Kelig Administrateur Messages postés : 940 |
Posté le 13/12/2008 15:05:57 | | Je ne supporte pas vraiment l’alcool (je ne parlerai pas du shit : c’est pire.) C’est l'avantage que j’ai sur la bouteille, avec la bouteille. Car j’aime toujours bien boire. Il y a longtemps, je buvais par pulsions. Et je ne m’arrêtais pas. J’allais jusqu’au bout, jusqu’au trou noir. C’était lors de soirées, dites « festives », sortes de paradis artificiels qui se transformaient parfois en petits bonheur comme miraculés - qui faisaient croire, à des féeries, à travers transe - et puis le plus souvent et de pire en pire en cauchemars, jusqu'au sentiment d’horreur d’être soi. L’objectif inavoué était de draguer, et c’est beaucoup plus facile saoul, quand on est timide, plus que timide... Au cours des soirées, on s’envoûtait, hyper sensiblement. Quelques fois, pas beaucoup je me suis réveillé dans les bras d’une amante d’un soir. De notre nuit, je ne gardais que quelques flashs un peu fous. Je ne pouvais pas m’empêcher de croire que je l’aimais, ensuite. Mes sentiments étaient confus. Je me perdais toujours... Ou je finissais seul, avec « les autres » autour, dont des copains, dont un ou deux amis même, mais seul, au fond de moi. Terriblement... C’est fini tout ça. Ca s’est fini, en fait, quand je suis tombé, malade. Depuis, je supporte à peine quelques verres. L’alcool n’est pas lié à ma maladie, la faille avait toujours été là, intime et profonde. Elle n’a fait que se révéler à l’âge adulte. Ensuite, les médicaments, les passages à vide, les amours dérisoires éphémères (sauf une, avec qui la relation a été longue...) Il n’y a qu’à écouter les chansons de Thiéfaine pour y entendre quelque chose. Ensuite, j’ai longtemps vécu sans être vraiment moi-même. En étant moi-même par intermittence. C’est bizarre de dire ça, non ? Et puis en même temps, il y a eu des rencontres bien réelles. Et quelques personnes ont beaucoup compté, comptent encore pour moi. Et celles qui ne sont plus là, elles compteront toujours...
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J’ai mis un temps fou à me retrouver, à me trouver plutôt. Car on ne peut plus être le même, ensuite. Ca s’est fait – ça se fait, au cour du temps, quand l'eau coule sous les ponts ou est souterraine. Ce n’est pas une ligne droite, ce sont plein de chemins à liens difficiles et compliqués, c’est long, c’est terriblement long...
Il faut faire avec tout ça, maintenant. Je bois un peu, de temps en temps, parce que j’aime bien ça. Un peu, mais jamais trop, plus jamais. Je ne supporte plus. Je prends toujours un peu de médicaments, aussi. A vie, je pense. Et heureusement qu’il y a quelques années j’ai trouvé une personne qui elle-même m’a trouvé, sinon...
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