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| Auteur : | Sujet: Philosophie de vie | Bas |
| Louz Administrateur Messages postés : 1120 |
A présent, tout est tombé par terre. Tu vois toutes ces choses que tu connaissais jonchées au sol et éparpillées, dispersées, inanimées. Toutes ces choses qui t’étaient familières t’ont pratiquement quitté. Tu es presque nu, mais tu sens encore le lien affectif de toutes ces choses reliées à ta peau, à ton corps. A travers l'adieu tu t’émeus pour un rien, pour la moindre chose. Pour un nouveau départ, toutes ces choses te parlent encore. Tu restes, tu les écoutes, tu es patient. Tu ne veux pas oublier, tu souhaites garder la vie en toi, comme la mémoire de l'eau. Tu ne veux pas t’enfuir, ni les trahir, tu as envie d’entendre encore et encore tout ce qu’elles ont à dire, toutes leurs vies à raconter, leurs passages compliqués, à épancher. Elles ont conservé les paroles près du cœur pour se réchauffer, pour se protéger, les yeux, les oreilles, elles ont cherché les regards des autres, les regards des autres sur les autres, elles ont trouvé les échanges, pour ne pas se perdre, les champs, les villes, les pays, pour pouvoir retrouver le sentier Indien, le chemin d’amitié une fois que sera passé le très long TGV. | |||
| http://petissillon.hautetfort.com/ http://poemesenfleche.canalblog.com/ |
| Louz Administrateur Messages postés : 1120 |
Philosophie de vie A présent, tout est tombé par terre. Tu vois toutes ces choses que tu connaissais jonchées au sol et éparpillées, dispersées, inanimées. Toutes ces choses qui t’étaient familières t’ont presque quitté. Tu es pratiquement nu, mais tu sens encore le lien affectif de toutes ces choses reliées à ton corps, à ta peau. A travers l'adieu tu t’émeus pour un rien, pour la moindre chose. Pour un nouveau départ, toutes ces choses te parlent encore. Tu restes, tu les écoutes, tu es patient. Tu ne veux pas oublier, tu souhaites garder la vie en toi, comme la mémoire de l'eau. Tu ne veux pas t’enfuir, ni les trahir, tu as envie d’entendre encore et encore tout ce qu’elles ont à dire, toutes leurs vies mouvementées à raconter, leurs passages compliqués, à épancher. Elles ont préservé les paroles près du cœur pour se réchauffer, pour se protéger les yeux, les oreilles, elles ont cherché les regards des autres, les regards des autres sur les autres, elles ont trouvé quelques échanges, pour ne pas se perdre, les champs, les villes, les pays, pour pouvoir retrouver le sentier Indien, le chemin d’amitié une fois que sera passé le très long TGV. | |||
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| Louz Administrateur Messages postés : 1120 |
La vie au long cours A présent, tout est tombé par terre. Tu vois toutes ces choses que tu connaissais jonchées au sol éparpillées, dispersées, inanimées. Toutes ces choses qui t’étaient familières t’ont presque quitté. Tu es pratiquement nu, mais tu sens toujours les liens affectifs, le sentiment des éléments reliés à ton corps, à ta peau. A travers l'adieu tu t’émeus pour un rien, pour la moindre vétille. Les choses te parlent d'un nouveau départ, intérieur. Tu restes, tu les écoutes, tu es patient, tu y tiens. Tu ne veux pas oublier, tu souhaites garder l'histoire en toi, comme la mémoire de l'eau. Tu ne veux pas t’enfuir, ni trahir, tu souhaites entendre tout ce qu’elles ont à dire, leurs vies mouvementées à raconter, leurs passages compliqués à épancher. Elles ont préservé les paroles près du cœur pour se tenir réchauffées, pour se protéger les yeux, les oreilles, elles ont cherché les regards des autres, les regards des autres sur les autres, elles ont trouvé quelques échanges, pour ne pas se perdre à travers les champs sans talus, les villes fortifiées, les pays traversés, pour pouvoir transmettre, rester entier, retrouver le sentier Indien, le chemin de l'amitié une fois que sera passé le très long TGV. | |||
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| Louz Administrateur Messages postés : 1120 |
La vie au long cours A présent, tout est tombé par terre. Tu vois toutes ces choses que tu connaissais jonchées au sol éparpillées, dispersées, inanimées. Ces choses qui t’étaient familières t’ont presque quitté. Tu es pratiquement nu, mais tu sens toujours les liens affectifs, le sentiment des éléments reliés à ton corps, à ta peau. A travers l'adieu tu t’émeus pour un rien, pour la moindre vétille. Les choses te parlent d'un nouveau départ, intérieur. Tu les écoutes, tu es patient, tu y tiens. Tu ne veux pas oublier, tu souhaites conserver l'histoire, comme la mémoire de l'eau. Entier, même en morceaux. Tu ne veux pas t’enfuir, ni trahir, tu souhaites entendre tout ce qu’elles ont à dire, leurs vies mouvementées à raconter, leurs passages compliqués à épancher. Elles ont préservé les paroles près du cœur pour se tenir réchauffées, pour se protéger les yeux, les oreilles, elles ont cherché les regards des autres, les regards des autres sur les autres ; heureusement qu'elles ont trouvé quelques échanges pour ne pas finir en ruine, pour ne pas devenir fou sous les cris, pour ne pas se perdre à travers les champs sans talus, les villes fortifiées, les pays traversés... Pour pouvoir redire un jour, pour se donner la chance de retrouver le sentier Indien, le chemin d'amitié une fois que sera passé le très long TGV. | |||
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