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| Auteur : | Sujet: Le monde nous appartient | Bas |
| fil2001 Administrateur Messages postés : 2408 ![]() |
y a juste un truc qui me dérange c'est que ton lien va directement sur le site de karine qui ne va pas spécialement apprécier même si c'est ta fanfic... Je ne sais pas comment faire pour éviter cela à part coller ta fanfic ici? | |||
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| Kate Jones Messages postés : 114 petit frère de Marshall |
Okay, je désactive le lien, et je colle ma fanfiction ici. 1.Quand les chemins se séparent… Ce que Kendall lui demandait était impossible. Retourner au Covenant ! Sydney préférait mourir plutôt que de subir à nouveau les mêmes tortures, les mêmes mensonges. Elle préférait mourir plutôt que de devoir leur obéir, ou seulement les regarder…Cet homme qu’elle avait tué…elle ne connaissait même pas son nom. Elle ne connaissait que sa souffrance, sa peur et le désespoir qu’il avait dû éprouver lors des derniers instants de sa vie, les larmes implorantes au fond de ses yeux. Il ne se passait pas une nuit sans cauchemars dans lesquels elle revoyait le couteau qui avait mis fin aux jours de cet inconnu…Non, vraiment, c’était impossible, elle ne pouvait y retourner. Kendall insistait, mais la raison de Sydney refusait de prendre le dessus. « Si vous n’y retournez pas, ils vous traqueront, dit-il. Ils s’en prendront à vos amis, à votre famille…ainsi qu’à Vaughn. -Il faut que je le voie. -Mais ça va faire neuf mois qu’il vous croit morte… » Elle se leva, décidée, s’habilla pour sortir. Avant s’ouvrir la porte, elle déclara, en guise de conclusion : « Je sais qu’il m’aime. Neuf mois, ce n’est rien. » Elle sortit. Quand elle arriva à Los Angeles, elle loua une voiture. Il était tard, le soleil était déjà couché. Elle arriva au bas de l’immeuble de Vaughn au moment où la voiture de ce dernier s’arrêtait devant la porte principale. Sydney sentit une joie quasiment insoutenable monter en elle, qui s’éteignit presque immédiatement. Une femme venait de le rejoindre et…de l’embrasser. Sydney eut tout à coup l’impression qu’on lui plantait un poignard glacé dans l’estomac. Le sol semblait s’effondrer sous ses pieds. En ce moment même, sa mère, Sloane et tous les démons de l’enfer auraient pu débarquer devant ses yeux et commencer à lui infliger mille tortures, elle ne les aurait pas remarqués. Le choc de la découverte de Vaughn dans les bras d’une autre était si fort qu’elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait cessé de respirer. Jamais elle n’aurait envisagé qu’il eût pu refaire sa vie…qu’il eût pu faire son deuil en neuf mois seulement. En cet instant, elle se remémorait ses propres paroles. Neuf heures passées dans une cellule paraissaient plus longues qu’un siècle. Neuf secondes étaient une éternité quand on subissait des électrochocs. Une fraction de seconde sans son amant avait plus de poids qu’un millénaire. Alors neuf mois… Tellement heureuse à l’idée de le revoir, elle n’avait pas songé à la chose la plus évidente : un homme jeune et seul se doit de construire quelque chose, ne peut pas s’enfermer éternellement dans son deuil. Il faut apprendre à oublier, à vivre avec. Sydney sortit son portable, et chercha le numéro de Kendall dans le répertoire. Il avait eu raison depuis le début. Pourquoi ne pas l’avoir écouté ? Maintenant, il ne lui restait qu’à… Non. Cela ne lui ressemblait pas. Elle n’avait pas pour habitude de se laisser abattre. Elle était plus forte que ça. Elle avait perdu Vaughn ? Elle allait le récupérer, et plus vite que ça. Rangeant le téléphone, elle sortit de sa voiture promptement. D’un pas sûr et rapide, elle se dirigea vers la porte de l’immeuble… 2.Le retour « Je peux t’emprunter ta douche ? demanda Lauren. -Bien sûr. » Michael la regarda lui sourire avant qu’elle disparaisse dans la salle de bain. Il était bien. Heureux, non, car la mort de Sydney était un événement encore trop récent pour lui, trop douloureux, même après neuf mois. Cependant il était bien. Il avait cru devenir fou. Il parlait sans cesse avec Syd, comme si elle était toujours en vie, sachant pertinemment qu’il l’avait définitivement perdue. Il avait même songé à se suicider, à en finir avec la vie puisqu’elle n’avait plus aucune saveur sans Sydney. Et puis Lauren était arrivée. Elle ne remplaçait pas Syd, et elle ne la remplacerait sans doute jamais. Toutefois, il se sentait plus équilibré avec elle, et il lui arrivait même d’avoir moins mal en sa compagnie. Mais c’était pour plus souffrir ensuite, parfois pleurer malgré lui. On frappa à la porte. Michael s’étonna brièvement de l’heure avant d’aller répondre *** Sydney déglutit avec difficulté. Dans quelques secondes, elle allait le revoir, elle allait lui parler. Dans quelques secondes, elle saurait s’il l’avait vraiment oubliée… Il ouvrit la porte. Aussitôt Sydney vit qu’il l’avait reconnue malgré ses cheveux blonds, car il pâlit en la regardant. Il ferma les paupières, les frotta avec ses doigts, inspira un bon coup avant de les rouvrir. Puis il secoua la tête, comme pour nier l’évidence. « Syd…c’est impossible…tu es morte ! -Je l’étais…je ne le suis plus. -Comment…comment as-tu…Est-ce vraiment toi ? -En doutes-tu ? Ai-je tellement changé ? M’aurais-tu complètement oubliée… -Je n’ai sans doute jamais cessé de penser à toi…Je…tu es vivante ? » Elle sentit les larmes lui monter aux yeux en repensant aux événements de ces derniers mois. « On pourrait parler de tout cela demain matin ? Je…je ne pourrais pas, ce soir. -Bien sûr. Je comprends. » Il sourit, de ce sourire qu’elle avait tant aimé, tant regretté. Elle ne pouvait plus contenir ses pleurs. Elle se serra doucement contre lui, retrouva cette chaleur dont elle avait manqué pendant ces mois où elle était seule, désespérée, avec l’unique espoir de le revoir pour la réchauffer. Elle sentit qu’il l’entourait de ses bras tendres, posant sa tête sur ses épaules. En cet instant, elle se sentait si fragile, éphémère, telle une poupée de verre qu’un souffle peut briser. Elle se laissa enfin aller, sentit la force de cet homme qu’elle aimait tant ; elle possédait, elle contrôlait, elle revivait de cette force. Ils restèrent ainsi de longues minutes, pleurant l’un et l’autre, ne sachant pas quoi faire d’autre. Tout le stress accumulé ces derniers mois, toutes les tortures, les cauchemars semblaient loin aux yeux de Sydney. Elle était à nouveau avec lui, le reste n’avait aucune importance. Les dangers, les trahisons, les blessures ne pouvaient l’atteindre lorsqu’elle était dans ses bras. Il était sa maison, son foyer, sa famille. Et même si le Covenant les poursuivait jusqu’au bout du monde, elle était prête à aller plus loin encore pour vivre en paix à ses côtés. *** Dans la rue, Lauren Reed marchait si vite qu’elle en courait presque. Elle fulminait. Jamais elle ne s’était sentie aussi humiliée de toute sa vie. Elle, Lauren Reed, fille du Sénateur Reed, travaillant pour le directeur du NSC, venait de se faire jeter comme une vulgaire prostituée après l’acte sexuel. Cette sale garce avait osé venir comme cela, s’approprier Michael. Et lui…comment avait-il pu lui faire ça ! Il ne l’avait donc jamais aimée ? Non, il ne pensait qu’à cette Sydney, même pendant l’amour. Parfois, quand il dormait, Lauren l’entendait prononcer le nom de cette fille, sans jamais entendre le sien. Après neuf mois, elle avait fini par croire que Michael avait enfin oublié son amour perdu, mais elle s’était leurrée sur toute la ligne. Elle avait pris ses désirs pour des réalités. Se dirigeant vers la cabine téléphonique la plus proche, elle inspecta les alentours. La rue était déserte. Ses cheveux encore mouillés par la douche lui collaient à la nuque, et elle sentait un frisson parcourir son corps de temps à autre. Arrivée dans la vieille cabine, elle composa un numéro qu’elle avait caché dans le talon de sa chaussure. Au bout de quelques secondes, elle entendit une voix à l’autre bout de la ligne. « Ici Reed NF003947, désire parler à Kreek ZH319390. -Ici Kreek. Nous vous avions ordonné de ne pas nous contacter avant six mois. -Vous m’aviez aussi affirmé qu’il n’y aurait aucun problème pour séduire la cible, et j’en vois un énorme, à présent, répondit sèchement Lauren. -Quelle est la nature de ce problème ? -L’agent Sydney Bristow est toujours en vie. Elle vient de réapparaître chez son ancien amant. » 3.Conspirations Cela faisait bientôt une heure que Lauren Reed attendait. Depuis qu’elle était arrivée dans cette retraite du Covenant, elle avait vu au moins un dizaine de personnes aller et venir sans un mot, l’air préoccupé. Le poste semblait être en état d’alerte, comme si une bombe se préparait à exploser. Parmi les gens qu’elle avait aperçus, Lauren avait reconnu un certain nombre de hauts dirigeants, de personnes importantes et qui touchaient de près aux affaires de ce pays. Cela l’avait satisfaite. Son information était donc assez importante pour qu’on risquât de compromettre des contacts importants infiltrés dans l’entourage du Président. Jusque-là, Lauren avait été traitée comme un agent de seconde zone, comme un simple pion de l’échiquier qui pouvait être déplacé, supprimé à loisir. Maintenant, elle contrôlait les pièces, elle avait acquis de l’importance par le simple retour de cette Sydney Bristow. Elle pourrait profiter de ce pouvoir. Trop impatiente, elle se leva et commença à faire les cents pas. Enfin, un homme sembla s’intéresser à elle. « Rasseyez-vous mademoiselle Reed, dit-il avec un sourire. Nos invités ne sont pas encore au complet. Et nous devons discuter d’abord de choses qui ne concernent en rien votre petite personne. -Comment osez-vous me parler de cette manière ? Savez-vous qui je suis ? Je… -Vous n’êtes qu’un minuscule petit détail insignifiant dans une œuvre d’art ; important, sans doute, mais que personne ne remarquera, coupa-t-il, sarcastique, visiblement très fier de sa métaphore. Vous nous avez apporté une information qui a, je vous l’accorde, une certaine importance, mais cela ne vous donne en aucun cas le droit de faire vos grands airs. Ici, vous n’êtes qu’un moustique (il mima le moustique) qu’on peut écraser comme ceci (il serra les doigts et éclata de rire). Voyez-vous, fit-il plus froidement, entre le patron et vous, il y a une armée d’hommes et de femmes, et moi tout en haut.(Il lui souleva le menton) Souriez, mademoiselle- fille-de-sénateur. Je me demande si vous sourirez encore longtemps après cette réunion… » Il s’en alla, riant à gorge déployée de son horrible rire sardonique. Lauren était resta figée encore quelques minutes, avant de s’asseoir. Vingt minutes plus tard, elle entrait dans une petite salle de réunion enfumée. Il y avait là une dizaine d’hommes et femmes. Ils la regardaient tous froidement. Lauren remarqua avec anxiété que l’inconnu de tout à l’heure était assis en bout de table, comme s’il était le chef. « Asseyez-vous donc mademoiselle Reed. Permettez-moi de me présenter. Je suis McKennas Cole pour vous servir. Racontez-nous donc ce qui vous est arrivé. Soyez brève, et n’essayez pas de nous mentir. -Je…bonsoir. Je…j’avais pour mission de séduire l’agent Michael Vaughn dans le but de récolter le plus d’informations possible, voire de m’infiltrer à la C.I.A. On m’avait assuré qu’il n’y aurait aucun problème. Son ancienne petite amie venait de décéder, et il ne semblait pas avoir quelqu’un en vue, me disait-on. Cependant, il y a à peu près deux heures et demie de cela, j’ai eu la surprise de découvrir que ce n’était pas le cas. Sydney Bristow est toujours en vie, et elle est venue récupérer son cher et tendre, ici, à Los Angeles. -C’est impossible, intervint un homme plutôt âgé, avec un fort accent russe. Je l’ai conditionnée moi-même. Il est vrai que j’y ai mis du temps, mais elle a fini par céder. Ils finissent tous par céder. Tout souvenir de son véritable passé a été effacé. Dans son esprit, elle s’appelle Julia Thorne. -Visiblement non, dit Cole avec froideur. Je ne pensais pas que vous échoueriez un jour, mais c’est arrivé. Il faut agir. Nous avons besoin de Bristow, et elle court dans la nature avec son petit ami. Nous ne pouvons nous attaquer à elle directement. Elle est trop douée. Elle a réussi à résister à tous les conditionnements que vous lui avez infligés.» Ils débattirent pendant plus d’une demi-heure. Il était très tard, et Lauren ne suivait plus. Elle se sentait lasse. Cette journée avait été éprouvante ; rien que son travail au N.S.C s’était avéré plus difficile que d’habitude. Elle ne voulait qu’une chose : dormir. Et… « Mademoiselle Reed ? Mademoiselle Reed ! cria Cole. Afin de déstabiliser Bristow, vous tuerez le plus possible de ses proches, à commencer par votre cher Michael. Nous ne les avons pas encore localisés, mais dès que ce sera fait, nous vous préviendrons. Ne vous occupez pas de votre couverture au N.S.C, elle est fichue depuis que votre Michael est retourné auprès de son ex. Je dois dire que vous m’avez assez déçu sur ce point, car je pensais vraiment que vous réussiriez à lui faire oublier…Quoi qu’il en soit, est-ce bien compris ? À moins que vous ne haïssiez pas assez votre ex-petit ami…les femmes sont trop sensibles, je dois dire. Elles pardonnent comme des enfants, et… -Je peux parfaitement le faire, coupa-t-elle. Je tuerai Michael Vaughn sans hésitation. » **** Je pense que trois chapitres suffisent pour le moment. Si vous aimez, dites-le moi, et je mettrai la suite. | |||
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| fil2001 Administrateur Messages postés : 2408 ![]() |
je te remercie. Pour la suite je verrai si ne vais pas créer un coin sur mon site où je placerai les meilleures Fanfic comme ça on pourra faire des liens directs à partir du forum... | |||
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| Kate Jones Messages postés : 114 petit frère de Marshall |
Je ne sais pas si le début vous a plu, mais je m'en fiche, après tout, tant qu'on ne me dit pas d'arrêter, c'est plutôt bon signe. 4.Un mois plus tard… Abbaye de Bonmont, Suisse. Sydney et Vaughn s’y étaient réfugiés depuis plus de quatre semaines. Il n’y avait plus aucun moine qui vivait là, car l’abbaye avait été transformée en une sorte de centre touristique, avec golf, tennis et piscine. Un contact de Sydney qu’elle avait connu lorsqu’elle travaillait au SD -6, Benjamin Zufferey, lui avait donné une chambre, qu’il avait noté au nom d’une grande multinationale dont les hauts dirigeants séjournaient souvent ici. Sydney et Vaughn vivaient dans l’une des nombreuses chambres que contenait le petit manoir qui servait d’hôtel, se faisant passer pour deux jeunes mariés travaillant dans la même entreprise. Au début, ils avaient peur en permanence, malgré les précautions prises pour parvenir à cet endroit perdu près de St -Cergue ; mais ils avaient vite réalisé qu’ils n’entachaient pas le décors dans lequel ils jouaient leurs rôles de jeunes époux BCBG. La vie alors devenait idyllique, car leurs journées ne comprenaient que loisirs, échanges amicaux avec les clients de leur hôtel, et promenades dans la forêt qui s’étendait autour du domaine de l’abbaye. Cependant Sydney n’était jamais complètement tranquille. Tôt ou tard, le Covenant les retrouverait. Et ce jour-là, Dieu seul savait ce qui se passerait. D’ailleurs, le Covenant semblait disposé à les retrouver plus tôt que tard. Presque une fois par jour, Kendall appelait Sydney sur son portable, pour lui donner des nouvelles alarmantes. Les appels étaient brefs, et il n’était mentionné aucun nom significatif ; cependant, il était de plus en plus évident que l’organisation terroriste bougeait plus en ce moment que jamais auparavant. De plus, ils avaient des agents partout dans le monde. Leur refuge, si inconnu soit-il, ne serait pas sûr pour longtemps, car, elle le savait, même si elle avait été en enfer, ils les auraient retrouvés. Sydney pourrait-elle courir toute sa vie ? et Vaughn ? Il ne se plaignait jamais, mais elle sentait bien que la vie normale qu’il avait réussi à construire avec Lauren lui manquait. D’ailleurs, même avant la « mort » de Sydney, ils s’étaient toujours dit l’un l’autre que leur rêve le plus cher était d’avoir une vie normale, quel qu’en soit le prix. « Tu t’es levée tôt, ce matin, fit remarquer un jour Vaughn à Sydney lorsqu’elle le rejoignit pour le petit-déjeuner. -J’ai été réveillée par le car des diplomates dont Benjamin nous avait parlé, vers cinq heures du matin. Je n’arrivais pas à me rendormir, alors j’ai été courir un peu pour me changer les idées. Tu sais combien ça me détend. -Je t’ai pris des œufs brouillés, dit-il simplement. -Merci, dit-elle avec un sourire. » À ce moment-là, ils ne purent plus parler, car les diplomates qui descendaient prendre le petit-déjeuner parlaient trop fort. Sydney les observa pour essayer de découvrir le plus de renseignements sur eux. Un réflexe qu’elle avait acquis au S –D6, puis à la C.I.A., et qui ne la quittait jamais, quoi qu’elle fasse. Soudain, elle eut un choc : parmi les personnes qui se regroupaient dans la salle à manger, elle en reconnut une. Un homme grand, à l’air revêche, barbu, avec un petit embonpoint, dont les tempes grisonnantes le faisaient paraître plus vieux qu’il ne l’était en réalité. Ses petites lunettes rectangulaires bordeaux avec les montures en écailles confirmèrent les craintes de Sydney. « Vaughn, ne dis rien, ne te retourne pas, mais je connais un des diplomates. C’est un homme du Covenant, chuchota-t-elle, tout en gardant un air naturel, comme si elle commentait le beau temps. -Est-ce qu’il t’a vue ? répondit Vaughn, que son sourire n’arrivait pas à effacer l’inquiétude qui se lisait sur son visage. -Non, mon chéri. Mais je crois que si nous voulons être à l’heure pour notre partie de golf, nous ferions mieux d’aller nous changer maintenant, » Ils se levèrent le plus naturellement du monde, et se dirigèrent d’un pas rapide vers leurs chambres. En passant près du groupe de diplomates, Sydney croisa le regard de l’homme aux lunettes bordeaux, sans réussir à deviner s’il se souvenait d’elle. Une fois dans leur chambre, Vaughn prépara leurs affaires, tandis que Sydney appelait Benjamin Zufferey, afin de préparer leur fuite. A la gare, ils prirent le premier train pour l’aéroport de Cointrin, à Genève. De là, ils n’eurent aucune peine à passer les douanes pour prendre l’avion d’Amsterdam, grâce aux nouveaux faux papiers fournis par Benjamin. Depuis Amsterdam, ils prendraient différentes correspondances pour finalement aboutir à Tokyo. *** Cole raccrocha. Il sourit, visiblement très satisfait de lui-même. Il appela sa secrétaire et maîtresse, Angela Hostom. À peine vingt ans, et elle était déjà l’une des personnes les plus intelligentes et douée qu’il connaissait. Elle était d’une beauté froide, spectaculaire, et quand elle souriait, on sentait qu’il valait mieux ne pas être l’objet de cette joie. « Tu m’as appelée, Cole ? -J’ai un service à te demander, ma belle (contrairement à ses autres maîtresses, il évitait de l’appeler « poupée », car il ne désirait pas trop finir avec une balle dans la tête.) S’il-te plaît, contacte notre chère Lauren Reed, et dis-lui que sa cible a été localisée il y a quelques heures, vers minuit, heure de Los Angeles. -Où cela ? -A Bonmont, puis, plus tard, à l’aéroport de Cointrin de Genève, en Suisse. » 5.Pourquoi ? Elle décrocha. « Allô ? -C’est moi, Julia, fit la voix de Kendall. -Je ne m’appelle plus Julia, Monsieur. Mieux vaut ne pas vous révéler ma nouvelle identité. -Il vaut mieux, en effet. Vous savez qu’ « ils » vous ont repérés, n’est-ce pas ? -J’ai reconnu un de leurs agents. Je n’étais pas sûre s’il m’avait oubliée, avant que vous me confirmiez le contraire. Nous nous sommes enfuis. Nous avons pris les mesures de sécurité maximum. -Cela ne sera pas suffisant ! s’emporta Kendall. Ils vous chercheront en enfer s’il le faut. Votre trahison est une trop grande insulte. Vous n’auriez jamais dû vous enfuir comme cela ! Si vous ne venez pas à la C.I.A. vous ne serez jamais en sécurité… -En y retournant, ce serait pire que tout ! Et n’essayez pas de me faire avaler qu’ils me chercheront en enfer juste parce que je les ai trahis. Pendant ces quatre semaines je vous ai écouté sans faire de commentaire. Mais ça suffit, maintenant ! « Ils » ne mettraient pas toutes leurs forces disponibles pour si peu ! De plus, je ne possède aucune information capitale que je pourrais divulguer. Vous me cachez quelque chose, et je veux que vous me disiez quoi maintenant, car je refuse de mourir sans savoir pourquoi ! » À l’autre bout du fil, Sydney entendit Kendall soupirer un long moment. « Rambaldi. -Pardon ? -Si ils vous recherchent, c’est à cause de Rambaldi. Vous êtes l’élue, Sydn…Julia, ou peu importe votre nom. Il ne s’agit pas de votre mère, mais de vous. -Je sais. Elle me l’a dit, avant de s’enfuir. Le soir où…je suis morte. -Et elle avait raison. Il y a une chose qu’il faut que vous sachiez. « Ils » croient à la Prophétie. Ils croient à beaucoup de choses. À tout ce que Rambaldi a fait, en général. -Ils veulent que je détruise la plus grande puissance, comme dans la Prophétie ? -Vous m’avez mal compris. Parmi les choses auxquelles « ils » croient, il y a le Cube. Rambaldi voulait poursuivre son œuvre au-delà de la mort. Pour cela, il a laissé quelque chose derrière lui. D’après nos dernières informations, il s’agirait de fragments de son A.D.N, d’une partie de ses tissus qu’il aurait réussi à conserver, si bien qu’aujourd’hui, ils seraient encore vivants ! Ces tissus doivent normalement servir à créer le descendant de l’inventeur, ou quelque chose comme ça. Les explications sont assez floues, je dois avouer. Bref, pour cela, il faut un deuxième élément, en dehors de cet A.D.N contenu dans le Cube. Un ovule. L’ovule de l’élue. -Alors, s’ils me cherchent…c’est pour prendre mes ovules ? -C’est pourquoi ils vous poursuivront jusqu’à la mort, Julia. -Et le Cube…ils l’ont ? -Pas encore, mais je voudrais que vous m’accordiez une faveur. -Laquelle ? » *** « J’ai localisé la cible, dit Lauren Reed, dans une cabine téléphonique. -… -Sur une petite île, au Nord de Kourilsk, près de la frontière japonaise. -… -En effet. Je puis vous assurer que bientôt, le nom de l’agent Vaughn sera gravé sur la plaque des morts au combat de la C.I.A. » 6.Quand tout sera fini Sur une petite île au nord de Kourilsk, à deux pas du Japon, le temps s’écoulait toujours lentement, comme une rivière calme. Les guerres, les luttes de pouvoir, la politique ; tout cela n’affectait pas les quelques habitants de l’île. Ils voyaient peu de choses de l’extérieur, et quand cela arrivait, ce n’était pas de la curiosité, mais plutôt de la méfiance que l’on rencontrait, car ils ne voulaient pas que leur mode de vie soit perturbé, il en était ainsi depuis des décennies, presque des siècles, et il n’y avait aucune raison pour que cela change. Cependant, les Occidentaux qui étaient arrivés quelques jours auparavant avaient été acceptés, car ils ne se montraient pas, restaient discrets, et ne dérangeaient pas les indigènes. Ils ne venaient pas fourrer leur nez partout en posant des questions incompréhensibles, en touchant à tout, faisant exploser des flashs de lumières les uns sur les autres en souriant bêtement. Ils logeaient dans la maison du vieil Oshi Sugama, un Japonais qui vivait ici depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui ne semblait pas se plaindre de leur présence ; alors il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Ce matin-là, l’Occidentale rejoignit son compagnon pendant qu’il coupait du bois. « Vaughn… -Oui, Syd ? -Kendall vient de m’appeler. Il vient de me demander un service. Si je l’accepte, je devrai quitter l’île un petit moment. -Si tu m’en parles, c’est que tu as accepté… De quoi s’agit-il ? » demanda Vaughn en s’arrêtant dans sa tâche. Elle lui raconta tout. Pourquoi le Covenant la cherchait, Rambaldi, le Cube, et comment elle avait accepté de retrouver le Cube avec l’aide d’un certain Adrian Lazarey. « Quand je l’aurai trouvé, je devrai le détruire, tuer les tissus de Rambaldi, en quelque sorte…et bien le faire savoir au Covenant, pour qu’ils sachent qu’il ne sert plus à rien de me poursuivre. Ils n’iront pas jusqu’au bout de la Terre pour se venger d’une petite trahison qui ne leur fait pas trop de torts, finalement. -Cela veut dire que dès que tu auras détruit ce Cube… -…nous serons libres, et tout ceci sera fini, conclut-elle en souriant. -Et où est le Cube ? -Je ne sais pas encore. Je dois le découvrir avec ce Lazarey. J’ai rendez-vous avec lui dans quelques heures à Kourilsk. Autant dire qu’il faut partir tout de suite. Ne viens pas avec moi, ajouta-t-elle, voyant qu’il ouvrait la bouche pour parler. Je me sentirais mieux en te sachant en sécurité. » Il sourit, lui déposa un léger baiser sur les lèvres de Sydney, et recommença à couper le bois. *** Sydney était soulagée. Sa mission était terminée. Ce pauvre Lazarey n’était pas en état de détruire ce Cube. Avec une main en moins, on était forcément moins efficace. Elle n’avait plus qu’à s’en charger, et ce serait fini. Si ses calculs étaient bons, elle serait de retour dans les bras de Vaughn vers le matin. Ah ! il lui tardait tant de le revoir… *** L’indigène sourit à Lauren. D’après ce qu’elle avait pu comprendre, deux Occidentaux, un homme et une femme, étaient arrivés depuis peu sur l’île. On ne savait pas d’où ils venaient, mais cela n’avait guère d’importance, ici. Ils étaient très aimables, ils ne dérangeaient personne, et c’était très bien comme ça. Tout ce qu’on savait, c’est que la femme était partie une semaine plus tôt vers Kourilsk, mais que l’homme vivait toujours chez le vieil Oshi Sugama. Où habitait cet homme ? À environ deux heures de marche vers l’Ouest, en remontant la rivière dans la forêt. Non, ce n’était pas dangereux en plein jour. Il n’y avait pas tellement de bêtes sauvages. Les indigènes se nourrissaient quasiment exclusivement de poisson. Lauren remercia le jeune homme et marcha en direction de la rivière. Elle était satisfaite. Michael Vaughn était chez un vieil homme, loin de tout, loin de s’imaginer de la trouver ici, et Sydney était absente, ce qui faciliterait nettement les choses. Cependant il ne fallait pas traîner, car cette garce pourrait revenir d’une heure à l’autre. Lauren se doutait que Sydney recherchait le Cube et, maligne comme elle l’était, elle aurait vite fait de le retrouver. Soudain, Lauren sentit une main agripper son bras. C’était l’indigène de tout à l’heure. Selon lui, il n’était pas prudent d’aller chez Oshi maintenant, car la nuit était déjà tombée, et elle aurait vite fait de se perdre, puisque la rivière possédait un grand nombre de petits affluents, et il n’était pas toujours facile de les distinguer. Lauren préféra suivre son conseil, et accepta de dormir chez lui en attendant le matin. Après tout, il lui valait mieux de perdre cinq heures à se reposer, plutôt que huit à errer. *** Cela faisait presque deux heures depuis l'aube que Lauren marchait, et, enfin, elle pouvait apercevoir la maison du vieil Oshi Sugama. *** Sydney marchait à grands pas. Elle s’approchait de plus en plus de la maison de Oshi. Avec un peu de chance, elle serait à temps pour le petit déjeuner. Enfin, elle déboucha sur la clairière. Elle courut pour les derniers mètres. En entrant, elle fut surprise de n’entendre aucun son dans la maison. Pourtant, Oshi et sa femme se levaient toujours très tôt. Elle se dirigea vers l’endroit où la maîtresse de maison avait l’habitude de servir les repas. Elle hurla, avant de fondre en larmes. Sur le sol, Oshi et sa femme se tenaient enlacés, les yeux exorbités. Jusque dans la mort, ils s’étaient aimés. Ils avaient chacun une balle dans la nuque. Visiblement, le tueur les avait alignés avant de les tuer froidement, comme sur un peloton d’exécution. Qui avait assez de cruauté pour tuer un vieillard et sa femme ? Sydney paniqua. Où était Vaughn ? était-il mort, lui aussi ? Courant partout dans la maison, elle renversait les meubles sur son passage, criant son nom. Elle arriva près de leur chambre. Sous la porte, un flaque de sang… Non ! *** Lauren Reed composa un numéro. « Allô ? Ici Reed NF003947, désire parler à Cole RT126355. -Alors, ma belle, des nouvelles ? fit la voix de Cole à l’autre bout du fil. -C’est fait. L’agent Vaughn est mort. » ******* Je comprends parfaitement qu'à ce stade de l'histoire certains aient envie d'arrêter tout, mais je vous le déconseille. Ce n'est pas parce que j'ai envie de lecteurs, mais plutôt parce que c'est maintenant que les choses deviennent intéressantes. Comment Sydney va-t-elle se venger? | |||
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| sydney_47 Messages postés : 780 agent simple ![]() |
Ha non!!! Michael mort!!! Je continuerai a lire ta fic Kate, premierement parce qu'elle est bien écrite et deuxiemement parce que je veux savoir la suite!!!!! Jespere que Syd se vengeras!!! Vite vite, jai hate de voir ce qui se passeras!!! | |||
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| Kate Jones Messages postés : 114 petit frère de Marshall |
7.Plan d’attaque Jack Bristow avait du mal à contenir ses sentiments. Dans un hangar, à l’ouest de Los Angeles, il s’apprêtait à revoir Sydney. Quand elle l’avait appelé, il avait failli lâcher son téléphone dans son café, une attitude qui ne lui ressemblait guère. Il avait tout de suite reconnu sa voix, malgré le temps, et malgré des tons qu’il ne lui connaissait pas. La porte du hangar s’ouvrit. Jack sorti son semi-automatique qu’il avait amené au cas où. C’était Sydney. Il abaissa son arme, non sans quelques hésitations, tellement elle avait changé. Ses cheveux étaient teints en blond doré, ce qui lui allait à ravir. Elle arborait un type de vêtements qu’il ne lui avait jamais vu. Sans doute la mode du Covenant, songea-t-il amèrement. Mais il n’y avait pas que cela. Son visage était plus grave, sa nervosité plus grande, et ses yeux semblaient avoir perdu l’étincelle de vie qu’ils ne quittaient jamais auparavant. Soudainement, il eut l’impression que sa fille avait vieilli de dix ans. Elle se jeta dans ses bras et inonda ses épaules de larmes, des larmes de joie, d’une sorte de joie désespérée, comme un naufragé s’accrochant vainement à une épave. Pendant presque une heure et demie, elle lui raconta tout. Comment le Covenant l’avait enlevée, pour ensuite essayer de lui faire un lavage de cerveau. Les tortures, les humiliations, la solitude, le combat que son esprit avait mené contre d’horribles pensées. Comment elle avait feint la docilité, avant de s’enfuir. Comment elle avait retrouvé Kendall, puis Vaughn, et comment ils s’étaient cachés à Bonmont, puis sur une petite île à deux pas du Japon. Pendant tout le récit, elle avait contenu ses pleurs, elle avait réussi à maîtriser ses émotions, mais, arrivée à ce point de son histoire, elle ne put s’empêcher de fondre en larmes à nouveau. « Oh, Papa…Vaughn…ils l’ont tué ! Il y avait du sang partout ! Oshi Sugama et sa femme avaient été exécutés, ils gisaient dans la cuisine, enlacés, et…je…Quand je suis arrivée, il était trop tard ! Du sang…il y en avait partout. Sur mes mains, sur sa poitrine…il avait une telle expression ! Il me donnait l’impression de…Je me suis enfuie j’ai couru peut-être deux heures sans m’arrêter. Je ne pouvait plus respirer à la fin…tant de sang ! Tout est de ma faute ! J’aurais dû écouter Kendall, mais j’ai voulu n’en faire qu’à ma tête…tellement sûre de moi. Son visage, je ne peux pas…Et tout ce sang ! -Chhh ! Calme-toi. Pleure un bon coup, dit Jack en la serrant dans ses bras. » Au bout de quelques minutes, elle se ressaisit. Séchant ses larmes du revers de sa manche, elle tenta un vague sourire. Puis, comme si elle se rappelait de quelque chose, elle prit un air sérieux. « Tu dois m’aider, Papa. -Tu veux te venger, je suppose. Je n’arriverai pas à t’en empêcher, mais je dois l’essayer. Je ne veux pas te perdre un deuxième fois, fit-il d’un ton grave. Il savait déjà à l’avance ce qu’elle allait répondre. -Quand tu as cru que j’étais morte, commença Sydney, tu as remué ciel et terre pour retrouver les responsables, les chefs d’Allison, je le sais, tu es comme ça…Si tu les avais trouvés, tu aurais fait quoi ? Te serais-tu contenté de les dénoncer, et de les voir purger leur peine en prison, si seulement ils étaient arrêtés ? Je te connais trop bien. Tu te serais vengé toi-même, parce que je suis ta fille, parce que je suis un des êtres auxquels tu tiens le plus, si tu tiens à quelqu’un. Vaughn était toute ma vie. Pour lui, j’aurais été en enfer. Pour lui, je tuerai tous les membres du Covenant, s’il le faut pour trouver son assassin. Et tu dois m’aider, pour cela. Tu dois le faire, car je risque d’échouer et de mourir si tu ne m’aides pas. -Quel est ton plan ? soupira Jack. » Pendant la demi-heure qui suivit, elle lui exposa tout son plan en détails, n’omettant aucun facteur, aucun risque. Ses idées, elle semblait les avoir triées, classées depuis des mois, alors qu’elles ne lui étaient venues que pendant les quelques heures qu’il faut pour passer de Tokyo à Los Angeles en avion. Jamais Jack n’avait entendu parler d’un plan aussi risqué. « Le Covenant ne sait pas que j’ai confié un échantillon de l’A.D.N de Rambaldi à la C.I.A. Tu vas récupérer cet échantillon, et leur proposer un échange. L’A.D.N contre le tueur de Vaughn. Ils n’hésiteront pas. Arrange-toi pour qu’ils ne sachent pas que c’est toi qui es derrière tout cela. Ils se méfieront. Demande-leur aussi de l’argent, ça fera plus vrai. Quant à moi, je vais faire en sorte qu’ils trouvent mon cadavre. Malheureusement, mes tissus seront tous morts, et la conception du « descendant » de Rambaldi sera impossible.(Elle ricana légèrement) Tu ne dis rien, mais je sais ce que tu penses, et tu as raison. Je suis plus forte que cela . Je ne vais pas me suicider, mais eux ils le croiront, parce qu’ils pensent qu’une femme ne vaut pas mieux que ça. Et ils me laisseront en paix. -Tu vas tuer l’assassin de Vaughn de sang-froid ? Comme moi je le ferais, tu l’as dit toi même, mais tu n’es pas moi. Cela ne te ressemble pas. Tu es si… -Différente ? Tout le monde change, Papa… même moi. » 8.Vivante ! « Pourquoi m’avoir délivré des cellules de l’Agence ? Pourquoi avoir pris tous ces risques ? Pourquoi avoir fait appel à moi, Jack ? Tu ne me fais pas tellement confiance, même depuis que je me suis livré à la C.I.A. -Si tu es là, c’est uniquement parce que j’ai besoin de toi, Arvin, et rien d’autre. -J’avais espéré que tu sois plus amical. Il y avait une époque où nous étions de très proches amis. Tu me considérais presque comme un frère. Et tu as cessé de me faire confiance. Tu as travaillé contre moi, tu es devenu aussi froid avec moi qu’avec les autres, si ce n’est plus. Je regrette notre amitié. Je regrette aussi de ne pas avoir pu renouer avec celle que je considérais comme ma propre fille avant sa mort… Je ne suis pas sûr de vouloir t’aider. -Arrête de jouer, Arvin. Il s’agit de Sydney, cette fois. Elle est vivante. » Sloane ne put s’empêcher d’afficher une certaine surprise sur son visage. « Vivante ? Visiblement, elle est plus coriace que je ne le pensais. C’est vraiment une femme remarquable…tout comme sa mère, n’est-ce pas ? -Si elle est vivante, ce n’est pas le cas de son ami, Michael Vaughn, coupa Jack sans répondre à Sloane. Tu l’as déjà croisé, je crois, en Suisse notamment. Bref, Sydney veut se venger. L’ennui c’est qu’elle ne connaît pas l’identité du tueur. Elle sait juste qu’il travaille pour le Covenant, ce qui est assez vague. Mais elle a une solution. » Brièvement, Jack exposa les parties du plan de Sydney qui concernaient Sloane. « Un échange…et tu veux que je parle en ton nom, je suppose. Je fais le sale boulot, et tu récoltes la gloire. Mais quand l’A.D.N sera entre les mains du Covenant, ils auront besoin des ovules de Sydney…Que va-t-elle faire, à ce moment-là ? -Elle a l’intention de rejoindre Vaughn dans la tombe, mais ne t’en fais pas : jamais je ne la laisserai faire, mentit Jack sans changer d’expression. -Je n’en doute pas, Jack, fit Sloane avec un sourire. Pourquoi l’aides-tu ? -Ne t’es-tu pas toi-même vengé, à la mort d’Emily ? …Avant de contacter le Covenant, il nous faudra l’A.D.N, qui se trouve pour le moment dans les bureaux de la C.I.A, attendant un transfert vers Dieu sait où. Voici comment nous allons faire… » *** Après une journée de boulot plutôt satisfaisante, Marshall rentrait chez lui. Tout excité à l’idée de son rendez-vous avec Carrie le lendemain soir, il se demandait ce qu’il allait lui préparer. D’abord, sans doute des amuse-bouche à la Française, puis un bon gigot d’agneau, avec les herbes secrètes de sa mère, et, comme dessert, peut-être un simple sorbet rafraîchissant, ou une salade de fruits…il ne savait pas. Il angoissait déjà à l’idée de ce dîner. La dernière sortie avait été un vrai fiasco, peut-être pire que la première. Ils se demandait encore comment Carrie avait accepté ce dîner. Une fois à l’intérieur, il alla à son petit laboratoire, qui en fait était plus grand que son salon. Il travaillait sur un nouveau système d’alarme pour sa maison. En effet, il ne la trouvait pas assez sécurisé. On pouvait encore entrer en creusant sous les fondations, ou quelque chose de ce goût. Il faudrait juste qu’il… Il s’interrompit. Il avait entendu du bruit. Marshall réalisa soudain qu’il avait oublié de déclencher le système d’alarme hors-laboratoire. Regardant sur l’écran reproduisant la vision des caméras de sécurité, il vit qu’il y avait quelqu’un dans la maison. Quelqu’un qui était assis dans son fauteuil, qui semblait attendre. Saisissant une de ses inventions, une sorte de bombe à gaz gelant, il sortit prudemment de son laboratoire. Les doigts crispés sur la bombe, il s’avançait lentement le long du couloir. Dans la maison, il n’y avait d’autre bruit que celui de ses pas, qui donnaient l’impression d’être amplifié, dans le silence. Quand il fut enfin arrivé au salon, la surprise lui fit presser le bouton libérant le gaz. *** Heureusement pour elle, les réflexes de Sydney étaient toujours aussi rapides. D’un bond sur le côté, elle réussit tout juste à éviter le gaz gelant. Elle se releva rapidement, et se dirigea vers Marshall, toujours aussi abasourdi. « Mademoiselle Bristow…Sydney…vous êtes morte. Je veux dire…vous êtes sensée…comment…qu’est-ce que vous faites là ? réussit-il à articuler. -Marshall, j’ai peu de temps pour vous expliquer. Ne m’interrompez pas, s’il-vous plaît. Oui, c’est bien moi, et non une supercherie de je ne sais quelle organisation terroriste. Je suis vivante, c’est une longue histoire que je vous raconterai peut-être un jour. Maintenant, j’ai besoin d’un énorme service, et j’aimerais que vous me promettiez que quelle que soit l’issue de tout cela , vous suivrez toutes mes instructions à la lettre. -Un ser…vous…excusez-moi mais…je veux dire…qu’y a-t-il pour vous aider, Sydney ? -J’ai besoin que vous piratiez les fichiers de la C.I.A. » 9. A.D.N. « Que je pirate les… ? -Je sais, je débarque de nulle part, je pourrais ne pas être Sydney, mais il faut me faire confiance, et ne pas me demander pourquoi. S’il-vous plaît ! J’ai besoin que vous me rendiez ce service... Sachez juste que ce que je vais faire, c’est pour ma propre sécurité, et que cela ne vous nuira en rien. Vous savez bien que jamais, jamais je ne voudrais nuire à qui que ce soit qui me soit cher ; et je tiens beaucoup à vous. » Marshall réfléchit quelques secondes qui parurent à Sydney une éternité. Enfin, il sembla se décider. « Que voulez-vous que je fasse, exactement ? -Je suis poursuivie. Je veux leur faire croire que je suis morte. Pour cela, il faut que vous remplaciez mon code d’A.D.N dans la base de données de la C.I.A par celui d’une autre femme. -Les personnes qui vous poursuivent…ils n’ont pas ce genre d’infos ? Votre A.D.N, vos signes distinctifs… -Non, ils ont trop peur de révéler leurs agents infiltrés si leur base de données est découverte. Quand ils ont besoin de ce genre d’informations, ils vont directement se servir à la C.I.A, malgré tous les systèmes de sécurité. -Bon. Pour changer votre code génétique, il faudra que je le fasse directement à la C.I.A. Je n’aurai aucun problème pour contourner les systèmes de sécurité, c’est moi qui les ai inventés. Mais je dois savoir la vraie raison de tout ceci…je veux dire…s’il-vous plaît ? -Marshall…je ne peux pas…J’aimerais tellement. Sachez seulement que cela ne nuira en rien la C.I.A, au contraire. Je ne vous mentirais pour rien au monde, vous le savez, n’est-ce pas ? » *** Récupérer l’échantillon avait été un jeu d’enfant. À vrai dire, la base du Nevada possédait des systèmes de sécurité déplorables, qui ne tenaient aucune comparaison face à ceux de Marshall. Jack n’avait eu aucun mal à faire diversion pendant que Sloane et ses mercenaires s’occupaient de voler les tissus de Rambaldi. Jack avait eu un moment d’hésitation, car Sloane aurait pu décider de garder l’échantillon pour lui seul, mais il tenait trop à Sydney pour l’abandonner, du moins pour le moment, espérait Jack. Et puis, il n’avait que lui. Il était obligé de lui faire confiance, jusqu’à la fin de tout ceci. Son téléphone sonna. « Ici Jack. -Tu l’as ? demanda la voix de Sydney à l’autre bout de la ligne. -De ce côté, on est prêts. Et du tien ? -Il a été d’accord de collaborer. Il revient tout juste de l’Agence. Nous pouvons entamer la phase deux. Ne change rien aux plans. Papa…quand tout sera fini, va voir ce spécialiste avec Marshall. Tu sais, celui dont je t’ai parlé, qui fait des recherches sur la mémoire. Oubliez que je suis en vie. Faites ça pour moi. Je veux que ce cauchemar s’arrête. Je m’en voudrais de devoir vous tuer pour rester en vie. - Autrefois, tu serais retournée à l’Agence, tu aurais reconstruit quelque chose. -J’ai perdu l’homme que j’aimais. J’ai le droit d’avoir changé. Au fait…c’est sans doute la dernière fois que je te parle. Adieu. -Adieu, Sydney. Sache que je respecte ta décision. » *** D’une cabine téléphonique, au cœur de Los Angeles, Arvin Sloane passait un coup de fil. Il savait que Jack écoutait la conversation à travers son oreillette, et qu’au moindre faux pas, il n’hésiterait pas à le faire tuer par le sniper posté sur le toit de l’immeuble d’en face. « Ici Arvin Sloane. Je sais que vous faites partie du Covenant. Dites juste à McKennas Cole que je désire lui parler. Cela concerne le Cube. -Bonjour Arvin. Je dois dire que je vous croyais à la C.I.A dans une cellule, attendant qu’on vous fasse confiance. -Je croyais qu’il en était de même pour vous, Cole. J’ai réussi à m’enfuir. Mais j’aimerais plutôt vous parler du Cube. » À l’autre bout de la ligne, McKennas sembla surpris. « Il a été détruit par l’agent Bristow. Je dois dire que cette fille ne manque pas d’un certain potentiel. -Ce que vous ne savez pas, c’est que la C.I.A en a gardé un échantillon, qui se trouve être à présent en ma possession. » Il y eut un long silence pendant lequel Cole devait être en train de réfléchir. « Vous ne manquez pas de moyens, visiblement. Que voulez-vous ? -Je veux huit millions de dollars en petites coupures usagées allant de dix à cent dollars. Non négociables. Je veux aussi le tueur de l’agent Michael Vaughn. » | |||
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Ah enfin! Syd qui prend sa revenge!!! ET on peut dire qu'elle ni va pas de mains mortes!! Du Sydney Bristow comme on l'aime!! Tres bien ta fic Kate! tu écris bien et ji bien hate de voir la suite!! | |||
| ~I've denied in my capacity to love I'm willing to give up this fight Been up at night drinking to drown my sorrows down But nothing seems to help me since you've gone away~ |
| Kate Jones Messages postés : 114 petit frère de Marshall |
10.Échange Lauren vivait un véritable cauchemar. Quelques heures plus tôt, son contact au Covenant lui avait demandé de venir au poste de Los Angeles, afin de parler à Cole McKennas. Lauren avait fait vite, pensant naturellement qu’il voulait la récompenser pour la totale réussite de sa mission avec Michael. Quand elle s’était rendue au poste, elle avait été surprise d’être mise en attente alors que son contact lui avait bien fait comprendre qu’elle avait plutôt intérêt à se dépêcher. Enfin, on l’avait conduite dans une petite salle qu’elle n’avait jamais vue auparavant. Là, deux hommes de main l’avaient ligotée et bâillonnée, avant de l’assommer. Quand elle s’était réveillée, elle avait d’abord cru qu’à cause du choc elle avait une cécité passagère, jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’on lui avait mis un sac en tissu noir sur la tête, sans doute pour qu’elle ne voit pas où on la conduisait. Maintenant, cela faisait plus d’une heure qu’elle était assise sur la banquette arrière d’une voiture. Depuis longtemps elle avait cessé de mémoriser les virages, afin de se concentrer pour ne pas tomber quand la voiture tournait brusquement. Elle sentait qu’il y avait quelqu’un sur sa gauche. Aucune parole n’avait été prononcée à part des indications quant à la route à suivre. Au bout d’un moment, ne pouvant supporter d’avantage ce silence de mort, Lauren parla. « Qui êtes-vous ? Où m’emmenez-vous ? fit-elle d’une voix qui se voulait menaçante, alors qu’elle tremblait. -Enfin ! Je commençais à me demander si vous n’étiez pas une vraie carpe, lui répondit une voix qu’elle reconnut être celle de Cole. Excusez ce moyen de transport plutôt désagréable. Malheureusement pour vous, dans quelques minutes vous aurez bien d’autres soucis. -D’autres soucis ? Vous allez me tuer, c’est ça ? s’affola Lauren. -Bien sûr que non, Mlle Reed. Si c’était le cas, nous l’aurions déjà fait depuis longtemps. Nous n’allons pas vous tuer. Votre travail au Japon était propre et rapide, nous n’avons pas eu à nous plaindre de vos services jusque-là. Cependant, vous valez moins que ce qu’on m’offre en échange de votre personne. -Pourquoi me veulent-ils ? Qui me veut, d’ailleurs ? la C.I.A ? le K- Directorate ? Répondez ou je… -Ou quoi ? Vous allez me tuer, c’est ça ?(Il éclata de son horrible rire sardonique.) Vous n’êtes pas vraiment en position de me donner des ordres, ma chère Lauren – ça ne vous ennuie pas que je vous appelle Lauren, n’est-ce pas ?…Vous saurez tout ce qu’il y a à savoir en temps voulu. Taisez-vous maintenant, on arrive. » La voiture se gara doucement. Lauren devina que c’était assez à l’écart d’habitations, car elle n’entendait aucun bruit de circulation. McKennas descendit de la voiture. Elle entendit des voix à l’extérieur, et se trouvait assez proches d’elles pour comprendre la conversation. Tout en essayant de défaire ses liens, elle écoutait attentivement ce qui se disait. « Vous avez l’échantillon ? » demanda Cole. Lauren sentait que ses liens se déserraient légèrement. Allez ! « Dans cette mallette. L’argent ? le tueur ? » Encore un petit effort, et elle serait libre… « Dans la voiture. Nous contrôlerons d’abord que vous n’essayez pas de nous avoir. Jim, vas-y…Ok, ça m’a l’air en ordre. Procédons à l’échange. » Trop tard ! Si près du but… Lauren fut tirée de force hors de la voiture. Elle sentit qu’on resserrait ses liens, qu’on la contrôlait sur toutes les coutures. Puis, elle fut jetée sans ménagement dans le coffre d’une voiture, qui démarra quelques minutes plus tard. Le véhicule roula environ dix minutes avant de s’arrêter, pour redémarrer à peine quelques secondes plus tard. Enfin, la voiture s’immobilisa et on ouvrit le coffre. Elle fut emmenée de force dans un endroit froid et humide qu’elle devina être une cave, ou un abri anti-atomique. Là elle fut attachée à une chaise, et laissée seule. Elle ne sentait pas la présence d’un quelconque garde. On ne lui avait même pas enlevé sa cagoule. Après une demi-heure d’attente, quelqu’un ouvrit une porte et s’approcha d’elle, avant de soulever le sac en tissu qui lui recouvrait la tête. En découvrant qui venait d’entrer, Lauren Reed sut immédiatement qu’elle allait mourir. *** Au moment où la deuxième voiture emmenait Lauren vers sa mort, McKennas remonta dans son propre véhicule, oubliant qu’il venait de condamner Lauren, et de perdre huit millions de dollars. Il était satisfait. Tant de moyens dépensés pour avoir cet A.D.N. ! Une fois qu’il aurait récupéré Bristow, le monde serait à portée de main. Il ouvrit la mallette. Sloane lui avait expliqué que les tissus ne survivaient pas en dehors du Cube s’ils n’étaient pas réfrigérés. Le dispositif de refroidissement qu’il avait sous les yeux l’intriguait. Il n’en avait jamais vu de semblable auparavant. Certains éléments lui paraissaient étranges. Notamment ces liquides verts et bleus autour de l’éprouvette. Et ce fil qui ne semblait pas relié au circuit de refroidissement. *** À côté de la moto qui la conduirait plus tard dans une vieille maison abandonnée, Sydney observait la voiture de McKennas Cole qui arrivait au loin. Une voiture banale, si on y pensait. Cole était peut-être un salaud, mais un salaud intelligent, au moins. Il ne prenait pas une de ces limousines aux prix exorbitants, et horriblement voyantes. Malheureusement, une voiture d’occasion ne suffisait pas toujours. Sortant l’émetteur de sa poche, elle attendit que la voiture soit à sa hauteur pour presser le détonateur. La voiture explosa. 11.Règlements de comptes Après avoir tué McKennas Cole, Sydney éprouva une sorte de soulagement. Il était là le jour où elle avait dû prouver sa docilité. Il lui avait ordonné lui-même de tuer un homme dont elle ne connaissait pas le nom. Un innocent qui avait une famille, qui le cherchait peut-être encore. D’une certaine manière, Sydney se sentait moins coupable à présent. Toutefois, il n’était pas question de se reposer. Ce n’était pas fini. Elle allait enfin découvrir qui lui avait indirectement fait commettre toutes ces choses depuis l’attaque de la maison d’Oshi. Peu lui importait que cette personne eusse une famille, des amis, peut-être même une femme ou un mari. La seule chose qui comptait à ses yeux c’était de voir cette pourriture crever, pour pouvoir vivre enfin en paix. Conformément à ce qu’elle avait demandé, la maison abandonnée où était retenu le tueur était vide. Il n’y avait même pas de garde pour surveiller le prisonnier. Parfait. Elle ne voulait aucun témoin. On y retrouverait le cadavre du tueur, et celui de Sydney dans la rivière, dans quelques jours. Quand elle arriva à la cave, elle n’hésita pas une seconde à soulever la cagoule. Elle fut surprise, tout comme l’était Lauren Reed, la tueuse du Covenant. Lauren avait-elle pu détester Vaughn au point de le tuer ? Était-il possible que le retour de Sydney ait pu la changer à ce point, au point de la transformer en tueuse ? À moins que… « Tu travaillais déjà pour le Covenant, quand tu as commencé à sortir avec lui, n’est-ce pas ? -Sydney , je ne voulais pas ! Ils m’ont forcée, ils ont dit que si je ne le tuais pas ils allaient… -Évidemment, coupa Sydney. Moi aussi je chercherais à mentir si j’étais dans ta position. Mais il ne reste aucun espoir pour toi. Tu as tué Vaughn. -Vous ne comprenez pas ! Ils allaient ruiner mon père, détruire sa carrière…je n’avais pas le choix. -Il y a toujours le choix ! J’aurais pu choisir de me suicider, de devenir folle, de reconstruire ma vie…et pourtant, je suis là. Tu ne sais pas ce que c’est de perdre quelqu’un. Ça, ça peut conduire au meurtre. Pas la réputation ou la carrière de la famille. Tu n’as aucune raison valable. -C’est faux ! J’ai…j’ai connu un homme…il a été assassiné, lui aussi. J’ai traqué le tueur, j’ai fait ça pendant deux ans de ma vie…Quand je l’ai enfin retrouvé, j’étais tellement contente, je pouvais me venger, il suffisait d’appuyer sur la détente, et voilà ! Je l’ai fait. Je l’ai tué. Je n’ai éprouvé ni bonheur, ni joie. J’avais honte de moi. Je me dégoûtais. Moi, j’avais tué un homme de sang-froid ! Je comprends quel est votre sentiment en ce moment, mais vous n’obtiendrez rien en me tuant. -Tu me prends vraiment pour une imbécile. Jamais je ne vais avaler une histoire pareille. Arrête d’essayer de m’en empêcher, ou je vais te tuer tout de suite, et je risquerais de regretter de ne pas avoir fait durer le plaisir. » Malgré cela, Sydney commençait à hésiter. Après tout, le meilleur moyen d’en finir n’était-il pas de lui accorder le pardon ? Lauren sentit l’hésitation de Sydney, et en profita. -Ce n’est pas vous qui parlez, c’est votre haine ! Vous sentez que ce n’est pas vous ! Soyez forte, n’écoutez pas votre haine, Syd. -Lui seul m’appelait comme ça, dit calmement Sydney. Lui seul. Tu vas regretter ce que tu viens de dire. » Sydney s’approcha lentement de Lauren, lui chuchota doucement quelque chose à l’oreille avec un sourire sarcastique. Le peu de couleurs qui restaient sur le visage de Lauren disparurent. Sydney pointa son semi-automatique, toujours souriante. Elle pressa la détente. 12.Dernière étape « J’aimerais que vous m’expliquiez ce qui s’est passé, M Reyson, demanda Kendall au trentenaire assis devant lui. On dirait que Dieu a voulu nous donner un avant-goût de l’Apocalypse. -D’après nos sources, l’agent Sydney Bristow a voulu venger l’agent Vaughn, qui est mort il y a une semaine environ, quelque part au nord du Japon. Pour cela, elle a dérobé l’échantillon de l’A.D.N. de Rambaldi, avant de le proposer au Covenant en échange du tueur de son compagnon, ainsi que d’une somme d’argent énorme, que nos spécialistes cherchent toujours. Le Covenant a accepté, évidemment, et lui ont livré le tueur qui s’est avéré être Lauren Reed. -La fille du sénateur ? -Exactement. Et l’ex-girlfriend de Michael Vaughn. Cependant, l’échantillon était astucieusement piégé, et a tué McKennas Cole, un haut dirigeant du Covenant qui s’était évadé de nos prisons on ne sait comment il y a quelques mois. Quant à Sydney, elle a tué Lauren Reed, avant de disparaître. Nous avons découvert son cadavre il y a deux jours. Elle est défigurée, mais l’A.D.N. correspond. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. -Seigneur !…Et Jack ? et Marshall ? J’ai entendu dire qu’ils allaient plutôt mal. -Nous pensons qu’ils ont été mêlés à l’affaire, mais nous ne savons pas encore comment. Ils semblent avoir perdu les souvenirs concernant ces dernières semaines. De plus, nous avons retrouvé le cadavre du Dr Nensky, un spécialiste de la mémoire, qui aurait réussi à pousser les recherches plus loin qu’aucun de ses confrères. Pour moi, il n’y a aucun doute : les deux événements sont liés. -Et Sloane ? -Il n’allait pas réintégrer la C.I.A après ce qu’il avait fait ! S’évader malgré son contrat avec nous, voler l’échantillon, être complice d’un meurtre…bref, il s’est enfui. On le cherche toujours. -Mon Dieu, comment en est-on arrivés là ? » *** Abbaye de Bonmont, Suisse. Cela faisait combien de temps ? Deux semaines, trois peut-être…Sydney avait perdu la notion du temps. Pour elle, cela faisait des mois qu’elle avait vécu dans cet hôtel avec Vaughn. Les événements s’étaient bousculés, elle n’avait pas eu le temps de prendre la moindre pose. Mais elle n’était pas ici pour rêvasser. Elle devait accomplir encore une chose avant de pouvoir respirer à nouveau. Elle entra dans l’Abbaye. Il n’y avait personne. Normal, il devait être six heures du matin. S’avançant lentement dans la nef, comme si elle craignait de réveiller Dieu qui devait sûrement se reposer à une heure aussi matinale, Sydney observait l’intérieur. L'édifice était plutôt vaste, pauvrement orné et se démarquait des autres abbayes par son architecture exceptionnelle. Un tronc attira particulièrement l'attention de Sydney. Il n’avait rien de particulier par rapport aux autres ; personne ne mettait jamais d’offrande, car cet endroit était avant tout un lieu touristique, financé par le propriétaire. Cependant ce tronc avait quelque chose de particulier, car à l’intérieur se trouvait le Cube. Sydney ne l’avait pas détruit. Sur le moment, elle n’avait pas compris pourquoi elle désobéissait aux ordres. Pour sa propre sécurité, il aurait été plus logique de le détruire. Mais après ce que Lauren avait fait, elle avait compris que si son père n’arrivait pas à récupérer l’échantillon de l’A.D.N de Rambaldi, elle aurait toujours une monnaie d’échange. Maintenant que tout était terminé, elle avait le devoir de le détruire, afin d’éviter de nouveaux morts. Cela avait trop duré. Elle s’interrompit. Elle était sûre d’avoir entendu un bruit dans l’abbaye. Elle se retourna, et ne put empêcher un hoquet de surprise. « Je savais que vous étiez en vie, Sydney. Quoi qu’ait pu me raconter Jack, il me paraissait invraisemblable qu’une femme aussi forte que vous choisisse la voie trop facile du suicide. -Sloane ! Que faites-vous ici ? ! Comment m’avez-vous retrouvée ? -Connaissant votre intelligence, je me suis demandé quel était l’endroit le plus stupide, en apparence, pour cacher un objet de Rambaldi. Il suffisait d’une cachette connue. Mais je dois dire que j’ai eu de la chance, pour penser à cet endroit. Jack m’avait dit que vous aviez été en Suisse, et je me suis miraculeusement souvenu que vous aviez un ami ici : Benjamin Zufferey. -Comment saviez-vous que je n’avais pas détruit le Cube ? fit Sydney, plus méfiante que jamais. -Je ne le savais pas vraiment. C’était plutôt un espoir auquel je m’accrochais…Vous allez le détruire, Sydney ? -Vous connaissez déjà la réponse.(Elle sortit un semi-automatique de sa ceinture.) N’essayez pas de m’en empêcher. -Réfléchissez, Sydney ! Avec le Cube, avec vos ovules, nous pourrions faire de grandes choses, vous et moi ! Vous savez que je vous ai toujours aimée comme ma fille. Jamais je ne ferais quelque chose qui puisse vous nuire. Jamais ! -Ne m’approchez pas, Sloane ! Je n’ai que faire de votre amour ! Regardez où il a mené Emily ! Vous n’êtes qu’un être abject, prêt à vendre père et mère pour arriver à ses fins ! Et je…Ne m’approchez pas je vous dis ! Ou bien je tire ! -Sydney ! Avec les connaissances de Rambaldi, nous pourrions faire ce que nous voulons ! Vaincre les maladies, la mort ! Ressusciter Emily, ressusciter Vaughn…Le monde serait à nous ! » Sydney hésita un instant. Sloane, qui s’était rapproché encore, en profita pour essayer de lui arracher le Cube. Elle bondit en arrière, hors d’atteinte. Elle fit feu. « Sydney… » Sloane tomba, face contre terre, mort. **** Après ça, il ne reste que l'épilogue...eh oui, ça passe vite! | |||
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Alors voici l'épilogue, mais je vous conseille de relire quelques chapitres avant, juste pour vous remettre dans le bain. Épilogue « Et tu l’as tué ? -Oui. Je n’avais pas le choix…Tôt ou tard, il aurait dit que j’étais vivante. Sans le vouloir. -On était obligés de faire tout ça Syd ? Tous ces meurtres…ces mensonges… -Quand je t’ai trouvé à deux doigts de la mort, j’ai su qu’il n’y avait pas d'alternative. Nous n’aurions pas pu courir toute notre vie, Vaughn. » Sur une plage de la Méditerranée, ils marchaient pour ne pas se regarder, car les blessures étaient trop récentes, trop profondes pour être exposées, même entre eux. À cent mètres devant le couple, des enfants jouaient. La mer calme et bleue brillait au soleil. Les mouettes se battaient pour la moindre arrête de poisson. Une mère essayait de calmer son bébé en lui donnant le sein. Un cerf-volant s’éleva dans le ciel, avant de disparaître, emporté par le mistral…Des hommes, des femmes étaient morts ; le monde s’en moquait et continuait de tourner, à son rythme, sans s’arrêter. « Et maintenant ? demanda-t-il. -Maintenant…nous sommes libres. Ici ou ailleurs…qu’importe : le monde nous appartient. » FIN | |||
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| sydney_47 Messages postés : 780 agent simple ![]() |
Hhhhaaaa!!! Je savais bien que michael ne pouvait pas mourir!!!! Tres bonne fanfic Kate!!!!! mais tu dis au début de ton topic que c'est ta premiere et ta derniere fanfic!!! c'est vrai!!??!!! j'espere que non et que tu te remettras à l'écriture, tu as du talent! ;) bye bye et jespere bien lire prochainement une autre de tes histoires!! | |||
| ~I've denied in my capacity to love I'm willing to give up this fight Been up at night drinking to drown my sorrows down But nothing seems to help me since you've gone away~ |
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