dans un recoin juste face à l’entrée. Une partie de leur arsenal se trouvait là. Il en sortit un fusil à pompe qu’il monta et chargea en un temps record au même moment où la porte s’ouvrait sur un groupe d’hommes habillés en noir comme des troupes spéciales. Il eut un instant d’hésitation mais quand le premier homme le mit en joue, il tira. Celui-ci tomba dans un flot de sang et la fusillade commença. Cela sembler une éternité à Vaughn. Il ne savait pas où était Sydney ni ce qu’elle faisait. Il tirait sans se poser de questions changeant méthodiquement de chargeurs à chaque accalmie. Il ne tiendrait pas longtemps. Il avait l’impression qu’une armée entière était dans l’entrée. Il finit par comprendre que Sydney avait réussi à se procurer des armes aussi quand il entendit des détonations venant de derrière lui. Sa peur et sa rage décuplèrent. Mon dieu…. Puis ce fut le silence, entrecoupé de leurs halètements. Il entendit gémir Sydney et son sang se glaça. Il tourna comme au ralenti au mépris de la sécurité qui aurait voulu qu’il vérifie si tout allait bien devant. Il aperçut Sydney la main sur le ventre, crispée, les yeux agrandis dans les lèvres formèrent le mot sans le prononcer : - Le bébé.. Vaughn comprit qu’il allait être père plus tôt que prévu. |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
bravo scg,vite donne nous la suite ou je fais un malheur. | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
pfff...je tassure scg jj devrait prendre exemple sur toi au lieu de nous faire tu sais quoi... j'adore trop ce que tu ecris cest pationnant... merci | |||
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| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
c'est genial!!!!! ecris vite la suite sil te plait je veux savoir comment va se passer l'accouchement!!!! ne nous fait pas attendre si longtemps c'est tout ce que je te demande!!!!! |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
ah Dieu que ça fait du bien! J'étais franchement en manque là mais je n'osais pas le dire Mais si il faut attendre aussi longtemps pour le prochain mes nerfs vont lacher, c'était tellement bien! Comme le dit Lody ça fait plaisir de lire ça... Redonne nous vite le sourire scg | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| nininie Messages postés : 1206 agent double |
et voilà encore un excellent épisode d'alias! bravo bravo bravo, et fais aussi bien pour la suite. | |||
| Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt. - James Barrie, Peter Pan Lead me not into temptation, I can find it myself. |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
Je suis soufflée, littéralement... c'est magnifique, plein de suspens, tu nous tiens en haliene jusqu'à la dernière minute... vraiment, je suis fan. Encore bravo et vivement la suite !! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
| PititeCarotte Messages postés : 490 agent d information ![]() |
vite vite la suite j'adore beaucoup ! | |||
| Méga fan de ma patate, de mon chou fleur, de ma Syd d'amour, de ma karibou et de titi !!! J'vs aimmmmeeeeeee bicoup MV is SO hot !!!!!!!!!!!!! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
dis nos quand on aura la suite parce que vraiment cest longggggggggggg scg je ten prie donne nous la suiteeeee post la vitttttttttteeeeeee! | |||
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| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
oui donne nous la suiteeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!! je pars samedi et je reviens jeudi prochain j'espere allumer mon ordi et trouver la suite!!!!! fais vite s'il te plait!!!!!!!!!!!!! |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Oh mais ça sera là avant samedi! Je suis en train de le finir! |
| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Mon coeur a fait un petit bond en voyant que tu avais posté, et j'attends donc ce week end avec une certaine impatience. Merci encore pour cette fic. --Message edité par Spydinette le 2005-10-20 00:58:11-- | |||
Saison 4 virtuelle |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
J'avais promis..le voici..Alors moi je ne vire pas les acteurs principaux et je continue comme avant!! Bonne lecture! Chap 14 : Sydney ouvrit lentement les yeux dans une pièce sombre. Elle eut du mal à distinguer la silhouette devant la fenêtre en contre jour. Elle battit des paupières et soudain tout lui revint en mémoire avec une brusque accélération des battements de son cœur. Elle tenta de se relever mais elle se sentait très faible. Elle aperçut le berceau près du lit et la pièce hostile et sombre lui apparut différemment. Elle était dans une chambre avec les rideaux tirés pour les protéger des rayons du soleil. Elle regarda avec une émotion profonde le bébé endormie à ses côtés. Une larme coula le long de sa joue. Cela avait été difficile et imprévu. Finalement cette enfant avait vu le jour bien avant celui choisi par Rambaldi , un mois en fait et elle refusait de se poser la question de ce que cela signifiait. Elle n’avait pas bougé et le bébé dormait sans bouger, ses petits doigts parfaits sagement posés près de ses joues. Même dans le berceau elle conservait la position recroquevillée qu’elle avait eu dans son ventre. Elle était parfaite…petite, un prématurée mais très forte déjà… Quand on lui avait donné le bébé et qu’elle avait vu sa petite bouche grande ouverte dans un cri d’une puissance insoupçonnée, elle avait eu envie de crier aussi. Elles étaient pareilles, elle le savait déjà. Elle était chauve, rouge et braillarde mais c’était sa fille. Sans le moindre doute. Et celle de Vaughn. Il était là. Elle le regarda, toujours de dos, les mains dans les poches, face à la fenêtre, perdu dans des pensées profondes qui l’avaient coupé du reste du monde. Il y avait un silence d’une qualité étonnante dans cette pièce, une sérénité qu’elle ne rencontrait que rarement. Elle avait envie de la conserver le plus longtemps possible. Vaughn dut sentir le changement puisqu’il se retourna vers elle doucement. Le sourire et le regard qu’il lui lança, étaient lumineux. Ce n’était pas la peine de dire quoi que ce soit. Sans mot dire, il s’approcha d’elle , l’embrassa sur le front et dit simplement contre son oreille « merci ». Cela voulait dire beaucoup. Jack Bristow tapotait nerveusement le dossier devant lui avec son stylo sans cesser de lancer des coups d’œil à sa montre. Il attendait un coup de fil d’Italie. Vaughn avait appelé il y avait des heures maintenant pour annoncer d’une voix tendue qui l’avait presque affolé que les plans avaient changé. Jack n’avait pas eu le temps d’en dire davantage. Vaughn avait coupé la communication en disant simplement ces mots totalement choquants : « le bébé arrive, on nous a tiré dessus ». Depuis, il refusait de lancer une recherche de peur d’alerter les poursuivants de Vaughn et Syd . Le bébé était finalement né. Il n’en était pas très étonné. La date supposée fournie par les textes de Rambaldi ne correspondait pas à celle du bébé mais à autre chose. C’était trop simple. Ce qui était le plus troublant c’est que c’était tout de même la date supposée de la naissance. Il sursauta en sentant le stylo céder sous sa pression très forte. Il était fou d’inquiétude, il fallait le reconnaître et totalement impuissant. Il regarda son ordinateur portable avec rage. Il hésitait depuis un moment à lâcher l’information. Il pensait savoir où contacter Irina. Elle avait le droit de savoir que leur fille mettait au monde leur premier petit enfant. Mais est-ce ainsi qu’Irina s’envisageait ? comme une mère et une grand mère ? Il se leva et arpenta la pièce quand son téléphone sonna. Il prit soin de vérifier que son bureau était parfaitement fermé. Il le savait libre de toute écoute de même que son téléphone. Ce n’était pas le coup de fil qu’il attendait et son sang se glaça quand il entendit son interlocuteur. Sydney se sentait mieux de minute en minute. Elle se souvenait parfaitement de ce qui s’était produit. La douleur déchirante dans son ventre l’avait surprise et elle avait ,pendant une seconde, soupçonné une balle perdue de l’avoir touchée. Mais non…Vaughn venait de se débarrasser des attaquants et la regardait les yeux angoissés et il n’avait eu que le temps de la soutenir quand une nouvelle douleur l’avait terrassée. Les choses étaient compliquées. Il était hors de question de gagner l’hôpital le plus proche. Ils étaient repérables et recherchés. Il fallait trouver une planque de la CIA et vite. Vaughn avait passer quelques coups de fil alors qu’elle pâlissait sur le divan en essayant de se calmer. En une heure, la situation était quasi réglée mais cette heure avait semblé d’une longueur exceptionnelle. La suite avait été confuse. L’arrivée dans une maison en pleine campagne florentine était floue dans sa tête. Une équipe médicale sortie d’on ne sait où était sur place et elle avait été sédatée presque immédiatement. Sans perdre totalement conscience elle avait suivi les opérations dans un brouillard confortable obéissant aux consignes des médecins sans rechigner. Amy-Rose était née, tout simplement, comme n’importe quelle petite fille n’importe où dans le monde. Sauf que rien n’était normal, sauf que cette pièce, havre de paix et de calme n’était qu’une cache de la CIA et que le danger était sans doute proche. Sydney sentit l’angoisse repoindre en elle. Elle essaya de chasser cette impression négative et s’agita. Sans parler, elle croisa le regard de Vaughn qui soupira doucement. Amy-Rose bougea en suçotant sa main. Elle aussi sentait que le calme était déjà fragile. Jack marcha à grands pas vers le bureau de Sloane et entra sans frapper. Celui-ci lisait un dossier et ne put retenir un mouvement de surprise en apercevant son regard : - Que se… - Je t’avais interdit de faire ça. - Quoi ? - Te servir d’elle comme appât. - Je n’ai rien fait de tel. - Tu as sciemment laissé la taupe agir. Tu as arrêté contacté la taupe il y a douze heures. Je suppose que ce n’était pas un hasard. Mais tu l’as laissé agir et avertir Christine Grainger. - Tu étais en train de mener cavalier seul avec Sophie. Je t’ai donné une chance de parler. Tu as refusé, souviens -toi. - Et comme je ne répondais pas favorablement, tu as préféré faire courir un risque insensé à Sydney et son bébé… Il se détourna pour éviter de le frapper. - Tu n’as aucune limite quand tu veux quelque chose. C’est de la folie. - Cette histoire m’a tout pris Jack. Je ne laisserai pas cela continuer et que tu me crois ou non, je ne voulais pas que Sydney souffre ni ne craigne quoi que ce soit. La situation a échappé partiellement à notre contrôle. - Partiellement ? Jack s’était rapproché de nouveau , menaçant. - Tu n’imagines pas à quel point. - Que veux-tu dire ? - Que selon toute probabilité, Sydney a accouché. Je n’ai aucune nouvelle. - Je sais où ils sont ou je suis sur le point de le savoir. - Quoi ? - Je viens d’être averti que Vaughn avait actionné une procédure d’urgence mais il a coupé toute communication et brouillé les pistes. - Evidemment. Le peu qu’il a dit a failli le tuer, lui et Sydney. Le calme s’instaura enfin entre les deux hommes. Chacun essayait d’intégrer la mesure de la tâche à accomplir. Sloane finit par dire : - Tu sais si l’enfant … - Je ne sais rien. - Je me demandais… - Quoi ? - Ta fille est en train de mettre au monde ta petite fille et … Il s’était arrêté et Jack le toisa sans ciller, sans exprimer le moindre sentiment. - Cette idée me plaît. Je suis heureux pour vous même si tout est compliqué. J’aurais voulu… - Arrête, Arvin ! Je suis triste de la mort de Nadia et de tout ce que tu as perdu mais ne mélange pas ta situation et la mienne. Sloane ne répondit pas. - Il vaut mieux qu’on voit ce qu’on peut faire pour rapatrier au plus vite tout le monde. Nous aurons le temps de régler tout ça après. - Régler ? - Je ne comprends toujours pas ce que tu as pensé faire. - Christine Grainger est une criminelle dont il faut s’emparer. Elle était à notre portée. Elle et son fou de mari. Elle a lancé des ordres et depuis je la suis à la trace. Je veux qu’on la prenne. J’avais juste besoin d’attendre un peu que la liaison se fasse entre elle et son mari et ce qui s’est passé en Italie. - Et tu aurais récupéré toutes les recherches de Grainger aussi. - Je t’assure que cela est secondaire. Les ramifications autour de Rambaldi sont infinies. Il a semé plus d’indices et de pistes qu’il est possible de les compter. Ses successeurs y ont veillé. Il suffit d’être patient et d’attendre. La sagesse vient en vieillissant. Ainsi que l’amour de sa famille. J’ai plus de respect pour la tienne que tu crois. Une équipe était sensée intervenir avant celle de Christine. Mais elle a été repérée avant . C’est un malheureux concours de circonstances. - Qui n’aurait jamais dû se produire. - Non. Le silence s’installa de nouveau, moins tendu. Jack reprit : - Où est Christine Grainger ? - Chez elle. - Tu es sûr ? - Oui. Nous avons suffisamment de moyens de les espionner depuis le passage de Vaughn et de Sydney chez eux. Je dois être averti de ses moindres coups de téléphone ou déplacements ou visites. Même si le laitier sonne, je suis prévenu. Jack ne répondit pas. - Tu as l’air sceptique ? - Elle a traversé pas mal de pièges déjà…Elle a appris la dissimulation durant des années et elle a le coeur bien sec… - Tu tiens de curieux discours… - Ne crois pas qu’elle sera attendrie par le lien avec la petite fille. Elle en fera une utilisation plus frauduleuse qu’en relation avec la prophétie. - Tu la connais bien ? - Non mais nous nous sommes rencontrés du temps du travail où Bill Vaughn était vivant. Irina la détestait. - Ce qui n’est pas un critère très valable. Je dirais même le contraire. - Je ne suis pas de cet avis. Son jugement est très sûr. - Tu vois Irina en ce moment ? - Non. - De toute façon , tu ne me le dirais pas ? - Non. Le téléphone sonna soudain dans la poche de Jack qui le sortit avec un imperceptible tremblement de la main qui n’échappa pourtant pas à Sloane. La déception se peignit sur le visage de Jack. Il donna quelques ordres brefs puis se tourna vers Sloane. Il secoua seulement la tête en signe de dénégation. Aucune nouvelle. Il fallait encore attendre. Sydney avait dormi longtemps et calmement. Plus longtemps et plus calmement que jamais dans sa vie. Elle s’était assoupie ,tôt, la veille, couchée dans le creux du corps de Vaughn. Il avait passé un bras autour d’elle pour la soutenir traversant sa poitrine. Le dos contre son torse, elle avait tenu Amy-Rose et commencé la découverte inépuisable de son enfant. Elle en gardait un souvenir ébloui. La perfection était le seul mot qui lui venait à l’esprit en voyant ce petit être si délicat mais fort déjà. Elle avait de grands yeux bleus très clairs et Sydney avaient parié qu’ils vireraient au vert. Vaughn avait souri, avec un air si fier, qu’elle avait failli éclaté de rire. Voir un homme se gonfler d’orgueil parce que sa fille avait un trait commun avec lui était si nouveau et si attendrissant pour elle ! Elle débordait elle même de fierté et elle avait compris que le lien qui s’était forgé entre eux trois était indéfectible. Quand elle se réveilla, elle était seule. Elle avait eu conscience que Vaughn s’occupait du bébé durant la nuit. Il avait plusieurs fois bougé mais elle avait continué à dormir, confiante. Il avait dû s’en sortir parce que la petite reposait tranquillement. Elle n’avait pas envie de bouger, pas envie de se préparer à partir ni de savoir où Vaughn se trouvait et ce qu’il était sans doute en train de mettre au point. La porte s’ouvrit doucement et il entra. En la voyant éveillée, il sourit et s’approcha. Il l’enlaça et posa la bouche dans son cou. Elle ferma les yeux. Ca aurait toujours dû être comme ça entre eux. Mais ça l’avait été. Sinon elle aurait trouvé un moyen de ne pas être ici avec lui entre tous. Il glissa dans son oreille : - Il faut partir. - Je sais, répondit-elle en soupirant. Comment ? - Un avion sur un petit aéroport dans la campagne dans 5 heures. Tu as le temps. - La CIA envoie la cavalerie ? - C’est un peu plus compliqué étant donné les circonstances. - Je ne comprends pas, dit-elle en s’écartant pour le regarder. - J’évite de joindre Langley ou qui que ce soit pour le moment. Je ne suis plus très sûr de nos liaisons. J’ai fait jouer toute sorte de contacts. - Mon père ne sait rien ? - Et bien il a su au début mais il ne sait rien pour la naissance. Elle regarda Vaughn et eut un nouveau soupir : - J’aurais voulu qu’il sache vite. - Je vais essayer de trouver un moyen. Prépare-toi tranquillement. - Et pour elle ? Je n’ai rien…Il faut qu’elle voyage… Elle est trop petite ! - Ne t’en fais pas, j’y ai pensé. Il n’y a pas de risques. Elle acquiesça. Rester de toute façon était dangereux. Il sortit et elle commença à rassembler ses maigres effets sur place. Elle découvrit un sac avec des vêtements de bébé et des couches. Vaughn n’avait pas dû dormir beaucoup. Elle était en train de se pencher sur le berceau quand des vigoureux coups portés contre la porte d’entrée la firent sursauter. Elle se tendit, prête à s’emparer d’ Amy-Rose. Elle était morte d’inquiétude. Elle n’avait rien sur elle, pas une arme. Elle se sentait aussi dans une forme moyenne, étonnamment légère mais faible. Elle n’entendait qu’un silence pesant. Elle aurait bien ouvert la porte mais elle avait peur pour Amy-Rose. Elle se cala contre le battant, l’oreille aux aguets. Vaughn venait d’ouvrir la porte avec vigueur et elle imaginait sans peine ce qu’il faisait. Il avait libéré le passage pour pouvoir intercepter un éventuel agresseur. Le silence se prolongea quelques secondes puis elle entendit une voix hésitante et celle de Vaughn assez détendue. Elle se laissa aller contre le battant, soulagée. Christine Grainger traversa une dernière fois son appartement et sourit en apercevant la voiture garée en bas de chez elle qui était arrivée quelque secondes auparavant. Une noire maintenant…mais elle repérait les véhicules de surveillance de la CIA remarquablement bien. Elle avait elle même pratiqué ce genre de choses si souvent qu’elle ne pouvait se laisser duper. C’était sans doute une façon de lui faire comprendre qu’ils savaient. Ils ne voulaient même pas forcément se cacher. Elle reconnut la patte de Sloane dans ce geste. Jack aurait été plus dissimulateur encore. Il n’avait pas peur d’aller loin dans ce genre là. Elle gagna sa chambre et commença à préparer sommairement quelques affaires. Elle partait peu de temps de toute façon. Elle prit sur sa coiffeuse un porte parfum de sac et vérifia son contenu. Elle le rangea dans son sac et ferma soigneusement ses tiroirs et ses placards. Non pas que son mari pouvait tenter une entrée, il n était pas aux Etats-Unis et avaient une opinion si peu élevée de sa froide épouse qu’il n’aurait même pas reconnu des preuves évidentes mises sous ses yeux. Elle réfléchit quelques secondes dans l’entrée puis se rendit dans le salon. Elle enclencha plusieurs boutons sur une console située dans un mur. Très pratique les alarmes et les systèmes domotiques ultra modernes de son mari : l’alarme était contrôlable à distance et programmable. Totalement inutile mais fort pratique pour elle. Elle allait pouvoir programmer son départ. L’alarme se mettrait en place toute seule. Elle programma également le système d’ouverture et fermeture des fenêtres et les éclairages. Elle choisit des heures raisonnables. Ainsi dans la voiture en bas, il y aurait toujours une fenêtre allumée, un bruit qui indiquerait une présence. C’était sommaire mais elle partait peu de temps. Elle prit la précaution aussi de prévenir la bonne de ne pas venir le lendemain. Elle réfléchit encore une fois mais elle pensait ne rien avoir oublié. Elle descendit au sous sol et passa devant sa voiture. Elle se dirigea vers un coin sombre ou plusieurs scooters étaient rangées. Il y avait un box pour les véhicules des livreurs d’une entreprise de communication de l’immeuble. Elle s’empara d’un d’eux et avec une dextérité qui aurait confondu son mari, elle démarra l’engin. Elle avait enfilé un pantalon noir et une veste sombre, elle releva ses cheveux dans le casque et cala son sac à dos. Quelques secondes plus tard, elle sortait devant la voiture et elle se retint pour ne pas leur jeter un coup d’œil ironique. Ils allaient vérifier qui étaient sortis théoriquement mais sa silhouette mince pouvait parfaitement être celle d’un des livreurs. Il y avait une infime chance qu’on pousse loin les vérifications. Elle fila rapidement quelques blocs plus loin et abandonna son véhicule. Le premier taxi qui passa fut pour elle. Elle y sauta lestement et commença à nouer ses cheveux. Le chauffeur lui lança un regard curieux qu’elle soutint en souriant. Il lui rendit son sourire et se concentra sur le trafic. Elle attendrait pour changer définitivement d’allure. Elle arriva très vite à l’aéroport et prit près d’une heure pour se transformer. Quand elle ressortit des toilettes, Sally Menendez allait prendre un avion . Une femme brune, assez vulgaire, lourdement maquillée et habillée de couleurs criardes. Tout son contraire. Elle attendit tranquillement dans un salon que son avion s’annonce. Elle ne savait pas vraiment où elle allait arriver. Le traceur était en place, elle en était sûre mais elle était un peu trop éloignée de lui pour qu’il lui donne des informations précises. Mais elle en savait suffisamment. Quand le vol pour Florence fut annoncée, elle fut la première à se mettre dans le file. Jack faisait défiler la liste de ses mails. Il avait fait toutes ses adresses et boîtes mais si Irina était quelque part et joignable, elle n’avait pas encore répondu. Il sentait bien que tout cela n’était pas très normal. Il n’avait pas confiance dans la situation. Il avait rarement été sans lien avec Sydney depuis longtemps et là il sentait sa vulnérabilité. Il tenta de se raisonner. Il devait vieillir et se ramollir. Il eut une moue dégoûtée. Il était capable de s’attendrir sur son statut de grand père… Un petit signal sonore se fit alors entendre et il vit avec plaisir le pseudo d’Irina clignoter. Elle répondait…Il ouvrit rapidement le message et son visage s’assombrit. Irina avait juste écrit : « Christine est dangereuse. » Ce n’était pas une nouvelle mais qu’Irina le confirme était très inquiétant. Il fallait qu’il revoit Sloane et vite. Sydney entrouvrit la porte et aperçut Christine devant son fils qui avait un peu baissé la garde devant sa mère . Il avait lancé d’une voix assez calme : - Tu peux me dire que ce que tu fais là et comment tu m’as trouvé ? - J’ai su… - C’est impossible que tu saches quoi que ce soit… En prononçant ses mots, Vaughn savait probablement qu’il avait raison car il recula pour reprendre une position de pure défense. Sydney vit alors la scène se dérouler comme si elle l’avait prévue. Elle vit Christine avec son visage froid et inexpressif de tous les jours sortir de son sac un petit objet et le pulvériser près du visage de son fils puis dans toute la pièce. Elle plongea de nouveau dans son sac, en ressortit un petit masque à gaz. Sydney fit le geste de claquer la porte pour se protéger mais alors que Vaughn titubait déjà, Christine repoussa le battant et l’attira brutalement vers elle. Sydney qui avait hésité une fraction de seconde de trop, prit une bouffée de gaz dans les yeux. Elle fut immédiatement dans le brouillard et cria , paniquée par le sort D’Amy-Rose. Elle s’effondra sans réaliser que Christine avait fermé la porte et qu’elle abritait ainsi le bébé. Elle eut juste le temps de se demander ce que voulait cette femme. |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
ouahoooo c'est super mais franchement j'espère qu'on aura bientot la suite ou je vias mourir d'impatience | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
genial!!!!!!!!!!!!!merci scg d'avoir posté avant mon depart!!! mais peut-etre que je peux quand meme espérer en avoir un autre a mon retour????!!!! en tous cas c'est génial!!!!! mais ne leur fait pas trop de mal stp!!!!!!!!!! |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Toujours aussi bien, je vais aps en rajouter parce que aprés je ne fais que me répéter! Donc j'ai hate de lire le prochain et comme l'a dit line ; ne leur fait pas trop de mal c'est déjà assez dur en ce moment... FELICITATIONS | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
d'abord, merci scg j'ai bien pu lire tn poste avant de partir! ensuite, pfffffffff tu sais quoi tu vas me tuer a la fin ac tes fins de oufff je vais mourir quand on aura la suite je tassure il me la faut!!!ptdr!merci beaucoup pour ces moments si réalistes, dis jj tu devrais t'inspirer un peu de scg pour remonter les audiences! | |||
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| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
C'est super! Je ne sais plus quoi dire d'autre... il faudrait un dictionnaire scgesque pour qualifier tes fanfictions, je ne vois plus que ça! | |||
Saison 4 virtuelle |
| clairette Messages postés : 1230 agent double ![]() |
Scg, c'est magnifique, du vrai alias, exactement comme on l'aime. Ne t'arrete jamais d'écrire. Merci beaucoup pouyr cette fic et j'attends avec impatience la suite ! | |||
fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!![]() mon blog de wall sur alias |
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