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| Auteur : | Sujet: Immortel ( fic saison 5- SPOILERS) | Bas |
| nininie Messages postés : 1206 agent double |
Superbe, génial, magnifique! Ta fic me transcende scg! Vraiment, j'adore. Je suis impatiente de lire la suite. | |||
| Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt. - James Barrie, Peter Pan Lead me not into temptation, I can find it myself. |
| spydinette Messages postés : 726 agent simple ![]() |
Le SCG nouveau est arrivé! Hip hip hip! hourra! | |||
Saison 4 virtuelle |
| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Merci beaucoup! comme vous êtes sages voilà la suite!! Chap 10 : - Tu passes à la maison ? Sydney sursauta. Ils sortaient tous les trois des couloirs de la CIA et se dirigeaient vers l’ascenseur. Elle était perdue dans ses pensées et plutôt fatiguée. Toute la scène avait été pénible. Elle regarda Vaughn qui ne laissait rien transparaître de ce qu’il ressentait. Il avait le visage imperturbable. Jack se rapprocha d’elle dans un geste très clair qui disait qu’elle rentrait avec lui. Sydney hésita. Elle n’avait pas envie de rentrer avec Vaughn mais elle sentait qu’elle devait y aller. Il lui demandait de le faire. Elle fit un signe de tête à Vaughn et se tourna vers son père. Elle déposa un baiser sur sa joue et il la regarda avec insistance puis il dévisagea Vaughn de haut en bas et se détourna sans un mot. - Un jour, je vais me retrouver avec un couteau entre les omoplates…, lança Vaughn sans joie aucune. Sydney ne répondit pas. Elle le suivit. Ils l’emmena à sa voiture et elle monta près de lui avec un brin d’émotion. C’était la première fois que ça se produisait depuis l’accident.. Elle ne put s’empêcher de se retenir de se tourner vers lui comme elle l’avait alors fait. Ne pas se mettre dans une situation émotionnellement trop tendue. Il fallait garder la tête froide. Elle le suivit et une nouvelle bouffée d’émotion l’envahir. La maison c’était chez elle, c’était là. Elle le savait bien. Il la reçut comme une étrangère, l’invitant à s’asseoir, lui demandant si elle voulait un verre d’eau. Elle secoua la tête trop mal à l’aise pour parler. Elle commença doucement : - Je ne suis pas sûre que tu aies eu une bonne idée… - Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te sauter dessus ni te demander quoi que ce soit que tu ne veux pas me donner. - Ca veut dire quoi, ça ? - Ce que tu comprends. Justement elle ne comprenait pas très bien mais elle s’abstint de reposer la question. - Ce qui importe c’est ta sécurité et celle du bébé. Merci de m’avoir fait savoir que c’était une petite fille, au fait. - Tu ne l’as pas demandé. - C’est vrai ça. Après quelques mois de coma et un réveil assez pénible j’ai eu du mal à mettre de l’ordre dans mes questions, lâcha t-il rageusement. - Tu es en colère, Vaughn… - Oui, et le mot est faible. Tu sais, le premier qui m’inspire de la rage c’est moi. Mais là n’est pas la question. Je veux juste te dire que je veux m’occuper de la petite, jouer un rôle dans sa vie et assurer sa sécurité. Il faut qu’on apprenne par Sophie ce qu’elle a voulu dire. Elle sait encore des choses mais elle va essayer de tout monnayer. Méfiez vous d’elle. - Je vois ce que tu veux dire. Pour le bébé, je t’ai dit que je réfléchissais. - Et ? - Je pense que tu as le droit de jouer un rôle dans sa vie seulement et seulement si je sais que tu ne lui fais courir aucun risque. - Pourquoi serais je un danger ? - Je ne sais pas mais si tu as toujours des liens avec un groupe ou je ne sais qui, je ne veux pas qu’elle voit un homme comme toi qui mens et qui manipule encore. J’ai déjà beaucoup de mal à envisager le fait que tu vas élever avec moi cette petite. Je ne saurai jamais si tu ne vas pas l’utiliser ou autre chose. Vaughn la regardait comme si elle l’avait frappé. - Tu n’es pas sérieuse ? Elle ne savait plus. Elle s’agita mal à l’aise sur son siège. Il se détourna , prit une profonde inspiration et se passa la main dans les cheveux. - Bon. Et bien , écoute moi bien. Ce bébé, je ne pourrais pas lui faire de mal comme à toi d’ailleurs et tu sais pourquoi. Je t’aime et je l’aime déjà. Elle enregistra l’information ; c’était un peu comme une douce crème sur une peau surchauffée mais l’effet en fut aussi court. Elle ne répondit rien. Que pouvait-elle dire ? Sa vie était une malédiction et si Rambaldi était le prophète qu’on pensait il aurait dû le dire quelque part. Elle soupira. - Je vais rentrer. - Tu es sûre ? Elle essaya de plaisanter : - Tu as déjà dormi avec une femme enceinte ? Cela n’eut pas du tout l’effet escompté. Elle le vit se troubler et lui lancer un regard qui la bouleversa. Il répondit platement : - Non, bien sûr que non. Elle se leva et se dirigea vers la sortie avec l’impression qu’elle abandonnait un navire qui coulait en laissant des passagers à bord. Ils se revirent le surlendemain à l’enterrement de Weiss. Sydney détestait les enterrements. Peu de gens les aimaient mais elle les avait en horreur. Elle n’aimait pas les mots obligés, le rituel et l’hypocrisie qui présidaient dans ce genre de cérémonie. Evidemment, il y avait des pleurs sincères et des mots qui venaient du fond du coeur mais elle ne parvenait pas à communier avec la douleur des autres. Cette fois n’échappa pas à la règle. Elle resta figée dans un coin n’entendant qu’un mot sur deux et se contentant de repenser tristement à Weiss. Sa famille avait accepté que les machines s’arrêtent pour le laisser mourir et ils avaient accéder à son souhait de donner ses organes. Cela lui ressemblait tellement qu’elle eut un sourire ému en entendant le pasteur le préciser. Elle aperçut Vaughn pas très loin d’elle ; il avait parlé à la famille proche de Weiss qu’il connaissait bien visiblement. Il avait le visage sec et tiré, avec ce regard lointain qu’elle n’aimait pas. L’enterrement aussi pénible qu’il soit fut une pause dans la tornade qui avait repris dans sa vie. On ne parla pas ce jour d’enquête à poursuivre et elle ne s’interrogea pas sur le passé et l’avenir avec Vaughn. Elle fut réveillée le lendemain par la sonnerie de son téléphone portable. Elle le renversa en voulant s’en saisir et essaya maladroitement de se relever avec son ventre qui commençait à la gêner. Elle jeta un coup d’œil sur le réveil. Il était cinq heures du matin et son cœur fit un bond dans sa poitrine. On ne la dérangeait pas très souvent depuis sa grossesse et jamais si tôt. Elle décrocha avec anxiété : - Sydney ? demanda la voix de Sloane. - Oui, que se passe t-il ? - Rien de grave mais il faut agir assez vite . Tout le monde est convoqué dans une demi heure. Ton père est déjà là. Elle raccrocha et se hâta de se préparer. A l’heure dite, elle poussait la porte de la salle de briefing, bonne dernière visiblement. Marshall aux petits soins pour elle, tira son fauteuil et lui donna un café en précisant comme à chaque fois, dans le creux de son oreille : « décaféiné bien sûr. ». Elle sourit, distraite cherchant sur le visage des autres les indices de cette convocation matinale. Sloane commença très vite : - Désolée Sydney pour ce réveil intempestif. Mais il fallait que tu sois là. Voilà, depuis quelques jours, nous poursuivons les entretiens avec Sophie dont nous n’avons d’ailleurs pas l’identité complète encore. Elle est très discrète là dessus. Elle est assez fine mais nous sommes arrivés à un accord avec elle et il semble que nous allons travailler avec elle. De toute évidence, elle a eu des informations assez précises. En substance, elle est persuadée que ton bébé… - Notre bébé, interrompit Vaughn . Sloane le regarda et un éclair fulgura dans son œil mais il ne dit rien de plus. - Le bébé serait menacé selon elle. Elle pense mais il faudra que nous en ayons la preuve que le groupe dirigé par Grainger a parié que cet enfant serait l’enfant que Rambaldi n’aurait jamais eu. Je m’explique. D’après nos connaissances très sommaires sur la vie privée de cet homme, il n’a jamais eu de descendance ce qui a toujours été un problème. Il voulait transmettre son savoir et ses pouvoirs visionnaires. Il le savait puisque justement il a cherché à transmettre envers et contre tout. Mais Sophie a dit, et c’est là où une confirmation sera nécessaire, qu’il avait annoncé la venue d’un enfant. Ce passage n’est pas présent dans la partie de la prophétie entre nos mains. Un enfant qui serait une sorte d’additions de contraires, qui réuniraient le bien et le mal, qui annulerait par sa seule présence la prophétie. - Mais la prophétie est d’ores et déjà annulée ? argua Sydney vaguement inquiète. - Peut être. Si nous en avons compris toutes les subtilités ce qui n’est pas évident. Un silence plana. - Alors évidemment, cet enfant est annoncé par le processus de Rambaldi que nous connaissions et désigne l’enfant de Sydney. La voix glaciale de Vaughn fusa : - Et le mien. Je sais que ça vous déplaît mais c’est aussi le mien. Et pour mon malheur je pense que ce n’est pas par hasard. Tout le monde le regarda. Sydney très mal à l’aise décida de parler : - Oui, c’est notre enfant et nous devons le considérer comme le nôtre. Jack la regarda ainsi que tous les autres. Elle devait ça à Vaughn. Il la regarda et son visage sembla s’adoucir légèrement. Sloane reprit : - Donc votre enfant semble désigné pour cela. Ce qui va en faire un enfant très convoité et de ses parents des personnes très gênantes. Je pense, monsieur Vaughn que vous avez été laissé tranquille auprès de Sydney parce que vous remplissiez votre rôle à merveille. Vous avez pris place à côté de l’Elue , vous lui êtes devenu indispensable et vous avez même poussé le zèle jusqu’à fabriquer ce bébé. Ou alors c’est la prophétie qui s’est exercée malgré vous, malgré tout le monde. Le silence s’installa une nouvelle fois dans la pièce face à ces explications qui sonnaient justes mais demeuraient très inquiétantes. Sydney plaquait la main sur son ventre en se demandant pourquoi un acte aussi élémentaire et personnel avait pour elle des connotations si dramatiques. Jack poursuivit : - Il faut donc vérifier les dires de Mademoiselle Sophie. Elle va donc être libérée mais sous bonne garde. Sydney et Vaughn avaient relevé la tête avec surprise et s’apprêtaient à parler tous les deux. Jack leva la main et dit : - Aucune charge n’est abandonnée. Mais elle est utile et elle doit être protégée aussi. Elle est menacée apparemment. Selon elle, Vaughn ne l’est pas parce qu’il a un rôle dans la suite et pas elle. - Quel rôle ? demanda Vaughn la voix tendue. - On voudrait bien le savoir, répliqua Jack tout aussi tendue. - Que fait-on alors ? demanda Sydney. - Et bien il y a beaucoup à faire. Première chose, il faut se débarrasser des gens qui harcèlent Sophie. Deuxièmement, il faut voir du côté de vos parents, Agent Vaughn. Votre beau père en sait long et puis il faut aussi en savoir plus sur cette prophétie. - Et ben, quel programme ! murmura Marshall résumant l’idée de tout le monde. On commence par quoi ? - Bonne question Marshall, reprit Sloane. On commence par deux choses. D’abord on va repérer les types qui la suivent, ce sont aussi ceux qui ont tué Weiss. Une tension s’installa dans la pièce et Sydney sentit combien tous avaient envie de participer à cette mission. Sloane reprit lentement : - Il faut cependant éviter de parler de vengeance ou de choses de ce genre. Nous ne pouvons nous permettre des agents hystériques et non professionnels. Il regardait Vaughn qui se ferma aussitôt. Il avait l’air de se retenir de dire quelque chose de désagréable. Sloane ajouta : - Il faut aussi prendre contact avec Grainger, ça me paraît de votre ressort ça, agent Vaughn. - Mais… - Que diriez vous d’aller les voir avec la future mère de votre enfant ? dit Sloane en insistant sur le « votre ». - Que voulez vous dire ? - Et bien je suppose que votre famille sera contente de vous recevoir avec votre charmante amie enceinte, non ? - Vous plaisantez ? - Non je sais quelle est la situation mais vous demeurez tous deux des agents jusqu’à nouvel ordre. Ce qui veut clairement dire, Vaughn que si vous avez une attitude ambiguë ou si vous ne vous soumettez pas aux ordres, il me sera très facile de vous remettre entre les mains de gens qui brûlent d’envie de vous interroger. Que pensez vous de ce que je vous demande ? - Ca me va, dit Vaughn avec réticence, si ça convient à Sydney. Sloane coupa court à la réponse de Sydney qui ouvrait la bouche : - Elle vous suit. Sydney , tu ne peux plus intervenir sur le terrain. Tu restes à LA et tu pourras poursuivre ton travail avec Callie mais de toute façon, tu vas prendre du recul pendant quelques mois alors autant commencer maintenant. Vous ne risquez rien. Grainger n’est pas une menace pour vous ni vraiment pour le bébé actuellement, au contraire. - Le problème c’est que je vois personne de ma famille depuis des années, argumenta Vaughn. - C’est faux. Votre mère a repris contact avec vous à l’hôpital. Profitez-en. - Cette idée ne me plaît pas. - Tant pis. Pensez qu’elle vous permettra de vous libérer d’eux pour de bon. Slaone se détourna ostensiblement montrant son envie de passer à autre chose. Il se tourna vers Callie et lâcha négligemment : - Vous vous occupez des ennemis de Sophie, avec elle et avec une nouvelle recrue que je vous présenterai bientôt. Callie approuva d’un signe de tête bien discipliné mais demanda : - Une nouvelle recrue ? - Oui, nous avons subi trop de pertes récemment. Nous avons besoin de soutien. Le silence se fit de nouveau. Ils étaient tous concernés par ces pertes d’une manière ou d’une autre. Sloane leva la réunion avec comme d’habitude une mission pour chacun ; Vaughn et Sydney devaient juste prendre contact avec les Grainger. Il fallait aussi préparer leur entrée en matière pour que les soupçons soient atténués. Il ne fallait pas que ceux ci sentent que cette visite visait juste du renseignement. Sydney attendit que tout le monde soit sortie et s’approcha du bureau de Sloane. Il la regarda approcher, le regard totalement fermé. - Alors comme ça, on m’envoie en mission de renseignement avec Vaughn ? Pourquoi ne pas m’en avoir parlé ? - Parce que tu aurais refusé, répondit très calmement Sloane. - Et pourquoi accepterais-je ? - Parce que tu sais qu’il faut le faire et que vous avez la couverture idéale. Ta vie privée n’entre pas en ligne de compte. - Bien sûr que si, puisque je rentre dans cette famille à cause de ma vie privée. - Alors disons que nous laissons tes sentiments hors de ça. - Un jour, vous irez trop loin. - Je sais, cela s’est déjà produit. Elle se détourna et s’éloigna l’esprit en ébullition et confus. Vaughn l’attendait vers la porte et lança ironiquement : - On dirait qu’on va faire équipe de nouveau. - Mouais. - Quel enthousiasme ! Elle ne répondit même pas, agacée. Elle l’était tout autant, une semaine plus tard debout devant l’immeuble où se trouvait le vaste appartement du centre de Los Angeles des Grainger. Vaughn avait contacté sa mère très vite et après quelques échanges embarrassés, elle avait fini par le convier à un séjour sur un week end. Ils étaient tous les deux équipés du matériel du parfait espion, prêts à repérer les lieux et à prendre des photos de tout ce qui traînait dans l’appartement. Tous les renseignements pouvaient être utiles. Sydney apparaissait sous son vrai visage auprès des Grainger en espérant que monsieur Grainger ne la reconnaîtrait pas. Elle se dit qu’il avait rencontré une svelte jeune femme et qu’il aurait devant lui une sorte de ballon de 7 mois ! Elle soupira en sortant de voiture et Vaughn demanda : - Ca va ? - Oui, oui , répondit-elle vaguement agacée. Rien n’allait. Elle se sentait grosse, laide, mal à l’aise avec Vaughn qui gardait une attitude très froide avec elle. Elle l’entendit soupirer. A lui non plus, la situation ne convenait pas. La porte s’ouvrit bientôt sur la belle Madame Grainger. Elle était toujours aussi glaciale et quand elle les vit côte à côte, Sydney constata une ressemblance entre la mère et le fils qu’elle n’avait pas encore vu. Pour la première fois, lui sembla t-il, elle se demanda si sa petite fille aurait ces yeux là si semblables entre eux. La suite fut pénible à souhait. Ils furent conduits à une somptueuse chambre d’ami beige et dorée très classique. Comme en France, absolument rien dans la décoration, les pièces, les photographies ne laissaient supposer que le couple avait un fils. Vaughn était aussi étranger qu’elle dans cet appartement et une fois de plus, elle le plaignit. Ils devaient rester le soir et le lendemain ce qui semblait terriblement long à Sydney. Vaughn à peine dans la chambre commença un repérage soigné de la pièce. Il photographia les systèmes de fermeture des fenêtres, les portes. Il vérifia qu’aucun micro n’ était installé dans la pièce ni de caméra grâce à un petit appareil fourni par Marshall bien sûr. Il finit par se tourner vers Syd en disant : - C’est clean. Tu te changes ? Pour le repas, on s’habille chez mes parents, dit-il ironiquement. Tu te souviens ce qui est prévu ? Je te laisse à table et je vais me balader avec ma mère partout ? Je vais prendre des photos avec ma montre. Cette nuit je fouillerai. Le problème c’est leur chambre… - Vaughn… - Quoi ? - C’est très dur pour toi tout ça… - Aucune importance. Non, ce n’est pas si dur, ces gens sont des étrangers pour moi, c’est une mission ordinaire. - Tu sais bien que non. - Je ne veux pas en parler, lâcha y-il enfin. Tu vas te reposer ce soir, tu as très mauvaise mine. - Mais non… - Si. Il la regarda et elle eut droit à un vrai sourire pour la première fois depuis une éternité. Elle eut l’impression de s’épanouir comme une fleur au soleil. Elle se traita mentalement d’idiote . Elle était incorrigible. Elle se détourna et dit plus sèchement qu’elle ne le voulait : - Je m’occuperai de la transmission à l’APO pendant ce temps. - Si tu veux. Quelques dizaines de minutes plus tard, ils prenaient place à table . La conversation commença péniblement. Il y avait un malaise patent entre ces gens que des liens familiaux unissaient mais qu’aucune affection ne rapprochait. Ils avaient tous conscience de jouer une sorte de comédie et malgré le fait qu’elle soit plus ou moins en mission, Sydney se demandait comment elle allait tenir jusqu’au lendemain. Ce fut encore plus dur lorsqu’à la fin du repas sous prétexte de chercher un document ayant appartenu à son fils, Madame Grainger l’accompagna dans une autre pièce. Vaughn allait poursuivre le repérage. Elle fit face à Grainger qui la regardait pensivement. Il dit : - Je suis heureux de vous rencontrer. Il y a peu Mickael était peu proche de nous et puis il a même disparu et il nous revient avec une femme et bientôt un bébé, vous imaginez notre joie. Justement Sydney avait du mal à imaginer parce que Grainger parlait d’une voix sinistre. Il enchaîna : - Vous avez un visage admirable…digne des portraits de la Renaissance. Sydney se tendit imperceptiblement. - Vous connaissez cette peinture ? - Non, très mal. - Il faudra que je vous montre ce que je possède. Aucun grande œuvre mais des petites pièces et des gravures remarquables. Sydney se demanda ce qu’il voulait dire par là. Elle eut vite une explication : - Je suis passionné par cette histoire de prophétie dont vous êtes un des piliers, Mickaël a dû vous le dire ? Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il lui en parle directement et se sentit très mal à l’aise. Heureusement l’arrivée d’un domestique détourna l’attention de Grainger et elle en profita pour arguer de sa fatigue pour se retirer. Cet homme lui faisait peur. Il avait l’air de faire front presque ouvertement. Elle ne revit pas Vaughn de toute les soirée. Elle fit les transmissions vers Marshall grâce à un petit appareil caché dans son sac. Ils allaient pouvoir travailler sur l’appartement, voir si il y avait des pièces cachées, avoir une claire idée du repère de Grainger. Elle était physiquement et mentalement épuisée. Elle décida de se coucher sans attendre Vaughn. Elle l’entendit revenir quelques temps plus tard dans un demi sommeil. Il se coula près d’elle dans le lit sans la toucher. Elle hésita un moment et se laissa glisser vers lui. Elle avait une excuse, elle dormait officiellement ! elle se traita pour la deuxième fois d’idiote et se colla contre lui. Il fit alors un geste de recul qui la blessa. Puis, il se produisit ce dont elle avait besoin : le bébé bougea et le bras de Vaughn contre son ventre se raidit. Il avait senti. Il reposa alors délicatement sa main en coupe sur son ventre et Sydney sentit enfin qu’elle attendait leur enfant. |
| line Messages postés : 127 petit frère de Marshall |
c'est génial!!! Je me demande comment tu fais pour que ton histoire ressemble à ce point a un scenario de JJ!!!! En tous cas ça me plairait beaucoup que la saison 5 se déroule comme ça!!!Poste vite la suite!!!! |
| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
J'ADOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORE. | |||
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| PaupoAlias Messages postés : 49 jeune recrue CIA |
Rien à dire c'est vraiment très bien écrit continue sur ta lancée..... |
| karine*21 Messages postés : 1768 agent double |
c'est tout simplement MERVEILLEUXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX | |||
| Pourquoi tout remettre au lendemain si on est même pas sur qu'il existera?? L'italie championne du monde et c'est tant mieux. |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
tu sais...scg...j'ai les larmes aux yeux et je suis vraiment émue par la delicatesse et la vraissemblance de tes mots qui pourmoi deviennenent des images dans la seconde d'apres tant cela est réaliste...merci...du grand art...j'aimerais vraiement que jj prenne un peu des notes! .....j'ADORE!! | |||
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| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Je crois que je suis en train d'être en manque Aiuto! scg sauve moi abrège mes souffrances | |||
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| scg Messages postés : 3096 agent triple :) |
Ah ben Lolo 38, regarde donc, je venais poster!!! Voilà la suite!! Chap 11 : Vaughn restait suspendu dans une sorte de position inconfortable la main posée sur le ventre de Sydney et le corps tordu pour ne pas la toucher mais il n’aurait pas fait un mouvement pour tout l’or du monde et puis il voulait de nouveau sentir cette sensation sous ses doigts. Quand la douce ondulation repris il se surprit à écarter les doigts et a palpé délicatement. C’était…indicible . Il devait avoir une tête terrible avec un regard béat et stupide. Puis il eut un doute sur le sommeil de Sydney. Elle était bien trop immobile pour dormir vraiment. Il se glissa lentement loin d’elle, avec regret. Il ne voulait pas que les choses se passent comme ça, qu’ils se laissent tous les deux attendrir parce que rien n’était vraiment réglé. Il crut entendre Sydney soupirer mais se retourna de l’autre côté, les yeux clos, bien décidé à dormir. La journée du lendemain fut tout aussi pénible et frustrante. Sydney avait mal aux lèvres à force de sourire poliment et de hocher la tête à la conversation de Grainger. Il était affable, disert, très à l’aise. Il ne parlait plus de sa passion pour Rambaldi. Il avait oublié de lui montrer ses œuvres et il ne paraissait plus avoir envie de discuter de l’Elue. Sydney se demandait presque si elle ne l’avait pas imaginé. Vaughn et elle terminèrent leurs travaux de repérage. Cet appartement n’avait plus de secret pour eux de toute façon. Ils quittèrent leurs hôtes avec une politesse forcée et Sydney vit distinctement le soulagement sur le visage de madame Grainger quand ils se séparèrent. Elle devait vraiment être au bord de la crise étant donné son calme habituel. Vaughn la raccompagna chez elle, enfin chez son père, sans un mot. Il était plongé dans des pensées visiblement moroses et il y avait de quoi, elle devait le reconnaître. Quand ils furent devant chez son père, il arrêta la voiture et se pencha devant elle pour lui ouvrir la porte dans un geste galant mais froid. Il la regarda sortir sans mot dire. Elle prit son sac et l’arrêta d’un geste quand il fit mine de sortir pour lui porter. Ce n’était pas lourd du tout. Il la fixa et dit seulement : - Bonne nuit, à demain, prends soin de toi et… d’elle. Il avait tendu la main d’abord en hésitant puis il effleura son ventre doucement dans un geste qu’elle savait relier à ce qui s’était passé la nuit précédente. Ce fut tout. Ils semblaient n’avoir plus que ce fil ténu entre eux : un bébé pas encore de ce monde. Ils se retrouvèrent le lendemain dans un APO surexcité. Sydney en fut la première surprise. Elle avait eu l’impression d’une mission complètement stérile mais en croisant Marshall, elle se douta qu’il était très content et quand elle vit tout le monde réuni dans la salle de briefing, elle pensa que cela avait été plus fructueux. Jack compulsait des papiers dans un épais dossier et semblait très absorbé. Puis il se leva et commença lui même la réunion : - Les documents que vous avez relevés chez les Grainger ont été analysés tout au long du week-end, même avant votre retour. Nous avons maintenant un plan détaillé de leur appartement et nous avons localisé sans problème la chambre forte mais a priori nous n’aurons pas besoin d’y retourner au moins pas tout de suite ni de forcer cette porte. - Ah oui ? dit Sydney étonnée. - Et bien, nous avons en effet découvert des aspects de la prophétie que nous ne connaissions pas chez eux. - Mais, nous n’avons vu aucun document nouveau, ni rien ne se rapprochant directement de Rambaldi, lança Vaughn sceptique. Sydney le regarda. Il avait les yeux cernés. Manque de sommeil, pensa t-elle, avec une pointe assez méchante. Tant mieux, parce qu’elle aussi avait mal dormi et ce n’était pas à cause du bébé qui s’agitait beaucoup. - Et c’est là que c’est très intéressant , poursuivit Jack. Il se tourna vers Marshall qui trépignait d’impatience littéralement. Il avait lui aussi visiblement passé une mauvaise nuit et Sydney étouffa un petit rire en constatant qu’il avait boutonné sa chemise de travers. Celui-ci n’attendit même pas qu’on lui donne la parole officiellement, il dit très vite : - Ah je n’ai jamais vu un tel culot… c’est très fort…vraiment… Sydney échangea avec Vaughn un regard d’incompréhension. Où voulait-il en venir ? Sloane qui n’avait encore rien dit, murmura : - Vous avez lu « la lettre volée » de Poe ? - Bon sang, vous êtes tous fous ? Que vient faire Poe là dedans ? - Du calme, agent Vaughn, répliqua sèchement Sloane. Vous avez lu cette nouvelle, oui ou non ? - Et bien oui, répondit Vaughn. En répondant, son visage s’éclaira et Sydney comprit aussi. - Il a mis des éléments en évidence… - C’est cela même, ajouta Sloane. Si vous voulez dissimuler quelque chose, vous pouvez le cacher dans un coffre, à la banque, sous votre matelas ou encore ailleurs mais il n’y a pas de cachette meilleure que celle qui reste au vu de tout le monde. Grainger est très sûr de lui, il a caché ses pages de manuscrit dans une vitrine qui ne ferme même pas à clé dans son bureau et vous avez photographié tranquillement cela, Vaughn sans savoir que vous le faisiez. Vaughn avait le regard ailleurs, sans doute dans ce bureau qu’il avait traversé trop vite avec sa mère qui cherchait un document pour lui. Il finit pas murmurer : - Les diplômes encadrés derrière le bureau et dans la vitrine…Il y en avait quatre en tout…Je ne me souviens même pas de quelle école, ni de quel diplôme il s’agissait. - C’est sans intérêt. Ces documents correspondent aux brillantes études de votre père adoptif mais ne sont pas les vrais. Ce sont de simples impression de basse qualité protégeant un vieux parchemin de 5 siècles. Félicitez Marshall d’avoir eu l’idée de passer vos photos à des traitements inhabituels. On n’aurait pas eu cette idée sans doute. Nous ne savions même pas qu’il avait ça là. Marshall se redressa, rouge comme un coquelicot, essayant de resserrer son nœud de cravate ce qui était impossible étant donné son boutonnage incohérent. - C’est normal, c’est un truc que j’avais vu dans une affaire quand j’ai fait ma formation…Une vieille affaire des années 50… Il avait pourtant l’air très fier. - Et vous avez lu ces pages nouvelles ? demanda Sydney - Oui. Jack projeta une des pages sur leur écran personnel et Sydney vit apparaître des phrases écrites en pattes de mouche illisibles. Jack n’attendit pas et fit apparaître la traduction directement à coté. Sydney se pencha instinctivement en avant pour dévorer les lignes mais Jack continuait : - Ce qui est important d’après nous, c’est la partie suivante. Elle parle du souci de Rambaldi de transmettre son œuvre et cite pour la première fois le mot d’Unique. Il l’emploie pour désigner pendant quelques paragraphes l’Elue puis il précise que c’est la seule personne qui pourra continuer son œuvre et la transmettre d’où le terme d’Unique. Evidemment, cette Unique doit remplir des conditions multiples pour obtenir ce droit. Elle doit notamment lutter contre la tendance qui fait d’elle un être destructeur et là on retrouve la partie de la prophétie que nous connaissons. Si elle vainc cette partie mauvaise, elle devra en apprendre davantage par le Passager dont le rôle est de la pousser vers la révélation. L’un des deux doit en mourir. Il s’interrompit parce que la tension montait dans la pièce. La plupart des gens présents étaient plus qu’impliquer dans toute cette histoire. Seule Callie semblait un peu perdue. Elle connaissait les grandes lignes mais en voyait soudain tous les méandres et avaient l’air de se demander si elle était chez les fous. Sloane avait plongé la tête vers ses pieds dans un geste vain pour dissimuler son émotion. Sydney avait des larmes pleins les yeux et même Marshall avait perdu son sourire. - Ce qui est troublant, dit Jack en reprenant après avoir un peu toussé, c’est que cela cadre parfaitement. Cette prophétie prend une tournure très gênante. Cela se termine sur le fait que l’Unique a plusieurs solutions pour parvenir à transmettre l’oeuvre. L’une de ses solutions est un enfant. Evidemment. Sydney détestait la tournure que prenait la conversation. - Attendez, attendez, dit-elle. Un enfant, mais en qui cet enfant aurait-il un moyen quelconque de transmettre l’œuvre de Rambaldi ? - Nous ne savons pas mais Rambaldi avait une obsesssion. Il s’en explique d’ailleurs. Il n’avait pas eu de descendance lui même. L’envie de demeurer immortel dans le souvenir des hommes était très forte chez lui et il avait besoin de successeur pour cela. L’idéal aurait été un descendant mais pour des raisons que nous connaissons mal, il n’a pas eu ce descendant. Il se pensait stérile en fait. Une grande partie de sa vie a été de transmettre son travail, de protéger les hommes futurs de la prophétie et il a eu l’idée de réunir les deux. L’Unique. Elle fera tout. Il n’est pas très facile de savoir ce qu’il pense de cet enfant mais il y croyait. - Mais comment ce texte a t-il pu être dissimulé ainsi ? - Il a été en France durant de longs siècles. On en a des traces sous la révolution, murmura Sloane, le visage enfin relevé et l’œil éclairé d’une lueur sombre. Il a appartenu à des gens qui sont morts de façon violente et inattendue. On disait qu’il portait malheur. Il a disparu puis réapparu ainsi plusieurs fois. La dernière c’était durant la seconde guerre mondiale en Normandie. - Comment sait-on tout cela ? demanda Sydney d’une voix blanche. - Je connais très bien moi même Rambaldi et tout ce qui le concerne. J’ai entendu parler de tout cela sans pouvoir démêler le vrai du faux, la réalité de la légende. Je doutais de ces textes et j’avais mes propres marottes, ajouta t-il avec une certaine tristesse. J’ai eu un coup au coeur en apercevant ce texte. Nous avons déchiffré cela tout le dimanche jusqu’à ce matin avec Marshall. C’est encore flou mais je connais ce texte et je suis sûr à 90% de sa véracité et de son authenticité. De toute façon , Grainger a eu tout à fait le temps de vérifier tout cela. Un profond silence plana. Les révélations devenaient chaque jour plus inquiétante et le puzzle prenait forme. Grainger avait eu entre les mains ce document et avait dû retrouver à qui il appartenait. Sydney demanda de nouveau : - Grainger et madame Grainger… ? - Oui, nous le pensons, reprit doucement Jack. Grainger a remis la main sur ce document il y a sans doute un moment . Il appartenait alors à la famille de son épouse actuelle. Sydney jeta un coup d’œil à Vaughn dont les yeux cernés semblaient d’une fixité inquiétante. - Il a alors pensé , pour une raison ou pour une autre qu’il avait un rôle particulier dans cette prophétie. Il est stérile, comme Rambaldi… ça a peut être suffit. Il a alors mis la main sur la femme qui avait eu ce document dans sa famille et sur son fils …miraculeux pour un homme qui ne pouvait avoir d’enfant…comme Rambaldi….et il s’est convaincu que cet enfant, il l’engendrerait lui même ou que son fils adoptif pourrait le faire. Je crois qu’il est encore plus convaincu de tout cela aujourd’hui. - Oh mon dieu…dit simplement Vaughn. Sydney eut envie de dire la même chose. Elle lança pourtant : - Et le bébé ? que pense t-il du bébé ? veut-il lui faire du mal ? - Non, je ne pense pas, dit calmement Jack. Pour lui c’est un être précieux. Il attend. Nous n’avons aucune idée de ce qu’il veut faire. - S’en emparer ? demanda Sydney la voix pleine de larmes. Le silence seul lui répondit. C’était évident. Jack ajouta : - Le bébé n’est pas encore là et il ne fera rien qui peut mettre sa vie en danger. Ce bébé est important à ses yeux. Par contre, nous ne savons pas quel délire il a élaboré autour de cet enfant. - Il sait son sexe ? - Il s’en moque. Rambaldi a de toute façon dit que les femmes malgré leurs agitations et leurs folies sont les meilleures gardiennes du monde. Marshall gloussa et ajouta : - Il est malin, ce vieux… Tout le monde le regarda avec reproche et Sydney se demanda si elle allait se laisser aller au rire nerveux qui était sur le point de la secouer. Elle sentit la main de Vaughn se poser sur son genou dans un geste très familier, très habituel, tellement banal même qu’elle ne le remarqua pas au début. Puis elle se souvint que Vaughn ne la touchait plus qu’occasionnellement. Et jamais intimement. Elle regarda cette main simplement posée dans un geste d’apaisement et cela lui fit un bien fou. Elle n’était pas rassurée pour le bébé mais elle se sentit moins seule. Elle s’empara de la main et la serra avec la sienne. Leurs doigts s’entrelacèrent. Callie parfaitement silencieuse et les yeux presque écarquillés jusqu’à cet instant finit par dire : - Mais l’agent Vaughn est le père de l’enfant…pourtant on l’a enlevé, libéré, pourquoi ? La question souvent posée et toujours sans réponse revenait. Sloane dit doucement : - Ce n’est qu’une hypothèse mais pour moi, Vaughn est celui qui doit amener l’enfant à Grainger. Sydney sentit la main de Vaughn écraser ses doigts avant qu’il ne jaillisse littéralement de son siège et dise d’une voix furieuse en direction de Sloane : - Jamais, vous entendez ? jamais, je ne ferai de mal à cet enfant. J’ai voulu ce bébé, je le veux plus que jamais. Je veux faire ma vie avec sa mère et lui. Alors, cet homme qui ne m’est rien ne pourra jamais rien obtenir de moi. Sloane le regarda. Il avait les mains devant son visage, les doigts appuyés les uns contre les autres. Il dit sans s’émouvoir d’une voix glaciale : - Mais vous avez déjà fait beaucoup, agent Vaughn. Que dis-je ? tout, absolument tout. Il a voulu un fils, il vous a eu. Il a voulu un espion, vous avez espionné. Il a voulu un descendant, vous allez être père et lui grand père. Sydney fut saisi par la cruauté des propos. Elle dit à Sloane d’une voix rendue tremblante par la colère : - Vous êtes ignoble. Sloane eut de nouveau une petite lueur froide dans le regard et reprit : - Le problème n’est pas que je sois aimable ou que je ménage qui que ce soit, c’est de savoir ce qu’on fait maintenant. Et on ne peut pas négliger que Grainger vous a délibérément fait entrer chez lui, a parfaitement joué son rôle, a même laissé traîner des documents d’une telle importance devant vos yeux. Il sait que nous voulons savoir et il nous dit qu’il a un plan . - Vous croyez ? demanda Sydney. - Je ne crois pas au hasard ni au fait que cet homme ne sache pas très bien où il va. Il n’aurait commis aucune erreur. Il a parfaitement compris ce que vous veniez faire et il nous lance un défi. Jack regarda Sydney et vit dans ses yeux qu’il pensait la même chose . Elle ne dit plus rien. Sloane reprenait dans la même position détendue : - Il faut évidemment lui couper l’herbe sous le pied. Il faut relever le défi…. - Ce n’est pas une histoire personnelle, Arvin…dit doucement Jack. - Bien sûr que non…Enfin, nous sommes tous personnellement touchés mais je n’en fais pas un problème lié à moi. - Il vaut mieux, ajouta Jack. Alors ? - Il faut en savoir encore plus sur lui. Pour ça, nous avons la charmante Sophie, dit ironiquement Sloane. Elle en sait long. Elle a travaillé avec lui et a continué après que Vaughn a quitté son service. Qui sait si elle n’a pas continué à travailler sur cette affaire ou sur Vaughn…Je ne suis pas sûr qu’elle nous ait tout dit. Jack, tu vas l’interroger…Elle se croit tirer d’affaire…Sydney tu vas te retirer de tout cela,c’est mieux… - Je ne vais pas aller me cacher.. - Non je ne pense vraiment pas qu’il y ait de risque. Hormis au moment de l’accouchement. De toute façon, tu es sous surveillance légère, nous allons la renforcer. Comme tu es chez ton père, tu ne risques pas grand chose… Vaughn crut qu’il allait encore s’étouffer de colère mais se contint. La petite Callie ouvrait de grands yeux et l’agaçait avec ses yeux avides et curieux. Cette affaire était bien trop intime pour être discutée dans une salle de briefing devant des agents éloignés. Sydney soupirait. L’idée lui déplaisait mais il fallait être raisonnable. Sloane poursuivait : - Nous allons aussi mettre Grainger et ses entreprises partout dans le monde sous surveillance. Des analystes passent déjà tout au crible depuis un moment. Il est évident qu’il utilise des ressources extérieures. Il faut qu’on en sache plus. Apparemment, il doit rencontrer dans un moment un homme que j’ai bien connu qui est très doué pour préparer des coups , un certain Martino Garcia. C’est un cubain. Il a trempé dans tas d’affaires louches et n’a normalement rien à faire avec monsieur Grainger. Il va falloir aller fouiller par là. Cette rencontre doit se faire dans deux jours à l’occasion de l’inauguration des nouveaux bureaux de la société à Londres. Nous allons envoyer une équipe et nous devrions en savoir plus. - Qui part ? demanda Callie pleine d’espoir. - Vous partez Callie. Vaughn va devenir votre mentor pendant quelques temps… - Quoi ? demanda Sydney. - Nous sommes tombés d’accord pour que tu te reposes. Après l’accouchement tu reviendras mais là te faire traverser la planète trois fois dans la semaine est déraisonnable. Il lui parlait comme si elle était une petite fille et Sydney réprima un geste de colère. Jack reprit doucement : - Je suis d’accord. Vaughn a de plus l’habitude de procéder comme ça. Ca ira. - Je ne doute pas de ses capacités mais rester ici sans rien faire… - On te tiendra au courant. - Un nouveau coépéquipier sera avec nous bientôt, Callie. Il arrive trop tard pour cette affaire mais nous verrons. - Qui est-ce ? - Thomas Collingwood, répondit Sloane. Je vais le faire entrer . J’ai préféré qu’il soit mis au courant peu à peu de cette affaire. Callie vous vous en occuperez. Avant de partir et après,précisa Sloane. Tout le monde se leva pour se retirer. Sydney avait l’impression d’avoir passer une journée entière à faire du sport. Elle était épuisée et avait mal partout. Il n’était que 11 heures mais elle avait sommeil. Sloane devait avoir raison, elle ne pouvait plus assurer sur le terrain. Cela la déprima. Elle ne se souvenait plus la dernière fois où elle avait été aussi faible. Son père lui toucha gentiment l’épaule en passant. Elle apprécia le geste et marcha lentement vers l’ascenseur, croisant un jeune homme brun , charmant. Elle se retourna et vit Sloane le présenter à Callie. Voilà, le fameux, Thomas…Vaughn regardait aussi, un sourire ironique aux lèvres : - On doit vieillir…la relève arrive… - Peut être. Je me sens vieille pour tout te dire, vieille, grosse, fatiguée, laide… - Je vois au moins une chose fausse là dedans… - Ah oui, laquelle ? - Tu n’es pas grosse. Elle sourit. Par moment, elle retrouvait la complicité. C’était bien. - Tu veux boire un verre ? Elle releva la tête vivement. - Oui, pourquoi pas ? - Et bien allons-y. Tu pourras peut être me dire devant un bon jus de fruit où est passée ta bague de fiançailles. Elle ne s’y attendait pas. Elle le regarda, violemment ramenée sur terre. - Tu le demandes ? - Et bien oui. - Je l’ai jetée, dit-elle agressivement. - Dans l’océan ? à la poubelle ? dans un sac ? Elle ne répondit pas. - Tu ne l’as pas jetée. Ce n’était pas une question, il affirmait. - Bien sûr que non. Je te la rendrai. - Je veux que tu la gardes. - Il n’y aura pas de mariage. - Peut être. Peut être pas. - Moi je sais. - Moi je ne sais plus rien alors pas ça non plus. - Tu ne sais plus rien ? - En fait si…quelques trucs élémentaires…ce qui me fait vivre encore…je t’aime, j’aime le bébé, jamais je ne vous ferai de mal malgré tous les Grainger de la terre et leurs idées tordues. Il avait parlé avec un ton désespéré qui révélait son émotion. Elle ne put s’empêcher de le laisser la prendre dans ses bras. Elle s’y blottit, le nez dans son cou comme avant, à respirer son odeur comme le marin qui retrouve les senteurs de la terre après une longue traversée. |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
scg tu me tueras tu sais un jour...c'est magnifique ce que tu ecris...j'adore ton style..merci beaucoup pour toutes ces amotions...mais jen veux ENCORE!!! | |||
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| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Tu lis dnas mes pensées scg, je commencais à vraiment me languire et POUF tu poste le chapitre 11 et je ne suis absolument pas déçue mais déjà en manque | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| sydney..alias lody Messages postés : 627 agent simple |
heu moi aussi je suis en manque!d'habitude j'en lis plusieurs d'affiler pour ne pas sentir ce manque mais la c'est trop tard! je suis en manque:!!!!!! | |||
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| lolo38 Messages postés : 495 agent d information |
Ouai Lody là tu es mal barré! Moi d'habitude j'attends quelques jours avant de les lire comme ça j'ai l'impression d'attendre moins longtemps entre deux chapitres | |||
| http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg I MISS VAUGHN! SVS POWAAAAAAAAAA Do you feel at home baby? Yeah we feel at home! |
| nininie Messages postés : 1206 agent double |
scg, en plus de mes félicitations, tu as en prime mes remerciements. C'est tout simplement extraordinaire, et j'attends la suite avec impatience. Tu as un talent d'écrivain formidable, et tout à fait dans la veine de la série. Alors que demander de plus à part la suite? Et vite! | |||
| Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt. - James Barrie, Peter Pan Lead me not into temptation, I can find it myself. |
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