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forum Index du forum forumFanfic forumImmortel ( fic saison 5- SPOILERS)

Auteur : Sujet: Immortel ( fic saison 5- SPOILERS)  Bas
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 25/07/2005 23:51:33
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La saison 5 m'inspire aussi ...au point que j'en ai commencé une!
Alors attention c'est pleins de spoilers ou d'idées loufoques.

Chap 1


Le soleil tapait durement sur la plage maintenant et Sydney sentait le sable glisser entre ses orteils, délicieusement chaud et doux.
Elle jeta un coup d’œil à l’assistance. Tout semblait se passer au mieux.
Les longues tables nappées de blanc, sous les frondaisons des arbres un peu en retrait de la plage, croulaient sous les mets, coupes de fruits, fontaines de champagne, et petits fours de toute sorte.
Elle aperçut Weiss, un peu seul, contre un arbre, les yeux dans le vague et qui ne se remettait pas de la maladie de Nadia. Elle détourna les yeux, gênée. Son propre bonheur s’accommodait mal de la douleur des autres et égoïstement elle ne voulait pas gâcher cet instant.
Elle irait voir Weiss mais pas tout de suite.
Elle regarda un peu plus loin Marshall qui tenait contre lui son petit garçon. Carrie les couvait des yeux tous les deux. Ils avaient l’air bien et serein. Ils avaient été très gentils tout à l’heure la mettant au bord des larmes. Marshall avait bredouillé de sa manière inimitable qu’il avait rêvé de cela depuis longtemps. Que deux amis s’unissent était pour lui, une nouvelle merveilleuse.
Son émotion monta encore lorsqu’elle aperçut son père qui buvait un verre de champagne, très élégant dans son costume sombre. Il était seul lui aussi mais il était bien comme ça, elle le savait. Il assistait à cette cérémonie pour elle. Il n’aimait pas les moments solennels et encore moins ceux qui l’impliquaient affectivement. Il avait gardé son visage sombre et fermé depuis le début du mariage mais elle sentait son émotion et son approbation par sa seule présence et par de petits gestes insignifiants apparemment : une main posée dans son dos pour la guider à sa place tout à l’heure, un verre tendu après alors que la gorge serrée, elle contemplait son alliance.
Son alliance, son mari…
C’était plus dur qu’elle ne le pensait, soupira t-elle presque en souriant. Elle avait craint ces moments, elle avait eu peur qu’ils n’arrivent jamais, il y avait eu tant d’obstacles et elle s’apprêtait à changer de vie. Rien ne changeait vraiment, Vaughn était dans sa vie depuis si longtemps mais tout serait différent pourtant.
Et c’était un peu trop pour elle de prendre du recul. Elle avait envie de crier de joie et de pleurer en même temps, état d’esprit qui ne lui,ressemblait pas du tout et qui la rendait très vulnérable.
Elle chercha Vaughn dans l’assistance. Elle balaya les invités du regard. Tout était paisible et conforme à ce qu’elle avait rêvé alors pourquoi ce début d’inquiétude ?
Elle essaya de se détendre un peu et fouilla encore une fois la plage des yeux. Elle sourit nerveusement. Le mariage rendait-il anxieux et possessif ?
Vaughn devait surveiller le déroulement des préparatifs pour la suite des festivités ou alors avait décidé de s’éloigner un peu ou encore il avait eu une affaire à régler. Il n’y avait rien de bien étonnant à sa disparition. Il avait glissé derrière elle tout à l’heure ( quand déjà ?) et avait déposé un baiser dans son cou avant de s’éloigner. Mais avait-il dit quelque chose ? Elle ne se souvenait plus très bien.
Elle s’agita un peu, ses pieds trouvant le contact du sol brûlant soudain bien désagréable.
Elle avait envie de le voir, de lui demander où il était mais aussi qui il était…
Syd avait soudain l’impression qu’elle ne sentait pas très bien, sa tête résonnait douloureusement et quand elle aperçut soudain une ombre sur sa droite, elle se tourna avec soulagement. Elle avait à peine entrevu un éclair blond dans la chevelure de la personne.

- Vaughn…dit-elle avant de pousser un petit cri et de se rejeter en arrière.

Elle avait Sark face à elle. Mais que faisait-il là, les lunettes posées sur le nez et ses lèvres fines vaguement étirées dans ce qui lui servait de sourire.

- Non, ce n’est que moi, Sydney…
- Mais que fais-tu là ? va t-en…
- Impossible, répondit-il énigmatiquement.

Il la regarda et son sourire s’élargit quand il demanda :

- La plage me semble indissociablement liée à toi. Mais je la vois surtout comme le lieu de ton dernier repos…C’est sur une plage qu’on a cru faire tes funérailles, quelle curieuse idée d’y revenir pour te marier, non ?

Sydney le regarda, pleine de révulsion mais incapable de répliquer. Elle avait beau tenter de la faire, elle n’y parvenait pas. ses idées se perdaient sous son crâne.
Elle était dans un véritable cauchemar.


Sydney était étendue lui semblait-il. Elle n’en était pas très sûre parce qu’elle avait la sensation désarmante et un peu amusante de ne pas avoir de limites à son corps. La partie d’elle même qui continuait à raisonner correctement lui disait qu’il s’agissait sans doute de l’effet de puissants médicaments mais elle avait trop mal à la tête pour se concentrer sur des choses aussi futiles.
Elle lutta pour ouvrir un œil ce qui lui fit terriblement mal et découvrit, penchée sur elle, un sourire aimable et accueillant, une jeune femme tout de blanc vêtu. Celle -ci d’une douce et apaisante voix dit:

- Bonjour, je m’appelle Amy. Comment vous sentez-vous, Sydney ?

Sydney la regarda du mieux qu’elle le put puisqu’il lui semblait que seul son œil gauche répondait et tira plusieurs conclusions : Amy était très jolie et très professionnelle, elle connaissait son nom ce qui laissait supposer qu’il s’agissait d’un hôpital militaire ou de la CIA, qu’elle était blessée et salement apparemment. Elle chercha quelques secondes ce qui pouvait l’avoir amené là mais sa tête était si douloureuse qu’elle renonça à tout effort intellectuel superflu se contentant de gérer comme elle le pouvait cet agaçant problème de repère corporel.
Amy la regardait attendant visiblement une réponse. Sydney la trouva soudain bien stupide :

- Vous devez bien le savoir puisque vous m’avez examinée. Je me sens mal, très mal et je ne sais pas ce qui m’est arrivée…
- Du calme, fit Amy avec la même gentillesse mais plus d’autorité en plaquant ses mains sur ses épaules pour l’empêcher de se relever.

Un petit signal de danger s’alluma dans la tête surchauffée de Sydney. Les réflexes acquis à l’entraînement ressurgissaient déjà. Un agent ne se laisse pas plaquer sur le dos et sans défense sans avoir une réaction de rébellion. Elle se contrôla toutefois. Elle demanda alors consciente de la banalité de la question :

- Où suis-je ?
- Hôpital de Santa Barbara, service de traumatologie.

Sydney entendit Santa Barbara avec une pointe d’inquiétude. Il y avait quelque chose d’anormal avec ce nom. Mais une autre idée prima :

- Je suis là depuis longtemps ? Le…protocole est-il en application ?

Elle surveilla du mieux qu’elle put la réaction d’Amy. Il valait mieux qu’elle comprenne vite ce que la jeune infirmière savait. Celle-ci reprit avec sérieux et sans la moindre surprise :

- Vous êtes là depuis 48 heures et oui, le protocole est en place. C’est à dire que votre nom n’apparaît pas sur la liste des patients et que votre chambre est isolée des autres. C’est une simple précaution puisque vous n’étiez pas en mission mais les…circonstances de l’accident ont fait que…
- L’accident ?
- Oui, vous avez eu un accident de voiture.

Amy la regarda sans ciller attendant visiblement d’elle une réaction ce qui la perturba beaucoup. Elle se souvenait d’un choc effroyable mais pas vraiment des circonstances exactes.

- Je conduisais ?
- Oui.

La réponse avait fusé avec vivacité et conviction. Pas de quoi se poser des questions mais Sydney regarda Amy avec attention. Celle-ci reprit alors :

- Je vais appeler le docteur Rome . Il faut qu’il vous examine. Vos blessures étaient multiples mais sans gravité énorme. Vous avez reçu un choc à la tête et vous avez des côtes cassées à cause de la ceinture de sécurité en fait. Vous avez de multiples coupures et contusions et une entorse du genou. Mais rien de bien grave étant donné l’état de votre voiture.

La remarque d’Amy la ramena à des questions sans réponse même si elle sentait qu’un peu de repos lui permettrait de retrouver ses esprits. Quelle voiture ? où allait-elle ?

Amy, très efficace, s’escrimait sur sa perfusion. Sydney demanda :

- Qu’est-ce que vous faites ?
- Je vous donne un peu plus de sédatif , vous souffrez.

Sydney allait lui répliquer qu’elle n’avait rien demandé  ni n’avait exprimé de douleur mais déjà l’analgésique faisait son effet et elle n’eut pas la force de parler ni même de se concentrer et elle tourna simplement la tête vers la fenêtre espérant qu’elle ne referait pas de cauchemar.

Amy s’esquiva de la chambre avec rapidité en soufflant de soulagement. On lui avait demandé de ne pas trop en dire. Les nouvelles était si mauvaises et si nombreuses qu’il valait mieux ne lâcher que le minimum et puis la CIA voulait l’interroger avant tout le monde. Une enquête avait déjà commencé.

Jack poussa la porte du bureau de Sloane à l’APO avec violence.
Il était blanc. C’était la colère, l’angoisse et la retenue qu’il s’imposait qui en était responsable.
Sloane leva la tête, pâle lui aussi mais visiblement très calme :

- Jack ?
- Des nouvelles ?
- Santa Barbara vient d’appeler. Sydney a repris connaissance après la diminution des sédatifs mais elle pose déjà des questions. Ils n’ont rien dit. Ils veulent savoir si on s’en occupe et ce qui doit lui être dit.
- Evidemment on s’en occupe ! Je file là bas et…
- Bien sûr, nous allons y aller mais il y a beaucoup de choses à prendre en considération et…
- Lesquelles ? Je me fiche des procédures de la CIA de leurs enquêtes. Nous la mènerons nous mêmes.
- Bien sûr mais il faut savoir avec précision ce qu’on dit à Sydney. Nous ne savons pas ce qu’elle sait ni ce qu’elle a vu. Ce que nous devons faire avant de la voir c’est réunir nos propres constations. C’est pour cela que je te propose une rencontre avec Marshall. Il a collecté tout ce qu’on retrouvé sur place.

Jack fit un léger signe de tête pour approuver les paroles de Sloane. Il devait garder son sang froid surtout. Il emboîta le pas à Sloane qui se dirigeait vers la salle de réunion. Marshall, Weiss et Carrie étaient là. Ce n’était que les vestiges de l’équipe qu’ils avaient constituée. Nadia était à l’hôpital victime d’une intoxication pour laquelle on avait aucun remède pour le moment et qui permettait juste de la maintenir dans un bienheureux oubli. Si la situation n’était pas désespérée, elle était inquiétante et déprimante. Sloane cherchait sans relâche des médecins compétents mais il y avait encore peu d’espoir. Weiss en était profondément affecté. Il était seul,assis entre deux sièges vides comme s’il avait décidé de laisser la place des absents. Carrie était revenue pour pallier au manque d’effectifs et parce qu’elle avait de redoutables compétences pour faire des recherches. Marshall, le regard malheureux compulsait des notes et son ordinateur portable, prêt à montrer des images.
Jack s’assit un peu lourdement et croisa les mains devant lui. Marshall commença sur un signe de Sloane :

- Et bien ….voilà… Il y a deux jours à 10 heures 48 minutes sur la route de Santa Barbara à 5, 2 kilomètres de la ville, la voiture des agents Vaughn et Bristow a été percutée par un autre véhicule. Nous n’avons pas de témoin de l’accident et là où se situe ce lieu, il n’y a pas de caméra ni d’habitations. Tous les appels que nous avons lancés pour obtenir des témoins ont échoué à ce jour. Il semble bien qu’il n’y en ait pas du tout.

Plus il parlait , plus son débit devenait lent et triste. Il reprit, un peu plus dynamique :

- Nous avons par contre retrouvé des traces de l’impact et notamment des débris du pare boue et de la grille de radiateur du véhicule en question.

Une image apparut du dernier modèle d’un puissant 4*4. Marshall reprit :

- Les débris ne permettent pas d’aller plus loin et ces véhicules sont très nombreux dans toute la Californie surtout de cette couleur. A priori, l’accident a été préparé. La voiture a surgi d’un chemin latéral sur la gauche de la voiture de Vaughn et Syd. Des traces de pneu ont été retrouvés dans le chemin. Je vous arrête, il n’y a rien à chercher non plus de ce côté ! La question est de savoir qui savait que Vaughn et Syd passeraient par là et à ce moment précis ?

- La moitié de la CIA et sans doute aussi une grande partie de la population de Los Angeles, répondit Weiss avec amertume. Vaughn criait sur tous les toits qu’il allait épouser Sydney, où et quand.

Le silence se fit face à cette juste remarque cruelle parce qu’elle rappelait bien d’autres souvenirs. Sloane reprit après avoir toussoté un peu :

- Nous ne pourrons donc pas en déduire grand chose mais nous avons des d’autres éléments. Une autre voiture identique au précédent les a rejoint sur les lieux de l’accident. C’est sans doute ce véhicule qui pris Vaughn et abandonné Syd. Et là se pose la deuxième question, qui pouvait vouloir empêcher ce mariage avec tant de force ?
- Un maîtresse jalouse ? lâcha cyniquement Weiss dont le malaise était si évident que personne n’osa lui demander de se taire.

Sloane reprit sans se formaliser :

- La question est plutôt de savoir pourquoi Vaughn a t-il disparu ?
- Ca c’est évident ! Il a été enlevé, reprit Weiss, vindicatif.
- Sans doute , reprit la voix doucereuse de Sloane, mais pourquoi ne pas le tuer, pourquoi l’enlever ? pourquoi laisser Sydney ? Ca n’a pas de sens.
- Vous en voyez un visiblement, dit Weiss avec la voix tendue.
- Pas du tout, je m’interroge. Nous sommes devant tellement de questions…

Weiss le fusilla du regard et reprit avec colère :

- Quelle idée avez-vous derrière la tête ? dites-le nous pour que nous puissions savoir ce qu’il faut faire !

Sloane hésita et dit doucement :

- Weiss, vous serez plus utile si vous vous calmez. Une chose m’interroge. Qu’ont voulu les gens qui ont fait ça ? les tuer ? ils avaient le temps de finir le travail sur place. Les enlever ? et bien seul Vaughn les intéressait alors ? Ce qui sous-entend que Vaughn avait des ennuis ou au moins des relations que nous ne lui connaissions pas.

Weiss serrait les poings blanc de rage et tous les autres avaient piqué du nez sur leurs papiers.
Il les regarda avec encore plus de colère :

- Vous pensez comme lui ? C’est pas vrai…

Il se leva en repoussant sa chaise avec violence. La voix de Sloane claqua sèchement :

- Asseyez-vous Weiss, nous avons besoin de vous. Vous le connaissez bien, il faudra nous renseigner sur lui.
- Vous êtes fou ? Je ne sais rien que vous ne sachiez pas. Et puis, il avait Syd dans sa vie maintenant et moi j’avais Nadia…Nous ne parlions plus comme avant.

Il avait parlé avec de la douleur dans la voix et il soupira avant de se rasseoir.
Sloane reprit :

- Bon, maintenant, il faut que nous menions cette enquête, que nous continuions notre travail de cellule secrète de la CIA sinon notre existence sera menacée et que nous trouvions un moyen de sauver Nadia. La tâche est considérable et nous sommes bien peu nombreux maintenant pour ce travail. Je pensais demander des renforts.

Les visages se fermèrent. Personne n’avait envie de reconnaître qu’il manquerait des membres dans leur rang et cela pour peut être longtemps.

- Il faut aussi aller voir Sydney et l’informer de la situation. Elle n’est pas grièvement blessée mais bien secouée. La nouvelle sera pénible surtout dans son intégralité. Peut être a t-elle d’ailleurs des choses à nous apprendre.

Jack qui était resté parfaitement silencieux prit alors la parole :

- Personne ne nous a contacté pour Vaughn ?
- Non, personne. Ce n’est d’ailleurs pas très rassurant.
- Il pourrait être parti seul ?
- J’en doute, répondit Sloane, la voix sinistre. Il a dû être blessé gravement. Le choc a explosé la place du conducteur.

Weiss se passa la main sur le visage. Il avait l’air sur le point d’être malade.


Sydney se réveilla de nouveau dans sa chambre. Son œil droit s’ouvrait difficilement . Tout le côté droit de son visage n’était qu’une vaste contusion. Elle se livra de nouveau à une inspection minutieuse de son corps et releva tous les points douloureux. Amy n’avait pas menti. Elle avait très mal en respirant et son genou droit était dans une atèle serrée.
Cela était plutôt bon signe. On ne lui cachait rien d’essentiel.
Elle se laissa aller sur son oreiller, déjà fatiguée. Elle avait mille idées qui tournaient dans sa tête et toujours autant de mal à se concentrer. Il fallait qu’ils arrêtent de la sédater.
Elle fit un effort pour essayer de classer ces idées. Il y avait cette sensation de chaleur et de sable sur ses pieds…Elle se souvint alors du mariage et alors qu’elle souriait à ce souvenir, son cœur manqua un battement : Vaughn…

Elle essaya alors de se redresser avec force dans son lit, pressée de voir quelqu’un, prête à hurler. Elle avait du mal à mettre les idées dans l’ordre mais elle savait que quelque chose de terrible était arrivé maintenant. Le geste lui fit terriblement mal. Elle porta la main à son côté gauche. Avec maladresse, elle tira sur la chemise d’hôpital coincée sous elle fébrilement. Après une lutte qui l’a mis en sueur, elle réussit à soulever la chemise et découvrit ce qu’elle soupçonnait : une longue traînée bleutée sur son torse et son ventre. La ceinture de sécurité…mais pas celle du conducteur…celle du passager qui avait dessiné une diagonale de droite à gauche.
Elle retomba sur l’oreiller, les yeux élargis. Tout revenait : le mariage n’avait jamais eu lieu, jamais…mais Vaughn était sur le point de lui dire des choses capitales avant cet accident qui était d’ailleurs arrivé à un point si bien trouvé que c’en était suspect. Il lui disait qu’il ne s’appelait pas Vaughn…Et là, elle ne savait même pas s’il était vivant ou mort. Elle se surprit à prier : Mon dieu, quoi qu’il ait fait, faîtes qu’il soit toujours en vie…faîtes qu’il soit toujours en vie…
Les larmes coulaient sur ses joues quand la porte s’ouvrit sur un homme grand et svelte d’une cinquantaine d’année, au visage souriant et bronzé.

- Bonjour, mademoiselle Bristow, Docteur Rome, je suis content que vous soyez éveillée…Mais que se passe t-il ? vous avez mal…

De peur qu’il cherche à l’endormir de nouveau, elle cria :

- Non !

Il la regarda médusé et dit en souriant légèrement :

- Ca va, ça va… je vais éviter de poser des questions idiotes, ok ? On m’avait dit que vous étiez…

Sydney n’avait pas envie de savoir ce qu’on pensait d’elle et qui lui avait parlé d’elle. Elle demanda fébrilement :

- Mon compagnon dans la voiture… Comment va t-il ?

Rome pâlit sous son bronzage et Sydney eut soudain très peur. Elle ne se souvenait que du bruit des tôles froissées, un bruit si horrible…

- Répondez-moi où je vous jure que je me sors de là et je vous mets à ma place !

Il la regarda de plus en plus étonné.

- Ecoutez, je ne sais pas grand chose non plus. La seule chose que je peux vous dire c’est que vous avez été la seule à être trouvée sur place.

Sydney ne s’attendait pas à cela. Elle avait déjà envisagé que Vaughn soit grièvement blessé et même pire mais pas ça, pas l’incertitude.
Elle gémit :

- Mais comment cela ? que moi ? mais il était avec moi dans la voiture…
- Vous avez été la seule à être trouvée sur place. Je n’en sais pas plus, dit le médecin avec une note implorante dans la voix.

Elle le crut. Elle se demanda soudain si elle avait raison de demander des nouvelles de Vaughn, d’attirer l’attention sur lui. Confusément, elle se dit qu’elle aurait dû être discrète.
Elle essaya de se composer un visage et dit :

- Il y a forcément une explication.

Rome la regarda avec un respect mêlé de crainte qui était assez amusant mais elle n’avait pas le goût de rire.
- Je suis désolé, dit-il à tout hasard.
- Il y a une explication, répéta t-elle avec conviction.
- Oui, bien sûr. Votre père va venir, dit-il visiblement satisfait de revenir sur un terrain plus facile pour lui.

Elle ne releva pas. Elle essayait de trouver des explications rationnelles dans tout ça et de ne pas juger.
Quand Jack entra une heure plus tard dans la chambre, elle était toujours étendue les yeux au plafond, songeuse.
Il s’assit près d’elle et serra sa main avec force. Il avait peur de lui faire mal en la serrant dans ses bras. Elle le regarda, le visage triste mais calme :

- Des nouvelles de Vaughn ? demanda t-elle.

Il secoua juste négativement la tête mais il vit bien qu’elle n’était pas surprise. Il ne sut pas interpréter cela.
Il resta simplement vers elle. Il n’avait pas le cœur de lui poser des questions ni de lui dire qu’ils avaient eu des nouvelles de la mère de Vaughn.

 Elektra
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 Elektra
  Posté le 26/07/2005 01:16:52
Send a private message to Elektra
Oh, dit c'est beaucoup trop bien cette histoire !!! J'en ai presque pleuré ... hihi j'adore le "De peur qu’il cherche à l’endormir de nouveau, elle cria :

- Non !" Mouhahaha, allez j'attends avec forte impatiente la suite de ton histoire !!! Continue c'est génial

http://img246.imageshack.us/img246/8742/bannirecool6pr.jpg

ALIAS [aljas] adv.: Autrement appelé (de tel ou tel nom).
 choupi
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 choupi
  Posté le 26/07/2005 01:38:06
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Va s'y scg tu nous prépare quoi?!! Franchement c'est toujours aussi top!

J'adooooooooooooore ton style et poste nous vite la suiiiiiiiiiiiiteeeeeeeeeeee!!

http://monsite.wanadoo.fr/aliaschoupi/images/2-picture3.gif?0.09069074638639618
Le coeur a ses raisons que la raison ignore.

Admiratrice de sarkounette, de chou fleur et bien évidemment de mon unique ptite patate!
Je vous aime les filles!!
 spydinette
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 spydinette
  Posté le 26/07/2005 08:28:00
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Superbe (mais venant de toi, y'a rien d'étonnant à ça, et notre problème à nous, ça va être d'inventer de nouveaux qualificatifs )
Il n'y a qu'un truc (ben oui, fallait quand même que je trouve quelque chose à redire): Ta Sydney, elle ne serait pas un peu myope, non? Confondre Vaughn avec Sark... tsskkk...

--Message edité par Spydinette le 2005-07-26 08:28:41--

http://aycu15.webshots.com/image/28414/2001187556516847847_rs.jpg

Saison 4 virtuelle
 lolo38
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 lolo38
  Posté le 26/07/2005 16:52:02
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Vite la suiteuuuuuuuuuuh! c'est cruel tellement que c'est bien!

Vraiment on s'y croirait, c'est comme toujours aussi bien écrit et juste en ayant lu le premier chapitre je peux dire que je risque de devenir accro a cette fic  

S'il te plait scg ne soit pas sadik, ne nous fait pas attendre une éternité ce serait beaucoup trop dur.

http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg
I MISS VAUGHN!
SVS POWAAAAAAAAAA
Do you feel at home baby? Yeah we feel at home!
 amazonqueen
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 agent double
 amazonqueen
  Posté le 27/07/2005 01:14:24
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Je suis fan mais ça, tu le sais déjà...

C'est impressionnant de réalisme, j'ai l'impression d'être devant ma télé et j'entend même leurs voix.

Une petite merveille en perspective cette fanfic !

http://www.hopeleslie.com/Avatar/Alias.gif
Truth takes time...
 sydney_47
 Messages postés : 780
 agent simple
 sydney_47
  Posté le 27/07/2005 07:23:21
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excellent début de fic SCG!!! je suis déja fan!!! tu écris tres bien !!  BVO!!!    
mais....heu.......a quand la ssuuiiitteeeuuhh!!!!!

 ~I've denied in my capacity to love
I'm willing to give up this fight
Been up at night drinking to drown  my sorrows down
But nothing seems to help me  since you've gone away~
 vaught38
 Messages postés : 120
 petit frère de Marshall
 vaught38
  Posté le 27/07/2005 19:36:15
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toujours aussi bien tes fic BRAVO!!!!

may the force be wtih you!!!!
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 28/07/2005 17:36:53
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Merci , merci!! comme vous êtes gentils voilà la suite! le mystère s'épaissit...

Chap 2 :


- Reprenons, mademoiselle Bristow.

Le dénommé Rocco Croccia, le joli cœur de service, le gentil , s’installa devant elle de l’autre côté du bureau. Sydney se redressa sur sa chaise pour la centième fois de la journée et attendit patiemment la question. Cela faisait des heures que ces hommes la questionnaient sur l’accident qui avait entraîné la disparition de l’agent Vaughn comme ils disaient tous. Elle savait que quelque chose était sous jacent et que cela allait sortir sous peu. Elle s’attendait à entendre des phrases désagréables. Elle avait travaillé bien trop longtemps comme agent infiltré pour laisser passer la moindre émotion ou le moindre mot compromettant mais aussi pour comprendre que tous les coups étaient permis. Elle attendait, essayant de taire sa propre angoisse et ses questions ainsi que la douleur qui irradiait de son torse meurtri. Elle était sortie de l’hôpital à peine un jour avant. Les deux idiots qui l’interrogeaient étaient arrivés, à peine sa porte refermée, et l’avait emmenée. Elle avait été étonnée. Qu’il y ait une enquête était normal mais que ça soit des éléments extérieurs à l’APO et que son père ne soit visiblement pas au courant, la troublait.
Il n’avait rien dit depuis son réveil à l’hôpital ; aucun commentaire ni question. Il avait attendu mais elle n’avait rien confié. Elle devait mettre de l’ordre dans ses idées mais elle n’en avait pas vraiment eu le temps.
L’agent Croccia jouait le séducteur latin, la boucle sur le front et l’œil suave. Mais elle le trouvait passablement agaçant depuis le temps qu’il paradait devant elle. Il était le gentil de service tandis que son collègue, Roy Zenger, jouait le méchant, tapant sur le bureau et prononçant des phrases courtes et cinglantes sans la regarder. Leur numéro était classique et elle se demandait à quoi servait ce cirque sinon à la tenir éloignée de l’APO. Ils ne s’attendaient tout de même pas qu’elle craque devant eux. Et puis la grande question était de savoir ce qu’ils la soupçonnaient de savoir. Elle avait peur de le comprendre.

- Vous ne portez plus votre bague de fiançailles, Mademoiselle Bristow ?

Elle fut surprise par la question. Tout tournait depuis le début autour de l’accident, son timing, ses souvenirs, ce qu’elle avait vu, dit et entendu juste avant, les menaces éventuelles qu’elle ou Vaughn aurait perçues. Mais, elle se doutait qu’on avançait enfin.

- Je n’ai pas eu le temps de la remettre depuis l’hôpital. Toutes mes affaires, dont mes bijoux, m’ont été prises. Elle est dans le petit sac plastic de l’hôpital dans ma poche de veste si vous voulez vérifier.
- J’aurais pensé que c’est ce que vous auriez remis aussitôt.
- Vous connaissez mal les femmes, Monsieur Croccia. J’ai déjà pensé à me maquiller parce qu’avec l’hématome que j’ai sur la joue, c’était plus que nécessaire.

Croccia lui sourit froidement, pas dupe de la réponse.

- Je vois. Donc vous allez la remettre ?
- C’est un problème pour vous, Monsieur Croccia que je la mette ou pas ?
- Pas du tout. Je voulais savoir si c’en était un pour vous.
- Non, je vais la remettre et dès que Vaughn sera là, j’y ajouterai son alliance.

Elle avait parlé avec conviction, les yeux dans les yeux de velours de son interlocuteur. Même si elle ne savait pas du tout si un mariage serait possible maintenant.
Croccia, le gentil, ajouta doucereusement :

- Vous le croyez en vie ? Il est possible qu’il soit mort.
- Il ne l’est pas.
- Intuition féminine ?
- Non. Intuition d’agent et puis aussi parce que je le connais et que je sais que je le retrouverai.

Elle avait de nouveau planté ses yeux dans les siens. Croccia parut moins sûr de lui soudain. Elle ajouta :

- Vous n’y comprenez rien, n’est-ce pas?
- Non.
- Alors n’essayez même pas.

Elle détourna ostensiblement la tête. Elle entendit Croccia changer de position et reprendre son souffle. Il relança :

- Donc, vous n’avez même pas vu le véhicule approcher de votre voiture, ou vous n’en avez aucun souvenir, vous ne vous rappelez pas ce qui s’est passé depuis votre départ de Los Angeles et vous vous êtes réveillée à l’hôpital dans cet état ?
- J’ai dû vous le dire dix fois.
- Un truc cloche, Mademoiselle Bristow.
- Quoi, Monsieur Croccia ?
- Votre fiancé a disparu donc il représentait un intérêt pour quelqu’un.
- Peut être. Nous sommes sur des affaires sensibles depuis longtemps. Il est possible…
- Ca, nous le savons. Ce qui est étrange, c’est que Monsieur Vaughn était un modèle d’agent. Aucun rapport oublié, très bien noté et que dans tous les dossiers qu’il a traité on ne voit rien qui justifie un enlèvement. De plus, nous n’avons aucun signe des ravisseurs.
- Cela ne veut rien dire. J’ai été enlevée moi aussi. Ceux qui me détenaient n’ont jamais rien dit.
- Mais vous aviez un intérêt frappant pour la prophétie.

Sydney laissa ces deux phrases pénétrer son cerveau. Elle sentait que Croccia involontairement avait prononcé quelque chose de très vrai. Il reprenait déjà :

- Monsieur Vaughn n’en a pas vraiment. Pas à notre connaissance.

Il la regarda. Elle le fixa en silence. Il reprit :

- Ou alors, il a délibérément décidé de partir.
- Curieuse façon de fuir le mariage, vous ne trouvez pas ? Il prenait un risque considérable, ironisa t-elle, brisée intérieurement par ce qu’elle disait.
- Je ne pensais pas à des hésitations avant un mariage. Et puis le risque n’était peut être pas si important. Tout est relatif. Le danger justifiait peut être cela. Quand on a beaucoup à cacher…
- Où voulez-vous en venir ? Allez au but parce que je ne supporte plus vos insinuations ! explosa t-elle soudain.
- Je veux juste dire que ce qui paraît le plus cohérent dans cette histoire c’est que l’agent Vaughn a organisé cet accident. Pour disparaître et faire croire à un enlèvement.
- Quelle raison aurait-il eu de faire cela ? répliqué Sydney, au supplice.

Elle entendait dans sa tête résonner les dernières phrases de Vaughn et entendre Croccia formuler ses doutes les plus intimes la brisait. Elle ne pensait pas que Vaughn avait voulu disparaître mais qu’il avait des choses à cacher, elle le savait maintenant.

- Je pense que vous connaissez ces raisons, dit Croccia très près d’elle. Elle sentit son souffle sur sa joue et se recula.

Il était loin de savoir la vérité . Elle était loin aussi de la connaître. Pour une fois, on pouvait la passer au détecteur de mensonges et la torturer, lui enlever toutes ses dents, elle ne savait rien et était en plein brouillard. C’était même drôle. Elle disait presque la vérité à Croccia. Elle ne mentait que par omission et encore, elle en savait si peu.
Elle attendait avec une impatience grandissante que ces deux-là, la libèrent et elle allait chercher Vaughn et …quoi ? A quoi cela servirait de le retrouver ? Pourrait-elle encore lui faire confiance ?
Elle sentit les larmes monter dans ses yeux. Vaughn avait prononcé un mot le jour où elle l’avait rencontré, un seul qui avait soudain attiré vraiment son attention. Il lui avait dit qu’il avait confiance en elle. Et elle avait eu alors confiance en lui. Tout simplement. Cela faisait longtemps maintenant et pendant toutes ces années, il n’avait pas été honnête avec elle ou pas complètement et ça, elle ne savait pas si elle pouvait lui pardonner. Mais elle ne le donnerait pas à des agents comme les deux qui la cuisinaient.
Croccia la regardait et elle refoula ses larmes. Il avait vu ses yeux briller mais elle ne s’inquiéta pas. Elle avait des tas de raisons de pleurer : elle était blessée, seule et fatiguée.
Il se releva et secoua la tête en signe de dépit.

- Vous commettez une grosse erreur. Si vous savez quelque chose et je suis sûr que c’est le cas, vous allez avoir du mal à vous en sortir et vous ne l’aiderez pas.

Il poursuivit encore pendant près d’une heure alternant les conseils d’ami et les phrases cruelles. Le trait le plus dur arriva à la fin :

- Connaissez-vous une certaine Christine Grainger ?
- Pas du tout.

Elle n’eut pas le temps de se poser des questions sur ce nom, il ajouta :

- Si je vous dis Christine Vaughn Grainger ?

Elle eut un moment de flottement.

- C’est….
- En effet, la mère de l’agent Vaughn. Vous ne connaissez pas votre future belle mère, c’est étonnant non ?
- Si Vaughn n’a pas voulu m’en parler c’est qu’il la voyait peu mais je connaissais son existence.

Même à ses oreilles ça ne paraissait pas très convaincant. Croccia sourit finement et elle eut envie de le frapper.


Elle sortit des locaux de la CIA en fin de soirée dans une atmosphère moite. Le soleil se couchait et elle ne se souvenait même plus où il était dans le ciel quand elle était entrer là.
Jack l’attendait devant sa voiture. Elle s’y attendait. Elle apprécia l’attention mais elle avait envie aussi d’être seule. Elle ne l’avait pas été depuis l’accident. On y avait veillé. Elle devait faire le point et faire l’inventaire des dégâts parce que si son corps commençait à cicatriser, elle avait le cœur et l’esprit comme un champ de bataille.
Elle s’avança vers Jack toutefois. Ils restèrent face à face un moment et Jack dit :

- Je suis désolée. J’ai cherché à empêcher ça mais Sloane a laissé faire. Il n’a pas confiance et il pense que la cellule n’a pas les moyens de faire cette enquête. Il veut du monde en plus.

Sydney sourit amèrement. Sloane n’avait pas confiance …

- Je vais rentrer chez moi. Je suis fatiguée.
- Je vais te conduire…
- Non, merci. Je préfère être seule.

Jack la regarda. Elle sentit son hésitation  mais il se résigna et elle lui en fut reconnaissante.
Elle regagna son appartement et ce ne fut qu’en fermant la porte qu’elle mesura à quel point elle était fatiguée et combien elle était endolorie. Elle prit un long bain brûlant en essayant de décrisper tous ses muscles qui semblaient vouloir lui signaler leur emplacement exact.
Elle y parvint imparfaitement mais sortit un peu ragaillardie.
Elle ramassa ses vêtements qu’elle avait simplement laissé glissé à terre et découvrit par terre le petit sac de l’hôpital qui contenait ses effets personnels. Il avait dû glisser de sa poche.
Elle l’ouvrit et trouva sa bague parmi ses quelques bijoux. Symboliquement, elle l’enfila.
Ca ferait taire tous les Croccia de la terre ! Et puis, elle voulait la garder au plus près pour pouvoir peut être la jeter à la tête de Vaughn.




Le lendemain, elle gagna les locaux de l’APO. Elle se sentait physiquement mieux. Ses côtes, seules demeuraient douloureuses et elle avait enfin les idées claires.
Elle ne pensait pas avoir des nouvelles de Vaughn. Elle ne pensait pas que quiconque se manifesterait directement à la CIA ou à L’APO.
Elle entra dans la salle de réunion et trouva tout le monde réuni. Weiss, amaigri était assis et ne la regarda pas entrer. Il resta plonger dans la lecture de notes. Marshall se leva et lui serra gentiment le bras en murmurant quelques mots incompréhensibles. Carrie lui sourit. Sloane debout la regarda de son regard fixe et insondable. Jack lui avança sa chaise. Dixon n’était pas là.
Sydney s’assit et toisa Sloane :

- Alors, tu as laissé la CIA enquêter sur cet accident ?
- Oui.
- C’est quoi le problème ?
- J’ai besoin de te le dire ?
- Tu comprends très bien ce que je veux dire.
- Je pense que Vaughn a des problèmes liés à sa situation.
- Quelle situation ?
- Nous avons appris un certain nombre de choses depuis l’accident. Malheureusement, beaucoup de gens les ont apprises aussi.
- Comment cela ?
- Et bien, Madame Vaughn mère n’a pas été discrète et a fait un scandale dans le bureau du directeur de la CIA. Tous les services ont répercuté les exigences de cette dame.

Sydney s’agita, mal à l’aise. Vaughn avait toujours été allusif vis à vis de sa mère. Il ne la voyait pas ou plus, elle ne savait pas. Il lui avait fait comprendre qu’elle n’avait pas de rôle dans sa vie et ,égoïstement, noyée dans ses propres problèmes, elle n’avait jamais été très attentive à cette partie de sa vie. Elle l’avait tout à elle et c’était bien comme ça. Quand le mariage avait été décidé, il avait juste dit qu’elle ne pourrait être présente et à sa grande surprise maintenant, elle réalisait qu’elle n’en avait absolument tiré aucune conclusion.
Elle avait occulté cet aspect étrange. Combien de choses avait-elle ainsi oublié et sous estimé dans sa confiance aveugle ?
Elle hésitait à poser des questions, consciente qu’elle en révélerait beaucoup ainsi. Elle se lança :

- Mais d’où sort-elle ?
- De son grand appartement new-yorkais. Elle a été informée de l’accident et de la disparition de son fils ce qui est logique et elle a fait jouer les relations de son second mari. Monsieur John .H. Grainger, un grand industriel de la côte est, vieille famille remontant aux premiers colons, grosse fortune, politiquement très influent.

Sydney écoutait, un peu médusée. Elle ignorait tout cela. Sloane poursuivait :

- Elle a fait beaucoup de bruit et attiré l’attention sur nous. C’est plutôt regrettable et ça peut l’être encore plus pour son fils. Pour nous, l’enquête se poursuit. Nous allons le retrouver.

Sydney ne sut pas interpréter le ton décidé de Sloane. Elle doutait qu’il soit vraiment concerné par l’état de Vaughn. Comme à chaque fois qu’elle se laissait aller, une vague d’angoisse la submergea. Mais où était-il et surtout pourquoi ? Dans quel état ?
Elle avait cherché à trouver les photos de l’accident et notamment de la voiture sur son ordinateur professionnel mais tout avait été soigneusement retiré. Elle commençait à s’agacer de ces soins excessifs. Elle était plus démunie qu’elle ne l’avait sans doute jamais été même après la mort de Danny où sa responsabilité était pourtant si grande, elle avait sut assez vite quoi faire. Là, c’était différent. Une part d’elle même refusait de le considérer comme perdu et une autre se demandait si elle ne devait pas tourner une page de sa vie. Vaughn avait été celui qui lui avait permis de mener sa première mission à bien mais il n’avait pas été franc. Et elle ne comprenait pas pourquoi.
La réunion se poursuivait. Weiss écoutait, l’air effondré. Il leur lançait des regards éperdus. Elle savait bien qu’il refusait l’hypothèse qui semblait se dessiner d’un Vaughn impliqué dans autre chose de si grave qu’on l’avait fait disparaître.
Sydney hésitait encore à faire part à quiconque des dernières paroles de Vaughn avant l’accident. Elle aurait tellement voulu ne pas s’en souvenir comme elle l’avait dit aux deux enquêteurs. C’était lâche mais si simple. Elle n’aurait été que tension pour le retrouver, elle aurait mobilisé tout le monde. Là, elle ne savait pas si elle devait le retrouver, pas seulement parce qu’elle doutait mais parce qu’elle allait peut être le mettre en danger.
Elle releva la tête, se sentant observée et trouva les yeux pensifs de son père fixer sur elle.
Elle sut alors à qui elle allait en parler.
La réunion se termina avec un partage des tâches de chacun. Marshall et Carrie continuaient à travailler sur la partie scientifique autour de l’accident. Marshall cherchait à trouver avec précision la trajectoire du véhicule. Il était convaincu que tout avait été préparé longtemps à l’avance et il voulait déduire le maximum de choses. Il avait dit en clignant de l’œil qu’il voulait connaître jusqu’à  l’usure des pneus et le dernier sol sur lequel ils avaient roulé.
Jack allait travailler sur le passé de Vaughn et Sydney avait vaguement eut l’idée qu’il en savait déjà un peu plus que prévu. Sloane allait essayer de couper les interventions de Madame Vaughn Grainger dont les remous étaient bien gênants. Weiss dit alors, la voix tremblante de rage :

- Et moi, je fais quoi ? je commence des mots croisés ? je disparais de votre chemin ? Je suis le seul qui doute de ces conneries ? Vous voyez sérieusement Vaughn en traître ? Toi, Sydney comment tu peux supporter ça ?

La scène était pénible et Sydney aurait aimé se l’épargner. Elle soupira. Il reprit toujours sur le même ton :

- Pourquoi ce ne serait pas un malencontreux accident ? Pourquoi aurait-on fait cela ? Qui ce mariage gênait-il ? Qui Vaughn gênait-il ?
- C’est précisément ce que nous voulons savoir, Weiss, reprit tranquillement Sloane. Et c’est en cherchant chacun de note côté que nous trouverons. Vaughn est soudain devenu un problème pour quelqu’un. C’est vrai. Personne ne le soupçonne de traîtrise mais on peut légitimement se dire qu’il en savait plus ou alors qu’il a eu sans le savoir des contacts avec des gens qui sont dangereux.

Sloane parlait doucement et en articulant avec soin ce qui était particulièrement irritant. Sydney crut que Weiss allait se fâcher de nouveau mais il garda le silence, le visage fermé et furibond. Sloane ajouta encore plus doucement :

- Croccia et Zenger qui ont interrogé Sydney veulent vous entendre aussi. Vous étiez son ami depuis longtemps…D’ailleurs, je suppose que s’il vous avait fait des confidences…

Weiss préféra se lever sans répondre. Il était visiblement très mal et il partit le pas lourd vers la porte, sans se retourner. Sydney réprima un geste dans sa direction. Elle devait parler à son père, elle irait voir Weiss après.
Elle laissa Jack sortir et lui emboîta le pas. Il l’attendit dans le couloir, ils s’étaient parfaitement compris. Il la conduisit dans un bureau dont il ferma la porte avec soin. Un silence presque surnaturel régnait dans cette pièce dont seule le petit hublot sur la porte permettait de voir le couloir. Des employés affairés passaient mais leurs conversations ne perçaient pas les cloisons. Jack attendait appuyé au bureau. Sydney prit une grande aspiration et se lança :

- Vaughn était sur le point de me révéler quelque chose quand l’accident s’est produit.

Jack hocha la tête. Il n’était visiblement pas très surpris. Elle continua :

- Il a dit…Elle dut reprendre son souffle tellement prononcer les mots à haute voix lui était difficile. Il a dit que…notre rencontre n’était pas due au hasard, qu’il avait été…je ne sais pas vraiment…mais pas toujours du bon côté…et qu’il ne s’appelait même pas Vaughn….

C’était si énorme que l’entendre la choqua. Elle réalisa vraiment alors à quel point tout cela lui faisait mal. Elle ravala ses larmes avec fierté. Son père demeurait imperturbable face à elle. C’était si agaçant ce visage sans émotion comme si tout ce qu’elle avait dit était qu’il allait neiger en Alaska. Il finit pas dire :

- Alors ce n’est pas le boy-scout que l’on croyait.

Elle le regarda, médusée. Il avait l’air presque content. Il reprit :

- C’est un homme intelligent. Il doit y avoir des explications.
- C’est ce que je me dis mais je les veux ces explications et vite !
- Je comprends ce que tu ressens.

Elle le regarda de nouveau très étonnée. Il ne pouvait pas comprendre et surtout qu’il ne compare pas sa situation à la sienne sinon elle allait hurler. Il dit doucement :

- Il a fait quelque chose de très important pour toi.
- Quoi ?
- Si il est un agent chargé d’une mission ou s’il est détenteur d’un secret quelconque, il a accepté de rompre ce secret pour toi.

Elle ne dit rien mais sentit les larmes envahir ses yeux. Elle n’avait pas penser à cela et même si ça ne changeait rien à la situation catastrophique, elle se sentit légèrement mieux.

 choupi
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 agent simple
 choupi
  Posté le 28/07/2005 18:19:45
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Tu es épatante!!!!

Jack en gentil papa, c'est trop mignon ;  Weiss en bombe à retardement et Syd au bord de la crise de nerfs. C'est excellent

J'attends la suite avec impatience. ^_^

http://monsite.wanadoo.fr/aliaschoupi/images/2-picture3.gif?0.09069074638639618
Le coeur a ses raisons que la raison ignore.

Admiratrice de sarkounette, de chou fleur et bien évidemment de mon unique ptite patate!
Je vous aime les filles!!
 clairette
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 agent double
 clairette
  Posté le 28/07/2005 20:31:58
Send a private message to clairette
je n'aurai jamais imaginé que Jack le prenne comme ça mais c'est génial ! Vraiment scg c'est du grand art, je suis complètement fan de toute tes fics.

fan de ma choupi, de ma wonder myki et de mes légumes que j'aimeu !!
http://rambaldiexpo.skyblog.com/pics/476342553.jpg
mon blog de wall sur alias
 lolo38
 Messages postés : 495
 agent d information
 lolo38
  Posté le 28/07/2005 21:19:07
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Excellent!

Encore un super chapitre, j'aime bien les répliques de Syd durant l'interrogatoire.

Vivement le prochain...

http://img484.imageshack.us/img484/4203/savealias16nq.jpg
I MISS VAUGHN!
SVS POWAAAAAAAAAA
Do you feel at home baby? Yeah we feel at home!
 Elektra
 Messages postés : 568
 agent simple
 Elektra
  Posté le 28/07/2005 23:02:08
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Mon dieu que tu écris bien !!! C'est vraiment passionnant, on s'y croirait !!! Vraiment continue !!!

http://img246.imageshack.us/img246/8742/bannirecool6pr.jpg

ALIAS [aljas] adv.: Autrement appelé (de tel ou tel nom).
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 29/07/2005 11:46:27
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Euh...ils se tutoient, oui, y compris dans ma fic!!
Enfin je crois à moins que j'ai fait une erreur à un endroit!
Pour les autres, parfois je me trompe parce que je regarde en anglais et je ne sais pas toujours comment c'est traduit en français.

 liline
 Messages postés : 46
 jeune recrue CIA
  Posté le 29/07/2005 14:18:44
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alors la c'est vraiment genial tu ecris hyper bien on se croie dans un episode de jj.Vite la suite stp

mio
 spydinette
 Messages postés : 726
 agent simple
 spydinette
  Posté le 30/07/2005 18:03:59
Send a private message to spydinette
Dans un épisode de la saison 4, quand elle missionne avec Nadia, Sloane tutoie Sydney, mais pas l'inverse (je viens de revoir l'épisode en question avant de libérer une k7), et je crois que c'est le seul cas.

Ce détail mis à part, SCG, encore une fois, tu es épatante!!! C'est vrai, ce que dit Amazonequeen: quand on te lit, on voit carrément les personnages de la série, c'est incroyable. Même la musique, on se la fait dans notre tête (séquence de Syd dans sa baignoire). Je te l'ai déjà dit une fois dans une de tes autres fic, et je ne suis pas la seule, tu devrais postuler pour écrire un scénario!!!

http://aycu15.webshots.com/image/28414/2001187556516847847_rs.jpg

Saison 4 virtuelle
 scg
 Messages postés : 3096
 agent triple :)
 scg
  Posté le 30/07/2005 18:38:29
Send a private message to scg
Merci ça me touche beaucoup quand on me dit ça.
Je ne fais que copier un style ceci dit! Mais si par hasard, quelqu'un cherche un scénariste ou veut m'employer je suis disponible!lol
J'ai toujours plus ou moins écrit ou imaginé des histoires !

 vaught38
 Messages postés : 120
 petit frère de Marshall
 vaught38
  Posté le 30/07/2005 20:04:02
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Bon je vais appeler JJ pour la saison 5   LOL

may the force be wtih you!!!!
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