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Auteur : Sujet: Test de jeux et téléchargement  Bas
 Krizalidfire
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 Krizalidfire
  Posté le 04/02/2005 14:02:27
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Sword of mana


Que symbolise le RPG ? Question vaste et pourtant intéressante dans le but d'appréhender le plaisir de l'autre, afin de mieux comprendre ses propres sentiments envers l'oeuvre à laquelle on fait face. Certains voient en ce genre particulier une ouverture à une approche artistique, d'autres le ressentent comme un plongeon au creux d'un univers nouveau à découvrir, fébriles d'anticipation, d'autres encore l'associent à un roman, à l'embrassement d'une trame scénaristique captivante et immersive, tandis qu'une catégorie le définissent comme un part de rêve. Sword Of Mana est de ces rares titres qui mélangent ces trois aspects en un maëlstrom lumineux.

http://image.jeuxvideo.com/images/ga/s/w/swomga00b.jpg
A l'époque faste de la reine des RPG, la Super Nintendo, de nombreux titres se bousculaient, rivalisant de qualité, et poussant toujours plus loin les capacités de la console. Néanmoins au creux de ce flot qualitatif et contentant les personnes avides d'évasion, apparût un jeu différent, magique. Celui se nommait Seiken Densetsu 2 (Secret Of Mana premier du nom en Europe et aux U.S), et était en passe de devenir le jeu culte de tout une génération de joueurs, ou plutôt de rêveurs actifs. Le background s'immisçait furtivement au creux du terreau fertile d'où naissent les souvenirs et l'imagination sans limite de jeunes esprits ouverts au voyage. Tout commença par une introduction accompagnée d'une musique que tous ceux qui eurent la chance d'écouter et de voir ne purent oublier, provoquant des frissons intenses de plaisir, et posant des bases immuables d'un égoïste donjon contenant leurs émois insécables. Une des premières occurrence dans le monde vidéoludique, où l'on restait littéralement paralysé de bonheur et où l'on ne pouvait s'empêcher de repasser cette scène un nombre incalculable de fois. Cet opus connut deux suites, Seiken Densetsu 3 (Super Famicom), et Seiken Densetsu 4 : Legend Of Mana (Psone U.S), d'une excellente tenue également, en particulier le troisième épisode, designé par Nobuteru Yuki (Lodoss, Chrono Cross) en personne, et arborant un système de progression fantastique. Mais un maillon de la chaîne fait défaut, me direz-vous. En effet, je ne vous ai pas parlé du premier épisode, que nombre d'entre vous ne connaissent pas, du moins pas sous l'appellation officielle. Qui se souvient d'un soft, passé presque inaperçu en Europe, et portant le nom de Mystic Quest (Final Fantasy Adventure aux Etats-Unis) ? Si je vous dis qu'il est de plus sorti sur la première version de la Gameboy, en monochrome. Ceux qui voient de quoi je parle, se remémorent sûrement des passages monumentaux, desservis cependant par une qualité graphique très faible. Non encore complètement détachée de la franchise de la série majeure de Square de par la présence d'un Chocobo et d'autres éléments propres aux FF, le projet confié à Koichi Ishii pose les jalons de ce qui sera la mythologie Mana. Maintenant, en une sort de boucle close, Square-Enix nous offre une somptueuse réédition du pilier de la saga. Plus justement nommée Sword Of Mana, cette "remise au goût du jour" ne se contente pas de vous révéler la genèse du monde merveilleux qui s'étend sous vos yeux, mais draine avec elle un fleuve d'innovations et d'émerveillements imposants.

Shinyaku Seiken Densestu, de son nom original, est un conte. Vous rappelez-vous de ces livres d'images que vous lisaient vos parents, de ces histoires entendues de ci de là par les conteurs modernes provoquant une ébullition imaginative enivrante, de ces livres d'images vous racontant des histoires oniriques aux couleurs pastels ? Ce jeu participe de la même vapeur détachant vos sens d'une réalité visible pour des ailleurs d'une surprenante irréalité palpable. Dans un discours technique et froid, on pourrait établir que l'on est parvenu à compacter du rêve au sein d'une cartouche. Cette impression est due au travail esthétique d'une qualité remarquable des talents coordonnés de Tsuda Kouji (graphic-designer) et de Kameoka Shinichi (chara-designer), déjà maîtres d'oeuvre sur les épisodes 3 et 4. Un monde chatoyant, accusant des rondeurs dénuées de toute agressivité, d'une crédiblité et d'une assise sans failles s'est un jour extrait de leur volonté de donner un nouveau départ à leur série révélatrice. Vous poursuivrez votre quête en direction du mythique Arbre Mana, au travers d'environnements aux détails exacerbés, disposant d'un vrai caractère et d'une qualité graphique indéniable. Les contrastes, les coloris, les dégradés, tout est en adéquation. Cependant la création d'une terre aussi soudée culturellement et visuellement qu'elle soit, suppose également l'adjonction d'une faune et d'êtres animés se fondant en ses inspirations. De ce côté là non plus, peu ou pas de griefs à prononcer à l'encontre de l'équipe de Brownie Brown. Noriko Sasaki, par le passé créatrice des créatures magnifiques de Legend Of Mana, à l'animation révolutionnaire pour l'époque, s'est une fois de plus chargée de concocter une galerie de monstres charismatiques et bien moins ridicules que ceux de Seiken 1. Entre l'Hydre de la grotte des marais, et le tigre géant du Colysée, on ne peut nier la parfaite association de ces ennemis au cadre précieux du titre. Mais que serait un RPG sans son lot de personnages aux caractères divers et variés, amenant l'invisible liant de cet enchevêtrement de notions émotionnelles et visuelles.

Premier changement majeur, il vous est possible dès le départ de l'aventure d'orienter votre choix vers un héros, ou une héroïne. Loin d'une simple alternative sans grande conséquence, le déroulement du scénario diffère vraiment et vous donne à voir deux aspects différents d'une même destinée. Plus porté sur les armes, l'individu de sexe masculin orientera le jeu vers un mode "facile", tandis que la fille, adepte de sorts, mettra beaucoup plus longtemps à se montrer dangereuse. De même, tandis que la trame, bien que réservant de nombreux coups de théâtre, reste classique avec le garçon, cette dernière devient plus "poignante" et originale par le biais de la magicienne. Résultant du travail de Kameoka, les acteurs primordiaux comme le machiavélique Julius, le tourmenté Dark Lord, ainsi que Bogard , sont tout aussi travaillés et réussis psychologiquement et physiquement que les intervenants plus "en retrait". Chose rare, aucun d'eux n'est énervant, effacé ou inintéressant. Chacun possède une personnalité propre qu'il conserve tout au long du soft, malgré les nombreuses remises en question. Ils sont soutenus en cela par une trame, qui si elle s'approche de l'original, possède son lot de nouveautés lui redonnant une consistance plus à même de pousser l'aventurier vers un dénouement incertain. L'ajout par exemple d'une longue scène finale, riche en tension et en révélations, digne de figurer au panthéon des fins les plus impressionnantes de RPG d'inspiration "old school", aiguille notre avis sur le fait qu'il s'agit bien plus d'une sublimation que de la rénovation d'un ancien jeu. De même, le cheminement s'opère différemment, laissant bien le temps de s'attacher aux personnages, de nouer des relations tenaces avec eux, impliquant totalement notre esprit avide d'univers différents et éthérés. L'aventure au sens premier du terme, enchaînant le triptyque émerveillement, action, émotion.

Nonobstant, la quête épique de l'arbre sacré s'est toujours hissée du flot des Action-RPG grâce à l'utilisation de systèmes de combats et d'évolution intuitifs et bien pensés. Dans le cas présent, vous retrouvez dans les grandes lignes un habile mélange des bonheurs des opus 3 et 4. Tout d'abord, sachez que vous ne pouvez pas acheter d'armes, ni d'armures dans des magasins. Cela peut choquer, mais il en est ainsi. Il va falloir créer Vos armes et armures, avec les objets que Vous trouverez, selon Vos critères. En résumé, vous allez expérimenter une liberté rafraîchissante et réellement passionnante, tranchant nettement avec les pantouflardes habitudes de certains RPG. Pour ce faire, vous devrez rendre visite à un petit cactus que les fans de LoM (Legend Of Mana) connaissent bien, et utiliser sa forge. Deux possibilités s'offriront alors à vous, forger un objet, ou bien améliorer celui-ci, grâce à des fruits magiques récoltés sur un arbre résidant dans la maison de votre compère à aiguilles. Transfuge direct de LoM, ce vénérable chêne ne produira de denrées que si vous lui apportez des graines découvertes ça et là dans le vaste monde. Il faudra donc mériter vos ustensiles de combat et de défense. Un intérêt supplémentaire, relançant sans cesse la fiévreuse obtention de la création ultime. De plus, selon le fruit employé, vous posséderez une affinité plus ou moins forte avec les élémentaux présents. Sachez que chaque jour correspond à un de ceux-ci. Si par exemple vous attaquez des adversaires avec une épée de feu lors d'une journée sous le signe d'Ondine (eau), vous infligerez moins de dégâts. Il en va de même pour la défense. Représentant chacun un élément, mis à part Luna (lumière) et Ombre (Ténèbres), vous pourrez également les invoquer une fois ceux-ci découverts. D'une pression simple sur "R" vous effectuerez alors une magie de soutien, et si par contre vous maintenez cette touche, vous aurez droit à un sort offensif variant avec l'arme portée. Un système génial qui fait quand même regretter le peu de boutons de la GBA. Durant les combats à l'aide d'outils tranchants par contre, vous avez rapidement l'impression de jouer à Seiken 3. Il est d'ailleurs à noter que le bruit annonçant un affrontement et que certains sprites (les loups et les lapins entre autres) sont issus en droite ligne de celui-ci. En effet votre instrument guerrier monte tout comme vous en niveau et inflige par conséquent des maux beaucoup plus vifs aux pauvres champignons des bois et autres féroces démons. Malheureusement cela n'influe en rien sur un coup spécial, disponible une fois une jauge situé sous vos Hp remplie. On aurait préféré un système à la Seiken 2, diversifiant les assauts. Dommage.

Véritable ode aux fondements du RPG, ce Sword Of Mana étonne et détonne. Vitrine graphique d'une GBA au sommet de sa gloire, mêlant une animation sans faille avec des décors chargés de particules sensibles d'une poudre nommée fascination, arborant un système de combat agréable, recréant le procédé de progression de LoM tout en le rendant un petit moins austère, le dernier né de chez Square-Enix, fait passer allègrement la pillule 50 Hz de Final Fantasy X-2. Si l'on ajoute en sus les clins d'oeil innombrables à l'épisode 4 de Seiken Densetsu (le rocher vivant, Watts, le professeur Bombe, les espèces d'ours (Dubbears en anglais) vivant dans les mines...) et les compositions musicales de Mr Ito Kenji (Saga Frontier 1 et Seiken Densetsu 1) étincelantes de variétés et étonnamment limpides malgré le processeur sonore de la Gba, ajoutant le zest d'immersion qu'il manquait pour faire corps intensément avec un des monuments du jeu vidéo, on ne peut que souhaiter un cinquième épisode de la série produite par le magicien Ishii (Seiken Densetsu 2 et 3, Legend Of Mana, Saga Frontier 1). Espérons que Brownie Brown ne perde pas cet éclat enfantin et tellement attirant qui le pousse à nous entraîner dans la fantaisie d'une âme naïve.

Graphismes
Rarement, mis à part Golden Sun 1 et 2, la GBA n'était parvenu à un tel résultat. Un tourbillon de couleurs éclatantes, choisies avec soin, corroborant le soucis maladif du détail au sein des environnements extrêmement variés du monde de Mana. Lorsqu'en plus le différents moments de la journée sont gérés, avec un changement notable des contrastes et des dégradés, mais d'une manière très fine, on se demande si notre portable ne va pas imploser. Un bémol tout de même, il subsiste parfois des pertes de vitesse d'affichage, amenant une sorte de "lag" très léger. Rien de grave. UN bonheur qui place la barre très haut pour les futures productions.
==> 18/20

Jouabilité
Un gameplay très imaginatif, laissant une totale liberté au joueur et permettant de jouer de la manière qui vous sied, à votre rythme. De plus, grâce au système de points d'expériences à redistribuer entres différents caractéristiques, vous créez votre avatar, qui ne ressemblera à aucun autre. D'autre part, les commandes répondent parfaitement et permettent de s'adonner au "cisaillage" de monstres dans une intuitivité effarante. Il est juste un peu handicapant de ne pas pouvoir frapper en diagonale.
==> 18/20

Durée de vie
Le jeu en lui-même n'est pas très long, comptez une trentaine d'heures environ pour les novices, mais la possibilité de le faire deux fois avec deux personnages différents vous amène à profiter de cette petite perle durant plus de cinquante heures, ce qui est plus que raisonnable pour un RPG portable. Sinon, la quêtes des graines, de l'arme forgée ultime, et la multitude de missions annexes vous tiendront en haleine relativement longtemps. J'allais oublier un mode "coopération" permettant à deux amis de mener à bien leur lourde tâche, jusqu'au bout de longues nuits. Petite précision tout de même pour ceux qui n'auraient pas compris, il n'y a pas de vrai mode multijoueur, mais un système d'obtention d'"amigos" (échange) permettant diverses actions.
==> 17/20

Bande son
Des compositions fantastiques de Kenji Ito, responsable entre autres du thème de combat démentiel de Saga Frontier 1, collant à merveille avec les différentes actions, relayant en une douce mélopée les sentiments entremêlés et diffus des protagonistes. Une maestria incontestable, se rapprochant du bonheur ressenti avec Hiroki Kikuta. Une bande-son de grande qualité.
==> 18/20

Scénario
Une trame somme toute classique, mais disposant d'un final vraiment prenant qui mettra vos glandes lacrymales à rude épreuve. Notez que parcourir votre destinée avec le personnage féminin, vous apportera de nouveaux horizons plus "sombres" en un sens. Des rebondissements viendront également parsemer la genèse de la légende, indispensable à tous fans de la série.
==> 16/20

NOTE GENERALE
A l'annonce de ce projet, et à la vue des premières photos d'écrans dispensés sur le net et dans la presse spécialisée, les fans de RPG ressentaient déjà leur esprit d'aventurier bouillir férocement. A l'arrivée, il reste que ce Sword Of Mana s'avère être un grand jeu, peut-être un tantinet moins magique que ses prédécesseurs, mais garant d'une qualité indéniable et d'une puissance immersive fantastique. Encore plus impressionnant que FFTA pourtant maître en sa demeure, Sword Of Mana, ne se contente pas de cet état des lieux et renouvelle l'Action-RPG sur portable. Un jeu culte, tout simplement. Une dernière chose cependant, où sont Flammy et le Chocobo ?
==> 18/20

Télécharger le jeu

Test de jeuxvideo.com



--Message edité par Krizalidfire le 2005-02-04 15:06:40--

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 Krizalidfire
  Posté le 04/02/2005 14:19:05
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Final Fantasy Tactics


Profitant de l'engouement généré par un Advance Wars 2, Final Fantasy Tactics Advance s'engouffre dans la brèche des titres tactiques sur GBA. Mais alors que le soft de Square Enix arrive en seconde position, pour ce qui est de la date de sortie, il se place sans aucun effort en tête de liste des meilleurs jeux du genre sur la portable de Nintendo, renouant avec son illustre aîné sorti sur PSOne en Juin 1997 au Japon.

http://image.jeuxvideo.com/images/ga/f/f/fftaga0b.jpg
Rappelez-vous, un royaume du nom d'Ivalice qui se remettait tant bien que mal d'une guerre sanguinaire qui l'avait ravagé durant 50 ans, un conflit opposant les clans du Lion Noir de Zeltania et celui du Lion Blanc Gallion, Ramza Beoulve confronté à des tiraillements sans fin, devant choisir entre son ami Delita et le sort d'un peuple, rappelez-vous... Lorsque sortit Final Fantasy Tactics, on aurait pu croire que la franchise FF avait uniquement été utilisée pour marcher sur les plates-bandes de Ogre Battle afin de permettre à Squaresoft d'obtenir une part de gâteau du marché des RPG tactiques. Mais non, comme vous le savez Square est une fabrique à rêves qui dans la grande majorité des cas n'a pas son pareil pour faire de simples pixels un enchantement visuel. Final Fantasy tactics n'échappa pas à la règle profitant de plus d'un scénario riche, mature, poignant. Dans l'absolu on ne pouvait donc que se réjouir de l'adaptation de ce chef-d'oeuvre intemporel sur GBA et si quelques petites choses assombrissent légèrement la version advance de FFT, nous avions raison puisque le titre de Square Enix n'est rien d'autre qu'un concentré de bonheur à l'état pur.

En premier lieu, si comme je le précisais, le scénario du premier FFT était incroyablement développé, profitant d'une ambiance héroic-fantasy où le côté aristocratique ET charismatique de la plupart des personnages principaux jouait pour beaucoup, on ne peut qu'être un peu déçu par celui de la version GBA. Ainsi, nous plongeons ici dans une atmosphère beaucoup plus bon enfant directement inspirée de celle des films de la saga « L'Histoire Sans Fin ». Nous nous retrouvons donc avec un livre créant un passage vers un monde imaginaire où un enfant brimé deviendra roi, un paraplégique magicien, où les combats tiendront plus des joutes bien encadrées par un « monsieur loyal », etc. Si ceci est totalement subjectif de ma part, il faut quand même avouer que malgré un scénario très intéressant réservant son lot de surprises, nous n'atteignons que rarement la dimension épique du premier épisode. Ceci étant, si la lecture de FFTA est diamétralement opposée à celle de FFT, on rentre assez facilement dans le jeu. Ainsi tout commencera quand quatre collégiens découvriront un livre qui les projettera dans le monde de Final Fantasy. Très vite, Marche, le héros du jeu, rencontrera Montblanc, un moogle qui se liera d'amitié avec lui et qui lui proposera de venir grossir les rangs de son clan.

Et c'est ainsi que commencera une succession de combats, dans des décors en 3D isométrique, relatifs à des missions que vous obtiendrez en allant glaner des informations dans des bars. La grosse partie des missions se fera en groupe mais rien ne vous empêchera d'accepter certaines d'entres-elles où un seul de vos membres interviendra. Vous n'aurez dans ce cas qu'à dépêcher un personnage de votre choix (si vous le voyez sautiller lors de la sélection, il réussira à coup sûr sa mission, si il marche, ses chances de réussite seront de 50-50, si il souffle il n'y arrivera pas) à vaquer à vos occupations et à attendre que les jours passent pour savoir si votre homme a mené à bien sa mission. Au cours de l'aventure plusieurs personnages se proposeront de rejoindre votre groupe, libre à vous d'accepter ou non sachant qu'il sera bon d'avoir une équipe multiraciale, chacune des cinq races du jeu (Humains, Mogs, Viéras, N'mous et Bangaas) ayant des caractéristiques propres et des dispositions vis à vis de certains métiers.

Après avoir obtenu une mission qui dans un fort pourcentage de cas vous demandera d'anéantir tous les ennemis présents à l'écran, vous devrez prendre connaissance des règles journalières régissant un combat. Vous devrez par exemple un jour utiliser uniquement les armes de jet, un autre ne surtout pas utiliser la magie de feu ou bien les objets, etc. Sachant que plus vous avancerez dans le jeu et plus le nombre de règles à respecter pourra augmenter pour un combat, je vous laisse imaginer le casse-tête pour les derniers affrontements. Si par mégarde vous deviez tout de même être obligé d'enfreindre une des règles, vous auriez droit à un carton jaune, ou rouge donné par le juge surveillant les batailles. Et à carton rouge, prison associée. Ainsi, en plus de perdre des objets, de l'argent au terme du combat (voire même parfois une chute de certaines de vos caractéristiques), vous seriez obligés de vous rendre à la prison où est enfermé votre compagnon et de payer un tribu pour le libérer. Pour finir avec ces lois, signalons que vous pourrez au cours du jeu acheter des cartes Lois et Anti-Lois avec lesquelles vous imposerez les lois qui vous arrangent ou au contraire annulerez des lois en vigueur. Le tout est original mais avouons que le joueur n'usera de toute ceci que tardivement dans le jeu, en fonction des actions les plus utilisées qui seront proscrites et qui devront être annulées pour avoir une chance de passer la bataille.

Tout comme Final Fantasy Tactics, les jobs sont bien entendu de retour. Ce système, instauré dans Final Fantasy V, de manière plus approfondie, a déjà fait ses preuves et se veut toujours aussi agréable et riche de possibilités. En fonction de votre métier, et de votre équipement, vous pourrez apprendre différents sorts. Il sera bien sûr possible de changer régulièrement de métier pour avoir un personnage véritablement complet et disposant de plusieurs techniques (de soin, de combat, de magie...). Par exemple, rien de tel qu'un guerrier pouvant tenir un bouclier et une épée tout en étant capable de lancer des sorts. Par contre c'est un peu irritant de devoir toujours avoir le bon objet pour apprendre tel ou tel sort. Je citerai pour illustrer ceci le mage noir qui pour obtenir Brasier + devra avoir le sceptre de feu. C'est tout de même dommage que les sorts ou techniques ne s'apprennent pas uniquement en fonction de la caste à laquelle vous appartenez. De plus certains jobs sont inutiles et ne font vraiment que la figuration mais nous y reviendrons un peu plus tard.





Tout ceci pour dire qu'en plus d'être un soft de stratégie, Final Fantasy Tactics Advance est un jeu de « customisation ». Il est certain que si vous n'appréciez pas de passer de longs moments dans les menus à choisir l'objet, l'armure, la technique qui convient le mieux à votre personnage, vous pourrez peut-être vous demander s'il est finalement bon d'acquérir le titre de Square Enix. Pour ma part, j'ai bien dû passer parfois plus d'une heure à chouchouter mes personnages mais c'était toujours avec le sourire. D'ailleurs je vous dirais que cette partie du soft est pour moi un véritable régal. Quoi de plus jouissif que de trouver la dernière épée surpuissante, que d'obtenir un bouclier rare de chez rare, de découvrir un objet qui va vous permettre de maîtriser un sort très puissant. Juste un petit bémol malgré tout. Il est très agaçant de devoir se taper toute une liste d'armes (à l'aide d'un menu déroulant) pour pouvoir choisir celle en bas de la liste. On aurait ici aimé une gestion des boutons L et R pour passer les armes par grappe de 4 ou 5. Et si je vous dis qu'en plus de cet aspect « gestion » vous pourrez par ailleurs capturer des monstres, les amener dans une ménagerie et les élever (un peu à la façon des Pokemon, bien que ce système me rappelle aussi par certains côtés le coup des chocobos qui pondaient dans FFT) vous vous douterez bien que la durée de vie du jeu est plus qu'énorme, d'autant qu'un mode deux joueurs (via câble Link et deux cartouches) vient rallonger tout cela.

Pour ce qui est de l'aspect artistique, Square Enix a une fois de plus prouvé sa maîtrise, son don inné pour faire cracher à une console tout ce qu'elle a dans ses entrailles. Il est certes impossible de se balader dans une ville (seuls les intérieurs de quelques échoppes étant visibles), et les environnements où se passent les batailles bien que très détaillés sont souvent assez vides (ce n'est nullement paradoxal) mais tout le reste (du design des personnages, des effets spéciaux aux invocations en passant par plusieurs décors citadins) est un enchantement. La bande-son n'a pas été laissée de côté et nous retrouvons avec plaisir les bruitages en provenance directe de la version PSOne et les musiques, bien que légèrement inférieures aux compositions magistrales de Sakimoto pour FFT, sont superbes, le plus souvent enjouées et pleines de vie.

En somme, FFTA se veut aussi bien à destination des fans hardcore du premier FFT (je vous ai déjà dit que c'était le plus beau jeu du monde ?!!) que des personnes désirant découvrir un univers enchanteur, où technicité rime avec virtuosité. Un temps d'adaptation sera nécessaire aux nouveaux venus dans cet univers mais une fois le pas franchi on a beaucoup de mal à décrocher de l'aventure.

Bon après, je dois avouer que le tout n'est pas parfait mais ses défauts n'entachent pas vraiment le plaisir de jeu. Au niveau des petites choses qui agacent, signalons par exemple le scénario qui n'évolue pas assez au long de l'aventure, le tout manquant de cut-scènes et les motivations des personnages étant parfois idiotes ou obscures (voir le dernier combat avec Ritz). En parlant de combats, on pourra aussi souligner le fait que les ennemis soient parfois masqués par le décor (l'absence de gestion de caméra se faisant ressentir). Une autre petite chose qui énerve est le fait que malgré de forts pourcentages de réussite pour ce qui est des coups, le joueur manquera souvent sa cible, un 70% de réussite étant très souvent synonyme d'échec. Ensuite, le système de cartes, bien que novateur ne sera pas souvent utilisé ou alors contre les lois les plus gênantes qui empêchent l'utilisation de certaines actions comme "Imiter", "Dgt Bestial" ou bien "Magie Couleur". Certains métiers ne servent également à rien ou sont bien trop contraignants. Je pense ici au job de Morpheur. En effet, pour user de ce métier, vous devrez d'abord faire en sorte que votre Chasseur capture un monstre (qui arrivera dans la ménagerie). Ensuite le Morpheur obtiendra une orbe de transformation qui lui permettra de se transformer en l'animal rattaché au bijou. Jusque-là rien de bien méchant sauf que pour avoir accès auxdites transformations, vous devrez rendre visite aux monstres capturés, les amadouer en leur donnant à manger et enfin revenir constamment les voir pour qu'ils ne s'enfuient pas, et malheur à vous si vous les oubliez pendant quelques jours. Pour tout dire, après deux, trois essais, on laisse tomber ce job trop contraignant.

Tout ceci pour dire que le dernier bébé en date de Square possède quelques défauts et en contre-partie dispose de multiples possibilités qui font de lui un RPG tactique d'exception sur GBA. Voici donc un soft bancal par certains côtés mais diablement jouissif. Il est bien entendu inconcevable de passer à côté si vous aimez le genre, ceci devant être puni par la loi !

Graphismes 16/20
On pourra trouver un peu frustrant de ne pouvoir se balader dans les villages mais mince de zut de rezut hormis ce souci que le jeu est beau !!! Les personnages sont adorables, le côté SD (pour sensiblement différent ?) ajoutant encore plus de charme et on en prend plein les yeux en utilisant les pouvoirs magiques et les invocations. Au final le titre est un des meilleurs représentants de la puissance graphique de la GBA.

Jouabilité  15/20
Vous devrez passer beaucoup de temps dans les menus pour customiser vos personnages mais ici aussi c'est un régal. Durant les combats de nombreuses actions seront à votre service (bouger, attaquer, utiliser des objets, de la magie, réaliser un combo après avoir reçu des Juge Point si vous réussissez à tuer un ennemi...) mais le tout est clair et expliqué de façon très progressive. Alors que Square aurait pu améliorer quelques petites choses (notamment au niveau des menus, ou incorporer une gestion de la caméra durant les batailles), le gameplay demeure simple d'accès.

Durée de vie 16/20
Les quêtes se ressemblent un peu (du genre éliminer tous les ennemis), mais les combats sont passionnants. La quête principale est assez longue (entre 30 et 40 heures pour le boucler), la difficulté est bien gérée, un mode multjoueur est de la partie et vous pourrez même vous amuser à capturer des monstres pour les élever bien que ceci soit finalement rébarbatif au bout d'un moment. Comptez sur une centaine d'heures de jeu si vous désirez finir les 300 missions et obtenir toutes les techniques ou sorts du titre.

Bande son 16/20
Des bruitages directement issus de la version PSone, discrets mais collant admirablement à l'ambiance du jeu. Les musiques sont dans la veine de celles du premier épisode et si elles se montrent un peu moins enivrantes, je ne saurais que trop vous conseiller l'écoute du double OST du jeu, idéal pour se réveiller de bonne humeur le matin !

Scénario 14/20
Je pense que les fans du premier FFT seront déçus de ne pas retrouver l'ambiance sombre, inquiétante et mature du premier épisode. Ceci étant, le scénario de FFTA, bien que très enfantin, n'en demeure pas moins agréable, bien narré et possédant quelques bonnes surprises, même si les cut-scènes sont en nombre réduit et que certains personnages ont une psychologie des plus nuancées, Ritz notamment.

NOTE GENERALE 18/20
Final Fantasy Tactics Advance est un monument incontournable, qui plus est en français. Une énorme durée de vie renforcée par un système de jeu extrêmement riche font du soft de Square Enix le RPG tactique à posséder sans se poser de questions. Si le côté déviant de FFT laisse ici sa place à un scénario plus bon enfant où les combats ne sont que de « simples » jeux, une fois plongé dans l'aventure il est impossible de s'arrêter. Une oeuvre mirifique de plus à mettre au palmarès de Square qui si elle est loin d'être parfaite n'en reste pas moins des plus prenantes !

Télécharger le jeu (viendra plus tard)

Test de jeuxvideo.com


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 kanzas
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raisons de vivre, a toutes les
raisons de se battre
 kanzas
  Posté le 04/02/2005 18:53:16
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sur gba?

" L'imagination est le plus beau cadeau qu´on puisse faire a un être : il lui permet de s'élever au rang de dieu, car il est maître de son Univers."
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 Krizalidfire
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 Dieu
 Krizalidfire
  Posté le 04/02/2005 19:23:23
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Oui, faut juste télécharger l'emulateur.

Je le mettrai aussi sur un compte pour le télécharger.

Si tu veux les télécharger, utlise un programme du genre flashget, ca reprendra ton téléchargement à chaque fois que tu t'y reconnecte.


En passant, voici une page web où je vais mettre la soluce des meilleures rpg de la gba.

http://membres.lycos.fr/gbaroms200/

Pour l'instant y a que la soluce de golden sun

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 Krizalidfire
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 Dieu
 Krizalidfire
  Posté le 04/02/2005 19:27:37
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je viens de le mettre, il n'est vraiment pas gros

http://membres.lycos.fr/gbaroms200/emulateur/visual_boy_advance_1.7.2_windows.zip

598 ko

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 fra-alex
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 Sous le cerisier.
 fra-alex
  Posté le 05/02/2005 10:00:43
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J'ai les deux en vrai.

Les hommes achètent des choses toutes faites chez des marchands. ...
Mais comme il n'existe pas de marchand d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
 Krizalidfire
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 Dieu
 Krizalidfire
  Posté le 05/02/2005 19:41:47
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Oui, mais c'est mieux de jouer sur grand écran ^^
Mais ça coute surtout moins cher ^^

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 Krizalidfire
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 Dieu
 Krizalidfire
  Posté le 05/02/2005 19:42:58
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Ah oui, hormis les rpg que j'ai mis sur la page web. Vous n'auriez pas d'autres rpg pour la gba? (excepté BOF 1 et 2 également)

http://membres.lycos.fr/worldwildwest/sign/krizshi2.png
 kanzas
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 Un Homme qui n'a plus de
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 kanzas
  Posté le 06/02/2005 18:46:45
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ouais mais le jeu faut le télécharger après et moi j'en ai pour environ deux siécles 57 années et trois mois...environ...

" L'imagination est le plus beau cadeau qu´on puisse faire a un être : il lui permet de s'élever au rang de dieu, car il est maître de son Univers."
http://www.armes-medievales.com/swords/andurilUC1380tn.jpg

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